le syndicat SUD est un syndicat citoyen, qui participe à la vie en dehors de nos établissements...
- Branche Associative Sanitaire et Sociale : SUD à l'initiative !
- 6 Octobre à Lyon : communiqué SUD
- Résistance sociale : les chiens sont lâchés !
- Dysfonctionnement des urgences : la suite !
- Dysfonctionnement des urgences au CH La Rochelle : des conséquences terribles !
- Les français reportent les soins, faute d'argent...
- Encore des économies sur le dos des mêmes... le PLFSS
- le supplément été de SUD Charente Maritime.
- Coup de Théâtre : la BRED donne un délais à l'Ordre IDE.
- L'Ordre Infirmier reçoit le secours de Sarkozy et Bertrand !
- la loi sur la Médecine du Travail promulguée.
- Le social : un champ de ruines !
- Coopération IDE-médecins : c'est parti ! Les mises en danger professionnelles aussi !
- la DRH de l'APHP en éclaireur pour le reste de la France ?
- Urgence sociale : le communiqué !
- Circulaire Guéant : le comm depresse de SUD-SOLIDAIRES
- La Circulaire Guéant : la dérive raciste continue !
- La présidente de l'ONI démissionne... Continuons le combat !
- Ordre Infirmier : comm de presse SUD
- NON à la criminalisation du mouvement social !
- Le SAMU social en lutte !
- Suicide chez Renault : la faute inexcusable reconnue.
- la loi HPST s'attaque à l'anesthésie...
- Amiante : une jurisprudence favorable aux salarié-es.
- Le 13 Mai : SUD avec les sages Femmes
- 31 Mai dans la rue....
- Bertrand lâche du lest sur les restructurations.
- Sarkozy vante les collaboration Public-Privé.
- Etrangers malades : le scandale !
- Communiqué de l'US SOLIDAIRES.
- 80 militants d'AIDES et d'ACT UP arrêtés devant le Senat.
- Psychologues : la position de SUD !
- Urgences dans le privé : les cliniques perdent patience...
- Hausse des accidents de travail dans la FPH
- Même fauché, l'hôpital doit payer les heures sups aux médecins...
- Ordre Infirmier... petites magouilles en famille...
- Défense du service public de santé...
- UNEDIC : avec des syndicats comme ça, les chomeurs n'ont pas besoin d'ennemis.
- Les 35 heures à la Mairie de Lille
- Revue de presse : mise à jour de la France de Sarkozy.
- Ce qui change au 1er janvier 2011
- SUD La Rochelle pleure une camarade...
- Grève aux urgences à La Rochelle
- Un syndicaliste SUD détenu préventivement lors de la visite de sarko
- Libé : un article sur la lutte de nos collègues de Marchant (psy Toulouse)
- SOLIDAIRES en action...
- Hôpital public à vendre
- Après les retraites, Sarko s'attaque à la sécu
- FPH : appels téléphoniques à Domicile : c'est non !
- 900 accidents par jour dans les hôpitaux..; et du aux conditions de travail.
- Revue de presse
- Assurance Maladie : les médecins conseils payés à l'intéressement !
- TOULOUSE : un hôpital psy en grève depuis un mois...
- IVG : un droit menacé.
- Rapport Bockel sur la prévention de la délinquance ... travail famille patrie
- Les Sarkozy ensemble sur la retraite...
- Photos de manif....
- Photos de manif....
- Manif européenne de Bruxelles...
- Mise à jour du site
- Stand contre la loi HPST à la fête de l'Huma
- Déclaration du Bureau National de SOLIDAIRES sur la stratégie syndicale...
- Profession Infirmière : cat A ou B
- SCUD juillet août 2010
- Loi HPST : du concret !
- l'appel contre la xénophobie d'état !
- Les salarié-es des cliniques privées se rebiffent !
- Affaire Woerth : vu sur RUE89.
- vu sur RUE89...
- La CGT se dévoile... et c'est pas bon pour les salarié-es !
- l'affaire Woerth et les dossier des retraites.
- Vu sur RUE89 : à propos des personnes âgées et de la canicule...
- Retraite : un tract explicatif de SUD...
- franchise de soins pour les sans papiers... elle ne recule devant rien !
- Retraite, sécu, soins et maintenant dépendance... tout est bon pour privatiser !
- Retraite : ça va morfler pour les fonctionnaires... aussi !
- La CFDT : un syndicat peu recommandable pour les salarié-es qui se battent !
- Ordre IDE... ça recule, ça recule...
- Cliniques privées : le mouvement s'amplifie !
- Boycotte du CSPH pas SUD, CGT et CFDT.
- IADEs : renforcer la mobilisation !
- UNSA et CFDT trahissent les salarié-es des services à domicile !
- Sages Femmes en grève le 18 juin !
- L'activité libérale des médecins dans les hôpitaux... c'est pas nous qui le disons...
- Les grévistes obtiennent une hausse de salaire.
- Exclus de la CGT, ils rejoignent SUD energie...
- SUD : 2eme syndicat chez Renault Douai.
- IADEs, la lutte continue...
- pas de bébés à la consigne : le gouvernement passe en force !
- Sans papiers à la Bastille : la suite du dossier.
- les collègues des cliniques privées rentrent lutte...
- Centre IVG : la réforme gouvernementale qui fait régresser le droits des femmes !
- pas de Bébés à la consigne... le gouvernement persiste !
- SOLIDAIRES dénonce l'évacuation des sans papiers à la Bastille...
- les sans papiers à Bercy !
- Attaque gouvernementale sans précédent sur la médecin du travail...
- 1er juin : manif nationale contre la casse du secteur social et médico-social...
- Après le fils de Sarkozy, celui de Bachelot
- Les départements de Droite veulent créer une nouvelle journée de Solidarité.
- Marche Mondiale des Femmes
- Retraites : le nouveau clip de SOLIDAIRES
- Cotisation retraite des fonctionnaires...
- Expressions SOLIDAIRES
- Soutien aux collègues de l'APHP...
- Enfin des Psychiatres ... comme on aime !
- Politique générale : le tract de SOLIDAIRES
- Ordre Infirmier : communiqué intersyndical du 20 mai 2010
- Ordre Infirmier : coup de Théâtre à l'Assemblée Nationale...
- L'appel de la fédération SUD pour le 27 mai...
- Sarkozy et la médecine libérale... une histoire d'amour !
- Le Blis de RESF...
- Bachelot comprend les revendications des IADE
- Mouvement IADE : même le quotidien des médecins soutient...
- IADE : quand la manif se transforme enfin en lutte... un exemple à suivre !
- Le salon de la FHF perturbé... par des salarié-es !
- IADE : la déclaration commune SUD-CGT-SNIA.
- CC 66 / CC 51 : même galère...
- IADE en mouvement... épisode 1
- Les CPAM au service de la doctrine sarkozyste...
- Partenariat public privé : la face cachée...
- vu sur Mediapart...
- Vu sur RUE89 : quand ce n'est pas SUD Rail qui est irresponsable !
- Korian... quand un acteur majeur du marché gris s'exprime !
- Rapport sur les retraites : l'avis de SOLIDAIRES !
- Le travail obligatoire gratuit...
- Collectif national contre les franchises...
- Coup tordu contre les IDE !
- Retraites : l'appel citoyen !
- Retraite des IDE... un avis !
- SOLIDAIRES en action
- Sanofi Aventis fait des bénéfices... et licencie !
- Ordre Infirmier : la mobilisation doit répondre à l'Ordre...
- Quand la santé devient une industrie comme les autres...
- SOLIDAIRES dénonce la repression sur les sans papiers !
- Rapport de la cours des comptes au sujet de l'APHP... et la réponse de SUD !
- Urgences à l'Hôpital de La Rochelle... rien ne change !
- Manif du 30 mars... un pas de + dans la mobilisation...
- SOLIDAIRES répond au discours de Sarkozy
- APHP : pendant que les saalrié-es luttent, certaines fédérations syndicales les lâchent !
- Les cadres intégrés dans la réforme des retraites...
- APHP... suite... du 24 mars
- Le 30 mars ... l'appel national SUD
- 19 mars : APHP suite...
- les IADES se rebiffent !
- 18 mars : les collègues de l'APHP se fâchent...
- APHP : le directeur trinque, la lutte continue !
- Fin d'occupation des locaux à l'APHP...
- APHP : un article de Libé.
- Pas de bébés à la consigne !
- 11 mars : les IADE en grève ! SUD y était !
- Le 23 mars : les hospitaliers doivent être en grève !
- La lutte à l'APHP / Hôpitaux de Paris.
- Retraites : les mauvais coups se préparent !
- 23 mars : le tract SOLIDAIRES pour la fonction publique.
- Branche à Domicile : les annonces gouvernementales ne sont pas rassurantes !
- Association citoyenne de défense de l'hôpital public... les journaux !
- Approche commune sur la régularisation des travailleurs sans papiers.
- Branche d'Aide à Domicile... elle n'est pas à vendre !
- Vu sur RUE 89.. à propos des retraites !
- Communiqué de la FHP
- Fonctionnaires : 2 articles de Mediapart
- L'hôpital Emile Roux en lutte...
- Loi HPST : les premiers symptômes graves apparaissent...
- APHP : un labo pour la loi HPST... la suite !
- Etats généraux des services publics
- SOLIDAIRES en action
- Grève nationale du 23 Mars... l'appel intersyndical.
- La journée sans immigrés : une journée sans nous !
- Grève chez Total : une information différente... et réelle !
- Communiqué intersyndical suite au sommet social.
- L'hôpital Emile Roux en grève illimité : un exemple à suivre ...
- SUD et CGT s'inquiètent de l'évolution des DHOS en DGOS.
- France Télécom : ça continue...
- 2 nouveaux dossiers sur le site
- Expulsion au Bulldozer à Bagnolet... le DAL vous informe !
- Les ordres vont déposer un recours auprès de Bachelot.
- Communiqué intersyndical du 8 février 2010
- témoignage spontané d'une collègue SUD d'un service d'urgences...
- Licenciement des fonctionnaires : ce que nous annoncions depuis des mois arrive...
- Grippe A : la suite du dossier ...
- Ordre Infirmier : la majorité présidentielle se fissure sous la pression de la rue.
- NON aux camps d'internement des étrangers...
- Protocole d'accord FPH : des signatures qui vont faire mal...
- Loi HPST : Bouygues dans les starting-blocs... la privatisation aussi !
- Hôpitaux de proximité : la lutte paye !
- Protocole d'accord FPH : les différentes positions... pour l'instant de principe....
- Une rubrique qui va s'étoffer...
- Ordre Infirmier : l'article du journal SUD OUEST.
- Négociations salariales dans la FPH : on va les payer cher !!!
- Les Phillips de Dreux nous montrent la voie : autogestion !
- Appel à signature : nous exigeons la suppression du ministère de l'identité nationale et de l'immigration.
- Le stress au travail coûte cher... et pas seulement à notre santé !
- Les effectifs de l'Hôpital Public reculent... un article des Echos.
- Grippe A : le dossier évolue sans cesse...
- Les effets de la loi HPST...
- Le journal de la section de La Rochelle est sorti...
- quand la CGT se transforme en patron voyou...
- Copenhague : le communiqué de SOLIDAIRES
- Sarkozy récupère Camus : Michel Onfray réagit
- Vu sur le site de la LDH de Toulon... des ministres ex-condamnés qui nous font la leçon de la tolérance zéro !
- Un communiqué du SMG sur les ALD.
- les français et la sécu...
- La CGT tourne le dos à son histoire...
- Les comptes rendus d'instance du CHLR ont été mis à jour...
- Pourquoi la vaccination contre la grippe A connaît-elle un tel essor ?
- les dépenses de santé augmentent pour les malades...
- Bachelot cache ses liens avec l'industrie pharmaceutique...
- Pour rire...
- Grippe H1N1 : les labos à l'abris...
- Les dessous d'un certain syndicalisme... qui n'est pas le nôtre !
- France Telecom : rire du pire...
- Au CHU de Rennes, la direction criminalise SUD
- Ségolène Royale travaille avec l'ONI...
- Un millier d'emplois menacés à l'APHP
- SUD progresse toujours et encore ...
- L'accès aux soins des + démunis...
- l'appel des appels : pour une insurection des consciences !
- Vu sur RUE89...
- La mise à mort au travail... en vidéo
- Assurances santé : l'ascension du privé...
- Identité nationale : le glissement continu de la majorité présidentielle...
- L'assurance maladie n'est plus automatique.
- EDF-GDF : les dessous de la CGT
- Fonction Publique Hospitalière : vos droits en ligne sur notre site...
- Communiqué de la CN des CDHMP...
- Seule la lutte collective paye : le mouvement du CHS d'Auch.
- L'intersyndicale de l'INSEE répond à Mr Pandieu !
- Expulsions vers l'Afghanistan : le communiqué de SOLIDAIRES
- Des militants défendent l'hôpital public et l'accès aux soins à Deauville.
- Marseille : l'hôpital condamné...
- Le journal de SOLIDAIRES 27
- La vie dans les services de l'APHP : un article de libé...
- Veolia : le système CGT en cause...
- Ce médecin qui se rebelle contre la sécu...
- Catégorie B : coup bas définitif pour les agents !
- Non à la politique de la peur... un communiqué sur la Sarkopsy.
- Après l'opération de Calais... un charter pour Kaboul...
- Quand X.Bertrand réécrit l'histoire à France Télécom...
- Les journaux du mois d'octobre de nos sections sont sortis....
- le directeur de l'ARS du Poitou Charentes est nommé...
- Projet de Loi sur le Financement de la Sécurité sociale 2010...
- Sarkozy à Paul Brousse : SUD avait raison !
- L'art de créer des alertes médiatiques
- La taxe Carbone : le communiqué de SOLIDAIRES
- Sarkozy en visite à l'Hôpital Paul Brousse...
- Remise en cause des retraites de mères de famille.
- Communiqué SUD sur l'augmentation du forfait hospitalier.
- SUD interdit d'affiche au CHU de Nantes...
- Mise à jour : les CR de CHSCT de La Rochelle
- SOLIDAIRES avec les Conti !
- SUD boute les 4X8 hors de Dunlop
- CC 66 : le 4 pages de rentrée de la fédération SUD
- Encore une IDE suspendue suite à un décès à l'hôpital...
- 20 eme suicide à France Télécom : le communiqué de SUD.
- Journée de Solidarité : la vérité sur les détournements de l'Etat.
- C'est reparti....
- Loi HPST... le rouleau compresseur est lancé !
- Ordre Infirmier : la pression arrive
- CC66 : les négociateurs nationaux vont-ils se sortir de leur jeu avec les patrons ,
- La CGT fait le jeu des patrons contre SUD et le choix des salarié-es !
- Le dernier Compte Rendu du CHSCT du CHLR est en ligne
- La CGT expulse des Sans Papiers de la bourse du travail... suite
- Education nationale : on change de ministre, on poursuit la même politique.
- Solidaires répond à Sarko.
- Vu sur Rue 89 : la CGT expulse les sans papiers de la bourse du travail.
- Privatisation de la Poste
- SOLIDAIRES répond à Hortefeux
- La mutualité veut dévellopper son propre système hospitalier... la privatisation est en cours !
- 92 000 fonctionnaires en moins pour 5 euros de prime...
- Les patrons en rêvaient, le gouvernement le propose...
- Une vidéo de Place aux Droits.
- SUD : un article de Liaisons Sociales
- Le partage des profits... décodage
- les mensonges de SARKOZY :
- SOLIDAIRES : un article dans POLITIS
- SUD gagne du terrain...
 Branche Associative Sanitaire et Sociale : SUD à l'initiative ! | mercredi 14 décembre 2011, 11:02
Communiqué de presse fédération Sud Santé Sociaux Vendredi 9 décembre 2011
Mercredi 7 décembre à l'appel de la Fédération Sud Santé Sociaux, des milliers de salariés-es de la Branche des Associations Sanitaires et Sociales (BASS) étaient en grève et dans l'action pour dénoncer la « casse » des Conventions Collectives (CC).
Des manifestations et rassemblements ont eu lieu devant les chambres patronales, les ARS et à Paris devant les ministères du travail et de la santé. Plus de 1000 à Paris, 300 à Lyon, 150 à Clermont Ferrand, mais aussi à Rouen, Albi, etc. dans une indifférence médiatique inquiétante…
A ce jour la dénonciation de la CC 51 par la Fehap est effective depuis le début du mois de décembre. Pour la CC 66 le ministère du travail a une fois de plus fait le constat de l'échec de la négociation, le syndicat employeur(Syneas) s'apprête à dénoncer la première convention collective du secteur médico social et social (250 000 salariés-es).
La crise des financements publics accélère le processus de restructuration en cours depuis 2002 dans l'ensemble du secteur sanitaire et social. Les petites associations disparaissent au profit d'associations qui n'ont rien à envier aux groupes privés lucratifs en matière de gestion des établissements et services. C'est bien à l'abandon complet des valeurs associatives auquel on assiste et à la mise en œuvre de politiques qui ne visent qu'à détruire les acquis sociaux, réduire le coût du travail et augmenter la « productivité » dans un secteur confronté quotidiennement à la maladie, aux handicaps et à la pauvreté.
Face à cette offensive globale et concertée entre le gouvernement Sarkozy, les patrons associatifs et les groupes privés, la Fédération Sud Santé Sociaux appelle dans les semaines et mois à venir les salariés-es syndiqués et non syndiqués, leurs organisations syndicales à organiser dans l'unité la résistance contre la « marchandisation » des activités sanitaires et sociales et la « casse » des conventions collectives.
Partout des Assemblées Générales dans les établissements et les départements doivent être organisées pour mettre en œuvre cette résistance et porter les revendications sur les salaires, les conditions de travail et l'amélioration des prises en charge des patients et usagers du secteur.
La Fédération Sud Santé Sociaux mettra tout en œuvre pour organiser les luttes des salariés-es de la BASS, pour une convention collective de la branche, pour la défense de l'ensemble des acquis sociaux et une protection sociale solidaire de haut niveau, protectrice des personnes les plus fragilisées et particulièrement en danger par ces temps de crises.
Fait à Paris le 9 décembre 2011.
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|  6 Octobre à Lyon : communiqué SUD | vendredi 14 octobre 2011, 12:39
Le 6 octobre 2011, les salariés du secteur sanitaire et social étaient rassemblés à la Cité Internationale de Lyon pour protester contre la dénonciation de leur convention collective devant leurs patrons du syndicat FEHAP réunis en congrès. A l'appel de l'intersyndicale SUD, CGT, CFDT, FO, CFTC, CGC, près de trois mille manifestant-e-s venant de toute la France s'y sont retrouvés pacifiquement. Lors de ce rassemblement, trois salariées ont été blessées. Deux d'entre elles le sont gravement. Le pronostic vital de la responsable du syndicat CGT de la Clinique de la Mutualité de Saint-Etienne est engagé. Nous partageons l'indignation de tous les salariés qui participaient à ce rassemblement pacifique et nous associons pleinement à l'émotion des camarades et proches de ces collègues. Nous dénonçons l'attitude des forces de l'ordre qui ont gazé les manifestants, entraînant un mouvement de foule qui a provoqué la rupture d'une grille au sol, provoquant la chute de trois salariées. Les personnels présents protestaient contre la décision unilatérale de leur employeur, la FEHAP, remettant en cause leur salaire, déroulement de carrière et conditions de travail. Le thème central de leur congrès étant particulièrement provocateur puisqu'il s'intitulait « l'innovation sociale ». Les responsables de la fédération patronale portent une lourde responsabilité dans la dégradation du climat social, en voulant imposer unilatéralement une régression sans précédent rejetée par l'ensemble des organisations syndicale.
La large unité syndicale réalisée à Lyon doit se poursuivre et s'amplifier nationalement, pour refuser les diktats de nos employeurs et dénoncer une politique de répression des mouvements sociaux qui se banalise dans le pays.
La Vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=yrRfbbUtiHU |
|  Résistance sociale : les chiens sont lâchés ! | vendredi 14 octobre 2011, 11:41
Le 6 octobre, à Lyon, parmi les salariés manifestants pour défendre nos conventions collectives CC 51, CC 66…Trois salariées blessées dont deux grièvement !
Les salariés de cette délégation SUD-CGT ont été témoins et victimes d'une violence policière inadmissible, commanditée pas les patrons FEHAP, qui plus encore qu'à Nantes le 7 octobre 2010, se sont cachés derrière des pelotons entiers de CRS chargeant les manifestants, dès qu'ils osaient approcher trop près des portes de la cité du congrès de Lyon
- Grenades lacrymogènes, brûlant les yeux, la gorge, les poumons…
- …… Et, chute d'au moins 4 m, dans une fosse, après l'effondrement d'une grille de protection d'un sous-sol, de trois collègues d'un établissement FEHAP de Saint Etienne qui se repliaient aveuglées par les gaz lacrymogènes…
Etaient présents, également, la BAC : brigade anti- criminalité, avec ses flash-ball meurtriers.
La préfecture de Lyon minimise la gravité des faits et la responsabilité des CRS. La FEHAP, ainsi que le maire de Lyon, qui recevait le soir même, les employeurs FEHAP pour une soirée de gala, ont été interpellés par les organisations syndicales, pour venir répondre de ces actes de violence devant les salariés en colère… Ils n'ont répondu que par le mépris et l'indifférence….
Les soignants, les travailleurs sociaux sont-ils des criminels, lorsqu'ils viennent exprimer une colère légitime, largement justifiée par la dénonciation de leur convention collective ?
Une mobilisation d'ampleur doit partir de tous les établissements... ne vous laissez pas impressionner ! SUDistez-vous !
---- Une autre info : Lyon : La Fehap lâche ces chiens (3 blessés dont un très grave)
Un fond syndical uni comme jamais est intervenu aux portes du la réunion de la Fehap à Lyon. Le motif de protestation des salariés est très clair. Ils refusent le démantèlement de leur convention collective et le retour au code du travail. Les salariés ne sont en rien responsable de la pénurie de financement des établissement. Pénurie organisée par le gouvernement et les banques.
Alors, aujourd'hui, plusieurs délégations d'établissement sont allés le dire à leurs patrons. Sans peur du ridicule, les patrons avaient anticipé cette protestation pacifique. La réunion a eu lieu sous protection policière renforcée. Dans des circonstances qui restent à éclaircir (je laisse ce soin aux camarades qui reviendront de Lyon cette nuit ou demain) , sans aucune raison (bien évidement les manifestants restaient non violent) la Bac aidée des CRS a chargé une groupe de collègues. Résultat de cette bavure (une de plus - une de trop) : 3 salariées blessées dont une très gravement actuellement au bon soin des hôpitaux de Lyon (pas plus de précision à cette heure).
L'heure aujourd'hui est plus que jamais à la solidarité et à l'union.
Plus que jamais cette société là, on n'en veut pas et on ne lâchera rien !
Pas d'hésitation, la maison brûle !
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|  Dysfonctionnement des urgences : la suite ! | vendredi 14 octobre 2011, 12:26
Journal SUD OUEST du 6 octobre 2011.
LA ROCHELLE Après la mort d'un patient à l'hôpital Marius-Lacroix, le syndicat SUD Santé dénonce un manque de personnel et de lits aux urgences. Les équipes de Marius-Lacroix suivaient le patient pour des troubles mentaux depuis 2009.
On en sait un peu plus sur les circonstances du décès d'un patient de l'hôpital psychiatrique Marius-Lacroix, mardi matin, quelques heures après avoir « fugué » du service des urgences de l'hôpital Saint-Louis (notre édition d'hier, mercredi). Selon les premiers éléments de l'enquête interne diligentée par la direction des hôpitaux rochelais, il se confirme que le décès « n'a rien à voir » avec un défaut de prise en charge lors du passage aux urgences. « Le patient a quitté le service vers 7 heures de sa propre initiative, sans avis médical, explique le directeur, Daniel Boffard. Il est retourné à Marius-Lacroix où personne n'a rien remarqué d'inquiétant. Il a pris son petit-déjeuner, s'est promené dans le parc… Mais vers 10 heures, il a fait une crise dont on ignore encore la nature. Malgré l'intervention du Service mobile d'urgence et de réanimation (Smur), il est décédé. » « Rien de suspect » La victime est un homme de 23 ans qui se trouvait en hospitalisation volontaire, c'est-à-dire sans surveillance particulière et totalement libre de ses mouvements. Les équipes de Marius-Lacroix le suivaient depuis 2009 pour des troubles mentaux. Originaire de la Vienne, il n'avait pas de famille connue. Le parquet de La Rochelle n'a pas été avisé. « Il n'y avait aucune raison de le faire puisque les causes de la mort n'ont rien de suspect. » De son côté, le syndicat Sud Santé persiste et signe. Cette mort illustre les effets « de la politique hospitalière actuelle, du manque de personnel et du manque de lits réservés à une population dans le besoin. » « Prendre conscience » « Si ce patient avait été soigné comme il se doit dans un hôpital public, poursuit Sud Santé, il n'aurait pas "fugué", comme le soutient la direction. Il aurait, après son passage aux urgences, bénéficié d'un lit dans un service adapté à ses besoins, il aurait été pris en charge par une équipe dont la spécialisation aurait peut-être permis d'anticiper les faits qui ont amené son décès. »
Le syndicat dénonce la loi HPST (Hôpital patients santé et territoire) qui signe selon lui « la fin programmée du service public de soins ». Il appelle « élus et citoyens » à « prendre conscience de la gravité de la situation et à ne pas accepter d'être soigné en fonction de son statut social, de ses moyens de paiement, de son lieu d'habitation. » Depuis quelques mois, le service des urgences de Saint-Louis cristallise toutes les tensions. L'administration se retrouve sous la double pression de l'Agence régionale de santé, qui menace de la mettre en concurrence avec le privé, et les syndicats qui mobilisent pour la défense de l'hôpital public. Pierre-Marie Lemaire |
|  Dysfonctionnement des urgences au CH La Rochelle : des conséquences terribles ! | vendredi 14 octobre 2011, 12:22
Journal SUD OUEST du 5 octobre 2011
Un patient de l'hôpital psychiatrique Marius-Lacroix a été retrouvé mort dans sa chambre, mardi matin. L'homme, qui se trouvait en placement volontaire selon l'administration, avait été admis durant la nuit aux urgences de l'hôpital Saint-Louis pour des douleurs à la gorge. « Il est arrivé vers 1 heure du matin, explique le directeur Daniel Boffard. Il a été vu par le médecin urgentiste qui a appelé l'ORL de garde, et il était prévu qu'il revienne pour un examen plus approfondi. Mais vers 7 heures, il a "fugué", c'est-à-dire qu'il a quitté le service sans avis médical, et il est retourné à Marius-Lacroix. On ignore tout pour l'instant des causes de son décès. »
Le service des urgences était saturé ce week-end. Faute de places suffisantes en « salle d'afflux massif », il a fallu installer des patients dans une autre pièce. « Tout le monde a été pris en charge, poursuit M. Boffard, mais le problème, c'est la sortie du service : trouver un lit pour que ceux qui doivent être hospitalisés le soient. Lundi, nous avions encore plus d'une vingtaine de personnes en attente. »
« Faire du chiffre »
Pour le syndicat SUD Santé, l'affluence aux urgences, c'est une situation normale. Ce qui l'est moins en revanche, c'est d'entasser les gens et de les faire attendre faute de lits. « Des lits, il y en a, affirme l'un de ses responsables, Christophe Geffré, mais ils sont réservés aux patients qui sont programmés, pas à ceux qui n'ont pas de rendez-vous. Ce sont les effets de la tarification, il faut faire du chiffre, comme dans une clinique. »
Selon Daniel Boffard, aucun lien ne peut être fait entre la saturation des urgences ces derniers jours et le décès du malade de Marius-Lacroix. Selon Christophe Geffré, « si cet homme avait été hospitalisé en ORL comme il aurait dû l'être, il ne serait pas reparti à pied et il ne serait peut-être pas mort ».
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|  Les français reportent les soins, faute d'argent... | vendredi 14 octobre 2011, 12:18
Près d'un tiers des Français déclarent avoir reporté ou renoncé à des soins en 2011
PARIS, 3 octobre 2011 (APM) - Près d'un tiers (29%) des Français déclarent avoir reporté ou renoncé à des soins médicaux en raison de difficultés financières au cours de l'année écoulée, contre 23% en 2010 et 11% en 2009, selon un baromètre CSA-Europ Assistance diffusé vendredi.
Ce baromètre, publié pour la cinquième année, a été réalisé sur un échantillon de 5.500 individus représentatifs de la population des 18 ans et plus, répartis sur dix pays (neuf pays européens et les Etats-Unis), aux mois de mai et juin.
En France, ce sont les soins dentaires et les lunettes qui sont concernés par le report dans trois quart des cas. Ils sont aussi 12% des Français à avoir renoncé à des soins courants pour raisons économiques.
A titre de comparaison, 36% des Polonais et 25% des Américains déclarent avoir reporté ou renoncé à des soins.
Par ailleurs, 49% des Français estiment que le système de santé actuel garantit l'égalité d'accès aux soins médicaux pour tous (+1 point par rapport à 2010).
La première inquiétude des Français est, "comme chaque année depuis 2006", la pénurie de médecins généralistes, 58% d'entre eux estimant qu'il s'agit d'une menace très importante.
Le sondage montre que 58% des sondés français font confiance aux contrôles des institutions de surveillance sanitaire. "L'affaire du Mediator* et les récentes polémiques faisant suite au retrait du marché de plusieurs médicaments ne semblent donc pas avoir marginalisé l'opinion publique française par rapport à celle des autres pays", commente Europ Assistance dans son communiqué.
Les Français sont par ailleurs 58% à considérer que les pouvoirs publics n'ont pas pris la pleine mesure du défi de la dépendance - le sondage ayant été réalisé avant l'annonce du nouveau report de la réforme de la dépendance -.
Pour assurer la prise en charge de la dépendance, plus de moitié des sondés dans pratiquement tous les pays (sauf en Suède et en Espagne) est favorable à un financement mixte combinant financement public et contribution personnelle. Un français sur deux se prononce néanmoins en faveur de la création d'un nouvel organisme de financement, solution plébiscitée seulement par 7% des Italiens et 18% des Suédois. |
|  Encore des économies sur le dos des mêmes... le PLFSS | vendredi 14 octobre 2011, 12:05
PLFSS 2012Plus de 2 milliards d'euros d'économies annoncées 22.09.11 - 18:17 - HOSPIMEDIA
Baisse des prix des médicaments, performance hospitalière, mise en réserve de crédits... la formule est désormais connue. Plus de 2 milliards d'euros d'économies sont ainsi annoncés dans le cadre du PLFSS 2012.
En 2012, le Projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) poursuit et amplifie l'effort de redressement des comptes sociaux entamé par la LFSS 2011 et la réforme des retraites, annonce d'emblée le gouvernement dans un dossier de presse. Malgré un contexte macro-économique pesant en 2012 (croissance de PIB et de la masse salariale revues à la baisse et inflation en hausse), le gouvernement annonce une forte réduction du déficit du régime général (à -13,9 milliards d'euros) et de celui de l'assurance maladie (à-5,9 milliards d'euros) pour 2012. Optimiste, il juge ainsi "réaliste" la perspective d'un retour à l'équilibre de l'assurance maladie à l'horizon 2015. Mais pour cela, un effort continu d'amélioration de l'efficience du système de soins doit être maintenu. Et quelque 2,2 milliards d'euros d'économies sur les dépenses d'assurance maladie s'imposent pour garantir le respect de l'Objectif national des dépenses d'assurance maladie (ONDAM) fixé à 171,8 milliards d'euros, en progression de 2,8% (2,7% pour la médecine de ville et les établissements de santé). Des efforts à maintenir dans la durée
Sur quels postes le gouvernement entend-il faire des économies ? Le secteur du médicament est notamment visé. Des baisses de prix des produits de santé, médicaments et dispositifs médicaux (et diverses mesures) dégagent 670 millions d'euros (+100 millions supplémentaires) et la baisse des tarifs de certains actes de biologie et de radiologie 170 millions d'euros. La poursuite de la maîtrise médicalisée par l'assurance maladie et les ARS engrange, elle, 550 millions d'euros. S'ajoutent 450 millions d'euros d'amélioration de la performance à l'hôpital : 100 millions issus d'une convergence tarifaire ciblée entre les secteurs public et privé, 150 millions provenant des contrats de performance à l'hôpital, 145 millions concernant l'optimisation des achats et 55 millions de mesures de lutte contre la fraude à l'hôpital et de baisses de tarifs de la liste en sus. Une harmonisation du mode de calcul des indemnités journalières rapporte aussi 220 millions. Et comme les années précédentes, 545 millions d'euros de crédits seront mis en réserve.
Fixer l'ONDAM 2012 à 2,8% assure, selon le gouvernement, 4,8 milliards d'euros de moyens supplémentaires pour le système de soins par rapport à 2011. Ainsi le paiement à la performance des médecins généralistes sera introduit et l'effort de modernisation des hôpitaux accompagné dans la perspective de retour à l'équilibre.
Le gouvernement crée également par le PLFSS 2012 un Fonds d'intervention régional (FIR), "mutualisant des crédits qui étaient jusqu'à présent dédiés soit à l'ambulatoire, soit à l'hospitalier, soit à la prévention". Les directeurs généraux d'ARS disposeront de cette nouveauté pour mieux articuler les secteurs. Le médico-social bien logé
L'ONDAM médico-social est quant à lui fixé à 4,2% (3,8% en 2011) pour permettre le financement d'un plan d'aide à l'investissement de 50 millions d'euros dans les établissements médico-sociaux. Le sous-objectif de l'ONDAM médico-social pour les personnes âgées dépendantes augmente quant à lui de 6,3%, soit 393,4 millions d'euros de mesures nouvelles. Ces moyens reviendront au plan Alzheimer (créations de maisons pour l'autonomie et l'intégration des malades, nouvelles structures de répit, équipes mobiles de services de soins infirmiers à domicile renforcés) ainsi qu'au plan Solidarité Grand âge 2007-2012. Ils bénéficieront aussi à l'accélération du recrutement de personnels soignants dans les EHPAD : "au moins 140 millions d'euros supplémentaires sont ainsi prévus en 2012 au titre de la médicalisation de ces établissements, soit plus de 83 000 places nouvelles". Et de ne pas omettre le versement d'une dotation supplémentaire aux établissements s'engageant dans une démarche de qualité et d'efficience.
Pia Hémery |
|  le supplément été de SUD Charente Maritime. |  | mardi 9 août 2011, 10:09
le supplément été qui vous permet de jouer en vous informant... magique non ?
Pour jouer, cliquez sur l'image.... |
|  Coup de Théâtre : la BRED donne un délais à l'Ordre IDE. | mardi 9 août 2011, 10:14
Alors que la situation était désespérée, l'Ordre infirmier a reçu un soutien de la BRED qui lui permet d'éviter in extremis la cessation de paiement et de tenir financièrement jusqu'en septembre.
"Sauf coup de théâtre, l'Ordre infirmier est mort", écrivions-nous il y a quelques jours. Le retournement de situation a finalement eu lieu, et l'Ordre infirmier n'est plus en danger immédiat.
Après la démission de David Vasseur vendredi 29 juillet, Didier Borniche a à son tour repris la présidence vacante.
Selon plusieurs sources syndicales, des négociations avec la banque auraient permis à l'instance ordinale d'obtenir un soutien financier suffisant pour faire face à ses charges durant le mois d'aout.
A l'issue de cette période, l'Ordre devrait présenter à la BRED son plan de retour à l'équilibre et de restructuration. Celui-ci prévoit un retour à l'équilibre financier en mars 2012, moyennant une modification drastiques de son système de fonctionnement et 110 000 infirmiers cotisants (ils sont 58 421 à ce jour, ndlr). Il a été jugé "crédible" par Xavier Bertrand.
L'horizon semble bien s'éclaircir pour l'Ordre infirmier. Reste le plus difficile : Convaincre plus de 50 000 infirmiers de cotiser, alors que les moyens matériels de communication ordinale seront probablement réduits au minimum. |
|  L'Ordre Infirmier reçoit le secours de Sarkozy et Bertrand ! | mardi 2 août 2011, 10:05
Paris, le lundi 1er août 2011 – Ecrire à Nicolas Sarkozy n'est pas toujours une idée vaine. David Vasseur, président par intérim de l'Ordre infirmier depuis le 8 juillet et à son tour démissionnaire vingt-et-un jours plus tard en était-il parfaitement convaincu lorsqu'il adressait vendredi au chef de l'Etat une supplique en forme, écrivait-il, de « dernier élan d'espoir » ? Celui qui avait repris la tête d'une instance accablée par les dettes et les dissensions tant internes qu'externes après la démission de Dominique Le Bœuf venait d'apprendre que la BRED n'avait pas accordé sa confiance au plan de redressement qui lui avait été présenté. Dès lors, elle n'avait pas souhaité « rehausser la ligne de crédit » de l'institution a précisé son directeur juridique Yann de Guerguenec, devenant le créancier de l'Ordre et attendant le paiement d'un passif s'élevant à 7,8 millions d'euros. Un refus qui plaçait l'instance en cessation de paiement dès ce vendredi. Exception européenne
Cette annonce, prévisible, en raison notamment du soutien plutôt contrasté du ministre de la Santé Xavier Bertrand qui s'il avait écrit à la Bred pour l'exhorter à la bienveillance avait rappelé son refus d'apporter un quelconque soutien financier à l'instance et souligné que la responsabilité de ses difficultés lui incombait seul, a sans surprise conduit à la démission de David Vasseur. Cependant, avant de présenter cette dernière, celui qui aurait pu rester comme le dernier président de l'Ordre infirmier implorait Nicolas Sarkozy : « Il est vraiment dommage et dommageable pour la qualité des soins et la sécurité des patients (…) que nous n'ayons pas su construire ensemble un Ordre pour les infirmiers. Nous serons donc des exceptions européennes » déplorait-il. Il regrettait encore « la disparition d'un service public qui représentait l'atout majeur de ne pas coûter un euro au contribuable français ». Mais au-delà de ces louanges et lamentations, David Vasseur demandait clairement à Nicolas Sarkozy d'intercéder auprès de la Bred pour obtenir de cette dernière « un geste d'ouverture ». Diminution drastique du nombre de salariés
Le Chef de l'Etat a-t-il été attentif aux arguments de David Vasseur qui invoquait le risque de devenir une « exception européenne » ? Pas de commentaires de l'Elysée, ni de l'Avenue de Ségur mais le « geste » tant espéré a cependant eu lieu. Hier, le site Actu Soins révélait que « selon plusieurs sources syndicales », l'établissement financier aurait finalement accordé à l'instance un sursis supplémentaire jusqu'à la fin août. L'Ordre infirmier devrait être en mesure jusqu'à cette date de faire face à ses dépenses courantes. Il sera alors temps pour l'institution de présenter une nouvelle fois son plan de retour à l'équilibre, un programme que le ministre de la Santé avait estimé « crédible ». Il table sur une modification en profondeur de son fonctionnement et de ses dépenses avec notamment une diminution des deux tiers de son personnel et des quatre cinquième de ses structures locales tout en espérant convaincre 50 000 infirmières supplémentaires de s'acquitter de leur cotisation. Si l'on en juge par les récentes déclarations des différentes parties en présence, et en particulier celles du ministère de la Santé, il devrait s'agir uniquement de la participation des professionnelles libérales. Or, certaines voix se sont déjà élevées, notamment au sein de la Fédération nationale infirmière (FNI) pour dénoncer cette différence établie entre salariées et libérales. A ce jour, selon les dernières informations de l'Ordre et dans un effort de transparence jusqu'alors inexistant, 58 421 infirmières auraient payé leur cotisation sur 450 000 professionnelles. Excès de confiance très coûteux
Cependant, même si les responsables de l'Ordre représentés par son nouveau président par interim, Didier Borniche, parviennent à emporter la conviction de la Bred et même si en mars 2012 le retour à l'équilibre est réellement atteint, demeureront de nombreuses interrogations sur les dérives qui ont conduit une institution de la République au bord de la faillite. Les questionnements sur la gestion financière de l'Ordre se sont cependant faites jour il y a déjà plusieurs années quand beaucoup, y compris le ministre de la Santé, Roselyne Bachelot s'interrogeaient sur la nécessité d'une cotisation s'élevant à 75 euros. Aujourd'hui, certains éléments permettent de mieux cerner l'ampleur des dépenses qui ont favorisé la chute de l'instance et notamment l'emploi de 140 salariés. David Vasseur, lui-même, dans sa lettre au chef de l'Etat reconnaissait que l'Ordre avait pêché par « trop de confiance » vivant clairement au-dessus de ses moyens.
Aurélie Haroche |
|  la loi sur la Médecine du Travail promulguée. | lundi 1 août 2011, 12:52
La loi réformant l'organisation de la médecine du travail a été publiée au « Journal officiel » dimanche 24 juillet. Différentes missions sont confiées aux services de santé au travail : actions de santé au travail, surveillance de l'état de santé des travailleurs, suivi des expositions professionnelles, conseil aux employeurs. Ces missions « sont exercées par les médecins du travail en toute indépendance », précise le premier article de la loi. Le Syndicat national des professionnels de santé au travail (SNPST), hostile à la réforme, émet des doutes. « Même si notre indépendance est clamée partout dans la loi, il est prévu que les employeurs décident des actions prioritaires à mener. Cela va jouer sur notre indépendance », regrette ainsi le Dr Mireille Chevalier, secrétaire générale du SNPST.
Les médecins du travail, pas assez nombreux pour assurer le suivi des 16 millions de salariés, seront épaulés par des équipes pluridisciplinaires comprenant des intervenants en prévention des risques professionnels et des infirmiers. La réforme autorise le recrutement temporaire d'internes par les services de santé au travail. Certaines catégories professionnelles, notamment les intermittents du spectacle et les mannequins, pourront être suivies par des médecins généralistes. L'objectif, dans un cas comme dans l'autre, est de pallier le manque de médecins du travail (6 435 équivalents temps plein recensés début 2010). « La moitié des médecins du travail partiront dans les cinq à venir et ne seront pas remplacés », observe le Dr Mireille Chevalier, pour qui la loi ne règle pas le problème du manque d'attractivité de la médecine du travail, peu prisée par les jeunes : « L'urgence, c'est d'améliorer la formation et l'information des médecins du travail, et de renforcer notre effectif. Cette loi ne s'imposait pas ».
La réforme de la médecine du travail, qui peut à présent entrer en vigueur, a été fortement contestée ces derniers mois. Les syndicats de salariés jugent la gouvernance instaurée trop favorable aux employeurs. La désignation par l'employeur de salariés compétents pour s'occuper de la prévention des risques professionnels est une mesure particulièrement critiquée. Plusieurs syndicats y voient la possibilité d'un conflit d'intérêts. |
|  Le social : un champ de ruines ! | lundi 1 août 2011, 12:48
Communiqué LDH
Paris, le 22 juillet 2011
Le social : un champ de ruines ?
La démission de Xavier Emmanuelli de la présidence du Samu social est la dernière en date des illustrations du cours actuel de la politique sociale et du paradoxe qui consiste à mettre en cause tous les éléments de la politique sociale au moment où leur existence aurait le plus de sens. Au contraire, au nom de la réduction des dépenses publiques, au nom de la nécessaire augmentation de la productivité ou du développement de la performance, les inégalités en période de crise galopent !
L'égalité d'accès aux soins de santé, plus particulièrement pour les plus démunis, n'est plus garantie, l'Aide médicale d'Etat, pourtant reconnue comme une nécessité de santé publique, est devenue encore plus difficile à obtenir, en particulier pour les étrangers malades.
Le fondement de la Sécurité sociale est chaque jour un peu plus grignoté par des mesures du type des franchises médicales, ou la révision toujours à la baisse de la liste des affections de longue durée.
La loi « Hôpital, patients, santé, territoires », et singulièrement son principe directeur, la tarification à l'activité, apparaît dès lors comme l'arme du démantèlement du service public hospitalier, la logique de rentabilité de l'entreprise et de la production de soins prenant toute la place par rapport à l'assurance de soins et à l'accompagnement des patients.
La réforme des retraites de 2010 va aggraver les situations issues d'un marché du travail profondément inégalitaire, alors que les modifications apportées à l'organisation de la médecine du travail visent à redonner aux entreprises la haute main sur les conditions de travail et à diminuer en conséquence les preuves visibles de la pénibilité, renvoyée aux fragilités de chacun.
Enfin, les subventions allouées aux associations qui accomplissent, faut-il le rappeler, une grande part du social que ne fait plus le service public, sont soit signifiées à des dates imbéciles en fin d'année pour l'exercice courant, soit en forte diminution, voire en extinction. C'est ce que vient de subir le Samu social. Bénéficier en urgence d'un toit, d'un abri, même provisoire, l'espace d'un soir ou d'une nuit, n'est pas considéré comme une action prioritaire. Ainsi Dalo ou pas, le respect de la loi, quand il s'agit des plus démunis, n'est pas un principe politique à respecter.
Assurément, le vent de l'iniquité souffle sur les droits sociaux et emporte avec lui les principes fondamentaux qui sont ceux de la République. La Ligue des droits de l'Homme s'oppose vivement à cette politique où la finance déconstruit la protection sociale, où la rigueur budgétaire sème sur son passage injustice et inégalité et laisse la place à un vaste champ de désolation. Une telle situation ne laisse qu'un seul choix : celui du retour à la solidarité.
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|  Coopération IDE-médecins : c'est parti ! Les mises en danger professionnelles aussi ! | lundi 1 août 2011, 12:45
Le quotidien du médecin : Le personnel infirmier de l'Institut de cancérologie Paoli-Calmettes à Marseille va pouvoir effectuer des myélogrammes(prélèvement et examen de la moelle osseuse), jusque-là réservées aux oncologues, grâce à un accord de coopération inédit. Le directeur général de l'Agence régionale de santé (ARS) de Provence-Alpes-Côte-d'Azur, Dominique Deroubaix, a en effet arrêté le 13 juillet ce protocole, réalisé en partenariat avec la Haute Autorité de santé et à l'initiative de l'Institut Paoli-Calmettes.
Il permet donc aux infirmières de pratiquer des prélèvements de moelle osseuse au même titre que les oncologues, par dérogation aux conditions légales d'exercices et après formation théorique et compagnonnage. Selon un communiqué de l'ARS, « ce protocole améliore la qualité des soins » : les infirmières développent leurs compétences, et soulagent les médecins qui se consacreront davantage au suivi de leurs patients. Ces derniers ne seront convoqués qu'une seule fois en consultation.
Les infirmiers ayant 3 ans de pratique en onco-hématologie à leur actif peuvent prétendre à la formation. Elle consiste en un enseignement théorique de 8 heures, assuré par un hématologiste, un anesthésiste et un biologiste, et d'une formation pratique, sous la forme d'un compagnonnage. Elle commencera à l'Institut Paoli-Calmettes à la rentrée avec 5 infirmiers.
« Ce protocole est de portée nationale, il peut être repris dans toutes les régions qui le souhaiteraient », rappelle l'ARS PACA. |
|  la DRH de l'APHP en éclaireur pour le reste de la France ? | lundi 1 août 2011, 12:40
Un article du Canard Enchaîné révèle les plans secrets de la DRH du Siège de l'AP-HP. Un document interne intitulé « Les enjeux RH des mois à venir » met en lumière les objectifs scandaleux du Plan Stratégique 2010-2014. Le Canard Enchaîné du 06-07-11 Nouvelle opération chirurgicale programmée à l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (APHP).Un document interne du service des ressources humaines, daté du 21 avril, explore toutes les pistes d'économie possibles « dans le cadre du plan stratégique 2014 ». Et dans ce texte qui aurait du rester secret mais que « Le Canard » a longuement ausculté, les « stratèges » s'en donnent à coeur joie. Le plus effrayant, d'abord. Sur les 11 pages de ce document, il n'est pas question une seule fois des « malades ». Ils sont pourtant 4 millions chaque année à fréquenter ces hostos, mais le mot n'apparaît même pas. Entre deux considérations sur le nécessaire « développement des compétences managériales des futurs praticiens » et les « partenariats avec HEC », les crânes d'oeuf cherchent à tailler à la hache, comme s'il s'agissait d'une usine de conserves. Alors que, dans la plupart des hostos, les équipes sont déjà sur le fil du scalpel, 3500 emplois vont disparaître d'ici à 2014. « Cette évolution sera favorisée par un turnover élevé (en moyenne 11%) », s'enthousiasment ces gestionnaires. Autrement dit, les conditions de travail sont telles que les gens jettent l'éponge. Plus besoin de les virer : il suffit de ne pas les remplacer. Dans un genre à peine moins cynique, la direction des ressources « humaines » prévoit une diminution de 40% de dépenses consacrées à la promotion professionnelle. Mais, s'inquiètent ces coeur tendres, la question reste « extrêmement sensible » et a déjà « suscité une forte mobilisation syndicale ». HORAIRES ELASTIQUES La question du temps de travail, elle est, carrément qualifié d'« explosive ». Mais, en véritables artistes, les « managers » ont trouvé une ruse pour grappiller quelques minutes. A l'Assistance publique, la plupart des 90000 employés travaillent sept heures par jour. Mais, pour permettre la transmission d'informations entre les équipes successives, 80% des soignants bossent encore trente-six minutes après l'arrivée des suivants. L'idée est de réduire de six minutes cette passation de pouvoirs. Or, mine de rien, ces six minutes multipliées par autant de jours et de mois représentent, par salarié, entre deux et trois jours de RTT par an. Soit, à l'échelle de l'entreprise, un gain de 300000 journées. Appréciable, non ? Le programme de réjouissances ne serait pas complet sans cette petite mesquinerie, pour la route : un projet d'augmentation de prix de journée dans les crèches du personnel, lequel nécessitera une « pédagogie habile » (et dissuadera encore plus d'infirmières de postuler). Evidemment, vu la brutalité du plan, il faudra tenir compte « notamment des risques psychosociaux, avec, en toile de fond le sujet des suicides ». La direction a fait savoir aux syndicats que ce programme n'était qu'un « document de travail ». Mot pour mot la réponse de Peugeot quand le projet de fermeture d'usines a fuité. Une consolation : même si ce n'est pas l'envie qui lui manque, il sera difficile à l'Assistance publique de délocaliser en Roumanie…
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|  Urgence sociale : le communiqué ! | lundi 1 août 2011, 12:37
Communiqué de presse du mouvement solidaire des acteurs de l'urgence sociale (Usagers, bénévols, professionnels, citoyens) Les salariés du Samu Social de Paris (ssp), soutenus par de nombreux professionnels de l'ile de france, des élus et des personnalités, se sont mis en grève du 6 au 10 juillet pour crier leur indignation face à différents problèmes récurrents, qui depuis peu s'amplifient dramatiquement. En effet :
- La fermeture du DERNIER centre d'hébergement d'urgence (CHU) pour femmes de Paris le matin du 1er juillet dernier a jeté à la rue ces personnes, déjà victimes d'un manque de places chronique. Aujourd'hui, 100% des femmes rencontrées la nuit sont laissées à la rue.
- La diminution drastique des moyens alloués par l'Etat pour la prise en charge en urgence des familles à la rue qui conduit aujourd'hui le pôle famille du ssp et de toutes les régions de France a ne pas avoir de solutions pour mettre à l'abris les personnes avec enfants qui appellent. Aujourd'hui 90 à 100% des familles restent sur le trottoir.
Nous appelons les pouvoirs publics :
- A se mettre en confirmité avec les obligations prévues par la loi, c'est à dire l'accueil inconditionnel de toute personne à la rue.
- A débloquer en urgence le budget qui permettrait la prise en charge des familles du samu social de Paris et des autres départements de France.
- A mettre en oeuvre les moyens nécessaires pour accueillir et héberger décemment toute personne sans logis ou en difficulté de logement.
- A respecter et appliquer les lois qui contribuent à cet objectif (loi D.A.L.O, loi S.R.U, la loi de mobilisation des logements vides...)
Le problème dans le monde du social est global, la saturation des structures de réinsertion contribue à étouffer les services d'aides d'urgences et à gonfler le nombre de ses usagers. Usagers que l'on maintient dans un système d'urgence couteux et inadapté qui participe à les fragiliser encore davantage. Le Dr Xavier EMMANUELLI, fondateur du Samu Social de Paris aisni que les membres du Haut comité pour le logement des personnes défavorisées et le comité de suivit Dalo ont exprimé leur mécontentement face a ce désengagement de l'Etat.
Lien pour lire la lettre du comité : http://federationsamusociaux.typepad.com/files/lettre-du-haut-comit%C3%A9-pour-le-logement-des-personnes-d%C3%A9favoris%C3%A9es-n-4---juillet-2011.pdf
La mairie de Paris, dans une lettre ouverte du 10 juillet dénonce les manquements de l'Etat, en prévenant que 15 000 personnes (uniquement des familles) se retrouveront à la rue dans la région de Paris à la fin du mois d'août, et viendront grossir le nombre des personnes sans toit. Soutiens : la fondation Abbé Pierre, le comité des sans logis, les enfants de don quichotte, les enfants du canal, le collectif des morts de la rue, le D.A.L, l'association Primo Lévi, l'Amicale du nid Paris, Baggagérue, MSH Paris, Advocacy, Jeudi noir, Association halte aides aux femmes battues (HAFB), collectif SDF alsace, la coordiantion des professionnels de l'urgence sociale, les collectifs des travailleurs de l'urgence sociale des départements de la région paris, SUD santé sociaux, l'union syndicale de la psychiatrie, le syndicat de la médecine générale, l'union syndicale solidaires, la Mairie de Paris, de nombreux élus de tous les partis de gauche (ELV, le front de gauche, le PC, le Ps, le NPA)..... |
|  Circulaire Guéant : le comm depresse de SUD-SOLIDAIRES | lundi 1 août 2011, 12:16
Guéant, le DRH des migrants Par une circulaire du 31 mai 2011, C.Guéant durcit considérablement les critères de l'immigration professionnelle, légale ou pas. Le prétexte fallacieux de protéger les migrants contre les employeurs dérogeant aux règles du droit du travail, ne trompe personne. L'intention est claire, il s'agit de réduire le flux d'immigration légale à 20 000 titres, de diminuer de moitié les cartes « salariés » et de faire la chasse aux travailleurs-euses sans papiers. Surqualifiés ou sous qualifiés, les travailleurs étrangers sont priés de dégager, ainsi que les étudiants étrangers sollicitant une autorisation de séjour pour recherche d'emploi. Les demandes de renouvellement des titres de séjour vont être donnés au compte gouttes. Les 6000 travailleurs sans papiers en grève en 2009/2010 exigeaient une circulaire avec des critères améliorés et simplifiés ainsi qu'une procédure sécurisée et standardisée garantissant une égalité de traitement entre les travailleurs sans papiers quels que soient leur nationalité et leur département, on est loin du compte avec cette nouvelle circulaire.
La lutte pour la régularisation des sans papiers et leur accès aux droits sociaux restent plus que jamais d'actualité. Sarkozy, Guéant, la partie n'est pas terminée |
|  La Circulaire Guéant : la dérive raciste continue ! | lundi 1 août 2011, 12:12
INFO LE FIGARO - Une circulaire aux préfets fixe de nouveau critères draconiens pour délivrer des autorisations de travail aux étrangers.
Il y a l'objectif et la méthode pour y parvenir. Mardi, réunissant à huis clos les préfets de tous les départements, le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, a fixé le niveau auquel doit être ramenée l'immigration légale en France. «Nous devons collectivement tendre vers une réduction de moitié des cartes de salariés», a-t-il déclaré, ajoutant que «l'objectif du gouvernement est de réduire, sur l'année qui vient, le flux d'immigration légale à 20.000 titres.» Le ministre a, dans la foulée, transmis à ses préfets une circulaire que Le Figaroa pu se procurer. Cosigné avec Xavier Bertrand, ministre du Travail, ce document sur la «maîtrise de l'immigration professionnelle» fournit la nouvelle grille de lecture pour accorder ou refuser à un étranger son permis de séjourner sur le territoire national sous le statut de travailleur.
«Compte tenu de l'impact sur l'emploi de l'une des crises économiques les plus sévères de l'histoire», écrivent les ministres, il faut désormais privilégier «une approche qualitative et sélective». «La priorité doit être donnée à l'insertion professionnelle des demandeurs d'emploi aujourd'hui présents, qu'ils soient de nationalité française ou étrangère, résidant régulièrement en France», prennent-ils le soin de préciser. Vigilance
Suit un catalogue de conditions pour se voir attribuer une autorisation de travail, draconiennes, surtout si le demandeur est peu qualifié. «Ces directives visent, notamment, à protéger les migrants contre toutes les formes d'exploitation», s'empressent d'indiquer les ministres.
Ainsi, le refus sera systématique pour l'employeur qui fera au nom d'un salarié une demande d'autorisation de travail dès lors que cet employeur ne présentera pas «les garanties nécessaires pour recruter et accueillir» un travailleur étranger. Même issue négative si l'employeur a méconnu autrefois la législation du travail. Le préfet devra en outre vérifier «l'existence réelle» de la société employeuse. Celle-ci verra ses demandes refusées à la moindre entorse. Surtout si elle n'a pas procédé à une «recherche effective» dans son «bassin d'emploi» avant de recourir à la main-d'œuvre étrangère nouvelle. «Cette recherche est obligatoire», insistent les ministres, qui invitent les préfets à se montrer vigilants quand un étudiant étranger demande à passer sous statut professionnel. Trop de fraudes auraient été constatées pour des candidats surdiplômés au regard de l'emploi occupé.
Mardi, Claude Guéant assurait devant ses préfets: «Notre économie n'a pas un besoin vital d'immigration professionnelle dans tous les domaines.» Et il citait l'exemple des maçons. Selon lui, «l'an dernier, 730 maçons étrangers sont entrés sur le territoire; or, dit-il, lorsque Pôle emploi diffuse 20 offres d'emploi de maçons, il y a 100 demandeurs présents en France qui postulent. On peut faire le même raisonnement pour bien d'autres métiers, y compris pour des secteurs comme l'informatique.» Dans ces conditions, conclut le ministre «le bon sens commande de donner la priorité aux demandeurs d'emploi déjà présents en France, qu'ils soient français ou de nationalité étrangère. Et la justice recommande de veiller à leurs conditions de travail et de rémunération.»
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|  La présidente de l'ONI démissionne... Continuons le combat ! | lundi 11 juillet 2011, 12:20
PARIS, 7 juillet 2011 (APM) - Le Conseil national de l'Ordre infirmier, qui fait face à des difficultés financières importantes depuis plusieurs mois, serait en cessation de paiement depuis mercredi, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.
L'Ordre infirmier doit réunir son conseil vendredi pour examiner dans le détail son plan de restructuration et l'adopter.
Selon plusieurs sources interrogées par APM, l'Ordre faisait le tri actuellement dans les factures qu'il réglait. Il ne pourrait plus désormais honorer ses dettes.
Interrogé par APM, l'Ordre n'a pas souhaité commenter cette information, mais a précisé que des informations seraient communiquées à l'issue du conseil vendredi en fin d'après-midi.
Alors que la révocation de la présidente de l'Ordre, Dominique Le Boeuf, n'avait pu faire l'objet d'un vote lors du dernier conseil, plusieurs conseillers ordinaux prévoient de demander à nouveau une inscription de cette question vendredi lors du conseil extraordinaire, rappelle-t-on.
Le ministre du travail, de l'emploi et de la santé, Xavier Bertrand, s'est prononcé en faveur d'une cotisation facultative pour les salariés, rappelle-t-on .
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|  Ordre Infirmier : comm de presse SUD | lundi 11 juillet 2011, 13:18
Mr Bertrand persiste et signe
Monsieur Xavier Bertrand semble avoir trouvé une solution au conflit qui oppose l'ordre infirmier et la très grande majorité des infirmières: rendre la cotisation facultative pour les infirmières salariées, l'inscription restant obligatoire. Monsieur Xavier Bertrand n'a toujours pas compris ou admis que c'est de l'ordre que les infirmières ne veulent pas, qu'elles soient salariées ou d'exercice libéral. Le problème n'est pas le prix de la cotisation, mais le fait de devoir payer pour avoir le droit de travailler, et que notre profession ne soit réglementée que par une seule et même personne: la présidente ou le président de l'ordre infirmier. De plus nous rappelons que seulement 14% de la profession a voté pour ces élections, ce qui pose le problème de la légitimité de cet organisme pour nous représenter et décider de notre déontologie, des bonnes pratiques voire des sanctions disciplinaires. Alors que depuis des années la très grande majorité des infirmières persiste à ne pas vouloir adhérer, Monsieur Xavier Bertrand (contrairement au ministère Bachelot en fin de mandat) n'écoute encore qu'une petite minorité. En maintenant l'inscription obligatoire, il laisse la porte ouverte à une nouvelle cotisation, et n'entend pas l'exigence d'abrogation portée par les infirmières. Dans quelle langue faudrait-il lui parler pour qu'il comprenne que plus de 400 000 infirmières (80%) ne veulent pas d'ordre et que dans les 20% inscrites la plupart ne l'a fait que contrainte pour trouver un emploi ou être simplement rémunérée.
La Fédération Sud Santé Sociaux réitère sa demande d'abrogation pure et simple de l'ordre infirmier, et ce sans délai. La Fédération Sud Santé Sociaux soutient les Masseurs Kinés et les Podologues engagés contre la mise en place de leur ordre ainsi que tous les professionnels désireux de se débarrasser de ces organisations corporatistes, moyenâgeuses et coûteuses |
|  NON à la criminalisation du mouvement social ! | lundi 11 juillet 2011, 12:41
Les syndicats Sud étudiant et Sud éducation ENS nous ont alerté de la volonté de la Directrice de l'école Normale Supérieure de poursuivre en Conseil de discipline quelques-un-e-s des élèves mobilisée-e-s dans le cadre du mouvement social d'ampleur qui s'est déroulé dans cet établissement au cours de l'année scolaire écoulée.
Des convocations ont déjà été envoyées en ce sens, au motif d'une «occupation sans autorisation des locaux de la Direction de l'École normale supérieure».
Or, du début à la fin, la direction a cherché à nier le caractère syndical de ce combat long et difficile.
Poursuivre et vouloir sanctionner les élèves qui se sont mobilisés dans ce sens constitue, pour le bureau national de l'union syndicales Solidaires , non seulement un précédent inquiétant mais aussi une volonté nette de répression du mouvement de défense des salariés. Il serait, en effet, tout à fait inadmissible et intolérable que la participation à un mouvement social, soutenue par des organisations syndicales nationales, soit sanctionnée.
Nous ne pouvons, et ne voulons pas penser que cette traduction devant le Conseil de discipline constitue, de la part de la direction, le moyen de faire payer à certains ce qui a dû être donné à d'autres grâce à un rapport de force favorable aux salariés.
Le bureau national de l'union syndicale Solidaires , très attaché au Statut de la Fonction Publique et à ses Services publics ne peut tolérer de tels agissements et exige le retrait immédiat de toutes les plaintes et sanctions déposées contre des acteurs du conflit, grévistes ou étudiant-e-s.
L'Union syndicale Solidaires appelle au rassemblement qui aura lieu le 12 juillet à partir de 8h45 devant le 29 rue d'Ulm et à signer massivement la pétition de soutien qui sera remise le jour des conseils de discipline: http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2011N12083
Paris, 9 juillet 2011
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|  Le SAMU social en lutte ! | lundi 11 juillet 2011, 12:56
APPEL A LA MOBILISATION POUR LE SAMEDI 9 juillet 2011 à 14h Par notre mouvement de grève et notre appel à la mobilisation du mercredi 6 juillet 2011, nous, salariés du Samusocial de Paris, exprimons notre indignation et notre désarroi face à la baisse drastique des moyens qui nous sont alloués pour mener à bien notre mission. En effet les restrictions budgétaires appliquées ne nous permettent plus aujourd'hui d'assurer ce qui fonde l'objet même de notre institution : la mise à l'abri des personnes en situation de détresse et de grande précarité. Des quotas ont été appliqués à la prise en charge des familles, avec lesquels ne pouvons plus prendre en charge que 0 à 10% des demandes d'hébergement selon les jours, et laissons ainsi à la rue des femmes, des enfants, des nouveau-nés, sans aucune solution. Il en va de même des personnes seules qui subissent la fermeture de centres alors même que depuis des années déjà se fait ressentir un manque cruel de places en foyers d'hébergement d'urgence, et que les solutions au niveau de l'insertion sont largement insuffisantes. Cette situation est alarmante, et ce type de restrictions s'applique malheureusement à tous les secteurs de l'urgence sociale, touchant tous les aspects du quotidien de notre public. Ceci dans un contexte de crise sévère du logement, d'augmentation de la population en situation de grande précarité, et d'un recours aux expulsions locatives en augmentation. C'est pourquoi nous avons appelé l'ensemble des acteurs du champ de l'urgence sociale à nous rejoindre et à se mobiliser avec nous pour dénoncer le désengagement de l'Etat face à ces problématiques, et réclamer les mesures qui s'imposent pour sortir de cette impasse sociale. Nous appelons les pouvoirs publics à débloquer le budget qui permettait la prise en charge des familles au Samusocial de Paris, et de mettre en oeuvre en urgence les moyens d'améliorer les conditions d'accueil, d'hébergement d'urgence, et d'accès au logement. Rejoignez-nous pour la marche collective organisée ce samedi à 14h au départ de l'hôtel de ville, afin d'engager une mobilisation qui permette d'obtenir des réponses concrètes à ces revendications. Les salariés non-syndiqués du Samusocial de Paris et salariés syndiqués Sud Soutiens : Syndicat Sud santé-sociaux Le Droit Au Logement Le Comité des Sans Logis |
|  Suicide chez Renault : la faute inexcusable reconnue. | mardi 7 juin 2011, 12:07
La cour d'appel de Versailles, vient de reconnaître la responsabilité de Renault dans le suicide de l'un de ses ingénieurs le 20 octobre 2006. Dans son arrêt le tribunal confirme que la mort de ce salarie était bien consécutive a une "faute inexcusable" de Renault.
Cette décision importante pourrait faire jurisprudence et s'inscrit dans l'évolution du droit sur l'obligation de sécurité des employeurs, prive ou public. Elle valide le jugement du tribunal des affaires de sécurité sociale (Tass) de Nanterre qui avait relevé le 17 décembre 2009 la "faute inexcusable" du constructeur au motif qu'il "aurait dû avoir conscience du danger auquel" son salarié "était exposé dans le cadre de son activité professionnelle".
Pour l'union syndicale Solidaires cette décision de justice est importante et pointe explicitement la responsabilité des employeurs dans la mise en place d'organisations du travail pathogènes. Aujourd'hui, les transformations de l'organisation du travail n'ont souvent pas d'autre objectif que celui d'assujettir des millions de salariés à cet impératif de rentabilité financière avec toutes les conséquences sociales sur la santé des travailleurs.
Pour l'union syndicale Solidaires c'est la sanction d'une délinquance patronale qui meurtrit et tue de plus en plus de travailleurs pressurés au nom de la rentabilité, c'est au mouvement syndical de la combattre avec tout l'arsenal militant et juridique dont nous disposons.
Parce que l'union syndicale Solidaires n'accepte pas que le travail puisse tuer, blesser et handicaper, nous continuerons à pointer les responsabilités patronales et/ou gouvernementales en prenant appui sur les mobilisations des salariés et sur les procédures juridiques. A ce titre, nous suivons avec attention les suites juridiques la plainte déposée par la fédération Sud PTT contre la direction de France télécom.
Paris, le 19 mai 2011 |
|  la loi HPST s'attaque à l'anesthésie... | mardi 7 juin 2011, 11:23
Le SNARF et le SNPHAR-E, syndicats représentatifs des médecins anesthésistes réanimateurs publics et privés, affirment ensemble leur profonde inquiétude quant aux décisions de dégrader les conditions actuelles de pratique de l'anesthésie. La Haute autorité de santé (HAS), sous couvert d'un glissement sémantique qui transforme l'anesthésie réglementée au niveau sécuritaire en sédation non réglementée, a décidé de définir les conditions dans lesquelles certains spécialistes médicaux (gastro-entérologie, radiologie et pneumologie pour commencer) pourraient réaliser les actes invasifs sans anesthésie. Les problèmes démographiques invoqués, moins graves que pour d'autres spécialités, ne sont pas une explication satisfaisante. L'explosion des actes d'endoscopie digestive ces dernières années est là pour le confirmer. L'anesthésie n'est pas une discipline moins noble que la réanimation, au vu du service rendu aux patients. Confier l'anesthésie même nommée sédation à des infirmiers diplômés d'Etat (IDE) formés de manière raccourcie et mécaniste, sous la responsabilité du gastro-entérologue occupé à son geste, relève à notre avis de l'inconscience. C'est une négation du travail engagé par la spécialité depuis plus de 20 ans pour la sécurité en anesthésie, travail qui a permis de réduire de plus de dix fois le nombre d'accidents en anesthésie. Est-il acceptable de faire courir des risques supplémentaires à un patient sous prétexte qu'il est en bonne santé ? Laisseriez vous vos proches ou vous même se faire conduire par un chauffeur sans permis sous prétexte qu'il roule sans celui-ci depuis plusieurs années en toute illégalité, comme 3% de la population. Ensemble, nous nous opposons formellement à cette dérive, et ne nous engagerons pas sur le terrain de la formation des IDE à l'anesthésie en ventilation spontanée, et refusons d'ores et déjà d'engager notre responsabilité pour les accidents d'anesthésie qui ne manqueront pas de survenir. |
|  Amiante : une jurisprudence favorable aux salarié-es. | mardi 7 juin 2011, 11:01
Des ex-salariés de l'équipementier automobile Valeo exposés à l'amiante ont obtenu, « fait rare » en France, la reconnaissance par les Prud'hommes de Vienne (Isère) d'un préjudice pour « bouleversement dans les conditions d'existence », a indiqué à l'AFP leur avocat.
« Le tribunal a reconnu qu'en raison de leur espérance de vie réduite ils ne pouvaient pas affronter l'avenir de la même manière », a expliqué Me Jean-Paul Teissonnière. Les ex-salariés, qui ont bénéficié d'un départ à la retraite anticipé dans le cadre du dispositif de « cessation anticipée d'activité » liée à leur exposition à l'amiante, « ne perçoivent que 65 % de leur salaire brut », a souligné l'avocat.
Une trentaine d'ex-salariés de Valeo ont obtenu mi-avril réparation sur ce fondement. Une dizaine d'autres ont obtenu mardi chacun 10 000 euros de dommages et intérêts, soit 5 000 euros pour préjudice d'anxiété et 5 000 euros pour « bouleversement d'existence ». Ils sont toutefois été déboutés de leur demande de réparation pour « préjudice économique ».
« C'est une nouvelle jurisprudence qui pourrait concerner de nombreux autres salariés », s'est réjoui Me Teissonnière. |
|  Le 13 Mai : SUD avec les sages Femmes | mercredi 11 mai 2011, 16:30
Pas de bébés à la consigne...le tract SUD. | |
|  31 Mai dans la rue.... | mercredi 11 mai 2011, 16:25
Mobilisation dans la fonction publique le 31 mai contre le gel du point d'indice
PARIS, 6 mai 2011 (APM) - Huit organisations syndicales de la fonction publique ont appelé les agents à se mobiliser le mardi 31 mai pour protester contre le gel du point d'indice décidé par le gouvernement pour 2012 (cf dépêche APM SNODJ001).
L'appel a été lancé jeudi dans un communiqué commun par la CFDT, la CFTC, la CGC, la CGT, FO, FSU, Solidaires et l'Unsa.
Les organisations précisent que la mobilisation pourra prendre des formes "locales ou sectorielles les plus appropriées", comme des rassemblements, des manifestations ou des grèves.
Elles dénoncent "la politique d'austérité salariale menée par le gouvernement à l'égard des agents publics" qui "aggrave un contexte marqué par des suppressions d'emplois et la dégradation des conditions de travail".
"Seule la progression du point d'indice permet véritablement de compenser l'inflation et d'assurer une réelle augmentation des salaires pour les fonctionnaires et les agents contractuels", affirment-elles. |
|  Bertrand lâche du lest sur les restructurations. | mercredi 11 mai 2011, 16:24
Restructurations hospitalières: Bertrand prend le risque de lâcher du lest
PARIS — En suspendant la fermeture fortement controversée d'un service du CHU de Créteil (Val-de-Marne), le gouvernement prend le risque de donner des arguments aux adversaires des restructurations hospitalières et de compliquer la tâche des agences régionales de santé.
Le ministre de la Santé Xavier Bertrand a annoncé mercredi à l'Assemblée nationale sa décision de suspendre la fermeture, prévue fin juin, du service de chirurgie cardiaque de l'hôpital Henri-Mondor, un établissement de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).
"La première orientation de l'AP-HP était de fermer le service de chirurgie cardiaque de l'hôpital Henri-Mondor. J'ai décidé (...) de suspendre cette orientation", a déclaré le ministre.
Ce projet de fermeture mobilisait depuis plusieurs mois personnels et élus de tous bords qui refusaient l'idée d'amputer ce centre hospitalier réputé de la région parisienne, mondialement connu pour avoir réussi la première greffe totale du visage.
Cette décision n'est pas la première entorse aux restructurations hospitalières, qui se poursuivent sous l'égide des agences régionales de santé (ARS).
Il y a un an, la ministre de la Santé de l'époque, Roselyne Bachelot, qui a mené la vaste réforme hospitalière avec la loi Hôpital Patients Santé Territoires (HPST), avait déjà gelé un décret prévoyant la fermeture des petits blocs opératoires locaux effectuant moins de 1.500 interventions par an.
D'autres projets de fermeture de services sont également en suspens, en région parisienne comme à Argenteuil (Val-d'Oise), ou dans le reste de la France, à la suite également de fortes mobilisations, selon la Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité.
"Cela prouve que quand les gens s'expriment on peut obtenir au moins une pause de réflexion", a déclaré à l'AFP sa vice-présidente Françoise Nay, ajoutant toutefois que pour d'autres hôpitaux comme à Ambert (Puy-de-Dôme) ou Brioude (Haute-Loire) par exemple, des projets de fermeture étaient toujours en cours.
Mais de telles décisions mettent en porte-à-faux les ARS, installées il y a un an pour accélérer la recomposition de l'offre de soins et mener les réorganisations hospitalières, et notamment celle d'Ile-de-France, dirigée par l'ancien ministre socialiste de la Santé Claude Evin.
Pour M. Evin, compte tenu de la décision ministérielle, il revient à l'AP-HP de prendre la décision de fermer un autre de ses quatre services.
"Je rappelle que j'ai un SROS (schéma régional de l'organisation des soins, ndlr) à mettre en oeuvre qui prévoit la fermeture de quatre centres de chirurgie cardiaque", a-t-il déclaré à l'AFP, en précisant que trois établissements privés ont déjà fermé ou sont en cours de fermeture et qu'il ne manquait plus que celui de l'AP-HP.
La direction de l'AP-HP va donc pouvoir poursuivre la concertation, en s'appuyant sur le rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) demandé par M. Bertrand.
"Mondor est une pièce maîtresse de l'AP-HP", a déclaré à l'AFP le directeur de la politique médicale Michel Fournier. "Des restructurations seront mises en oeuvre, elles comporteront des contractions d'équipes", mais elles ne seront "pas concentrées sur l'extra-muros" (hors de Paris, c'est-à-dire Mondor, ndlr), a-t-il ajouté.
Bernard Granger, du Mouvement de Défense de l'Hôpital Public (MDHP), fait, lui, une analyse sans appel: la décision sur l'hôpital de Créteil est "un désaveu pour l'ARS, pour l'AP-HP, sa direction générale et son conseil de surveillance". |
|  Sarkozy vante les collaboration Public-Privé. | mercredi 11 mai 2011, 16:22
Nicolas Sarkozy a apporté un soutien appuyé aux coopérations hospitalières public-privé, ce jeudi matin à Fontainebleau, à l'occasion de sa première visite en tant que président de la République dans une clinique privée. Les futurs investissements hospitaliers, a-t-il prévenu lors d'une table ronde, seront davantage ciblés que par le passé. « On aura une très grande exigence sur la complémentarité » entre établissements, a indiqué le chef de l'État, confirmant au passage le lancement de la deuxième étape du plan Hôpital 2012 à l'automne prochain. Nicolas Sarkozy a tenu à apporter un coup de pouce au système hospitalier privé, en se prononçant en faveur de l'accueil des internes par les cliniques, une mesure de la loi Bachelot qui tarde à se mettre en place car les CHU traînent des pieds.
Revenant sur la politique hospitalière menée depuis son élection, le président a reconnu s'être « trompé » par moments – sans citer son slogan « un seul patron à l'hôpital » qui avait mis les médecins dans la rue. Mais aujourd'hui, estime le chef de l'État, le climat social à l'hôpital est « relativement apaisé ». Pas un mot, en revanche, sur les négociations conventionnelles qui patinent : le chef de l'État a soigneusement évité le sujet. Nicolas Sarkozy a tout de même évoqué les jeunes médecins, pour rappeler que leurs aspirations ont changé :« Il y a trente ans, ils voulaient tous ouvrir leur cabinet. Aujourd'hui, ils veulent être salariés, y compris en libéral. » Le président a promis de rapides mesures, avant l'été, pour alléger les tâches administratives et dégager du temps médical, sans entrer dans le détail. De même a-t-il confirmé que les modes de rémunération seraient revus, sans préciser de quelle façon. |
|  Etrangers malades : le scandale ! | mercredi 11 mai 2011, 16:19
Accord députés-sénateurs contre les étrangers malades lequotidiendumedecin.fr 04/05/2011
Mardi, les acteurs de la lutte contre le sida avaient manifesté devant le palais du Luxembourg dénonçant un texte « aux conséquences criminelles pour la survie des étrangers gravement malades résidant sur notre territoire » La commission mixte paritaire du Parlement a entériné le dispositif restreignant le droit au séjour pour soins des étrangers malades. Associations et médecins appellent à la désobéissance civile et continuent le combat.
COMME LE CRAIGNAIENT les associations et le collectif de médecins qui, depuis des mois, alertent contre la mesure du projet de loi sur l'immigration concernant les étrangers gravement malades, les sénateurs et députés, réunis en commission mixte paritaire, ont adopté par huit voix contre six l'article 17 ter. Le titre de séjour « étrangers malades » ne pourra dorénavant être accordé qu'en cas « d'absence » du traitement approprié dans le pays d'origine.
Le dispositif, qui avait déjà été adopté le mois dernier par le Sénat, lors de sa deuxième lecture du projet de loi, prévoit que l'autorité administrative pourra prendre en compte des « circonstances humanitaires exceptionnelles » pour l'attribution du titre de séjour, après avoir recueilli l'avis du directeur général de l'agence régionale de santé.
La députée PS Sandrine Mazetier a dénoncé un « scandale », une« disposition qui va envoyer à la mort un certain nombre de malades ». Les associations qui ont réagi en lançant un « faire part de décès » du droit au séjour pour soins, ont appelé à la « désobéissance civile ». Elles affirment être « prêtes à tout pour empêcher l'expulsion d'étrangers gravement malades ». Une catastrophe.
Un collectif de médecins engagés dans des associations, des sociétés savantes ou des syndicats (SMG et MG France) avait interpellé le Premier ministre fin mars pour tenter d'infléchir le cours des choses. Après un premier refus, une délégation a été reçue par son cabinet à la fin de la semaine dernière. « Nous lui avons fait valoir combien le dispositif actuel, clair et encadré, répondait à des objectifs fondamentaux de santé individuelle et de santé publique. Nous lui avons indiqué en quoi cette réforme était injustifiée compte tenu de la stabilité et de la faiblesse du nombre de cartes de séjour délivrées dans ce cadre (28 000) et de l'absence avérée de migration thérapeutique. Nous lui avons montré en quoi la réforme envisagée était dangereuse : péril de la santé et de la vie des personnes concernées, menace pour la santé publique, atteinte au secret médical, entrave au contrôle effectif du juge, et augmentation des dépenses publiques », avaient-ils indiqué après leur entrevue à Matignon. Leur volonté : expliciter les enjeux « tant ils apparaissaient avoir été sous-évalués ». Ils expliquaient alors que si le gouvernement persistait à restreindre le droit au séjour pour soins,« c'est en connaissance de cause et en toute responsabilité ».
Leur démarche a été vaine. « C'est une catastrophe », déclare au « Quotidien » le Dr Pierre Lombrail, président depuis mars 2011 de la Société française de santé publique (SFSP). Le spécialiste nantais de santé publique regrette « cette décision qui va à l'encontre des principes déontologiques auxquels en tant que médecin je ne saurais déroger et qui du point de vue de la santé publique n'a pas de sens ». Selon lui, un recours devant la Cour européenne de justice pourrait être envisagé.« Que la maladie ne soit pas une protection contre l'éloignement, je pense que cela relève d'une atteinte caractérisée aux droits de l'homme », souligne-t-il. |
|  Communiqué de l'US SOLIDAIRES. | mercredi 11 mai 2011, 16:16
Libération immédiate des migrants Tunisiens !
Mercredi 4 juin après-midi, les forces de polices ont expulsés violemment les centaines de migrants tunisiens se trouvant dans un immeuble de la rue Bolivar (19ème). Dans l'urgence, plusieurs dizaines de militant(e)s se sont rassemblés devant l'immeuble pour protester contre ces arrestations arbitraires. Les migrants tunisiens seraient à cette heure dans plusieurs commissariats de Paris. L'union syndicale Solidaires dénonce l'abjecte politique du gouvernement qui bafoue la liberté de circulation en pourchassant les tunisiens. Ils et elles se sont battus pour leur liberté dans leur pays, le gouvernement Sarkozy les en prive avec indignité. |
|  80 militants d'AIDES et d'ACT UP arrêtés devant le Senat. | mercredi 11 mai 2011, 16:15
À la veille de l'examen par la commission mixte paritaire de l'article 17 ter du projet de loi sur l'immigration, qui restreint le droit de séjour des étrangers gravement malades, plusieurs acteurs de la lutte contre le sida, vêtus d'une tenue de deuil, ont bloqué la circulation devant les portes du palais du Luxembourg ce mardi 3 mai. Ils dénonçaient un article « aux conséquences criminelles pour la survie des étrangers gravement malades résidant sur notre territoire »; 78 d'entre eux ont été arrêtés, ainsi que Pierre Chappard, président d'Act Up-Paris, et Vincent Pelletier, directeur général d'AIDES. Tous ont été conduits au commissariat du 18e arrondissement.
Le Sénat a en effet rétabli l'article 17 ter en deuxième lecture (alors que les sénateurs l'avaient supprimé en première), mais a surtout durci le texte. Tel quel, le droit de séjour des étrangers malades serait conditionné à « l'absence » de tout traitement approprié dans le pays d'origine, et non plus à son « indisponibilité ». « La France s'apprête donc à condamner à mort près de 28 000 personnes », accusent, dans un communiqué commun, AIDES et Act Up. Ils dénoncent également « les amalgames » sur lesquels jouent les décideurs et soulignent que « les demandes de titres de séjour pour soins restent stables, et dans l'immense majorité des cas les demandeurs ont découvert leur pathologie plusieurs années après leur arrivée ». Les associations de lutte contre le sida se déclarent déterminées dans leur combat : « S'il le faut, nous défendrons ce droit jusque sur les tarmacs des aéroports. » |
|  Psychologues : la position de SUD ! | mercredi 11 mai 2011, 14:57
Le 18 mai, les Psychologues sont donc appelés à se mobiliser…. contre le décret relatif à l'usage du titre de psychothérapeute… A cette occasion la Fédération SUD Santé Sociaux rappelle sa position : En 2005, nous nous refusions à « négocier » l'article 52 de la loi du 9 août 2004 et réclamions son retrait… Aujourd'hui, nous n'avons pas changé d'avis : il n'y a rien à négocier, le décret du 20 mai 2010 relatif au titre de psychothérapeute (décret d'application de l'article 52) doit être abrogé !
Pourquoi ? Parce qu'il répond à la volonté politique de contrôler les orientations et les pratiques : on légifère pour imposer ce que doit être la « bonne formation » pour la « bonne pratique » au service d'une politique de santé qui, tout en prétendant défendre les usagers, a fait le choix de l'évaluation, de la standardisation et de la rentabilité ! Parce qu'en accordant de droit le titre aux psychiatres, il médicalise l'exercice des psychothérapies en même temps qu'il dévalorise l'enseignement de la psychopathologie dispensé en fac de sciences humaines et discrédite l'exercice professionnel des psychologues. Parce qu'il crée un nouveau métier : dans le rapport relatif aux métiers en santé de niveau intermédiaire » (rapport Henart-Berland-Cadet de janvier 2011 qui, dans sa synthèse introductive, énonce que «… les défis de l'avenir réclament souplesse des métiers et adaptation… »), les seuls professionnels cités comme exerçant dans le secteur de la santé du fait de « l'usage d'un titre et donc d'une activité mais sans être qualifiés comme des professions de santé » sont les ostéopathes et … les psychothérapeutes ! Les psychologues ne sont jamais mentionnés ! Parce qu'il ouvre les portes à la marchandisation et à la privatisation de la formation….Déjà des écoles se constituent et les prix se fixent ! C'est pourquoi, pour SUD, les psychologues ne doivent pas siéger dans les commissions régionales d'inscription et d'agrément, dont les membres sont nommés par le Directeur Général de l'Agence Régionale de Santé ! Pour information, conformément à son appel à la mobilisation du 28 janvier dernier qui revendiquait la mise en place de concours (et la mise en CDI dans le privé) ainsi que le respect du temps FIR (ou DIRES) pour tous les psychologues quel que soit leur statut, SUD participera , dans le cadre des rencontres mises en place entre la DGOS et les organisations syndicales siégeant au Conseil Supérieur de la Fonction Publique Hospitalière, aux groupes thématiques : « résorption de la précarité » et « relecture de la circulaire temps FIR ». Et même si le ministère a fait savoir qu'il n'avait pas de mandat pour en discuter, SUD continuera à réclamer une revalorisation salariale en rapport avec notre niveau de formation. |
|  Urgences dans le privé : les cliniques perdent patience... | mercredi 11 mai 2011, 14:35
lequotidiendumedecin.fr 21/04/2011
En attente d'homologation pour des dizaines de projets de services d'urgence, la FHP-MCO reproche son « inaction » au gouvernement. Et refuse le statut de « béquille » de l'hôpital public.
Constatant dans un communiqué qu'« une centaine de demandes d'autorisation d'ouverture de services (d'urgence)par des cliniques et hôpitaux privés demeure toujours en souffrance », la FHP-MCO (fédération de 700 cliniques de court séjour) s'impatiente.
Offensif, le président de la fédération, Lamine Gharbi, juge même« anormal que les demandes d'autorisation de (ses) établissements pour ouvrir des services d'urgence restent sans aucune réponse, alors que les patients font les frais quotidiennement de services d'urgences publics saturés ».
Outre cette attente, la FHP-MCO dénonce le virage officiellement pris par le ministre de la Santé, lors du colloque consacré le 1er avril au premier anniversaire des agences régionales de santé (ARS), quant à sa conception des missions de services publics (dont les urgences font partie). « Xavier Bertrand a affirmé (que ces missions) "demeurent en priorité confiées au secteur public mais peuvent faire l'objet d'un appel d'offres en cas de carence" ».
La FHP-MCO s'inscrit en faux contre cette philosophie : « Nous ne pouvons pas nous contenter d'être la béquille de l'hôpital public lorsque celui-ci ne peut pas assurer ses missions. (...) Vouloir nous réduire à un rôle d'auxiliaire auquel on fait appel pour combler les carences, c'est inacceptable et c'est afficher un mépris des patients et de leur liberté de choix. »
La fédération affirme que les cliniques qu'elle représente « disposent déjà de 134 services d'urgences en France, qui accueillent chaque année 2 millions de patients, sans aucune distinction économique et sociale ». Elle ajoute que « les services d'urgence des cliniques et hôpitaux privés représentent souvent la seule offre de proximité dans des banlieues défavorisées, comme c'est le cas à Sarcelles, Trappes ou Vénissieux, par exemple ». |
|  Hausse des accidents de travail dans la FPH | mercredi 11 mai 2011, 14:27
Hausse de la fréquence et de la gravité des accidents du travail dans la fonction publique hospitalière en 2008
PARIS, 19 avril 2011 (APM) - La fréquence et la gravité des accidents du travail ont augmenté en 2008 dans la fonction publique hospitalière, selon des données diffusées mardi par le ministère du travail, de l'emploi et de la santé.
Xavier Bertrand a réuni mardi le conseil d'orientation des conditions de travail (COCT) pour faire un bilan de la première année de mise en oeuvre du Plan santé au travail 2010-14. A cette occasion, le ministère a diffusé un dossier de presse avec des données sur les accidents du travail et les maladies professionnelles (AT-MP).
Pour la fonction publique hospitalière, les données statistiques disponibles sur le nombre d'accidents du travail ont été établies par la direction générale de l'organisation des soins (DGOS).
En 2008, 4,4% des équivalents temps plein (ETP) des établissements hospitaliers ont connu au moins un accident du travail avec arrêt, ce qui représente un taux de fréquence de 27,4. Le taux de fréquence correspond au nombre d'accidents du travail avec arrêt multiplié par 1 million et divisé par le nombre d'heures travaillées. Le taux d'accidents du travail avec arrêt retrouve ainsi son niveau de 2005, commente le ministère dans son dossier de presse.
La fréquence des accidents du travail augmente dans toutes les catégories d'établissements, sauf dans ceux de 1.000 à 3.000 agents.
Le taux de gravité augmente globalement et suit l'évolution du taux de fréquence, passant de 0,79 en 2007 à 0,84 en 2008. Le taux de gravité correspond au nombre de journées perdues par incapacité temporaire multiplié par 1.000 et divisé par le nombre d'heures travaillées.
Cette hausse du taux de gravité est particulièrement marquée dans les établissements de 300 à 500 agents.
Les grands établissements sont donc moins touchés par la sinistralité. En effet, les accidents avec arrêt sont moins nombreux dans les grands établissements: le taux de personnel ayant connu un accident avec arrêt est de 4% des ETP dans les établissements de plus de 3.000 agents alors qu'il se situe entre 4,6% et 5% dans les autres établissements.
Le dossier de presse ne fournit pas de données sur les maladies professionnelles dans la fonction publique hospitalière, note-t-on. |
|  Même fauché, l'hôpital doit payer les heures sups aux médecins... | mercredi 6 avril 2011, 12:48
lequotidiendumedecin.fr 29/03/2011
En réponse à une requête de l'Association des médecins urgentistes de France (AMUF), le Conseil d'État a tranché : le temps de travail additionnel effectué par un médecin hospitalier au-delà de ses 48 heures hebdomadaires doit lui être payé et son établissement ne peut pas s'abriter derrière des arguments budgétaires pour ne pas le faire – ou le faire moins qu'il ne le devrait.
C'est une affaire intervenue au CHU de Dijon qui est à l'origine de cet arbitrage souverain (daté du 25 février). Au motif d'une insuffisance budgétaire, l'établissement refusait de payer la totalité des plages additionnelles dues à un urgentiste (pour des heures supplémentaires effectuées entre 2003 et 2005).
La décision du Conseil d'État clôt moult péripéties juridiques. L'AMUF la considère comme « une grande victoire ». Elle « va enfin mettre un coup d'arrêt à des pratiques de gestion des praticiens inadmissibles dans les centres hospitaliers », se félicite le syndicat. |
|  Ordre Infirmier... petites magouilles en famille... | mercredi 6 avril 2011, 12:41
Le logo actuel de l'Ordre national des infirmiersLe mariage a plus d'une utilité. Et la possibilité offerte aux femmes de prendre le nom de leur époux n'est pas la moindre : elle assure un confortable brouillage des liens. Qui a permis à la présidente de l'Ordre des infirmiers de confier, en toute tranquillité, un marché de 20 000 euros à son petit frère, comme le révèle Rue89.
Des années que Dominique Le Boeuf porte le nom de son mari. Mais elle est née Ameslant, le jour de la Saint-Valentin, en 1961. Cette protégée de Xavier Bertrand, le ministre de la Santé, pensait-elle que personne ne ferait jamais le rapprochement entre elle et le dirigeant de la société retenue pour « créer l'identité visuelle » de son ordre, Laurent Ameslant ?
Cette société, Openminded, aujourd'hui rebaptisée Evermore, a été choisie à l'issue d'une compétition pas très transparente. « Si elle nous avait dit que c'était son frère… »
Le 23 mars 2009, à 2h20 du matin, Dominique Le Boeuf envoie un mail aux membres du bureau de l'Ordre pour leur annoncer qu'elle a « trouvé des prestataires » pour réaliser le logo de leur organisation, à qui elle vient d'envoyer un appel d'offres. Ils sont quatre. Elle précise :
« Je ne pense pas qu'il faille nous en rajouter maintenant, si on veut avoir une identité graphique dans les plus brefs délais… »
Lors d'une séance plénière du conseil national de l'ordre, le 3 avril 2009, elle fait voter, « sur le rapport de la présidente », sa décision : celle de retenir « la société Openminded pour proposer une identité graphique de l'Ordre national des infirmiers, sous réserve d'un approfondissement, à la prochaine séance du Conseil national, des propositions d'infographie, jugées trop limitées. »
Selon un membre du bureau, qui ne veut pas voir son nom publié, « la présidente nous a indiqué qu'elle avait étudié les propositions en détail et que celle d'Openminded était la meilleure ». Un autre : « Si elle nous avait dit que c'était son frère, nous lui aurions évidemment expliqué que ça nous posait problème. » Dominique Le Boeuf jure que leur « lien » n'était pas caché. Version confirmée par sa collaboratrice Myriam Petit, la secrétaire générale de l'ordre. « Une forme de procès d'intention tout à fait lamentable »
La proposition d'Openminded était-elle vraiment plus créative ? C'est assez subjectif.
L'agence a-t-elle été choisie sur ses références ? Impossible, elle était encore en cours de création quand elle a été désignée.
Etait-elle moins chère que les autres ? Dominique Le Boeuf explique que son petit frère était « le moins disant financier ». Il a pourtant facturé 20 000 euros une prestation proposée moins de 5 000 euros par un concurrent…
Laurent Ameslant considère qu'il n'a « pas fait l'objet d'un traitement de faveur », d'ailleurs, souligne-t-il, « j'ai ensuite participé à un autre appel d'offres pour refaire le site Internet de l'ordre des infirmiers et je l'ai perdu ». Il dénonce « une forme de procès d'intention tout à fait lamentable ».
Sa soeur parle carrément d'un « règlement de comptes » destiné à la pousser à la démission. Quatre ans après sa création, l'Ordre national des infirmiers reste contesté par une grande partie de la profession, qui compte 500 000 personnes.
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|  Défense du service public de santé... | mercredi 6 avril 2011, 10:33
Une diffusion d'info à la population de St Jean d'Angely dans le cadre de la journée d'action nationale pour la défense du service public de santé et de proximité... et un article sur SUD OUEST... | |
|  UNEDIC : avec des syndicats comme ça, les chomeurs n'ont pas besoin d'ennemis. | mardi 29 mars 2011, 11:45
Assurance-Chômage : Un accord favorable au patronat
La reconduction de la convention de l'assurance-chômage de 2009 jusqu'en 2013 est saluée par les centrales syndicales, sauf la CGT. Les grands perdants de ce nouvel accord seront les millions de chômeurs et chômeuses, notamment touché(e)s par le chômage de longue durée. La règle d'un jour indemnisé pour un jour cotisé avec un plafond de durée d'indemnisation de 24 mois va produire des effets désastreux dans un contexte de crise économique et sociale qui perdure et augmenter le nombre de personnes aux minima sociaux. La validation du principe d'automaticité des baisses de cotisations jusqu'en 2016, même avec des règles, légèrement durcies, de seuil d'excédent du régime, est un pur scandale. Au contraire, les cotisations patronales devraient être augmentées car c'est le patronat, comme entité collective, qui doit payer les dégâts sociaux des licenciements et de la précarité. Cet accord au rabais s'est fait sans débat démocratique ni mobilisations d'ampleur pour faire pression sur le MEDEF. La démocratie sociale exigerait de changer totalement les instances de décision de l'UNEDIC, par des élections nationales des représentants des salariés et le droit de siéger des associations de chômeurs. |
|  Les 35 heures à la Mairie de Lille | lundi 14 février 2011, 11:39
Pour mémoire, la Mairie de Lille a empêché SUD de se présenter aux élections professionnelles... | |
|  Revue de presse : mise à jour de la "France de Sarkozy". | mardi 4 janvier 2011, 10:35
Sur notre site, de l'info.... | |
|  Ce qui change au 1er janvier 2011 | mardi 4 janvier 2011, 10:34
Logement, santé, transport.... ce que ça va nous coûter.... | |
|  SUD La Rochelle pleure une camarade... | mardi 4 janvier 2011, 09:49
Marina est décédée, à 28 ans, d'un cancer... Nous sommes tristes et révoltés, en colère ! Nous adressons à son compagnon, à sa famille et à tous ses amis nos voeux de fraternité totale. |
|  Grève aux urgences à La Rochelle | lundi 27 décembre 2010, 13:27
MLe direction met la pression, les collègues tiennent le coup... et SUD est avec eux ! | |
|  Un syndicaliste SUD détenu préventivement lors de la visite de sarko | lundi 13 décembre 2010, 09:47
LEMONDE.FR | 08.12.10 | 19h29 • Mis à jour le 09.12.10 | 08h04
Le 25 novembre, Nicolas Sarkozy est dans l'Allier, au chevet du monde agricole. Depuis la défaite de la majorité aux élections régionales, huit mois plus tôt, le chef de l'Etat multiplie les déplacements en milieu rural. La visite d'une exploitation agricole d'Isserpent, suivie d'une table-ronde organisée avec des agriculteurs au Mayet-de-Montagne, se déroule sans accroc. Le président passe en revue une troupe de charolaises impassibles, serre quelques mains et conclut en promettant de "protéger la ruralité".
Rien à voir avec l'ambiance hostile qui avait accompagné les déplacements présidentiels à Sandouville (Seine-Maritime), en octobre 2008, à Châtellerault (Vienne), en mars 2009, ou encore à Saint-Lô (Manche), le 12 janvier 2009. Cette dernière visite, émaillée de heurts entre policiers et manifestants, avait provoqué l'ire de M. Sarkozy et entraîné les mutations du préfet de la Manche et du directeur départemental de la sécurité publique.
Un précédent suffisamment marquant pour mettre les forces de l'ordre de l'Allier sur les dents : au Mayet-de-Montagne, une commune de moins de 2 000 habitants, 300 à 400 représentants de la force publique sont mobilisés. Face à eux, un petit groupe d'une quinzaine de personnes a prévu de manifester son hostilité au chef de l'Etat et à la réforme des retraites. L'un d'eux n'en aura pas l'occasion : Frédéric Le Marrec, un militant du syndicat SUD de 42 ans, passera les cinq heures de la visite de Nicolas Sarkozy dans les locaux de la gendarmerie.
Son récit au Monde.fr est confirmé par des sources proches de la gendarmerie, qui ont souhaité rester anonymes mais entendent dénoncer "des méthodes d'un autre âge". Frédéric Le Marrec a par ailleurs porté plainte contre X... pour "arrestation arbitraire", le 6 décembre, auprès du commissariat de Vichy, qui dément avoir enregistré une telle plainte.
"LES GENDARMES N'AVAIENT PAS GRAND-CHOSE À ME DIRE"
Educateur spécialisé dans un foyer pour adolescents du Mayet-de-Montagne, Frédéric Le Marrec prend son poste à 6 h 30, ce 25 novembre. A 9 h 30, il quitte le foyer en compagnie d'un autre militant pour rejoindre ses amis manifestants. Devant son lieu de travail, deux gendarmes l'attendent, qui le prient de les accompagner à la gendarmerie. Là, il est interrogé par deux fonctionnaires venus de Moulins au sujet d'un collage d'affiches en faveur du Nouveau Partianticapitaliste, la nuit précédente. D'ordinaire, explique un policier consulté à ce sujet, "ce genre de dossiers, qui débouche au pire sur une contravention, est traité en moins d'une demi-heure".
Très vite, une fois réglée cette affaire de collage, "les gendarmes n'avaient plus grand-chose à me dire, raconte Frédéric Le Marrec. Et comme je n'étais pas officiellement en garde à vue, j'ai voulu m'en aller. Lorsque j'ai commencé à rassembler mes affaires, ils m'ont dit : 'On vous déconseille de partir'". Voulant"éviter tout incident", le militant prend son mal en patience. Au bout d'un moment, il reçoit cette mystérieuse confidence : "Le préfet vous en veut." Peu après 14 heures, Frédéric Le Marrec quitte la gendarmerie. L'hélicoptère de Nicolas Sarkozy a décollé quelques minutes auparavant.
"SI À 9 H 30 IL VA PISSER, IL FAUT QUE JE LE SACHE"
D'après les témoignages des sources proches de la gendarmerie obtenues par Le Monde.fr, il semble bien que le préfet de l'Allier, Pierre Monzani, ait joué un rôle dans ce dossier. Le 24 novembre, lors de la réunion organisée avec les responsables de la sécurité pour préparer la venue du chef de l'Etat, le préfet cite nommément Frédéric Le Marrec : "Si à 9 h 30 il va pisser, il faut que je le sache", lance ce proche de Brice Hortefeux. Une consigne apparemment prise très au sérieux par les gendarmes.
Selon ces sources, le militant est connu localement : "Il est grand, il porte toujours un bonnet, c'est une figure du Mayet-de-Montagne. Il a activement participé au conflit sur les retraites, prenant part à des blocages et des tentatives de blocage de dépôts d'essence et à un tractage sur des rails." Rien qui justifie ces longues heures d'une rétention "extrêmement limite au niveau de la légalité : Le Marrec n'est pas connu comme quelqu'un de violent, ses actions ont toujours été mesurées sur Le Mayet-de-Montagne. Apparemment, on a juste désigné cet homme comme un fauteur de troubles potentiel et on s'est occupé de lui de façon préventive".
Le préfet dément avoir évoqué le cas de Frédéric Le Marrec lors de cette réunion préparatoire : "Je ne connais pas ce monsieur. De façon générale, ce serait contre-productif de désigner une cible particulière à mes troupes, puisque celles-ci doivent se concentrer sur tous les dangers potentiels." Selon lui, le militant "veut se faire de la publicité dans le milieu syndicaliste" et a été particulièrement bien traité pendant sa rétention à la gendarmerie : "Le café que lui ont servi les gendarmes devait être bon pour qu'il s'attarde autant à la gendarmerie." La plainte a été transmise au procureur de la République. Benoît Vitkine |
|  Libé : un article sur la lutte de nos collègues de Marchant (psy Toulouse) |  | lundi 13 décembre 2010, 09:43
Ces irréductibles de l'hôpital Marchant qui refusent de devenir des gardiens de prison
Logo test 2SOCIÉTÉ. Au 49° jour d'une grève débutée le 18 octobre, les salariés de l'hôpital psychiatrique Marchant ne sont plus qu'une poignée à camper sous la tente plantée à l'entrée de l'établissement de la route d'Espagne à Toulouse.
L'intersyndicale du début du mouvement n'a pas tenu la distance. Le protocole d'accord sur le paiement d'heures supplémentaires signé avec la direction le 12 novembre «a été jugé suffisant», selon le secrétaire général FO, Serge Albinet. Au tour de la CGT, ensuite, de déserter les lieux: «38 jours et nuits sous la tente, la lutte devait continuer sous une nouvelle forme», explique la cégétiste de Marchant, Isabelle Morer.
Quitte à réveillonner sous la tente, une vingtaine d'irréductibles non syndiqués et militants de Sud-Santé n'en sont pas moins déterminés à obtenir l'embauche d'une cinquantaine d'infirmiers supplémentaires. «Pour que le travail, disent-ils, cesse de se limiter à la surveillance et au cachetonnage des malades hospitalisés». Reportage.
Lundi 6 décembre, 17h. Devant la tente des grévistes, à deux pas des bâtiments flambants neufs du Cancérople, s'amoncellent des palettes. Sous la tente, café, cigarettes et rédaction de tract. Entre les lits de camps et les packs d'eau minérale, les cinq salariés du piquet de grève du jour tiennent leur réunion quotidienne.
«Notre revendication principale concerne le manque de personnel», rappelle Florian, 34 ans, infirmier. Selon lui, les services de pédopsychiatrie, les longs séjours, les urgences et les pathologies chroniques seraient «archi pleins». Mais la direction refuserait d'embaucher.
Avec une moyenne de trois infirmiers par unité de 20 malades, ce sous-effectif inquiète Stéphane: «nous sommes toujours sur la brèche, raconte-t-il. Faute de temps, on est limité à cachetonner et à surveiller les malades, sans pouvoir établir de relation de confiance avec eux ni avec leurs familles.» Parer en permanence au plus pressé, donc. «Avec le risque d'accumuler les moments de crise et de passage à l'acte», reprend Florian.
«Et ce sont des gars comme moi, a priori pas formés pour ce type d'intervention qu'on appelle au secours», intervient Bernard, 50 ans, agent de service hospitalier rémunéré 1300€ mensuels après 25 ans d'ancienneté.
Plutôt que d'embaucher, l'hôpital Marchant privilégierait l'achat de nouvelles caméras de surveillance dans les services d'urgence ou de bips derniers cris, déclenchables en cas d'alerte. Une dépense estimée à plus de 100.000 euros par le syndicat Sud. «Ce n'est pas en surveillant les malades qu'on les soigne», tonne cet infirmier
«C'est dans la logique du système, reprend Fabienne Bino, secrétaire fédérale Sud. Au lieu de privilégier la prise en charge des malades à l'extérieur de l'hôpital, on les y enferme pour ne pas les voir. Sous prétexte de les soigner».
Marchant, comme une prison du troisième type ? Livrables en 2011, les futurs bâtiments de l'unité hospitalière spécialement aménagée (UHSA) devraient accueillir une quarantaine de détenus atteints de troubles psychiatriques. L'administration pénitentiaire y sera chargée de la sécurité tandis que le personnel de Marchant s'occupera de l'aspect sanitaire. «Ce mélange des genres est stigmatisant, peste l'infirmière psychiatrique Marie Rabajat. Nous risquons d'être assimilés à des gardiens de prisons».
Contactée par LibéToulouse, la direction de l'hôpital n'a pas souhaité communiquer sur l'ensemble des revendications des grévistes. «Une rencontre avec les militants de Sud est prévue dans les prochains jours», précise néanmoins son directeur adjoint, Laurent Talon.
Au moment de quitter les grévistes de Marchant, une citation de Victor Hugo épinglée au dessus du réfrigérateur des grévistes attire le regard : «Parmi les réprouvés, je planterai ma tente. Je resterai proscrit, voulant rester debout» |
|  SOLIDAIRES en action... | lundi 13 décembre 2010, 09:37
le journal de l'UNION SYNDICALE SOLIDAIRES. | |
|  Hôpital public à vendre | lundi 13 décembre 2010, 09:35
Le cri d'alerte est venu du professeur Bernard Debré, député de l'Union pour un mouvement populaire (UMP) mais aussi chef de service à l'hôpital Cochin à Paris : « C'est l'hôpital public qu'on assassine », a-t-il lancé le 3 octobre 2010. A la mi-octobre, des mouvements de grève touchaient quarante-quatre hôpitaux. Par ANNE GERVAIS ET ANDRÉ GRIMALDI Hépatologue praticienne hospitalière à l'hôpital Bichat (Paris). Chef du service de diabétologie-métabolisme du groupe hospitalier de la Pitié-Salpêtrière (Paris). | |
|  Après les retraites, Sarko s'attaque à la sécu | lundi 6 décembre 2010, 11:56
Par le dossier de la dépendance, une attaque sur la sécu | |
|  FPH : appels téléphoniques à Domicile : c'est non ! | lundi 6 décembre 2010, 10:31
Les Directions prennent des « libertés » avec la législation... et quand on ne dit rien, quand on subit avec la trouille, la règle du pas vu-pas pris est de rigueur… Cette règle, SUD la brise, comme celles de la loi du silence, du partenariat social sur le dos des collègues, de la négociation des reculs sociaux ! À VOUS DE VOUS EMPARER DE VOS DROITS ET DE NOUS FAIRE SIGNE… POUR LE RESPECT QUI VOUS EST DÛ !
Les rappels incessants à domicile pour les dépannages sont la conséquence du manque d'effectif, de la rentabilité commerciale recherchée sur l'autel de notre santé et de nos vies. Pas une fatalité… nous ne sommes pas des bonnes soeurs, ni des esclaves ! | |
|  900 accidents par jour dans les hôpitaux..; et du aux conditions de travail. | mardi 30 novembre 2010, 10:43
Neuf cents accidents médicaux surviennent chaque jour, en moyenne, dans les hôpitaux et cliniques français.AFP/PHILIPPE HUGUEN
Neuf cents accidents médicaux, en moyenne, surviennent chaque jour dans les hôpitaux et cliniques français, révèle la deuxième enquête nationale sur les événements indésirables graves liés aux soins (Eneis), publiée par le ministère du travail et de la santé. Sur ce total, quatre cents seraient "évitables" estime le rapport. Ce résultat élevé est proche de celui de 2004.
Chaque année, ce sont donc entre 275 000 et 395 000 "événements indésirables graves" (EIG) qui surviendraient dans les établissements hospitaliers français, estime l'étude. "Globalement, ça n'est pas brillant", convient Philippe Michel, directeur du Comité de coordination de l'évaluation clinique et de la qualité en Aquitaine (CCECQA), coauteur de l'étude réalisée avec la Drees (évaluation et statistique). "Mais cela ne doit pas masquer les progrès qui ont été faits, par exemple en anesthésie-réanimation ou contre les infections nosocomiales, c'est-à-dire contractées à l'hôpital", tempère-t-il.
Les EIG évitables (de 160 000 à 290 000 par an) sont ceux "qui n'auraient pas eu lieu si les soins avaient été conformes à la prise en charge considérée comme satisfaisante au moment de leur survenue". "Vingt pour cent des EIG évitables survenus à l'hôpital ou en clinique sont associés à des médicaments (...). Ils sont en cause dans quasiment la moitié des cas d'EIG ayant entraîné une hospitalisation", ajoute Philippe Michel.
DES ACCIDENTS EN LIEN AVEC DES CONDITIONS DE TRAVAIL DÉGRADÉES
Il évoque le problème des traitements anticoagulants, où l'on n'enregistre guère de progrès, avec des traitements compliqués qui peuvent être difficiles à gérer par des patients âgés. Autre tendance, "une augmentation des hospitalisations pour infection du site opératoire, qui peut être liée à l'identification au domicile d'une infection contractée dans un établissement de santé. Mais cela peut être aussi la conséquence d'une mauvaise prise en charge des plaies opératoires en ambulatoire [hors de l'hôpital]", dit-il. Comme en 2004, l'étude pointe des "défaillances humaines des professionnels", moins souvent en lien avec des défauts de connaissances qu'avec des conditions de travail dégradées, "une supervision insuffisante des collaborateurs" ou encore une "mauvaise organisation" ou un "déficit de communication entre professionnels", note le Dr Michel.
Cependant, tous les événements indésirables liés aux soins ne sont pas considérés comme évitables. Ils peuvent aussi résulter de risques auxquels est exposé le patient dans le cadre de soins optimaux, souligne l'étude. Ils touchent plus fréquemment des patients fragiles, âgés, souvent déjà dans un mauvais état de santé.
Le plus souvent, l'événement indésirable entraîne un prolongement d'hospitalisation, mais le pronostic vital ou une incapacité à la sortie de l'hôpital peuvent être en jeu, voire, plus rarement, la mort.
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|  Revue de presse | jeudi 25 novembre 2010, 09:42
Affaire Betancourt, affaire Karachi... La revue de presse sur notre site ! | |
|  Assurance Maladie : les médecins conseils payés à l'intéressement ! | mardi 23 novembre 2010, 11:36
Contrôle des dépenses d'assurance-maladie
Branle-bas de combat dans le monde médical. Un accord d'intéressement signé entre l'assurance-maladie et ses médecins-conseils permet à ces derniers de percevoir une rémunération complémentaire (représentant 2 % environ de leur salaire) sur la base d'une maîtrise des dépenses de certains postes comme les IJ ou les prescriptions de plusieurs médicaments. Un texte « qui sème le trouble sur l'indépendance des médecins-conseils », selon l'Ordre, tandis que les syndicats médicaux crient au scandale.
INDIGNATION du Conseil national de l'Ordre et des syndicats de médecins. Un accord annuel sur la stratégie de gestion du risque, signé entre l'assurance-maladie et les syndicats de médecins-conseils l'été dernier, comporte un volet intitulé« accord d'intéressement des praticiens conseils du régime général d'assurance-maladie pour 2010 ». Comptant une trentaine de pages, ce texte, dont « le Quotidien » a pu consulter un exemplaire, décline les conditions qui doivent permettre aux médecins de l'assurance-maladie de recevoir un intéressement évalué à environ 2 à 2,5 % de leur salaire annuel.
Dans le détail, chaque action menée par les praticiens-conseils permet que leur soient attribués des « points » correspondant à une fraction de cette rémunération complémentaire. Au chapitre « régulation », l'accord se fait précis. La maîtrise du poste indemnités journalières (IJ) permet notamment l'attribution de ces fameux points, subdivisée selon les items suivants : évolution des dépenses d'IJ, évolution du nombre d'IJ, contrôle des arrêts de travail de plus de 45 jours, contrôle des arrêts de travail de courte durée. L'attribution de points existe aussi pour les items suivants : évolution des dépenses de transport, évolution des dépenses de statines, d'IEC et de sartans, de kinésithérapie, etc. Un objectif de pénalités financières est même fixé à 900 millions d'euros pour l'année 2010 dans le cadre du Plan national de lutte contre la fraude (PNLF), avec un « socle de performance » (seuil à partir duquel une partie de la prime pourra être versée) fixé à 700 millions d'euros.
Des objectifs collectifs.
Pour le Dr Jean-François Gomez, président du Syndicat général des praticiens conseils (SGPC, affilié à la CGC), majoritaire à l'assurance-maladie, le principe de ce complément de rémunération existe depuis 2007. Selon lui, cet accord ne porte nullement atteinte à l'indépendance décisionnelle des médecins-conseils « dans la mesure où il est spécifié dans son préambule qu'il s'agit d'objectifs collectifs, et non individuels. Il n'y aura jamais d'évaluation a posteriori des résultats individuels ». Pour le Dr Gomez, jamais son syndicat n'aurait signé un accord qui fixerait des « quotas » individuels. Alain Gomez revient sur le chapitre des IJ, qui cristallise l'opposition du CNOM. « La baisse du nombre d'IJ est une stratégie d'entreprise comme une autre, juge-t-il. Il est demandé aux médecins-conseils de procéder à un certain nombre de contrôles, pas d'en faire baisser le nombre ou le montant ». Quid des items « évolution des dépenses d'IJ et du nombre d'IJ » ? Alain Gomez répète qu'il s'agit là d'objectifs collectifs et non individuels. « Nous avons des objectifs de moyens et non de résultats, assène-t-il, cela n'influence pas notre pratique quotidienne. »
« Un pousse-au-crime ».
À l'Ordre des médecins, on a une appréciation différente sur ce contrat d'intéressement, « qui peut jeter le trouble parmi les salariés sur l'indépendance des médecins-conseils dans l'appréciation médicale des arrêts de travail qu'ils reçoivent, tout comme dans leurs conclusions à propos des suites données aux contrôles patronaux ». Pour l'Ordre, il en va de même pour les objectifs d'évolution des prescriptions médicales (statines, sartans, etc.) : « La déontologie médicale limite les prescriptions et les actes des médecins à de qui est nécessaire à la qualité, à la sécurité et à l'efficacité des soins. Ce cadre justifie l'activité des médecins-conseils sans qu'il soit besoin de lui associer une rémunération particulière », conclut l'Ordre, qui se dit malgré tout « totalement confiant » dans la capacité des médecins-conseils à résister « aux pressions de leur employeur ».
Même trouble chez les syndicats médicaux. La Fédération des médecins de France (FMF) dénonce « l'orientation résolument comptable de la gestion de l'Assurance-maladie », et craint que l'indépendance du contrôle médical opéré par les médecins-conseils ne soit « bafouée », altérant en conséquence « les relations confraternelles entre médecins contrôleurs et médecins contrôlés ». La FMF regrette « les interférences de plus en plus pressantes de l'assurance-maladie pour des motifs purement économiques dans les décisions thérapeutiques des médecins ». À MG-France, le Dr Claude Leicher dénonce un accord « scandaleux, qui signifie que les médecins libéraux vont subir encore plus de pressions des médecins-conseils ». Le président de MG-France suggère donc que « les médecins-conseils prennent leurs responsabilités et prescrivent eux-mêmes les arrêts de travail, pour les obliger à avoir les patients en face d'eux ». Enfin, à la Confédération des syndicats médicaux (CSMF), le Dr Michel Chassang juge que cet accord est « un pousse-au-crime ». Pour lui, cela va inciter les médecins-conseils à « faire de l'abattage, c'est la porte ouverte au renforcement des pressions et des contrôles que subissent les médecins ».
› HENRI DE SAINT ROMAN |
|  TOULOUSE : un hôpital psy en grève depuis un mois... | lundi 15 novembre 2010, 10:38
Des employés de l'hôpital psychiatrique Gérard Marchant à Toulouse, en grève depuis près d'un mois, réclament des embauches en urgence dans l'établissement et dénoncent le manque de moyens en faveur de la psychiatrie en France, a-t-on appris samedi auprès des grévistes. Pour sensibiliser les Toulousains, des infirmières vêtues de blouses blanches proposaient samedi sur la place du Capitole de prendre la tension aux promeneurs en échange d'une cuillère à café, "pour montrer que nous sommes dans le plus grand dénuement", selon l'une d'entre elles.
A l'entrée de l'hôpital, plusieurs tentes ont été dressées pour abriter les grévistes et des banderoles "pénurie d'infirmiers" ou des drapeaux de l'intersyndicale (FO, CGT, Sud, CFDT) flottent au vent. "Nous demandons une cinquantaine d'embauches, et que tous les contractuels ayant travaillé au centre hospitalier psychiatrique depuis 3 à 4 ans soient titularisés", a déclaré à l'AFP un délégué de Sud, Jean-Paul Fauré. Les grévistes soulignent qu'outre le personnel débordé, les patients souffrent aussi du sous-effectif. La direction de l'hôpital indique que le sous-effectif actuel porte sur 2 postes et demi dans le service de gériatrie, qu'une solution provisoire a été présentée au Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) et que des embauches sont en cours. Le fonctionnement du centre hospitalier, qui compte environ 600 salariés, n'est pas affecté par la mobilisation en vertu de la règle de réquisition du personnel propre au secteur hospitalier. |
|  IVG : un droit menacé. | lundi 15 novembre 2010, 09:51
A Paris, plusieurs milliers de personnes défilent pour le droit à l'IVG
Plusieurs milliers de personnes ont défilé, estimant que cet acquis se trouve menacé par la loi Bachelot, qui aurait pour conséquence la fermeture d'hôpitaux de proximité.
Plusieurs milliers de personnes ont défilé samedi 6 novembre sous la pluie à Paris pour défendre le droit à l'avortement et les services de l'hôpital public, à l'appel du Planning familial, de l'ANCIC (Association nationale des centres d'interruption de grossesse et de contraception) et de la CADAC (Coordination des associations pour le droit à l'avortement et à la contraception). Les organisateurs dénonçaient notamment les fermetures liées à la loi Bachelot. La manifestation, partie de la place d'Italie, a rejoint à la Bastille le défilé contre la réforme des retraites. Sur le même sujet
* Le droit à l' avortement est-il en danger en France ?
Une brève échauffourée a opposé des manifestants à une quinzaine de jeunes gens venus au devant du cortège en scandant des slogans anti-avortement, provoquant l'intervention des forces de police.
La députée communiste de Seine-Saint-Denis, Marie-George Buffet, présente dans le cortège, a estimé que "le droit à l'avortement est remis en cause par le manque de moyens dans l'hôpital public". A ses côtés, Josée Pepa, membre du collectif IVG de l'hôpital Tenon (XXe), a déploré "la fermeture de la maternité en 2009 dans cet hôpital implanté dans un arrondissement où vivent 200.000 personnes". "Aujourd'hui ne reste à Tenon qu'une permanence avec deux infirmières qui passent leur temps au téléphone pour aiguiller les patientes vers des établissements pouvant les prendre en charge", regrette-t-elle.
"Pseudo-droit à l'avortement"
Selon Maya Surduts, de la Coordination nationale pour le droit à l'avortement et à la contraception (Cadac), 5.000 personnes ont marché derrière la banderole blanche et bleue "droit à l'avortement, non au démantèlement de l'hôpital public". "La défense de l'hôpital public va de pair avec celle de l'IVG, car chaque fois qu'on ferme une maternité, c'est aussi souvent la fermeture d'un lieu où on pratiquait l'IVG", a déclaré Françoise Nay, vice-présidente du comité national de défense des hôpitaux et des maternités de proximité, créé en 2004. "De plus de 1.200 maternités au début des années 80, nous sommes passés à moins de 600 aujourd'hui", a ajouté ce médecin hospitalier qui parle de "pseudo-droit à l'avortement" compte tenu des difficultés rencontrées par un certain nombre de femmes souhaitant y recourir.
Trente-cinq ans après la légalisation de l'avortement en France, "les droits des femmes sont menacés aujourd'hui par les restructurations - qui sont en fait des déstructurations - hospitalières", explique Paul Cesbron, membre et ancien président de l'ANCIC. La loi "Hôpital, patients, santé, territoires" (HPST) défendue par la ministre de la Santé Roselyne Bachelot a été adoptée par le Parlement au début de l'été 2009. Dans le cadre de cette loi, "les établissements de santé sont regroupés, avec pour conséquence la fermeture d'hôpitaux de proximité", de maternités et de centres d'IVG, dénoncent les organisateurs de la manifestation dans leur tract.
"Augmentation du nombre de femmes qui partent pour l'étranger"
Entre 2000 et 2006, le nombre d'établissements pratiquant des IVG est passé de 729 à 639, selon un rapport de 2010 de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas). Quelque 200.000 IVG sont pratiquées chaque année, chiffre stable depuis plusieurs années. Le manque d'attractivité financière a conduit nombre d'établissements privés à arrêter cette pratique, tandis que dans le public, l'heure est au regroupement dans de plus grandes structures, le tout provoquant un allongement des délais de prise en charge.
"Les femmes qui veulent une IVG ont parfois tellement de temps à attendre que les délais (légaux de 12 semaines) sont dépassés, ensuite on sait que c'est une question d'argent pour aller à l'étranger", déplore, Estelle Havard, DRH au conseil général du Val-de-Marne. "C'est un vrai recul pour la société", considère-t-elle. Le personnel des centres maintenus "se retrouve avec une activité accrue à laquelle il ne peut pas faire face", explique le Dr Cesbron, qui a travaillé à l'hôpital comme gynécologue-obstétricien. Résultat: "les femmes ont beaucoup de difficultés à obtenir des rendez-vous".
Certaines patientes se voient ainsi répondre qu'il n'y a pas de place avant trois semaines. Or le temps est compté : en France, l'IVG n'est autorisée que jusqu'à la douzième semaine de grossesse (14e semaine d'aménorrhée). Paul Cesbron avance qu'il y a "sans doute un repli vers des hôpitaux privés", où les tarifs sont plus élevés que dans le public.
Mais il fait aussi état d'une "augmentation du nombre de femmes qui partent pour l'étranger", évaluant leur nombre à quelque 5.000 par an. Ce chiffre, qui avait diminué au cours de la décennie écoulée, a depuis retrouvé son niveau du début des années 2000, selon lui.
Délai supérieur à 15 jours
Le Dr Cesbron redoute une réapparition des avortements clandestins, phénomène dont il est difficile d'évaluer l'ampleur en France mais dont on peut supposer qu'il demeure marginal. La prostaglandine, facilement accessible et peu coûteuse, est utilisée à cette fin dans certains pays. Des médicaments contre les ulcères notamment contiennent cette substance capable de déclencher des contractions utérines. Or ce type d'avortement non médicalisé est douloureux, surtout si la grossesse est avancée, et peut provoquer des hémorragies. "Très probablement, cette utilisation va se répandre si les difficultés que connaissent les femmes se poursuivent", prédit le médecin.
Selon les dernières statistiques gouvernementales disponibles, 213.380 IVG ont été pratiquées en France métropolitaine en 2007, contre 202.180 en 2001. Cette année-là, la loi Aubry a allongé le délai de 10 à 12 semaines, supprimé l'entretien préalable obligatoire et assoupli le régime d'autorisation parentale pour les mineures.
D'après un rapport de l'IGAS (Inspection générale des affaires sociales) publié en février dernier, le délai moyen de prise en charge est passé de neuf jours en 2003 à une semaine en 2006 mais l'attente est nettement plus longue en Ile-de-France et en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Dans un établissement sur vingt, le délai reste supérieur à 15 jours. |
|  Rapport Bockel sur la prévention de la délinquance ... travail famille patrie | lundi 15 novembre 2010, 09:44
Opposition au projet de repérage plus précoce des "enfants en souffrance" dans le but de prévenir la délinquance
PARIS, 8 novembre 2010 (APM) - Le Syndicat national des psychiatres privés (SNPP) a désapprouvé lundi les propositions du secrétaire d'Etat à la justice, Jean-Marie Bockel, qui veut renforcer le dépistage et le suivi des très jeunes enfants dans l'objectif de prévenir la délinquance.
"Nous avons tous en mémoire le rapport de l'Inserm sur le sujet et les propositions du ministre de l'intérieur de l'époque, Nicolas Sarkozy", a indiqué lundi le syndicat dans un communiqué.
Le SNPP, qui s'était associé à ce mouvement de protestation, s'élève "à nouveau pour combattre la nouvelle mouture que propose Jean-Marie Bockel, et qui malgré ses dénégations, ne fait que reprendre, voire même approfondir, les mêmes recettes qui imposent un même front d'opposition".
L'Inserm avait publié en septembre 2005 une expertise collective sur le trouble des conduites chez l'enfant et l'adolescent, qui suggérait de réduire les risques d'évolution ultérieure vers la délinquance par le dépistage des facteurs de risque et leur inscription sur le carnet de santé de l'enfant pour en assurer la prévention et la prise en charge, ce qui avait suscité un tollé chez les professionnels de santé et sociaux, rappelle-t-on (cf dépêche APM CDIIM002).
Le PS a également critiqué les recommandations du rapport de Jean-Marie Bockel en dénonçant cette "logique" selon laquelle "les enfants en difficulté deviennent des enfants délinquants" ce qui justifierait de "chercher à repérer leurs troubles dès la crèche, dès la naissance, voire avant même la naissance".
Dans son rapport sur la prévention de la délinquance des jeunes remis la semaine dernière au président de la République, Jean-Marie Bockel propose que les établissements scolaires jouent le rôle de "détection" des situations "préoccupantes relatives aux mineurs" et recommande plusieurs mesures visant à favoriser un dépistage plus précoce des troubles mentaux des enfants scolarisés, en réformant le service de santé scolaire.
Il suggère d'élever le seuil de compétence de la protection maternelle et infantile (PMI) de 6 à 12 ans pour "assurer un véritable suivi sanitaire des enfants".
"Les auditions réalisées parmi les professionnels de la protection de l'enfance et notamment de juges des enfants décrivent, en effet, chez beaucoup de mineurs un état sanitaire très dégradé (...). Afin de retisser le lien entre l'école et la PMI, il est donc essentiel que le conseil général, dont ce service relève, favorise l'exercice de son activité de détection au sein des établissements scolaires", écrit le secrétaire d'Etat.
Il propose de créer un "réseau partenarial réunissant éducation nationale, centres médico psycho-pédagogiques et services de psychiatrie infanto-juvénile" dans le but de "créer une synergie entre l'ensemble de ces services pour évaluer les besoins par établissement et assurer le suivi des élèves qui présentent des troubles psychologiques voire psychiatriques".
"Les études démontrent en effet que 15% des enfants sont vulnérables, c'est-à-dire incapables de répondre, de manière adaptée, à l'agressivité interne ou externe à laquelle ils sont exposés. Cette vulnérabilité pourrait pourtant être repérée chez les petits entre 2 et 3 ans. C'est à ce stade que doit être posé sur l'enfant un regard pluridisciplinaire visant à rechercher s'il existe à ces troubles une cause médicale ou familiale", écrit le secrétaire d'Etat.
"Sans volonté de relancer la polémique sur ce sujet, une prise en charge précoce des difficultés des enfants ne serait-elle pourtant pas préférable à l'attitude actuelle qui consiste à attendre les passages à l'acte pour agir?", se demande Jean-Marie Bockel dans son rapport.
Selon lui, il "est communément admis, y compris auprès de praticiens pourtant opposés au rapport de l'Inserm (...), l'importance de repérer le plus tôt possible un enfant en souffrance".
SUD en résistance : Pour les fédérations SUD Santé Sociaux et SUD Collectivités territoriales, ce rapport est une reprise des dispositions de la loi 2007 sur la prévention de la délinquance en insistant sur les aspects répressifs de la loi: suspension voire suppression des allocations familiales, stages de parentalité coercitif, renforcement de l'autorité de police du maire. On retrouve dans le texte tous les clichés habituels renforcés par la mise en exergue de valeurs supposées républicaines qui se rapprochent de Travail, Famille, Patrie qui peuvent flatter les électeurs du Front National.
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|  Les Sarkozy ensemble sur la retraite... | vendredi 15 octobre 2010, 09:38
Un article de Medoapart qui décode la réforme des retraites... et l'objectif réel ! | |
|  Photos de manif.... | vendredi 8 octobre 2010, 15:33
Contre la casse de la CC 51 et de la CC 66 à Nantes... | |
|  Photos de manif.... | vendredi 8 octobre 2010, 15:28
Devant l'UMP...
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|  Manif européenne de Bruxelles... | jeudi 30 septembre 2010, 09:42
les photos sont là :
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|  Mise à jour du site | lundi 27 septembre 2010, 11:25
Le site a été mis à jour, et le dossier sur les retraites a été complété (document pour les collègues du privé mis en ligne)... la loi HPST et la T2A en psy aussi...
et n'oubliez pas de vous connecter avec nous sur Facebook...
quelques photos, des infos... c'est pour vous ! |
|  |  Déclaration du Bureau National de SOLIDAIRES sur la stratégie syndicale... | mercredi 15 septembre 2010, 09:44
L'Union syndicale Solidaires souligne le succès de la journée nationale de grèves et de manifestations du 7 septembre. Salarié-e-s du privé et du public, chômeurs/ses, jeunes, retraité-e-s, ont exprimé leur colère et leur rejet d'un projet de loi injuste, inefficace, aggravant encore les inégalités. Le rapport de force créé le 7 permettait une suite rapide, pour faire céder le gouvernement. Le gouvernement veut imposer un calendrier très serré pour faire passer en force sa contre-réforme. Il met les salariés et les organisations syndicales au défi d'assumer un affrontement social majeur. L'Union Syndicale Solidaires considère que les organisations syndicales, ensemble, ont la responsabilité de relever ce défi. Pour cela, la meilleure stratégie aurait été de s'appuyer sur le succès du 7 septembre pour rebondir rapidement et ainsi accélérer la montée en puissance des mobilisations : c'est pourquoi Solidaires a proposé un nouvel appel national à des grèves et manifestations dès le 15 septembre. Une majorité d'organisations syndicales en a décidé autrement. Le Bureau national de l'Union syndicale Solidaires confirme la non-signature, la veille, de la déclaration commune de 6 organisations syndicales. | |
|  Profession Infirmière : cat A ou B | vendredi 3 septembre 2010, 16:36
Notre 4 pages explicatif sur le passage ou non des IDE en catégorie A. | |
|  SCUD juillet août 2010 | vendredi 3 septembre 2010, 16:25
Notre journal mondialement connu est sur le site... | |
|  Loi HPST : du concret ! | mercredi 25 août 2010, 11:48
Le CHU de Nantes ferme des blocs opératoires et la directrice est élevée au grade d'officier de la Légion d'honneur
par Bernard Teper Co-responsable du secteur Santé - Protection sociale de l'UFAL
Alors que se développe la folle idée de fermer les services de chirurgie dans les hôpitaux publics de proximité, voilà maintenant que l'on s'acharne sur un CHU, celui de Nantes, le plus important centre hospitalier du Grand Ouest. 11 blocs sur 52 ont dû être fermés et une quarantaine d'opérations décalées, indique la direction. La direction ose prétendre qu'elle est obligée de le faire ? en raison d'importantes difficultés de fonctionnement ? Comme si les causes devaient être trouvées hors de la politique de la dite direction et de sa tutelle ! Pour 23 infirmières manquantes pour cause d'arrêts maladie (14) et de congés maternité (9), voilà que la direction n'a utilisé que 4 agents suppléants et seulement deux recrutements de contractuels. Pourquoi ? parce que le plan néolibéral de retour à l'équilibre a obligé l'hôpital à faire 32 millions d'économies et que la direction et sa tutelle a bien sûr utilisé les frais de personnel comme variable d'ajustement. Lire la suite… haut de page AP-HP : jeu de rôles entre la direction et Claude Evin
par Bernard Teper Co-responsable du secteur Santé - Protection sociale de l'UFAL
Adopté le 5 juillet par la Commission centrale de soins infirmiers, de rééducation et médico-techniques (CCSIRMT), le 6 juillet par la Commission médicale d'établissement (CME) et rejeté le 7 juillet par le Comité technique d'établissement central (CTEC), le projet de plan stratégique 2010-2014 de l'Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) a subi un premier examen par le conseil de surveillance le 13 juillet dernier. Le Mouvement de défense de l'hôpital public (MDHP) affirme que la direction générale a réaffirmé en séance l'objectif de 4 000 suppressions d'emplois. Lire la suite…
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|  l'appel contre la xénophobie d'état ! | mercredi 25 août 2010, 11:34
Face à la xénophobie et à la politique du pilori : liberté, égalité, fraternité :
Plus de 30 organisations, partis politiques et syndicats préparent une grande manifestation le 4 septembre à Paris contre la politique sécuritaire de Nicolas Sarkozy, a-t-on appris auprès de la Ligue des droits de l'Homme.
Cette manifestation devrait être annoncée officiellement mercredi lorsque les différentes associations auront signé l'appel, a précisé mardi une porte-parole.
Elle devrait avoir lieu place de la République à l'occasion du 140e anniversaire de la proclamation de la IIIe République par Gambetta, le 4 septembre 1870.
Après l'annonce de mesures contre les gens du voyage, le chef de l'Etat a menacé la semaine dernière de déchoir de la nationalité française toute personne d'origine étrangère portant atteinte à un membre des forces de l'ordre.
Il a en outre établi un lien explicite entre la délinquance et l'immigration.
Le Parti socialiste a dénoncé une "dérive antirépublicaine", des juristes ou historiens se sont inquiétés de lois d'exception et une partie de la droite est restée silencieuse.
Dans un éditorial, daté du 3 août, Le Monde considère que l'escalade sécuritaire et l'amalgame délinquance-immigration constitue "une faute" de la part d'un chef d'Etat.
Dénonçant "l'angélisme" de la gauche, la garde rapprochée de Nicolas Sarkozy rétorque que le principe de déchéance de la nationalité existait largement jusqu'en 1998 et qu'il subsiste encore.
"J'entends beaucoup de constitutionnalistes pendant l'été. Il y a aujourd'hui dans le Code civil quatre cas de déchéance de la nationalité (terrorisme, trahison...). Ça existe, donc", a déclaré mardi Luc Chatel sur RTL.
Le porte-parole du gouvernement a également nié que le chef de l'Etat cherche à faire diversion après des semaines de polémiques autour de la fortune de la milliardaire Liliane Bettencourt et du ministre du Travail Eric Woerth.
"Il faut remettre les choses à l'endroit, la diversion, ce n'est pas ceux qui parlent d'insécurité, qui est un sujet de préoccupation majeur des Français, c'est plutôt ceux qui essayent de faire une affaire d'Etat de l'affaire Woerth-Bettencourt", a-t-il dit. | |
|  Les salarié-es des cliniques privées se rebiffent ! | mercredi 25 août 2010, 10:39
20 jours de grève pour les mille salariés des dix cliniques privées de Montpellier, à l'initiative du mouvement de contestation qui, telle une trainée de poudre, s'est poursuivi ensuite par des mobilisations dans plusieurs autres villes, comme Nantes, Toulouse. Clermont Ferrand, Vichy, Boulogne sur Mer, Narbonne, certaines ayant mené, à l'instar de Montpellier, des grèves très longues. Salaires au smic, même avec plusieurs années d'ancienneté, inférieurs en moyenne de 30% à ceux de la fonction publique hospitalière. Conditions de travail et qualité des soins qui se dégradent, comme dans le public.
De Montpellier à Boulogne sur Mer, les grévistes parlent d'une seule voix lorsqu'ils s'expriment sur les motivations profondes de leur actions : « conscients des désagréments importants occasionnés aux usagers, voire de l'inquiétude et du stress généré pour les patients et leur famille, les grévistes veulent faire comprendre que les salaires bas ont des répercussions directes sur les conditions de travail déjà difficiles et sur la prise en charge des patients… » | |
|  Affaire Woerth : vu sur RUE89. | mardi 13 juillet 2010, 17:42
« Vous croyez que ce serait indépendant de dire “ce serait bien qu'on change de juge”, qu'on en mette un autre ? Ce n'est pas ma conception de l'indépendance de la justice. » Quelques mots ont suffi à Nicolas Sarkozy pour balayer la polémique, lundi soir sur France 2, autour de Philippe Courroye, le procureur de la République de Nanterre en charge de l'affaire Bettencourt-Woerth. Et d'ajouter :
« Il est renommé de par son travail au pôle anticorruption. Il a envoyé devant la justice des personnalités de droite. »
Ancien juge d'instruction au pôle financier de Paris, il s'est en effet forgé une réputation de « monsieur Propre » en instruisant de nombreuses affaires, dont celles de Charles Pasqua ou encore Pierre Bédier. Mais son indépendance a commencé à être remise en cause en 2007, année où il est nommé (contre l'avis du Conseil supérieur de la magistrature) au parquet de Nanterre, dans le sulfureux département des Hauts-de-Seine.
http://www.rue89.com/2010/07/13/affaire-woerth-bettencourt-courroye-le-noeud-du-truc-158558 |
|  vu sur RUE89... | mardi 13 juillet 2010, 16:54
L'Assemblée nationale vient de publier le rapport de la commission d'enquête sur la grippe A (H1N1) et on peut y lire que le coût final de la campagne de vaccination se situerait autour de 600 millions d'euros, soit « deux fois et demie moins » que les prévisions initiales. Une bonne nouvelle ?
Première précision : il s'agit de « données fournies par le ministère de la Santé ».
Deuxième précision : « Cette estimation reste provisoire » car l'annulation de la commande des vaccins à l'initiative du ministère de la Santé n'a pas encore débouché sur un accord avec le laboratoire Baxter. Soulignons quand même que les indemnités versées aux deux autres s'élèvent à 48 millions d'euros. Une ardoise qui n'inclut pas tous les coûts...
pour lire l'article complet : http://www.rue89.com/2010/07/13/la-grippe-h1n1-naurait-coute-que-600-millions-vraiment-158559 |
|  La CGT se dévoile... et c'est pas bon pour les salarié-es ! | vendredi 9 juillet 2010, 16:32
Réforme des retraites : coup de chaud entre les syndicats et le gouvernement
LEMONDEpour Le Monde.fr | 09.07.10 | 12h01 • Mis à jour le 09.07.10 | 12h29
Je n'éteindrai pas le feu", confie Bernard Thibault, en n'excluant "aucun schéma social" pour la rentrée sur la réforme des retraites. Entre les syndicats et le gouvernement, on assiste à un nouveau coup de chaud.
Le secrétaire général de la CGT invite le gouvernement à ne pas sous-estimer la montée du mécontentement et la "mobilisation de haut niveau" prévue le 7 septembre par l'intersyndicale CFDT-CFTC-CGT-FSU-Solidarités-UNSA, au moment où s'engagera le débat sur le projet de loi à l'Assemblée nationale. M. Thibault insiste sur l'ampleur de la journée d'actions du 24 juin – où, selon ses chiffres, 2 millions de personnes ont manifesté – assurant qu'elle a "surpris" Raymond Soubie, le conseiller social de Nicolas Sarkozy, qu'il a rencontré quelques jours après.
Les syndicats n'ont pas l'intention de se mêler de l'affaire Woerth-Bettencourt, encore moins de demander la démission du ministre du travail – "Que ce soit Woerth ou un autre, observe M. Thibault, celui qui est aux manettes c'est Nicolas Sarkozy" – mais ils relèvent qu'elle provoque un climat délétère où remonte le sentiment d'injustice chez les salariés. "Aujourd'hui, note un syndicaliste, le moindre majordome est capable d'ébranler la République." Pour M. Thibault, "la réforme des retraites risque d'être prise en otage par la situation politique actuelle".
"UNE RÉFORME INJUSTE ET INACCEPTABLE"
Plus que jamais décidée à maintenir la pression sur le gouvernement, l'intersyndicale a publié, jeudi 8 juillet, une déclaration commune dans laquelle elle hausse le ton à l'égard du gouvernement. Les six organisations "réaffirment leur opposition au contenu de cette réforme injuste et inacceptable" et "la nécessité de préserver le droit au départ à la retraite à 60 ans". Elles pointent plusieurs éléments qui, à leurs yeux, vont "aggraver les inégalités" : "Le report brutal, 62 et 67 ans des âges légaux va fortement pénaliser les salariés et notamment ceux ayant commencé à travailler jeunes ; celles et ceux ayant des carrières incomplètes et chaotiques, en particulier les femmes qui sont aujourd'hui 28 % à travailler jusqu'à 65 ans pour bénéficier d'une retraite à taux plein ".
A la faveur du débat parlementaire, les syndicats espèrent que des amendements corrigeront plusieurs points de la réforme auxquels ils sont particulièrement sensibles : la reconnaissance d'un "droit collectif" – et non individualisé et médicalisé, comme dans le projet actuel – à la prise en compte de la pénibilité, les carrières longues et la situation des polypensionnés, ceux qui ont cotisé à plusieurs régimes.
Pour autant, M. Thibault ne baisse pas les bras et n'exclut pas une mobilisation durable, en se gardant de pronostiquer un nouveau décembre 1995, qui porterait sur l'ensemble de la politique économique et sociale, sur fond de rigueur accrue, et l'obligerait à revoir sa copie sur les retraites.
Le secrétaire général de la CGT refuse toutefois de réclamer le retrait du projet de réforme, estimant qu'il faut "des mesures" pour assurer l'équilibre financier des régimes. "Je refuse qu'on s'inscrive dans une stratégie du tout ou rien, affirme-t-il. Parler de grève générale, c'est une stupidité."
M. Thibault s'inquiète de la stratégie de Force ouvrière qui a assisté à la dernière réunion de l'intersyndicale, après l'avoir boudée, et a appelé à manifester le 7 septembre. Mais, au lendemain de cet appel, Jean-Claude Mailly a envoyé une circulaire à ses organisations pour indiquer qu'il n'y avait pas eu de "déclaration commune" et que FO maintenait son mot d'ordre de "retrait" de la réforme. En d'autres termes, FO devrait participer à la journée du 7 septembre mais pourrait organiser des manifestations "en parallèle". Ce nouveau cavalier seul est vivement dénoncé par la CGT.
"UNE VISION RÉTROGRADE DU DIALOGUE SOCIAL"
La tension est également montée d'un cran entre les syndicats et le gouvernement, après le vote par les députés de la majorité d'un amendement rejetant, contre l'avis d'Eric Woerth, le projet de création de commissions paritaires de dialogue social dans les très petites entreprises (TPE).
Pour M. Thibault, il s'agit d'un nouveau coup de canif dans la loi du 20 août 2008 sur la représentativité syndicale, Jean-François Copé, le président du groupe UMP de l'Assemblée nationale, ayant ainsi cédé au lobbying du Medef et de la CGPME, contre l'avis de l'Union professionnelle artisanale (UPA) et de l'Union nationale des professions libérales (UNAPL) qui étaient favorables à cette disposition.
Pour Laurent Berger, secrétaire national de la CFDT, ce vote "témoigne d'une vision rétrograde du dialogue social qui serait uniquement une contrainte et non une solution utile pour les salariés et les entreprises". M. Berger y décèle "un fort mépris à l'égard du syndicalisme et un déni de son rôle dans la société".
Les syndicats voient dans ce vote sur les TPE un signal d'autant plus négatif que les députés UMP ont profité de l'affaiblissement du ministre du travail. Qu'en sera-t-il en septembre, compte tenu de l'évolution du climat politique, s'interrogent-ils, alors que M. Copé a déjà fait savoir qu'il entendait durcir le projet du gouvernement sur les retraites, notamment sur l'allongement des durées de cotisations. Avis de tempête en perspective. |
|  l'affaire Woerth et les dossier des retraites. | vendredi 9 juillet 2010, 14:00
Le Point 09/07/2010 à 09:12 AFP
L'affaire Woerth-Bettencourt crée des incertitudes sur la réforme des retraites
Les ennuis d'Eric Woerth liés à l'affaire Bettencourt ouvrent une période d'incertitude pour la réforme des retraites, mais rien ne dit encore que le sort du projet dépende de l'avenir du ministre du Travail au sein du gouvernement Fillon, estiment les états-majors politiques et sociaux.
Pour le moment en tout cas, rien ne change : le projet de loi Retraites sera présenté en conseil des ministres le 13 juillet, observent les syndicats. Quant à la classe politique, elle spécule surtout sur le maintien ou non rue de Grenelle d'Eric Woerth, "mort politiquement" selon un responsable de l'UMP.
"L'agenda n'est pas du tout modifié, tout se déroule comme prévu, avec une concertation sur les trois points demandés par le président de la République" (polypensionnés, pénibilité du travail, carrières longues), indique-t-on dans l'entourage du ministre.
Pour le président de la CGPME Jean-François Roubaud, "le calendrier de la réforme doit être respecté".
De toute façon, explique Eric Aubin, le "Monsieur retraites" de la CGT, "c'est l'Elysée qui conduit le dossier. Donc, les ennuis de M. Woerth "ne vont pas changer la donne". Tous les syndicats partagent cet avis.
Pour le politologue Jérôme Fourquet (IFOP), "ce n'est pas Eric Woerth qui a les cartes en main", donc "qu'il soit touché ou non par des affaires ne devrait pas impacter la réforme de manière décisive, même si cela ne va pas faciliter le travail du gouvernement".
Des syndicalistes en viennent même à penser, comme le président de la CFTC Jacques Voisin, que l'affaire Woerth-Bettencourt sert d'"écran de fumée" au dossier des retraites. Peu disert sur le sujet, comme tous ses homologues, le secrétaire général de la CFDT François Chérèque regrette qu'"on parle moins de la réforme des retraites".
"On est dans la confusion la plus totale, observe le patron de l'Unsa (autonome), Alain Olive. Je ne sais pas comment tout cela va se terminer. Que peut-il se passer d'ici septembre ? Personne ne peut le dire".
Dès le 7 septembre commencera le débat parlementaire sur les retraites. Tous les syndicats (sauf la CFE-CGC) appellent les salariés à manifester massivement ce jour-là, espérant même franchir un nouveau palier.
Alain Olive ne voit "aucun intérêt" à ce que le projet Retraites "soit pollué par des questions périphériques", qui pourraient rendre la journée de protestation "ambiguë et un peu détournée de son sens".
Mais le contexte politique, et les liens de Florence Woerth avec Liliane Bettencourt, peuvent "alimenter un mécontentement et donner du carburant à la mobilisation sociale", pense Jérôme Fourquet.
D'autant, estime l'ancien ministre PS Michel Sapin, que "l'affaiblissement du gouvernement et du président de la République" les pousse à "l'affrontement". "La crise politique oblige presque (le gouvernement) à être droit dans ses bottes" car "pour transiger, passer des compromis, négocier, il faut de l'autorité", juge le député de l'Indre.
C'est un tout autre scénario qu'envisage l'ancien numéro deux d'une centrale syndicale, celui d'"un grand deal de Nicolas Sarkozy" avec la CGT et la CFDT au premier chef, "pour se requinquer en vue de la présidentielle".
On ne toucherait pas aux 60 ans, en jouant sur l'allongement de la durée de cotisation. Des financements supplémentaires abonderaient la réforme des retraites par la remise en cause du bouclier fiscal ou une taxation des banques. Le président vendrait la nouvelle réforme à l'Allemagne et à l'Europe en promettant le rétablissement des comptes publics, non plus par des économies sur les retraites, mais par une hausse de la fiscalité.
"Il paraît que ça va être un été de tractations", confie ce syndicaliste sous couvert d'anonymat, qui décrit un président "très habile pour prendre tout le monde à contrepied".
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|  Vu sur RUE89 : à propos des personnes âgées et de la canicule... | mardi 6 juillet 2010, 09:10
Canicule : le cri d'alarme de la « doyenne de l'Internet » Par Mireille Caunesil | Retraitée | 04/07/2010 | 20H02
Je vous écris depuis ma maison de retraite, à 98 ans, sous une canicule de 37°C et sans climatisation. J'implore votre aide pour relayer ce message de révolte quant à la façon dont les personnes âgées sont traitées dans les maisons de retraite.
Je me considère être la doyenne de l'Internet. J'ai en effet trois sites Internet (dont Sept continents et Cap Horn) et écris encore des e-mails, je surfe avec mon Mac depuis ma petite chambre à l'EHPAD, maison de retraite de Grenoble-Vigny-Musset (Isère).
Ceci m'amène à être beaucoup plus ouverte sur le monde que les autres pensionnaires, qui en sont littéralement coupés.
Je suis scandalisée par la façon dont l'Etat français traite les personnes âgées dans les maisons de retraite : comment peut-on nous laisser dans nos chambres sous cette canicule ? Un ventilateur pour trente pensionnaires
Je vous avoue comprendre que nous, personnes âgées, ne soyons plus utiles à la société et coûtons de l'argent à l'Etat alors qu'il pourrait être utilisé à autre chose. Cependant, nous sommes dans une société civilisée, la France, comment en est-on arrivé là ?
Je suis d'autant plus révoltée que :
Cet établissement a ouvert en 2009, il est le plus moderne de toute l'Isère et c'est pour cela que j'y suis allée. Etant ingénieur ECP de profession -première diplômée femme de l'Ecole centrale en 1937 ! -, je ne comprends comment nous puissions encore construire des établissements comme celui-là, à Grenoble, sans climatisation. N'avons-nous pas tiré les leçons de la canicule de 2003 ? Dans la salle de restaurant, ils nous ont installé samedi un -oui, je dis bien un- ventilateur pour trente personnes. Dans nos chambres, c'est le plein cagnard. Ce chauffage au sol est bien évidemment innovant, mais où est la climatisation ? Nous avons apparemment une pièce climatisée dans l'établissement, pour 80 pensionnaires. Imaginez le frigo avec 80 personnes croulantes sous la chaleur et la vieillesse ? La société française cotise un jour par an [le lundi de la Pentecôte, ndlr] pour payer l'amélioration des conditions de traitement des personnes âgées. Où va l'argent ? On nous dit, aujourd'hui, qu'ils « pensent » à mettre un système ingénieux de rabaissement de la température de 5°C. Comment cette idée n'a pas pu arriver avant la construction ? C'est impensable, inimaginable, incompréhensible, inhumain.
Je vous passe mes problèmes pour avoir un médecin, un kiné, etc. J'ai heureusement la chance d'avoir deux personnes, des amis, qui m'aident à gérer tout cela et qui m'ont apporté un ventilateur. Imaginez ces autres personnes âgées, au nom desquelles je parle, sans famille, sans aide ? Comment font-elles ? J'ai également écrit au préfet de l'Isère, sans réponse
J'ai également écrit au préfet de l'Isere, mais aucune réponse. En attendant, la canicule continue et cela libérera sûrement des lits dans l'établissement.
Peut-être que 2010 sera ma dernière année, avant mes 100 ans.
Je tenais à vous relater ces problèmes avant que ça n'arrive, en espérant que vous ferez remonter ces informations.
Nous avons contacté Mireille Caunesil, qui nous a précisé que cette lettre avait été rédigée avec l'aide d'un jeune homme, Julien. Il l'a initiée à Internet et elle l'aide en retour à financer ses études. C'est lui qui nous a adressé cet appel par e-mail. |
|  |  franchise de soins pour les sans papiers... elle ne recule devant rien ! | mercredi 30 juin 2010, 14:40
Bachelot veut créer une franchise sur les soins aux sans-papiers
La ministre de la Santé envisage de proposer pour 2011 une contribution forfaitaire aux bénéficiaires de l'aide médicale d'Etat lors de l'ouverture des droits. Sur le même sujet
Déserts médicaux : les pénalités pour les médecins mises « entre parenthèses »
L'aide médicale d'Etat pour les sans-papiers pourrait bien revenir sur le devant de la scène. Ce droit, créé en 2000, permet un accès gratuit aux soins des étrangers sans titre de séjour qui vivent avec de faibles ressources. Le nombre de bénéficiaires est d'environ 200.000 personnes et le coût s'est établi à près de 600 millions d'euros en 2009, en hausse de 15 %. Depuis 2003, de nombreuses mesures visant à durcir les conditions d'accès et les contrôles ont été prises, suscitant régulièrement des polémiques, les associations dénonçant des problèmes d'accès aux soins. Auditionnée mi-juin par la commission des Finances du Sénat sur le rapport de gestion de la mission santé en 2009, Roselyne Bachelot a souligné l'augmentation des effectifs et du coût moyen par bénéficiaire en raison de la hausse des séjours hospitaliers pour pathologies graves. 15 euros pour un adulte
Alors que les parlementaires de la majorité avaient voté dès 2003 le principe d'un ticket modérateur pour les bénéficiaires de l'AME, Roselyne Bachelot a rappelé pourquoi, en pratique, c'était infaisable (les professionnels de santé et les associations s'y opposent). Il n'empêche, « une participation financière s'impose et je l'envisage pour 2011, a-t-elle indiqué. Il s'agirait d'une contribution forfaitaire payée au moment de l'ouverture du droit à l'AME et de son renouvellement. » La ministre de la Santé a évoqué le chiffre de 15 euros pour les bénéficiaires adultes. « Cela suppose de modifier la législation et de créer un fonds de concours spécial : les caisses primaires d'assurance-maladie ne pouvant pas toucher d'espèces, il faudrait instituer un timbre fiscal à apposer à l'attestation de droits », a-t-elle précisé.
Par ailleurs, constatant que la mise en oeuvre de la tarification à l'activité a conduit les hôpitaux « à être plus vigilants sur le respect des modalités de calcul du tarif journalier de prestation » (qui sert de base au calcul des frais de séjour des bénéficiaires de l'AME), la ministre s'est demandée « s 'il ne serait pas plus pertinent et moins onéreux de calculer l'AME sur la base des groupes homogènes de séjour (GHS) plutôt que des tarifs journaliers ». Mais les établissements seraient alors perdants. Une mission conjointe de l'Inspection générale des affaires sociales et de l'lnspection générale des finances mène actuellement une nouvelle étude sur l'AME. Un précédent audit avait été réalisé en 2007. E. L., Les Echos |
|  Retraite, sécu, soins et maintenant dépendance... tout est bon pour privatiser ! | mercredi 30 juin 2010, 14:34
Les députés prônent une assurance privée obligatoire
Passer progressivement d'un financement public de la perte d'autonomie à un système d'assurance privée obligatoire. Telle est la proposition-phare du « Rapport d'information sur la prise en charge des personnes âgées dépendantes », présenté le 23 juin 2010 par la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale. « Créer une nouvelle branche de la sécurité sociale, alimentée surtout par le déficit public, ne nous a paru ni raisonnable ni responsable », a justifié la présidente-rapporteure de la mission, Valérie Rosso-Debord, reléguant ainsi aux oubliettes le fameux « cinquième risque dépendance », dont la création, évoquée depuis 2007 par Nicolas Sarkozy, a été sans cesse repoussée depuis.
Oublié également le principe d'une convergence des politiques de compensation du handicap et du grand âge : la mission a en effet choisi de centrer ses travaux sur les seules personnes âgées, la recherche d'une telle convergence lui paraissant actuellement « impossible » du fait de l'état des finances publiques. « Aujourd'hui, déjà, l'allocation personnalisée d'autonomie (APA) n'est pas financée. Il faut imaginer de nouveaux leviers », a précisé la rapporteure, députée UMP de Meurthe-et-Moselle, qui a qualifié de « novateur » le dispositif imaginé par la mission.
Cahier des charges « strict » Concrètement, celle-ci propose de rendre obligatoire, dès 50 ans, la souscription d'une assurance des personnes contre la perte d'autonomie, et d'assurer son universalité progressive par la mutualisation des cotisations et la création d'un fonds de garantie. « Un peu comme l'assurance automobile, que tout le monde est obligé de souscrire », a illustré Valérie Rosso-Debord, qui a dit son souhait d' « encadrer » le dispositif afin d'offrir les « meilleures garanties » aux Français tout en limitant les coûts.
Les contrats pourraient ainsi être souscrits uniquement auprès d'établissements (mutuelles, sociétés de prévoyance ou d'assurance) labellisés. Label qui serait attribué via un « cahier des charges très strict » défini par la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA), et qui fixerait notamment un socle minimal de couverture fondé sur des montants de cotisation plafonnés. Quant à l'évaluation de l'état de perte d'autonomie, souvent sujette à caution dans les contrats souscrits à l'heure actuelle, elle serait réalisée par des équipes indépendantes, « formées et contrôlées par la CNSA ». De manière générale, la mission souhaite que le dispositif « reste entre les mains de la CNSA », donc des pouvoirs publics, et propose en conséquence de renforcer les pouvoirs et les moyens de la caisse. Mais que l'on ne s'y trompe pas : ce nouveau système de financement a vocation à remplacer progressivement la prise en charge publique de la dépendance, qui ne serait maintenue qu'à "titre transitoire", jusqu'à ce que « l'assurance dépendance puisse se substituer au régime actuel de l'allocation personnalisée d'autonomie ». En attendant, le rapport suggère diverses modifications du dispositif actuel, « tant pour alléger la charge des départements que celle des familles ».
Côté recettes, le taux de la contribution sociale généralisée (CSG) applicable aux pensions de retraite pourrait ainsi être relevé au niveau de celui des revenus d'activité, soit 7.5 %. Le rapport propose également de « faire progressivement participer » à la contribution solidarité autonomie (CSA) les professions exemptées (agriculteurs, artisans, professions libérales et indépendantes) et les retraités. Côté dépenses, la mission souhaite réserver le bénéfice de l'APA aux personnes les plus dépendantes, soit aux Gir 1 à 3, et créer, pour les bénéficiaires de l'APA disposant d'un patrimoine d'au moins 100 000 euros, un droit d'option entre une allocation à taux plein, pouvant être récupérée sur la succession (jusqu'à 20 000 euros), et une allocation diminuée de moitié, sans reprise sur succession.
Améliorer la prévention Selon Valérie Rosso-Debord, qui s'appuie sur des estimations fournies par les sociétés d'assurance, le montant de la cotisation « dépendance » pourrait avoisiner les 15 euros par mois, pour une rente mensuelle d'environ 500 euros en cas de perte d'autonomie. « Mais je pense que l'on pourrait descendre en-dessous de 15 euros », a-t-elle estimé. Quoi qu'il en soit, cette rente mensuelle ne réglera pas le problème du reste à charge des familles, qui oscille entre 2 200 et 2 900 euros en établissement. « Mais il faut savoir que la majorité des personnes âgées n'iront pas en Ehpad », affirme la députée, qui propose néanmoins d'interdire l'imputation des amortissements mobiliers et immobiliers des établissements sur les prix de journée demandés aux résidants, afin de limiter ce reste à charge.
A l'avenir, la mission mise davantage sur le développement des prises en charge à domicile, qui passera notamment par un plus grand recours aux nouvelles technologies, une meilleure formation des aidants professionnels et informels, ainsi qu'une meilleure coordination des parcours de soins. Elle souhaite ainsi que la CNSA, en collaboration avec les agences régionales de santé, améliore les conditions d'entrée et de sortie d'hospitalisation des personnes âgées. Plus en amont, elle préconise une « prévention plus dynamique des pertes d'autonomie », notamment par la prévention des accidents indésirables évitables, telles les chutes, et la mise en place, « sans délai », d'une consultation gratuite de prévention pour toute personne âgée de plus de soixante ans.
Toutes ces propositions ont vocation à alimenter le débat autour du projet de loi sur le financement de la dépendance qui devrait arriver devant le Parlement « au 1er trimestre 2011 », espère Valérie Rosso-Debord. Le 1er juin, François Fillon avait annoncé la réforme pour la fin 2010, « pour qu'elle soit opérationnelle en 2011 ». |
|  Retraite : ça va morfler pour les fonctionnaires... aussi ! | mercredi 23 juin 2010, 10:04
Salaire des fonctionnaires : le gouvernement s'oriente vers une position dure
La négociation salariale triennale 2011-2013 dans la fonction publique s'ouvre vendredi. A Bercy et à Matignon, des voix s'élèvent pour exiger un gel du point d'indice. Dans un contexte de lutte contre le déficit, même la hausse de 0,5 % au 1 er juillet prochain, pourtant prévue de longue date, n'est pas garantie. La mobilisation de jeudi sera suivie avec attention.
Semaine à très haute tension dans la fonction publique. Quelques jours après l'annonce du projet de loi sur les retraites, vilipendé par les fonctionnaires, le gouvernement va ouvrir coup sur coup deux négociations très attendues, sur les agents contractuels aujourd'hui et surtout, vendredi, sur l'évolution 2011-2013 des salaires. Après l'annonce d'un alignement d'ici à 2020 des cotisations retraite du public sur celles du privé (de 7,85 % à 10,55 %, soit + 2,7 points), les syndicats exigent que ces hausses, qui vont entamer le pouvoir d'achat des agents, soient compensées par des augmentations du point d'indice (base du calcul du salaire des fonctionnaires).
Mais, au risque d'alimenter la mobilisation de jeudi contre les retraites, Eric Woerth, ministre de la Fonction publique, et Georges Tron, son secrétaire d'Etat, l'ont déjà exclu. Les deux dossiers, martèlent-ils, sont « déconnectés. » « On ne peut pas demander aux fonctionnaires un effort, au même titre qu'à tous les Français, et le rattraper automatiquement dans la foulée. La question du taux de cotisation n'est pas à évoquer dans les discussions salariales, cela n'a rien à voir », insiste Georges Tron, qui souligne que la seule progression naturelle des salaires (à l'ancienneté) suffira à compenser les hausses de cotisation. Gel triennal envisagé
Dans un contexte de contrôle accru des dépenses budgétaires, l'exécutif se dirige vers une position ferme. A Bercy et à Matignon, des voix s'élèvent pour défendre un gel pur et simple du point d'indice jusqu'en 2013, en revenant même sur la hausse de 0,5 % au 1 er juillet prochain, qui avait été actée lors de la précédente négociation triennale. « La crise est passée par là entre-temps », justifie-t-on. Eric Woerth et Georges Tron plaident pour que la hausse de 0,5 % intervienne comme prévu, au nom du respect des engagements pris. Mais ils se montrent fermes sur la période 2011-2013. Bref, l'idée d'un gel triennal gagne du terrain. Pour faire passer la pilule, l'exécutif insiste sur les autres mesures salariales ciblées, et envisage d'introduire dans la négociation une clause de « bonne fortune », qui laisserait la porte ouverte à des gestes sur le point d'indice en fonction par exemple de l'évolution de la croissance.
Un gel de la valeur du point d'indice provoquerait évidemment l'ire des syndicats, qui ne se font pourtant guère d'illusions. Les arbitrages finaux ne seront dévoilés que lors de la seconde séance de discussion (la semaine du 5 juillet a priori). Ils seront aussi fonction du degré de mobilisation des agents après-demain. Vendredi, la Rue de Grenelle devrait se borner à faire le point sur l'évolution globale du pouvoir d'achat des agents. Selon ses calculs, il a progressé, malgré la crise, en 2008 (d'environ + 0,3 %) et en 2009 (+ 1 %). Le ministère confirmera également le développement annoncé des primes individuelles au mérite et de l'intéressement collectif par services, ainsi que la refonte des aides au logement et des avantages familiaux.
Les discussions d'aujourd'hui sur les contractuels s'annoncent moins tendues. L'exécutif exclut un plan de titularisation massive mais promet un examen approfondi de la situation des 842.000 contractuels (lire ci-contre). Georges Tron promet de « réparer les anomalies avérées » : les agents en CDD à répétition devraient se voir offrir des CDI de droit public.
L'idée n'est pas de revenir sur la loi de 2005, qui prévoit le passage de CDD à CDI au bout de six ans, mais de veiller à sa bonne application et de clarifier et d'harmoniser les conditions de recours à des contractuels. La séance d'aujourd'hui devrait constituer un simple tour d'horizon avant la reprise des discussions à la rentrée et leur clôture en fin d'année. DEREK PERROTTE, Les Echos
Près de 842.000 agents contractuels Selon les dernières données disponibles, la fonction publique comptait, fin 2007, près de 842.000 contractuels, soit 16 % des effectifs, une proportion en hausse de 2 points en onze ans. Ils étaient 363.000 dans les administrations territoriales (20,8 % des effectifs), 335.000 dans la fonction publique d'Etat (13,5 %) et 144.000 dans les hôpitaux (13,9 %). Environ deux sur trois sont en CDI. La loi du 26 juillet 2005 prévoit qu'au bout de six ans de CDD, un non-titulaire doit automatiquement se voir proposer un CDI de droit public mais selon les syndicats, cette mesure est régulièrement contournée par les employeurs.
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|  La CFDT : un syndicat peu recommandable pour les salarié-es qui se battent ! | mercredi 23 juin 2010, 09:43
Procès de deux militants : la CFDT, syndicat de coups bas
Deux militants, poursuivis pour l'exemple
Petit rappel des faits : le 19 avril 2005, une centaine d'intermittents, de chômeurs et de précaires répond à l'appel de la Coordination des intermittents et précaires d'Ile-de-France. L'objectif ? Profiter d'une exposition au siège national de la CFDT – dont l'entrée est libre ce jour-là – pour demander des comptes à la direction de ce syndicat, atteint de graphomanie aïgue [1]. Ils réussissent à monter dans les étages, pour finalement atteindre la cafétéria, où ils espèrent obtenir une entrevue avec Annie Thomas, alors secrétaire générale de la CFDT - et ensuite devenue présidente de l'Unedic (poste qu'elle a quitté début 2010).
La CFDT est alors le seul syndicat à avoir refusé de discuter avec les collectifs d'intermittents de sa position sur la réforme de leur statut. Il faut dire que la centrale et ses dirigeants n'ont pas de quoi être fiers : François Chérèque lui-même a passé un deal avec Jean-Pierre Raffarin sur le sujet. En échange de sa signature sur la réforme des retraites de 2003, le gouvernement s'engageait à défendre la position de la CFDT (conforme – quel heureux hasard ! - à celle du Medef) sur le statut des intermittents [2].
Ces salariés précaires ne sont donc pas les bienvenus au siège de l'organisation, qui devrait pourtant les défendre. Et les manifestants sont pris à partie par les gros bras du syndicat (qui portaient des brassards « Oui au TCE »…). Dans la bousculade, l'un des permanents syndicaux-vigiles tombe à terre et se blesse le petit doigt. Et quelqu'un s'empare également également d'une affiche vantant les mérites du dernier livre du saint-patron du lieu, François Chérèque. Suffisant pour que la CFDT porte plainte pour violences, vol et violation de domicile.
Problème : les flics n'ont relevé aucune identité suite à cette action, les rapports de police mentionnant même que les intermittents ont quitté « calmement » les lieux « après concertation entre les manifestants et des représentants de l'organisation syndicale ». Le constat des policiers après le passage de ces dangereux délinquants est même sans appel : « pas de violences, pas de dégradations ». De même, les enregistrements des caméras de vidéosurveillance, qui truffaient les locaux et auraient pu servir de preuve à l'accusation, ont malencontreusement été effacés et n'ont jamais pu être visionnés… Peut-être parce que, justement, ils ne prouvaient rien du tout ?
En manque de coupables, le syndicat ne capitule pourtant pas. Il parvient à dénicher deux « leaders », qui devront payer pour les autres : Michel Roger, fondateur et metteur en scène de la Compagnie Jolie-Môme [3], parce qu'il a été vu en train de lire un tract au mégaphone et parce que, voyant les nervis de la CFDT s'en prendre violemment à une militante, il s'est interposé en les appelant au calme ; et Ludovic Prieur, animateur du site hns-info, parce qu'il a rendu compte sur son site de la manifestation en avouant y avoir pris part. Concernant ce dernier, il a fallu au moins un an pour l'identifier, le temps pour les enquêteurs de découvrir la fonction "whois" permettant d'identifier le propriétaire d'un nom de domaine. Apprenant qu'il est recherché, Ludovic, en toute bonne foi, va d'ailleurs de lui-même se dénoncer aux autorités.
Mis en examen en avril 2007, ces deux terroristes en puissance sont jugés une première fois en janvier 2009. Le tribunal rejette à cette occasion les accusations de violence et de vol, mais les condamne pour violation de domicile à 2 000 € d'amende avec sursis et 1 € de dommages et intérêts à verser à la CFDT. Immédiatement, ils font appel. Ils sont défendus par maître Irène Terrel, avocate de toutes les luttes et qui a justement défendu Indymédia, attaqué il y a quelques années pour « injure publique » par François Chérèque [4].
Du soutien, devant le tribunal comme dans le prétoire
Ce vendredi après-midi, le soleil est de la partie pour les deux cents personnes venues soutenir les deux inculpés. Parmi elles, la présence remarquée de salariés de Continental, d'EDF-GDF, mais aussi… de militants de la CFDT Snecma, entreprise qui fabrique des moteurs d'avions. L'enjeu est de taille : éviter une jurisprudence assimilant une occupation de locaux à une violation de domicile de personne morale, notion juridique éminemment « compliquée » [5], comme le soulignera Maître Terrel dans sa plaidoirie. Cette action de la CFDT vise à criminaliser l'occupation, mode d'action pourtant traditionnellement défendu et revendiqué par les syndicats. Et l'un des seuls moyens de se faire entendre pour des précaires et chômeurs dont le droit de grève n'est pas forcément reconnu.
Didier Bernard, lutteur de classe à Continental, résume bien la situation : « Ce qui nous embête dans l'histoire, c'est qu'on est habitués à lutter contre des patrons, contre l'oppression et la répression des patrons et qu'aujourd'hui le comble, c'est qu'on est tombés sur un appareil qui est censé représenter les travailleurs, les militants, les protéger et les défendre, les suivre dans différentes actions et opérations, et qui aujourd'hui fout des militants au tribunal. C'est le monde à l'envers… Déjà, on avait du mal avec les gouvernants et les patrons, et là on s'aperçoit qu'en plus il faut compter avec ceux qui jouent les "partenaires sociaux" en haut lieu – le terme est galvaudé. » Mais l'ouvrier de chez Conti tient à saluer les cédétistes qui ont eu le courage de venir cet après-midi : « Heureusement que les militants de terrain, eux, ont des convictions différentes de ces gens à haut niveau parce que sinon on serait dans la merde. Déjà, on n'est pas au beau fixe, mais si en plus on devait adhérer à ces gens-là ou leur être soumis, alors ce serait la chienlit ! »
Et c'est parti pour trois heures d'audience dans une salle à l'insonorisation vraiment mauvaise – c'est connu, la justice manque de moyens… Il faudra donc tendre l'oreille pour apprécier les récits des six témoins (directs et de moralité) qui vont défiler à la barre. Dont l'ancien employeur de Ludo à la mairie de Paris, deux journalistes, un responsable de la CGT, mais aussi des collègues et amis des prévenus. Parmi eux, un témoignage particulièrement poignant – il est même applaudi, au grand dam du tribunal –, celui d'Aline Pailler, productrice et intermittente à France Culture, syndicaliste à la CGT. Parlant de la Compagnie Jolie-Môme et de Ludo – dont elle considère que c'est en raison de ses activités de journaliste qu'il est attaqué (voir encadré, en bas de cet article) – , elle explique : « Ces gens sont là pour redonner des principes, car il faut des principes pour tenir debout. Les valeurs qui sont au cœur du travail des journalistes alternatifs et de la Compagnie Jolie-Môme redonnent de la dignité aux salariés aux côtés desquels ils luttent [6]. Ils donnent du sens, ils sont beaux et ils sont fiers. » Aline Pailler s'en prend ensuite à la partie civile, dont elle note avec les autres intervenants cités par la défense et avec Maître Terrel le profond « mépris » pour le mouvement des intermittents : « L'avocat de la CFDT a osé dire en première instance que les caissières de Prisunic paient pour que les intermittents puissent ne rien faire. Je suis humiliée quand j'entends ça, mais les caissières de Prisunic aussi ! Car nous, nous savons ce qu'est la solidarité de classe ! Ce serait très grave si un tribunal acceptait d'interdire d'occuper un syndicat, car ça ôterait des outils de lutte. Il est d'ailleurs dommage que Chérèque ne soit pas là au lieu d'être dans les médias. On aimerait qu'il entende ce qu'on a à dire. » [7]
Vous avez dit "solidarité de classe" ?
En réponse à Aline Pailler, l'avocat de la CFDT assume ses propos sur les caissières, et donne un grand cours sur l'assurance chômage, estimant que les intermittents jouissent d'un « privilège » qui leur permettrait de « cotiser trois ou quatre fois moins que les autres salariés » pour bénéficier des allocations chômage. Il explique qu'en effet, l'assurance chômage est « une belle expression de la solidarité de classe », mais c'est tout de suite pour souligner le manque de « solidarité » des militants qui sont venus visiter le siège du syndicat qu'il défend. Pour lui, ils ne représentent que « quelques éléments d'une catégorie bénéficiant d'un régime préférentiel, qui luttent à chaque négociation pour maintenir ou améliorer ce régime », qu'il qualifiera même à la fin de sa plaidoirie de « groupuscule totalement insaisissable ». N'y tenant plus, il s'exclame : « C'est un combat corporatiste ! »
Au contraire, la CFDT, organisation très peu représentée parmi les intermittents, défendrait l'intérêt général : « On reproche à la CFDT de réduire cet avantage substantiel en connivence avec le patronat. Mais si la CFDT n'était pas là pour batailler ferme face au Medef, le régime d'assurance chômage serait passé à la trappe depuis belle lurette ! » Le martyre du syndicat est insupportable : « La CFDT a toujours tort : parce que l'entrée est libre, parce qu'elle fait donner ses "molosses", ses "nervis" (comme si on voulait faire l'amalgame avec des organisations factieuses). L'entrée était libre car ce n'est pas un "bunker" [8], et ça c'est impardonnable. » Sic… Revenant sur les prétendues voies de fait qui auraient été commises contre des salariés du syndicat (peu importe que ni les flics, ni la justice ne les aient reconnues) par « l'incursion de cette ruée » (re-sic), il justifie la plainte : la CFDT se devrait de protéger ses salariés (rappelons que ni le Medef, ni l'Unedic, eux-aussi occupés pendant le mouvement des intermittents, n'ont déposé plainte). Il demande donc « une décision de principe » tout en niant vouloir « criminaliser ce genre d'actions ». Enfin, à bouts d'arguments, il tente de diffamer Michel en l'accusant d'être son propre employeur et de profiter du système de l'intermittence, au motif qu'il est directeur de la Compagnie Jolie-Môme tout en en étant salarié, dans le cadre d'une coopérative autogérée où les salaires sont égaux.
L'avocate générale appuie l'argumentaire du plaignant, parlant de « pénétration en force et en nombre » dans les locaux du siège de la CFDT – qui aurait donc été violé ? – et même d'« entrée manu militari », avec une hôtesse d'accueil « tenue en respect ». « Je sais bien qu'on était dans un contexte revendicatif, mais la loi est la loi quelque soit le contexte (…). On est dans le symbole. Peu importe le combat qu'on mène, il y a des manières de le mener. » En est-elle si sûre ? Pas tellement, puisqu'elle semble déplorer que les témoignages soient « contradictoires, on est version contre version ».
Après deux heures et demie de procès, la parole revient (enfin) à la défense. Afin de bien recadrer le débat, Maître Terrel entame une longue plaidoirie passionnée. Soulignant l'absence de partie civile et l'absence du vigile soit-disant molesté par les manifestants, elle met en garde le tribunal contre le « glissement dans l'affaire » que voudrait faire opérer le plaignant, qui ne cesse de mettre en avant des prétendues violences pour justifier la violation de domicile. Or, souligne t-elle, ses deux clients ne sont pas accusés de tels faits ; et même s'ils avaient eu lieu, ceux-ci seraient postérieurs à la violation de domicile, donc sans aucun rapport avec elle. La saisine du tribunal dans cette affaire est ainsi « totalement abusive » : les portes de la CFDT ayant été ouvertes ce jour-là, il ne saurait y avoir violation de domicile, sauf à procéder à un « étirement jusqu'à l'impossible de cette notion déjà compliquée de "violation de domicile de personne morale" ». De plus, l'élément intentionnel est lui aussi absent, la Coordination des intermittents et précaires ayant précisément choisi ce jour-là pour ne pas avoir à forcer l'entrée. Maître Terrel rappelle aussi la disparition des films des caméras de vidéosurveillance qui auraient pu prouver l'infraction ou les rapports de police, « d'habitude pas en faveur des prévenus, là c'est extraordinaire ».
L'avocate de Michel et Ludovic souligne enfin que la façon dont ils se sont retrouvés sur le banc des accusés est « extrêmement choquante ». Elle dénonce le procédurisme de François Chérèque et de sa centrale : « En ce moment, la CFDT attaque coup sur coup mais ne vient jamais aux procès qu'elle intente ». Et explique sa plainte par une « peur [du syndicat] de se faire occuper à force de signer des accords ». Une plainte « grave, puisqu'elle vise à faire passer une occupation pour une violation de domicile. Or, la CFDT elle-même organise des occupations. C'est un outil de lutte reconnu de tous temps comme tel par les syndicats ». Et Maître Terrel de rappeler au tribunal qu'« on essaye de criminaliser ces conflits sociaux », mais que « ce n'est pas son rôle ». Elle conclut sa plaidoirie en lisant des extraits du jugement déboutant François Chérèque face à Indymédia.
Voilà, fin d'un procès éminemment politique. Les deux accusés, à qui revient le dernier mot, tiennent à souligner la présence d'ouvriers en lutte et de membres de la CFDT parmi les manifestants venus les soutenir, afin de faire définitivement un sort à l'accusation de « corporatisme ». De retour à la lumière du jour, ils tiendront à remercier chaleureusement ces soutiens. Le verdict sera rendu le 17 septembre prochain.
On l'a dit, les têtes de la CFDT aiment s'en prendre aux médias alternatifs, tout en paradant en permanence dans la presse dominante. Fait admirable également : aucun "grand" média n'a fait le déplacement à ce procès, ou alors il nous a échappé. Nous avons voulu avoir les réactions de Ludovic Prieur et d'Aline Pailler sur cette atteinte au droit d'informer et sur le silence assourdissant des médiats dominants à ce sujet.
- Ludovic Prieur : « Je ne me considère pas comme journaliste, je suis un activiste de la communication. Et bien sûr que c'est une atteinte, parce que ça veut dire qu'en fin de compte aujourd'hui, pour écrire un article de presse dans une situation un peu conflictuelle, et bien si on n'a pas de carte de presse, on est poursuivi. Ça signifie qu'en fin de compte, on annihile toute possibilité d'information alternative, citoyenne – comme on veut la nommer. Et oui, donc c'est grave ! Maintenant, moi je vais faire une petite provocation, quand même : si les médias ne suivent pas, c'est peut-être parce que ça ne les intéresse pas de défendre ce droit, justement. Parce qu'on a été accusés de "corporatisme" par la CFDT, mais quand même là il y a un petit truc corporatiste de la part des médias : puisqu'on n'est pas des journalistes, et bien ce n'est pas un problème qu'on ne puisse pas écrire. »
- Aline Pailler : « Ce qui est reproché à Ludovic Prieur du fait qu'il ait été dans l'action, "dans la mêlée" dit-il dans son article, c'est ce qui est au cœur d'un courant journalistique traversé par Jack London, Albert Londres, Aubenas pour son dernier bouquin. C'est-à-dire ce journalisme qui effectivement est dans la mêlée, au cœur de l'action pour pouvoir la relater. Le fait que le média soit alternatif n'a rien à voir, à mon avis. [...] Avoir conscience de la nature du paysage audiovisuel et de la difficulté à pouvoir y exercer son métier en toute liberté donne encore plus de sens aux médias alternatifs.[...] Et puis, ça ne choque personne qu'un journaliste mange sans arrêt dans les cocktails, mais par contre s'il est dans les manifs là il n'est plus journaliste. Ça veut dire quoi ça ? »
Marie-Anne Boutoleau Notes
[1] Maladie qui le contraint à signer tous les reculs sociaux voulus par ceux qui nous gouvernent.
[2] Cet épisode a été relaté dans un article du Monde datant du 27 septembre 2007 et consultable en PDF sur le site de la CGT spectacle de Bretagne.
[3] La Compagnie Jolie-Môme a d'ailleurs produit tout un dossier sur le procès et ses enjeux. Pour le consulter, cliquez sur le line : http://www.cie-joliemome.org/spip.php?rubrique60
[4] Le site avait évoqué l'occupation du siège de la CFDT et dénoncé les accords signés. François Chérèque a finalement été débouté.
[5] À la base, la "violation de domicile" ne s'applique qu'aux domiciles des particuliers et a pour objectif de protéger la vie privée. La jurispridence a introduit des cas de « violation de domicile d'une personne morale », mais cette notion reste très discutée. En tout état de cause, il ne saurait y avoir violation de domicile si, comme l'explique Maître Terrel, « le domicile est ouvert à tous vents ».
[6] Et Aline Pailler de mettre en avant, entre autres, la présence des Conti dans la manif devant le tribunal.
[7] La transcription des propos tenus au cours du procès est faite à partir de notes manuscrites, puisqu'il est interdit d'enregistrer dans une salle d'audience et que de toute façon l'acoustique l'aurait empêché.
[8] Même si ça l'est devenu depuis : installation d'un sas d'entrée, renforcement des dispositifs anti-SDF avec la mise en place d'une baie vitrée ayant fait disparaître le préau qui entourait la bâtiment (et sous lequel on avait déjà planté des cailloux pour empêcher les indésirables de s'allonger). |
|  Ordre IDE... ça recule, ça recule... | vendredi 18 juin 2010, 11:16
Les infirmières qui n'étaient pas encore inscrites à l'Ordre ne paieront que la cotisation 2010-11 pour l'instant
PARIS, 16 juin 2010 (APM) - Les infirmières qui ne se sont pas inscrites à l'Ordre lors de la campagne 2009-10 ne paieront que la cotisation 2010-11 pour l'instant, a expliqué mercredi la présidente de l'instance, Dominique Le Boeuf lors d'une conférence de presse.
Alors que le gouvernement a mis mardi la pression sur l'Ordre pour qu'il baisse le montant de sa cotisation, fixé actuellement pour "les cas généraux" à 75 euros, laissant entendre qu'il s'agirait d'une condition pour qu'il revoie sa position sur la réforme de l'Ordre (cf dépêche APM MHNFG001), la présidente de l'Ordre infirmier a apporté mercredi des précisions sur la nouvelle campagne d'inscription lancée début juin (cf dépêche APM CANFA003).
Elle a expliqué qu'elle avait lancé d'abord une campagne de renouvellement de la cotisation pour les infirmières qui sont déjà inscrites. Elles pourront payer en trois fois et en ligne à partir de fin juin.
"Nous avons également réalisé une relance d'inscription au tableau pour toutes celles qui ne sont pas inscrites: pour l'instant, cette relance concerne la cotisation 2010-11", a-t-elle ajouté, précisant que ces dernières ne payeront donc que la cotisation 2010-11.
Elle a toutefois indiqué qu'elle trouvait cela "profondément injuste pour celles qui s'[étaie]nt engagées et [avaie]nt payé en 2009, donc nous allons réfléchir à comment on peut faire". Mais, "on verra après", a-t-elle ajouté.
Elle a reconnu avoir "peut-être fait des erreurs", notamment "en envoyant le courrier de relance".
Elle a ajouté que le Conseil national de l'Ordre avait créé mardi une commission d'entraide pour les infirmières en difficulté financière. Elle a précisé que tous les conseils départementaux sauf deux étaient installés.
Le conseil national a également adopté mardi un avis sur les infirmiers anesthésistes et de bloc opératoire (Iade et Ibode) et sur le développement professionnel continu (DPC). L'Ordre se penchera sur les infirmiers en santé au travail cet été et devrait rendre un rapport pour début septembre sur la directive européenne "libre prestation de services".
S'agissant de l'arrêté sur les protocoles de coopération entre professionnels de santé, Dominique Le Boeuf a indiqué qu'elle n'avait pas souhaité déposer un recours contentieux.
Mi-mai, la directrice générale de l'offre de soins (DGOS), Annie Podeur, a opposé une fin de non-recevoir au recours gracieux déposé à la mi-mars par plusieurs ordres (cf dépêche APM VGNF7002). Une procédure contentieuse est toutefois en cours devant le Conseil d'Etat, à la suite du recours déposé par la Fédération nationale des infirmiers (FNI), rappelle-t-on. |
|  Cliniques privées : le mouvement s'amplifie ! | vendredi 18 juin 2010, 11:09
Plusieurs cliniques de Clermont-Ferrand en grève
CLERMONT-FERRAND, 14 juin 2010 (APM) - Les salariés de plusieurs cliniques de Clermont-Ferrand et des environs sont en grève depuis mercredi dernier et ont refusé lundi de reprendre leur activité, a-t-on appris par un communiqué de l'Agence régionale de santé (ARS) d'Auvergne et auprès du groupe Vitalia.
A l'instar du conflit qui se déroule dans des cliniques du Languedoc-Roussillon, les salariés du Pôle Santé République (PSR, qui appartient au groupe Médi-Partenaires) et des cliniques La Châtaigneraie, la Plaine et les Chandiots, qui sont détenues par le groupe Vitalia, ont commencé un mouvement de grève la semaine dernière, a confirmé à l'APM un responsable du groupe Vitalia.
Ce mouvement affecte fortement l'activité de ces établissements clermontois, en particulier celle de la clinique de La Châtaigneraie qui possède une maternité effectuant environ 2.600 accouchements par an.
Dans un communiqué diffusé vendredi, le directeur général de l'ARS, François Dumuis, avait annoncé qu'une réunion avec les "partenaires sociaux" des cliniques concernées avait eu lieu le même jour en sa présence.
Il avait précisé que les employeurs locaux avaient accepté une proposition de la CGT consistant à ouvrir lundi à 14 heures, après une assemblée générale des salariés en grève, "des discussions au niveau local, sous réserve du vote par cette assemblée d'une suspension du mouvement de grève concomittante, en vue de parvenir à un accord local".
Ces discussions devaient avoir lieu avec la médiation de l'agence, dans ses locaux.
Mais lundi, dans un nouveau communiqué, l'ARS a annoncé que les salariés avaient refusé le matin en assemblée générale la suspension de la grève selon les modalités définies vendredi.
Une délégation, reçue à l'ARS dans l'après-midi, "a exposé le refus par les salariés de la suspension de la grève en demandant l'ouverture immédiate des discussions avec les employeurs", indique l'agence.
L'ARS précise que son directeur général, François Dumuis, a transmis cette demande aux employeurs et demeure prêt à "reprendre une médiation active dès que les deux parties le souhaiteront".
Elle ajoute qu'"afin d'assurer la continuité des soins et la sécurité sanitaire des patients", François Dumuis "proposera les réquisitions nécessaires au préfet". |
|  Boycotte du CSPH pas SUD, CGT et CFDT. | mercredi 16 juin 2010, 09:17
Le Conseil supérieur de la fonction publique hospitalière boycotté lundi par plusieurs organisations syndicales
PARIS, 15 juin 2010 (APM) - Le Conseil supérieur de la fonction publique hospitalière (CSFPH), qui devait siéger lundi et examiner une série de textes concernant le nouveau statut des infirmiers, a été reporté au lundi 21 juin en raison du boycott décidé par certaines organisations syndicales, a-t-on appris auprès de la CFDT et de la CGT.
Les organisations syndicales CFDT, CGT et SUD ont refusé de siéger, souhaitant exprimer une nouvelle fois leur désaccord vis-à-vis du protocole d'accord du 2 février sur l'intégration en catégorie A des personnels infirmiers (et des professions paramédicales), qu'ils n'ont pas signé.
Le quorum n'ayant pas été atteint, la séance du CSFPH a été reportée à lundi, a-t-on appris auprès de la CGT et de la CFDT.
Le CSFPH, qui devait se réunir lundi, devait "émettre un avis sur l'intégralité des textes relatifs au protocole d'accord", a indiqué la CFDT dans un communiqué publié lundi.
"Suite à un échange avec la direction générale de l'offre de soins (DGOS), nous savons que ces textes ne sont en aucun cas amendables, si ce n'est à la marge, voire très à la marge", a ajouté la CFDT, indiquant qu'elle faisait donc le choix "de ne pas être présente dans une instance où l'on ne tiendra compte de son avis à aucun moment".
De son côté, la CGT "ne comprend toujours pas l'absence de dialogue [du ministère]" et le fait que la suppression de la catégorie active pour les infirmiers "n'ait pas été intégrée dans le débat sur les retraites", a indiqué à l'APM Philippe Crépel, secrétaire fédéral de la CGT santé et action sociale.
"Nous restons dans la démarche qui nous avait poussés à boycotter le CSFPH en février", a-t-il ajouté.
Les trois organisations syndicales (tout comme FO, l'Unsa, la CFTC et la CFE-CGC) avaient déjà exprimé leur désaccord sur le protocole d'accord en boycottant en février une séance du CSFPH relative à l'article 30 de la loi sur la rénovation du dialogue social et qui supprimait la catégorie active, donc le droit de départ à 55 ans pour les infirmiers faisant le choix de passer en catégorie A (cf dépêche APM CANBB002).
Le CSFPH devait examiner lundi un projet de décret relatif aux statuts particuliers des personnels infirmiers de la fonction publique hospitalière, un projet de décret portant statut particulier du corps des infirmiers en soins généraux et spécialisés de catégorie A, un projet de décret relatif à la fixation du classement indiciaire des fonctionnaires relevant du corps des infirmiers en soins généraux et spécialisés de catégorie A et un projet d'arrêté fixant l'échelonnement indiciaire, a-t-on appris auprès de certaines organisations syndicales. |
|  IADEs : renforcer la mobilisation ! | mercredi 16 juin 2010, 08:42
Après 3 mois de conflit, 4 manifestations nationales, malgré les manoeuvres de division entretenues par le ministère, le mouvement IADE suivi par plus de 85% de la profession montre la voie à l'ensemble des soignants.
SUD vous propose un tract et le document du ministère sur ce dossier ! | |
|  UNSA et CFDT trahissent les salarié-es des services à domicile ! | mercredi 16 juin 2010, 09:00
En signant la convention collective de la branche de l'aide, de l'accompagnement, des soins et des services à domicile, la CFDT et l'UNSA ont capitulé devant les patrons.
La branche Maintien et Aide à Domicile doit rester dans le social. Elle n'est pas à vendre !
Le désengagement des financeurs (CNAV, Région, Etat en ce qui concerne l'Allocation personnalisée d'Autonomie et la prestation de compensation du Handicap) font qu'aujourd'hui les associations prestataires sont en difficultés financières et menacent de chômage les 11 000 salarié(e)s qui y travaillent. Le sous financement du secteur permet aux employeurs de négocier une convention collective de branche au rabais (qui regroupe les 3 conventions du secteur). Cette convention collective a été signée par la CFDT et l'UNSA lors de la dernière commission paritaire du 21 mai. Elle entérine une dégradation des conditions de travail des salariés, secteur majoritairement féminin (fragmentation du travail, augmentation de l'amplitude de travail de 12 à 13 h, généralisation du travail de nuit entre 22h et 7h, astreintes sans fin,) avec une incidence directe sur la vie des salarié(e)s. Cette convention collective aura aussi un impact sur les services rendus aux usagers par la suppression de durée minimale d'intervention. Le désengagement de l'état sur la mise en place d'un fonds d'urgence destiné aux associations en difficulté, la création des emplois «Borloo», la distribution massive des CESU ont permis un glissement de l'aide à domicile au service à la personne. La marchandisation du secteur favorise l'entrée en bourse des entreprises telles que Merci+ (spécialisée dans la création d'emplois précaires et l'exploitation des salarié(e)s). Elles privent aussi toute une catégorie sociale de l'aide à domicile.
La fédération SUD Santé Social demande aux organisations syndicales (FO, CGT, CFTC, CGC) négociatrices de la convention collective de faire valoir leur droit d'opposition afin que cette convention ne s'applique pas en l'état. La fédération SUD Santé Sociaux exige que la branche du maintien et d'aide à domicile reste dans le champ du secteur social avec un financement public à la hauteur des enjeux sociaux. La convention collective appartient aux salarié(e)s.
Pas de signature sans l'accord des salarié(e)s. Pour tous contacts : Patricia GARCIA : 06 11 32 56 72 |
|  Sages Femmes en grève le 18 juin ! | mercredi 16 juin 2010, 08:49
Forte colère des sages-femmes qui feront grève vendredi
Les sages-femmes libérales et salariées seront en grève vendredi 18 juin.
Elles manifesteront à Paris, place de la République à 10 h 30, puis le cortège se dirigera à Bercy où elles demanderont à être reçues par François Baroin, ministre du Budget. Ces professionnelles, qu'elles travaillent en libéral ou comme salariées, ne décolèrent pas. « Nous ne pouvons plus, disent-elles, assurer un travail de qualité pour la femme, les parents, le nouveau-né. »
La sage-femme hospitalière « doit faire face à des impératifs de rentabilité qui imposent une cadence infernale et la libérale est confrontée à des revenus trop bas pour assurer la survie de son activité », dénonce l'Organisation nationale des syndicats de sages-femmes (ONSSF) qui s'insurge contre le blocage des négociations avec l'assurance-maladie et des propositions jugées « indécentes ».
La lettre clé SF permettant la cotation des principaux actes des sages-femmes et représentant 90 % de leur activité libérale est bloquée à la même valeur (2,65 euros) depuis 2002, affirment ces professionnelles de santé. Conséquence : le revenu annuel des sages-femmes « qui est déjà le plus bas de toutes les professions de santé y compris les auxiliaires médicaux, est en baisse depuis 3 ans, mettant en difficulté l'existence même de certains cabinets ».
La cotation des actes des sages-femmes à l'hôpital, en particulier en soins externes, « n'est pas rentable, selon l'ONSSF, ce qui engendre soit une diminution des postes de sages-femmes pour les consultations, la préparation à la naissance ou les échographies, soit l'utilisation (bien qu'illégale) de la cotation "médecin" pour ces actes pratiqués par des sages-femmes car plus rentables, rendant ainsi leur activité invisible ».
Les sages-femmes pratiquent des consultations médicales obstétricales (pré- et postnatales) ainsi que gynécologiques (suivi préventif et contraception) avec le même contenu, les mêmes obligations médicales et la même responsabilité que le médecin généraliste mais « le tarif de la consultation de grossesse (19 euros) reste 15 % moins élevé que celui du médecin généraliste, et le tarif de la consultation gynécologique (17 euros) 23 % moins élevé ».
En conséquence, l'ONSSF demande une réévaluation rapide de la lettre clé SF, soit un SF à 3 euros ; la parité de la valeur de la consultation obstétricale et gynécologique avec celle de la consultation du médecin généraliste et la réforme de la nomenclature qui prenne en compte les nouveaux actes techniques assurés par les sages-femmes et reconnaisse leurs nouvelles compétences.
23 000 sages-femmes exercent aujourd'hui en France dont 3 200 en libéral.
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|  L'activité libérale des médecins dans les hôpitaux... c'est pas nous qui le disons... | lundi 14 juin 2010, 17:21
Activité libérale à l'hôpital: Le Parisien publie le "tiercé gagnant" des médecins les mieux payés en 2008 (presse)
PARIS, 10 juin 2010 (APM) - Le quotidien Le Parisien a publié jeudi les résultats d'une enquête sur l'activité libérale à l'hôpital, avec notamment le classement des médecins les mieux payés dont les premières places sont occupées par trois professeurs de l'Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP).
Trois ans après une première enquête sur l'activité libérale à l'hôpital (cf dépêche APM SNKAP001), le quotidien s'est à nouveau intéressé à la rémunération des praticiens pour voir si la situation avait évolué, notamment à la suite des mesures prises par le ministère de la santé pour rappeler les règles encadrant l'activité libérale et augmenter les taux de la redevance versée par les médecins (cf dépêche APM SNLJK004).
"Nous avons voulu savoir si un terme avait été mis aux dérapages les plus flagrants. La réponse est négative", souligne le quotidien.
Alors qu'en 2008, la grande majorité des 4.430 médecins ayant une activité libérale (12% des praticiens) "joue le jeu et en tire un complément de ressources raisonnable", "quelques dizaines de 'stars', déjà épinglées à l'époque pour avoir perdu toute notion de tact et de mesure, n'ont rien changé à leur pratique", constate-t-il.
Globalement, l'activité libérale aurait rapporté en moyenne 72.300 euros bruts par médecin en 2008, montant auquel il faut retrancher les charges sociales et la redevance versée à l'hôpital, selon le quotidien.
Le quotidien s'est procuré les relevés des honoraires 2008 de plusieurs professeurs de médecine. "Leurs honoraires (bruts) oscillent entre 120.000 et 600.000 euros par an pour deux demi-journées par semaine", indique-t-il en précisant que les données ne permettaient pas de distinguer entre un nombre d'actes élevé ou des tarifs élevés.
"Dans les cas extrêmes, certains de ces mandarins multiplient donc leur traitement hospitalier à plein-temps (entre 6.000 et 9.000 euros net par mois) par quatre ou cinq", note Le Parisien.
Les trois médecins cités en tête de liste en 2008 sont les Pr Thierry Flam (urologie, Cochin, Paris), Marc Zerbib (urologie, Cochin) et Maurice Mimoun (chirurgie esthétique, Saint-Louis/Saint-Antoine, Paris). Ils étaient déjà parmi les premiers du classement en 2007, note-t-on.
Avec 593.000 euros (+14%), le Pr Flam passe de la troisième à la première place. En trois ans, le Pr Zerbib a augmenté de 18,5% ses honoraires à 569.000 euros mais indique qu'en 2009, ils auraient baissé de 30% pour atteindre 424.000 euros. Les honoraires du Pr Mimoun (545.000 euros) seraient stables par rapport à 2005.
Le quotidien épingle par ailleurs quatre autres professeurs de médecine parisiens de l'AP-HP: Jean-Noël Fabiani, chef du service de chirurgie thoracique et cardiovasculaire à l'hôpital européen Georges Pompidou (460.000 euros, +22%), Laurent Hannoun, chef du service de chirurgie digestive de la Pitié-Salpêtrière (430.000 euros mais dont les honoraires auraient baissé à 380.000 euros en 2009), Bernard Debré, chef du service d'urologie à Cochin (280.000 euros, en légère baisse et qui seraient de 153.000 euros en 2009) et Bernard Granger, psychiatre à Cochin et responsable du Mouvement de défense de l'hôpital public (MDHP) (126.000 euros).
Le Pr Bertrand Dufour qui avait occupé la première place du classement réalisé en 2007, ne figure pas dans celui publié jeudi matin car il n'est plus chef de service à l'hôpital Necker (AP-HP, Paris).
LES DELAIS D'ATTENTE RESTENT LE POINT NOIR
Le quotidien a par ailleurs réalisé un nouveau testing dans les services des praticiens en tête du classement concernant les délais d'attente, montrant que les malades privés passaient toujours devant les patients publics.
Il déplore le manque de transparence de la commission centrale de l'activité libérale de l'AP-HP concernant les honoraires, le nombre d'actes effectués en public et en privé, les délais et les sanctions.
Parmi les évolutions positives, le quotidien relève que "la plupart des médecins" affichent désormais leurs tarifs. Il note aussi que la redevance est désormais proportionnelle aux revenus. A titre d'exemple, il mentionne que les recettes liées à la redevance sont passées de 3,1 à 6,4 millions d'euros de 2008 à 2009 à l'AP-HP.
Le Parisien indique que le Conseil de l'ordre des médecins de Paris aurait demandé à une dizaine de praticiens de baisser leurs tarifs.
Le quotidien met par ailleurs en ligne sur son site le rapport 2007 de la commission centrale de l'activité libérale de l'AP-HP, le qualifiant de "confidentiel", alors que l'APM en avait eu copie dès juillet 2009 (cf dépêche APM SNMG6003). |
|  Les grévistes obtiennent une hausse de salaire. | lundi 14 juin 2010, 10:13
Montpellier Protestations dans les cliniques privées : les grévistes ont obtenu une hausse de salaire
Publié à 21 h 20 - Un accord a été trouvé entre les personnels grévistes de six des dix cliniques privées de Montpellier en lutte pour des revendications salariales depuis 17 jours, et la direction du groupe qui contrôle ces six établissements, a-t-on appris de sources concordantes.
Selon une des déléguées CGT, les grévistes ont obtenu une augmentation de 2,1% du point (qui sert de base pour le calcul du salaire brut), à valoir à partir du 1er juillet. Cette augmentation a été confirmée du côté de la direction du groupe OC Santé selon laquelle une seconde augmentation du point de 0,5% est prévue à compter du 1er janvier 2011. Certes, « on est loin des 10% d'augmentation réclamés au lancement du mouvement, a confié à l'AFP la déléguée CGT d'une des cliniques, Annie Pascal, mais on est quand même contents d'avoir obtenu une augmentation du point ».
Les quatre autres cliniques poursuivront leur grève vendredi.
Dans un communiqué, le préfet de l'Hérault, Claude Baland, et la directrice générale de l'Agence régionale de Santé Martine Aoustin ont encouragé la poursuite des négociations entre les grévistes et leurs directions respectives, sous l'égide du cancérologue Henri Pujol ou "par la médiation de la directrice du travail", Anne-Marie Sabatier, y compris, insistent-ils, « dans la clinique de la Lironde (groupe Orpéa-Clinéa, NDLR) où le dialogue au niveau local n'a pas encore eu lieu ».
Une manifestation de grévistes a réuni jeudi quelque 200 personnes, selon la police, à Montpellier. D'autres s'apprêtent à passer une troisième nuit sous des tentes de camping dressées devant la préfecture de l'Hérault. Une réunion de la commission paritaire nationale prévue jeudi à la Fédération de l'hospitalisation privée a finalement été annulée, selon les délégués syndicaux CGT à Montpellier.
La grève dans les cliniques a provoqué une progression de 40% de l'activité du CHU de Montpellier, amené à ouvrir des lits supplémentaires et déprogrammer certaines interventions qui peuvent attendre, ceci « pour assurer la mission de santé publique », selon la direction du CHU interrogée par l'AFP. |
|  Exclus de la CGT, ils rejoignent SUD energie... | lundi 14 juin 2010, 10:02
Extrait : A l'heure où le gouvernement Sarkozy et le Medef redoublent leurs efforts pour casser nos retraites et instaurer leur plan de rigueur, à l'heure où les directions d'EDF et de GDF Suez préparent leurs mauvais coups, nous avons décidé que nous ne pouvions pas baisser les bras et rester à l'écart de la construction des mobilisations sociales à venir. Notre engagement collectif au service exclusif des salariéEs et de leurs revendications, au service de la lutte des classes, au service de la résistance aux attaques du patronat, du gouvernement et des directions, de la reconquête des droits perdus (ou abandonnés et bradés par vos manoeuvres bureaucratiques) et de la bataille pour la défense du service public et de la renationalisation du secteur de l'énergie demeure et demeurera, et ce nonobstant notre exclusion de la CGT. Nous restons partisans d'un syndicalisme capable d'unir et de mobiliser tous les salariés autour d'objectifs revendicatifs clairs et offensifs et d'une stratégie d'action efficace. C'est pourquoi nous avons décidé collectivement de renforcer SUD Energie | |
|  SUD : 2eme syndicat chez Renault Douai. | lundi 14 juin 2010, 09:58
Les élections professionnelles viennent de se dérouler lundi et mardi à Renault Douai.
Le syndicat SUD Renault Douai devient le second syndicat de l'entreprise avec 21,15%, deux élus titulaires, deux élus suppléants en CE et 6 titulaires et 7 suppléants en DP.
Le syndicat créé seulement en octobre 2007 fait la preuve que notre syndicalisme de résistance et d'action avec les salarié-es gagne en confiance de la part de ces derniers et en représentativité globale face à la direction. Le syndicalisme d'accompagnement ou de collaboration a été battu. Il faudra que le groupe Renault où nous existons maintenant sur la majorité des sites en tienne compte.
La première organisation syndicale sur l'usine reste FO (proche de la direction) avec 28,53% mais elle perd plus de 10% par rapport aux précédentes élections de 2006. La CFDT (dont SUD était issu) régresse considérablement (17,56%) et perd 5%, la CGC, troisième fait 11,44% et perd plus de 3%, la CFTC et la CGT ne sont plus représentatives.
La CGT présentait deux listes concurrentes. La confédération CGT avait décidé de s'attaquer au syndicat CGT local. Après un départage refusé par la justice et par la confédération elle même, les deux listes se sont présentées, résultat : la CGT n'a plus de syndicat représentatif à Renault Douai.
Au delà de la satisfaction de nos camarades de l'usine, de celle de notre Union syndicale Sud Industrie 59/62 qui se développe dans ce grand département ouvrier, c'est en encouragement à se battre pour tous les travailleurs de l'industrie, pour tous les SUD et pour notre Union syndicale Solidaires Industrie. En même temps le développement d'un syndicalisme de lutte chez Renault est attesté aujourd'hui dans d'autres grands groupes industriels comme Safran et Renault Trucks, le patronat devra en tenir compte |
|  IADEs, la lutte continue... |  | mercredi 9 juin 2010, 10:00
Plusieurs milliers d'infirmiers anesthésistes ont bloqué la place de l'Étoile, à Paris
Entre 1 500, selon la police et 5 000, selon la CGT, infirmiers anesthésistes ont manifesté ce mardi à Paris dans le cadre d'une journée de grève nationale pour réclamer notamment la reconnaissance de leurs compétences et au niveau master (bac+5) de leur spécialité.
Rejoints par des infirmiers de bloc opératoire, les infirmiers anesthésistes, venus de toute la France et vêtus de leurs tenues de bloc (blouses bleues, chapeaux et masques), ont bloqué la place de l'Etoile et ont tourné autour de l'arc de Triomphe avant de rejoindre le ministère de la Santé, à l'appel de Sud, de la CGT et des collectifs organisés dans les hôpitaux.
Alors qu'une délégation de manifestants a été reçue au ministère, l'atmosphère s'est tendue avec les forces de l'ordre, qui ont procédé à des tirs de gaz lacrymogène. Quatre interpellations ont été effectuées, selon la police.
« Aucune de nos revendications n'a été entendue et nous appelons à la reconduction du mouvement et à cesser les actes dans les blocs opératoires »,a déclaré à l'AFP Sylvie Breuil, de l'UFMICT-CGT. Ce mouvement de protestation dure depuis le mois de mars. Lors de leur dernière journée de mobilisation, le 18 mai, les infirmiers anesthésistes avaient bloqué, on s'en souvient, pendant plusieurs heures les voies de la gare Montparnasse.
De son côté, le syndicat national des infirmiers anesthésistes (SNIA) n'avait pas appelé à participer à la manifestation de ce jour. « Le temps est aujourd'hui au dialogue et à la concertation », commente sa présidente Marie Ange Saget, qui tient à préciser que de nouvelles rencontres entre les anesthésistes et les pouvoirs publics doivent avoir lieu dans les tout prochains jours.
Bachelot s'exprime :
La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a regretté "profondément les violences inacceptables commises en marge de la manifestation des infirmiers anesthésistes", aujourd'hui à Paris. La ministre "regrette profondément ces actes de violence indignes de professionnels de santé qui sauvent des vies au quotidien", selon un communiqué.
"Ces actes sont inacceptables et ne s'inscrivent pas dans la démarche de dialogue qui est celle des organisations représentatives de la profession", a-t-elle ajouté. "Alors qu'une délégation était reçue, comme convenu par le ministère de la Santé et des Sports, des éléments incontrôlés et extrémistes se sont livrés à des actes de violences", déplore la ministre.
"Des projectiles ont notamment été lancés contre la façade du ministère, mettant en danger de manière avérée la sécurité des agents travaillant à l'intérieur des locaux", a-t-elle précisé. La ministre rappelle qu'un engagement a été pris pour qu'aboutisse avant la fin de l'année 2010 le processus de masterisation du diplôme d'infirmier anesthésiste.
Entre 1.500 (police) et 5.000 (CGT) infirmiers anesthésistes ont manifesté mardi à Paris dans le cadre d'une journée de grève nationale pour réclamer notamment la reconnaissance au niveau master (bac+5) de leur spécialité.
Devant le ministère de la Santé, le climat s'est tendu avec les forces de l'ordre, qui ont procédé à des tirs de gaz lacrymogène. Quatre interpellations ont été effectuées, selon la police. En fin d'après-midi, les manifestants ont envahi brièvement le quai d'Orsay.
Et l'article du Monde :
Manifestation houleuse des infirmiers anesthésistes à Paris LEMONDE.FR avec AFP | 08.06.10 | 20h33
Les infirmiers anesthésistes ont à nouveau manifesté, mardi 8 juin à Paris, pour réclamer une reconnaissance de leur spécialité au niveau master, se rassemblant devant le ministère de la santé avant d'envahir brièvement en fin d'après-midi le Quai d'Orsay.
A l'appel de SUD, de la CGT et des collectifs organisés dans les hôpitaux, les infirmiers, rejoints par leurs collègues des blocs opératoires, ont débuté la manifestation dans une ambiance bonne enfant, en tournant autour de l'arc de Triomphe.
Mais l'ambiance s'est tendue lorsque les manifestants, venus de toute la France, se sont rendus devant le ministère de la santé, où les forces de l'ordre ont procédé à des tirs de gaz lacrymogène et interpellé plusieurs personnes. Lors de leur dernière journée d'action, le 18 mai, ils avaient déjà bloqué pendant cinq heures la gare Montparnasse.
Roselyne Bachelot, la ministre de la santé et des sports, a regretté "les violences inacceptables commises en marge de la manifestation", les jugeant "indignes de professionnels de santé qui sauvent des vies au quotidien". "Des projectiles ont notamment été lancés contre la façade du ministère, mettant en danger de manière avérée la sécurité des agents travaillant à l'intérieur des locaux", a-t-elle précisé.
Alors que le ministère de la santé devait être le lieu de dispersion de la manifestation, quelques centaines d'infirmiers se sont ensuite rendus devant le Quai d'Orsay, dont ils ont brièvement envahi l'enceinte. "Nous avons demandé à être reçus parce que cela fait trois mois qu'on attend en vain que Bachelot nous reçoive", a déclaré Jérome Guy, infirmier anesthésiste de SUD venu de Bretagne.
Vers 19 h 30 la délégation est ressortie accompagnée de Pierre Lellouche et Bernard Kouchner, affirmant qu'elle allait maintenant être reçue à Matignon par le conseiller social de Fillon. "Nous ne sommes pas encore dans une série de négociations, nous attendons de voir ce qui nous sera proposé", a expliqué Damien Guillou, membre de la délégation,
Les 7 500 infirmiers anesthésistes en France suivent cinq ans d'études : trois en formation initiale pour le diplôme d'Etat puis après deux années d'exercice du métier, deux nouvelles années de formation.
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|  pas de bébés à la consigne : le gouvernement passe en force ! | mercredi 9 juin 2010, 09:58
Le gouvernement scelle la braderie des modes d'accueil collectifs en inscrivant les jardins d'éveil dans le droit commun, dans le dos du monde de la petite enfance !
Communiqué du 8 juin 2010 Le gouvernement vient de publier le décret relatif aux modes d'accueil collectif contre lequel le monde de la petite enfance se mobilise unanimement depuis des mois. Les principales dispositions massivement rejetées y sont donc inscrites : accueil en surnombre, baisse des quotas des professionnels les plus qualifiés, mise en place de jardins d'éveil. | |
|  Sans papiers à la Bastille : la suite du dossier. | mercredi 9 juin 2010, 09:56
Le ministère de l'immigration a enfin donné la date hier soir du prochain rdv avec les syndicats des 11, c'est le vendredi 11 juin à 15h30. Nous devrions enfin savoir ce que le gouvernement retient de nos propositions de critères objectifs et quelle nature juridique sera retenue pour de nouvelles dispositions. En attendant les grévistes sont toujours à Bastille malgré les conditions quotidiennes difficiles et les soutiens ne faiblissent pas. Une nouvelle initiative avec les personnalités politiques, artistiques, syndicales, etc, est prévue pour dimanche après-midi à Bastille.
Catherine Lebrun Union syndicale Solidaires 01 58 39 30 18 |
|  les collègues des cliniques privées rentrent lutte... |  | mercredi 9 juin 2010, 09:37
Climat social tendu à la Polyclinique Jeudi dernier, des salariés ont débrayé devant la Polyclinique. Des salariés ont débrayé la semaine dernière. Mardi prochain, une réunion est prévue avec la direction.
À l'appel des syndicats Sud, majoritaire, et CFDT, une centaine de salariés sur 650 de la Polyclinique de l'Atlantique à Saint-Herblain ont débrayé jeudi dernier. Ils dénoncent des conditions de travail difficiles. « Des modifications de planning au dernier moment, des changements de service, dans une recherche d'optimisation totale », confie Marie-Laure Jugé, représentante du syndicat Sud. « On nous demande d'être hyperdisponibles et hyperpolyvalents. » Les personnels demandent aussi l'augmentation du point de 10 %, à l'image de leurs collègues des cliniques privées de Montpellier en grève depuis près de deux semaines. « Cela représente deux millions d'euros de plus par an, c'est demander la faillite de la clinique ! », lâche Pierre-Olivier Costa, directeur de l'établissement de santé qui appartient au groupe Vedici. « L'adaptation de la charge de travail, c'est une réalité. Nous sommes soumis à l'urgence, à des variations saisonnières, oui on demande aux gens de se déplacer », explique le responsable. « Nos effectifs sont adaptés au nombre de lits, on ne prend pas de risques avec le patient. »
Dans ce contexte social, les négociations annuelles prévues en fin d'année vont être avancées ce mois-ci. Mardi prochain, une réunion rassemblera direction et salariés. Magali GRANDET. Ouest-France
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|  Centre IVG : la réforme gouvernementale qui fait régresser le droits des femmes ! | lundi 7 juin 2010, 10:51
Elise. Pourquoi les centres IVG sont-ils en danger? Est-ce une volonté politique? Josée Pépin. C'est une volonté politique, dans la mesure où il y a restriction budgétaire et regroupement par pôle. En général, trois hôpitaux sont regroupés sous une même direction. C'est l'application de la loi Bachelot avec ces 4000 postes supprimés d'ici 2012, dont 150 postes de médecins praticiens hospitaliers.
Martine. Etes-vous soutenu par les médecins? Oui, nous sommes soutenus par certaines associations de médecins, par l'Ancic (Association nationale des centres d'interruption de grossesse et de contraception). Nous sommes également soutenus par d'autres associations comme le Planing familial, la Cadac (Coordination des associations pour le droit à l'avortement et à la contraception), et les syndicats. Même s'il y a toujours la réserve du droit moral, c'est-à-dire la liberté de conscience d'un chef de service, c'est vraiment le problème financier qui est le principal problème.
Marie. Combien d'IVG sont-elles réalisées en France chaque année? Ce chiffre est-il en augmentation? Le chiffre est stable depuis sept ou huit ans, il est de 200.000 IVG par an, avec une petite augmentation d'IVG concernant les jeunes femmes, entre 15 et 17 ans. En 2002, il y en avait 8% à 9%, en 2006, 11,5%. Sur ces 200.000, 70% des personnes qui ont recours à l'IVG sont des personnes qui ont une contraception. Et, selon l'Igas (Inspection générale des affaires sociales), 40% des femmes auront une IVG dans leur vie.
Paquerette. Quel est le délai moyen d'attente pour faire une IVG? Est-ce pire à Paris qu'ailleurs? A Paris et en région parisienne, il faut compter entre quinze jours et trois semaines, les chiffres sont les mêmes en Paca, Nord-Pas-de-Calais, et en Corse. Dans les chiffres, il est intéressant de remarquer qu'en Alsace, 80% des IVG sont médicamenteuses.
Aubépine. Manque-t-on de centres IVG en France? Oui, on manque de centres IVG en France. Dans certaines régions, notamment le centre de la France, il n'y a pas de centre IVG. D'autre part, la loi du 29 juillet 1979, qui impose à chaque hôpital public l'obligation d'avoir un centre IVG, n'est pas respectée.
Costo. Y a-t-il des soucis avec les intégristes de tous bords comme aux Etats-Unis? Autrement dit: la montée des extrémismes religieux pèse-t-elle sur le droit des femmes à l'IVG? L'intégrisme religieux a toujours pesé. Et la religion catholique est le fer de lance de tous les intégrismes religieux. Depuis quelque temps, on assiste à des réactions, comme la manifestation qui a eu lieu à Bordeaux, la semaine dernière. Des manifestants pro-vie, qui ont été bien contrecarré par les associations des droits des femmes de Bordeaux. Une autre manifestation a également eu lieu à Caen.
Mais le danger vient actuellement des projets gouvernementaux. Ce gouvernement, avec sa politique de destruction massive des services publics et la loi sur l'hôpital va-t-il réussir ce que les anti-avortements ne cessent de réclamer: la fermeture de centres IVG dans ce pays? C'est le gouvernement, par des économies de moyens, qui restreint ce droit. Cette liberté est-elle en train de devenir un «droit accordé»?
Costo. Comment se fait-il qu'on ait encore tant d'IVG en France? La contraception reste difficile d'accès? C'est vrai que l'accès à la contraception peut être compliqué. Surtout, certaines nouvelles générations de pilules ne sont pas toutes remboursées. Et on propose finalement aux femmes toujours la même contraception. Dès que le rapport de l'Igas est sorti, donnant le chiffre de 200.000 avortements, nous avons entendu le chœur des âmes bien pensantes de ce pays: «Nous leur avons donné la pilule, et, malgré cela, elles se font encore avorter.»
On est dans un système de culpabilisation des femmes. On leur dit qu'elles ne savent pas gérer ni leur contraception ni leur sexualité. Mais la vie n'est pas un long fleuve tranquille. Une pilule qui s'oublie, une capote qui fuit, un amour qui va qui vient, une décision pour un choix professionnel, sont autant de bonnes raisons. L'avortement n'est pas un échec. Arrêtons de culpabiliser les femmes. D'autre part, commençons dès le plus jeune âge, grâce à des campagnes une éducation à la sexualité.
Farida. L'IVG comme la contraception sont des droits acquis de longues luttes, les nouvelles générations de femmes ont-elles conscience? Oui. Les jeunes filles sont conscientes que c'est un droit. Pour ma génération (62 ans), c'était une nécessité d'avoir ce droit. Elles, elles l'ont. Nous organisons régulièrement dans le XXe arrondissement des signatures de pétitions, de nombreuses jeunes femmes signent. Dans le collectif unitaire du XXe, nous avons beaucoup de jeunes femmes, mais les formes de lutte ont changées. On ne peut pas dire, comme on le disait il y a trente-cinq ans: il n'y a pas de centre IVG, on va vous faire une IVG. C'est un droit, et elles sont prêtes à se battre pour ce droit.
Sylvie. Mais si centre comme celui de Tenon ferme, que va-t-il se passer? Tenon était un centre assez apportant. C'est un arrondissement de 200.000 personnes où vivent des populations jeunes, géographiquement et socialement très variées. Actuellement, suite à notre lutte, nous occupons dans la maternité une permanence d'accueil, tenue par deux infirmières retraitées. Les femmes sont dirigées vers la maternité de Saint-Antoine, et son centre IVG, ou bien vers Trousseau.
Nous organisons une manifestation samedi 5 juin, à 11 heures au départ de l'hôpital Tenon: «Maternités et centres d'IVG, hôpitaux public dans l'est parisien, droit des femmes en danger». On se rend compte que les projets qui vont être mis en place sont une attaque sur les droits des femmes: quarante-huit heures d'hospitalisation pour un accouchement, et trois jours pour une césarienne, problème d'accueil pour les femmes en attente d'IVG... Tenon est fermé, le centre IVG de Saint-Antoine va fermer, Trousseau pourra-il accueillir toutes les femmes supplémentaires en attente d'IVG, sans moyen supplémentaire?
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|  pas de Bébés à la consigne... le gouvernement persiste ! | lundi 7 juin 2010, 10:49
Le gouvernement est pourtant seul contre tout le monde de la petite enfance
- Il y a eu 4 journées de grève massive et inédite du secteur de la petite enfance depuis février.
- Les parents ont rejoint les professionnels dans cette mobilisation (cf. leur présence nombreuse dans les manifestations du 29 mai).
- La carte pétition pour améliorer la qualité d'accueil des jeunes enfants a recueilli plus de 50 000 signatures (en ligne + papier).
- Des spécialistes reconnus de la petite enfance ont exprimé leur soutien au mouvement (cf. les déclarations de B. Golse, H. Montagner, A. Florin)
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|  SOLIDAIRES dénonce l'évacuation des sans papiers à la Bastille... | lundi 7 juin 2010, 10:46
L'Union syndicale Solidaires dénonce l'opération policière menée sur ordre du gouvernement, contre des grévistes ce matin, à Paris.
Les travailleurs sans-papiers en grève depuis plus de 8 mois ont été expulsés des marches de l'Opéra Bastille, où ils étaient depuis le 27 mai au soir.
L'Union syndicale soutient la grève des travailleurs sans-papiers depuis ses débuts, ses militants sont présents sur plusieurs piquets de grève depuis des mois, et elle agit dans le cadre des 11 syndicats et associations qui se sont unis pour obtenir la régularisation des travailleurs sans-papiers.
L'Union syndicale Solidaires dénonce la violence gouvernementale qui une fois de plus préfère réprimer que régler positivement la situation des grévistes.
Les travailleurs en grève décident des suites de leur mouvement et de sa forme. L'Union syndicale Solidaires est à leurs côtés. Contact :
Catherine Lebrun
06 81 04 28 21 |
|  les sans papiers à Bercy ! | lundi 7 juin 2010, 10:07
Lundi 31 mai, dans le cadre de la campagne " Non au racket sur les cotisations sociales, non à l'injustice fiscale ", 200 travailleurs sans papiers munis de leurs déclarations de revenus se sont rendus au centre des Finances publiques du 16ème arrondissement de Paris en exigeant d'être reconnus comme des contribuables à part entière. Ce centre avait été choisi car il a la particularité de rembourser énormément d'impôts aux plus aisés grâce au bouclier fiscal. A l'issue de cette action, les manifestants ont rejoint les grévistes qui occupent les marches de l'opéra Bastille jours et nuits depuis jeudi 27 mai.
Les injustices fiscales doivent cesser ! Les 17 et 18 mai dernier, des militants de l'Union SNUI-SUD Trésor Solidaires, de Droits Devant !!, du CSP 17ème, de SUD Travail, du GISTI et de la FASTI ont tenu des permanences fiscales pour aider les travailleurs sans papiers à remplir leur déclaration.
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|  Attaque gouvernementale sans précédent sur la médecin du travail... | lundi 7 juin 2010, 09:49
Dans l'optique, entre autre, de la prise en charge de la pénibilité dans le calcul des retraites, le gouvernement s'attaque à la médecine du travail.
Les axes de réforme des SST par les services du ministre du travail reprennent et aggravent les propositions des employeurs, révélatrices de trois craintes principales : • Par les mises en visibilité qu'il devrait permettre, du point de vue de l'intérêt de la santé de chaque salarié, et non du point de vue de la gestion des risques, le système de prévention médicale est une bombe immédiate et à retardement pour la responsabilité personnelle et financière de chaque employeur • Au-delà, et les jurisprudences récentes le confirment, la prééminence du droit à la protection de la santé sur celui des prérogatives d'organisation de l'employeur (c'est-à-dire, pour parler net, sur le droit du propriétaire), notamment celle de la cour de cassation de mars 2008, a introduit un nouveau paradigme qui ne pourra pas trouver d'aboutissement social si la prévention médicale (santé = médecin) ne peut fonctionner. • Pour le PME et TPE, il est vital que les SST se positionnent du côté de la gestion des risques, pour des raisons d'incapacité de ces entreprises de développer des compétences dans ce domaine. | |
|  1er juin : manif nationale contre la casse du secteur social et médico-social... |  | lundi 7 juin 2010, 09:44
Un petit album photo...
et le communiqué de la fédération SUD (extrait : Plus de 2000 salariés des établissements du secteur sanitaire, médico social et social ont manifesté à Paris à l'appel de la fédération Sud Santé Sociaux et de la coordination des collectifs. Ils sont venus de plusieurs départements pour dénoncer la casse de leurs conventions collectives, dénoncer la baisse des budgets sanitaires et sociaux, dénoncer la remise en cause des métiers, la baisse des salaires et la dégradation des conditions de travail...) | |
|  Après le fils de Sarkozy, celui de Bachelot | mardi 1 juin 2010, 10:25
Pierre Bachelot nommé à l'Inpes
28/05/2010 | Mise à jour : 11:26 Réaction (35) Le fils de la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, Pierre, a été nommé à la direction générale de l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes), selon le site spécialisé WK Pharma. Il entrera en fonction mardi. L'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé, un établissement sous tutelle du ministère de la Santé.
Pierre Bachelot occupera la fonction de chargé de mission directement attaché auprès de la directrice générale de l'Institut. Il sera chargé de développer une stratégie d'influence ou de lobbying, notamment auprès du Parlement, et de veiller à ce que la santé soit intégrée dans toutes les politiques publiques.
Le parcours professionnel de Pierre Bachelot, âgé de 41 ans, est étroitement lié à l'ascension politique de sa mère. Il fut d'abord son assistant parlementaire entre 1992 et 2002, puis conseiller parlementaire au cabinet de la ministre de l'Écologie, de 2002 à 2004. Avant d'exercer la même fonction au ministère de la Santé, à partir de 2007. |
|  Les départements de Droite veulent créer une nouvelle journée de Solidarité. | mardi 1 juin 2010, 10:13
Les élus de droite de l'Assemblée des départements de France (ADF), réunis à Chartres le 27 mai 2010, ont demandé au gouvernement l'ouverture rapide du chantier de la dépendance et proposent la création d'une nouvelle journée de solidarité pour compenser les dépenses des départements liées aux personnes âgées, au handicap et au RSA.
Regroupés au sein du groupe de Droite, du Centre et des Indépendants (DCI) de l'ADF, ces élus, parmi lesquels les présidents des départements de droite, ont plaidé, lors d'un séminaire, pour l'instauration d'une nouvelle journée de solidarité.
"Nous n'avons pas le choix. Soit on diminue les prestations sociales, ce que personne ne souhaite. Soit on trouve de nouvelles recettes. Je préconise en plus de l'ouverture rapide du chantier de la dépendance, la création d'une journée supplémentaire de solidarité", a fait valoir Bruno Sido, sénateur (UMP), président du conseil général de la Haute-Marne, et président du groupe DCI à l'ADF. "Cette mesure rapporterait 2,5 milliards d'euros, soit l'équivalent de la moitié de ce qu'il faudrait pour que les départements puissent fonctionner correctement", a-t-il précisé.
"Cette nouvelle journée de solidarité se traduirait par la suppression d'une RTT. Il ne faut pas tomber dans l'instauration d'une journée fixe telle le lundi de Pentecôte, comme cela avait été maladroitement mis en place autrefois, puis retiré", a-t-il dit. "Cette mesure n'est pas un impôt supplémentaire. De plus, elle n'engendrerait pas non plus une baisse de pouvoir d'achat des Français. Il s'agit simplement d'un geste solidaire pour nos aînés", a souligné Bruno Sido.
Les présidents des conseils généraux de droite et les présidents de groupe d'opposition de droite, ont tour à tour fait part de leurs inquiétudes face à la "gravité de la situation financière de leur département mais aussi leur spécificité par rapport aux autres collectivités territoriales, du fait de la place des dépenses liées aux allocations universelles de solidarité( RSA (revenu de solidarité active), APA (allocation personnalisée d'autonomie, PCH (prestation de compensation du handicap)) versées pour le compte de l'Etat sur lesquelles les départements n'ont pas de maîtrise". |
|  Marche Mondiale des Femmes | mardi 1 juin 2010, 10:11
Tant que les femmes ne seront pas libres, nous marcherons !
La Marche mondiale des femmes s'est créée en 2000. C'est un mouvement international rassemblant,dans le monde entier, des organisations, des syndicats et des associations de femmes et agissant pour éliminer les causes à l'origine de la pauvreté et de la violence envers les femmes. | |
|  Retraites : le nouveau clip de SOLIDAIRES | lundi 31 mai 2010, 11:46
Il passera sur les chaînes publiques de télévision ... mais c'est bon de le voir et le revoir...
Pour y accéder, cliquez sur le lien ci dessous :
http://www.solidaires.org/article31080.html
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|  Cotisation retraite des fonctionnaires... | lundi 31 mai 2010, 09:21
Solidaires répond au gouvernement Sarkozy... | |
|  Expressions SOLIDAIRES | lundi 31 mai 2010, 09:15
Notre journal national de SOLIDAIRES, enfin disponible en pdf... | |
|  Soutien aux collègues de l'APHP... | lundi 31 mai 2010, 09:10
Communiqué de presse du Collectif national contre les franchises médicales, pour l'accès aux soins partout et pour tous et pour une sécurité sociale solidaire.
Suite aux luttes en mars dernier, contre les restructurations en cours à l'AP-HP (Assistance Publique-Hôpitaux de Paris), la répression frappe les personnels de certains hôpitaux, ceux où la mobilisation a été la plus forte (Emile Roux, René Muret, Charles Foix, Cochin…) :
- convocation des agents pour interrogatoire par les forces de police,
- retraits de salaires secs sans aucune négociation ni étalement
- sanctions disciplinaires, stoppées suite aux vives protestations des organisations syndicales de l'AP-HP.
Le «Collectif national contre les franchises médicales, pour l'accès aux soins partout et pour tous et pour une sécurité sociale solidaire » proteste avec indignation contre ces mesures visant à étouffer toute résistance. Il affirme sa totale solidarité avec les personnels, avec ceux qui ont occupé la salle du Conseil d'Administration du siège de l'AP-HP, avec ceux qui ont retenu directeur et cadres quelques heures dans leur bureau, pour obtenir de
véritables négociations.
Pour l'AP-HP, qui a porté plainte le 25 mars ainsi que huit de ses cadres, il s'agit là de séquestrations ! Quant à la DGOS (Direction Générale de l'Offre de Soins), dans un communiqué du 27 mars, elle accuse ces salariés, ces militants de violence intolérable !
MAIS OU EST LA VIOLENCE ? QUI EST VIOLENT ?
Ceux qui décident de réduire l'offre publique de soins, qui cassent les hôpitaux et sacrifient les malades sur l'autel de la rentabilité ? Ceux qui imposent aux personnels des conditions de travail impossibles? Ceux qui livrent les services publics de santé aux appétits du privé ?
Où bien, ces personnels qui se battent pour le droit à la santé et l'accès aux soins pour tous ?
Qui refusent que leur mission de service public soit dévoyée ?
Le «Collectif national contre les franchises médicales, pour l'accès aux soins partout et pour tous et pour une sécurité sociale solidaire » leur apporte son total soutien, exige l'abandon de toute poursuite et soutiendra toutes les résistances à la politique du pouvoir qu'il juge criminelle.
COORDINATION NATIONALE des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité
(fondée à SAINT-AFFRIQUE en avril 2004)
Siège social et Local : 1 rue Jean Moulin 70200 LURE - tel. 03.84.30.55.15 SIREN : 503 711 988 - SIRET : 503 711 988 00025
Association agréée - Arrêté du 14/08/2008 - N2008AG0003
Site : http://www.coordination-nationale.org
Contact : postmaster@coordination-nationale.org |
|  Enfin des Psychiatres ... comme on aime ! | mardi 25 mai 2010, 10:58
L'USP s'étonne et se désolidarise du « communiqué sur la psychiatrie du 6 mai 2010 » cosigné par les intersyndicales CMH, CPH, INPH, SNAM-HP et IPP.
Ce texte est exemplaire de la confusion actuelle :
- d'une part, il rappelle l'opposition à la loi HPST, alors que plusieurs des signataires lui ont ouvert la voie en approuvant la loi précédente « Hôpital 2007 »,
- d'autre part, il approuve plusieurs mesures du projet de réforme de la loi de 1990 sur les soins sous contrainte en psychiatrie, alors que certains des signataires ont cosigné d'autres textes très critiques sur ces mêmes mesures.
Voir en ligne : source info
L'USP rappelle ses analyses, résumées dans le communiqué intersyndical psychiatrie, « Projet de réforme de la loi de 90 », du 15 avril 2010, cosigné à plusieurs :
« Le ministère de la santé vient de présenter aux organisations syndicales de la psychiatrie un projet de loi sur les soins sans consentement sans qu'elles aient été préalablement associées au travail d'élaboration.
Les organisations syndicales critiquent la méthode et constatent que dans la droite ligne des annonces présidentielles de décembre 2008, cette proposition de réforme de la loi du 27 juin 1990 est avant tout guidée par des préoccupations sécuritaires.
Contrairement à ce qui est affirmé par le ministère, la dimension sanitaire invoquée s'efface, tout autant que les objectifs de réadaptation et de réinsertion des patients, devant le renforcement de la référence aux troubles à l'ordre public, au point de ne garder du caractère sanitaire que la forme d'un hygiénisme généralisé.
On y constate que les modalités d'admission en soins sans consentement sont facilitées alors que leurs conditions de levée sont durcies : en effet le psychiatre pourrait régler seul l'admission, mais les décisions relatives aux levées ou aux aménagements des soins sans consentement restent sous pouvoir administratif, avec un rôle renforcé pour les directeurs et les préfets, quel que soit l'état du patient médicalement certifié ou les vœux du tiers demandeur.
La seule information sur ses droits, ou le recueil de son avis, pour un patient privé de liberté, sont loin de fournir les garanties suffisantes pour les libertés individuelles.
Le recours systématique au juge des libertés et de la détention doit être prévu.
En réalité ce projet de loi sur les soins sans consentement n'offre pas les garanties nécessaires pour les droits des personnes ni de solution efficace pour la qualité des soins.
Alors que la demande de soins adressée à la psychiatrie est croissante dans une société en crise, les évènements dramatiques récents rappellent avant tout que ses missions sont complexes.
Les professionnels de la psychiatrie n'adhèrent pas au projet actuel de réforme de la loi de 90 et mettent en garde contre l'empressement à légiférer par souci de communication politique en réponse à l'émotion.
Plutôt qu'une frénésie sécuritaire, c'est la prise en compte véritable des spécificités de la psychiatrie qui sera la meilleure garantie pour que cette discipline puisse assurer ses responsabilités : le maintien de la continuité des soins dans le cadre de la politique de secteur à défendre face à la loi HPST, l'attribution de moyens humains suffisants et l'assurance d'une formation professionnelle spécifique de qualité sont incontournables pour que la psychiatrie publique puisse remplir efficacement ses missions. »
USP - 52 rue Gallieni 92240 Malakoff
Tél. 01 46 57 85 85 – Fax 01 46 57 08 60
Saisissez le texte du paragraphe ici |
|  Politique générale : le tract de SOLIDAIRES | mardi 25 mai 2010, 10:38
Que ce soit en Grèce, en Espagne, au Portugal ou en France, ce n'est pas à nous de payer leur crise... | |
|  Ordre Infirmier : communiqué intersyndical du 20 mai 2010 | mardi 25 mai 2010, 09:21
CGT Santé Action Sociale - CFDT Santé Sociaux - CFTC Santé et Sociaux - FO Services Publics et de Santé - SNICS FSU - SUD Santé Sociaux - UNSA Santé
R. Bachelot veut restreindre l'ordre infirmier aux libéraux Le 19 mai 2010, lors des questions au gouvernement, Roselyne Bachelot a répondu au député Yves Bur en affirmant qu'elle soutiendra sa proposition de loi dispensant les infirmiers salariés de l'obligation de s'inscrire et de cotiser à l'ordre infirmier. " Mesdames Messieurs les députés, je ne laisserai pas intimider les infirmiers. Je ne laisserai pas exposer les employeurs d'infirmiers salariés au risque d'être poursuivi pour complicité d'exercice illégal de la profession d'infirmier. […] Notre système de santé a besoin de cohésion, il n'a pas besoin d'un double pilotage. C'est la raison pour laquelle Monsieur le Député, je soutiendrai votre proposition de loi et ferai en sorte de ne réserver l'obligation d'adhérer à l'ordre infirmier qu'aux infirmiers libéraux. " Roselyne Bachelot admet également l'échec de la tentative de médiation avec l'ordre infirmier, entreprise par la commission des affaires sociales de l'Assemblée Nationale, alors que l'intersyndicale n'a même pas encore été auditionnée. Pour l'intersyndicale, la Ministre de la santé a envoyé un signal fort à tous les professionnels infirmiers : les mobilisations et le boycott des inscriptions on permit ce premier recul, cela doit nous inciter à poursuivre la mobilisation pour l'abrogation des ordres professionnels. Nous appelons aussi les kinésithérapeutes, pédicures podologues et autres professions paramédicales " ordrées " à poursuivre le boycott de l'inscription et le paiement de la cotisation. Pour rappel, la non inscription et le non paiement de la cotisation à l'ordre ne place aucunement le professionnel concerné en position d'exercice illégal. L'inscription, conformément à l'article 63 de la loi " Hôpital, Patients, Santé et Territoires ", peut s'opérer de manière automatique par l'ordre lui-même après transmission par l'établissement employeur de la liste nominative des agents exerçant en son sein. Aujourd'hui, plus de 100 parlementaires soutiennent les propositions de loi limitant l'obligation d'adhésion aux infirmiers libéraux déposées à l'Assemblée Nationale et au Sénat. L'intersyndicale se félicite de ces initiatives parlementaires et du soutien inattendu mais ferme de la Ministre de la santé visant à exonérer les personnels infirmiers salariés de l'appartenance à un ordre professionnel. Mais, l'intersyndicale exige toujours l'abrogation des lois portant création des ordres professionnels et appelle l'ensemble des infirmiers à agir auprès des députés pour qu'ils poussent à ce que le projet de loi allant dans le sens de l'abrogation soit présenté dès que possible à l'Assemblée Nationale et qu'ils le soutiennent, respectant ainsi les revendications des professionnels.
Voir aussi le dossier mis à jour sur notre site :
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|  Ordre Infirmier : coup de Théâtre à l'Assemblée Nationale... | mardi 25 mai 2010, 10:04
Coup de théâtre mercredi à l'Assemblée Nationale. Répondant à une question du député Yves Bur, promoteur d'un projet de loi visant à dispenser les infirmiers salariés d'une obligation de cotiser à l'Ordre infirmier, Madame Bachelot a affirmée qu'elle soutiendrai cette proposition.
« Mesdames Messieurs les députés. Je ne laisserai pas intimider les infirmiers. Je ne laisserai pas exposer les employeurs d'infirmiers salariés au risque d'être poursuivi pour complicité d'exercice illégal de la profession d'infirmier. (…) Notre système de santé à besoin de cohésion, il n'a pas besoin d'un double pilotage. C'est la raison pour laquelle Monsieur le Député, je soutiendrai votre proposition de loi et ferai en sorte de ne réserver l'obligation d'adhérer à l'ordre infirmier qu'aux infirmiers libéraux (…) »
La forme est cinglante, le fond l'est tout autant. Si Roselyne Bachelot ne se contente pas de cet effet d'annonce, l'ordre infirmier tel qu'il est aujourd'hui ne concernera bientôt plus que les seuls infirmiers libéraux. Depuis plusieurs mois, la fronde, jusqu'alors cantonnée aux syndicats et aux groupements anti-ordre a fait son chemin jusqu'aux portes de l'Assemblée. De fortes tensions étaient perceptibles entre le ministère et l'ordre national infirmier. Les voici désormais exposées au grand jour.
Reste à analyser la posture de l'Ordre dans ce qui apparaît comme l'apogée de la crise qu'il traverse depuis sa création.
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|  L'appel de la fédération SUD pour le 27 mai... | mardi 25 mai 2010, 09:46
Retraites : la régression n'est pas fatale, le 27 mai en grève et dans la rue ! | |
|  Sarkozy et la médecine libérale... une histoire d'amour ! | mardi 25 mai 2010, 09:52
Sarkozy déjeune avec des professionnels de santé libéraux
Le président de la République a déjeuné vendredi à Bouglon, dans le Lot-et-Garonne, avec douze professionnels de santé libéraux. Outre la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, Michel Mercier, ministre de l'Espace rural, et Nicole Klein, directrice générale de l'ARS d'Aquitaine, étaient présents au restaurant « Au Val de l'Orme » des généralistes libéraux, un urgentiste, un ophtalmo, une responsable associative de service à domicile, une gynécologue et deux infirmières.
« Le président nous a précisé que des mesures générales portant sur l'exercice libéral seraient dévoilées à la fin de l'année, indique le Dr Jean-Marcel Mourgues, médecin généraliste et président du conseil départemental de l'Ordre. Il n'en a pas dit plus, car il ne souhaite pas empiéter sur la mission qu'il a confiée à Élisabeth Hubert sur ce thème ». Selon lui, le dialogue s'est déroulé « à bâtons rompus, et dans une atmosphère très détendue. Le président a répété qu'après s'être penché sur le monde hospitalier, il donnait désormais la priorité à la médecine libérale ».
Pour le Dr Alain Voinot, généraliste exerçant en association depuis 35 ans à Sainte-Bazeille, le président a évoqué « quelques hypothèses de travail, comme les bourses aux étudiants, le développement des maisons et pôles de santé, ou la possibilité de développer le contrat de collaborateur salarié ».
C'est la troisième fois depuis le début de l'année que Nicolas Sarkozy fait un déplacement sur le thème de la médecine libérale.
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|  Le Blis de RESF... | mardi 25 mai 2010, 09:27
Le dernier numéro du Blis de RESF... | |
|  Bachelot comprend les revendications des IADE | mardi 25 mai 2010, 10:23 PARIS (AP) — La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a affirmé mercredi qu'elle comprenait les revendications des infirmiers-anesthésistes qui ont bloqué la gare Montparnasse mardi après avoir défilé dans Paris.
"On comprend vos revendications. (...) On ne touche pas à la compétence exclusive, on donne des augmentations de salaires extrêmement importantes (...) et nous travaillons sur le contenu du Master pour en faire un vrai diplôme universitaire", a-t-elle dit sur Europe-1.
"Le président de la République m'a confié une mission très précise, c'est la revalorisation à la fois statutaire et financière de tous les métiers infirmiers", a poursuivi la ministre de la Santé.
Mme Bachelot a assuré qu'il n'était "pas question de toucher" à l'exclusivité de compétence des infirmiers-anesthésistes. "L'exclusivité de compétence est contenue dans le code de la santé publique. Il a été fixé par deux décrets, en 1993 et en 2002, et on ne peut pas revenir de façon subreptice sur l'exclusivité de la compétence des infirmiers-anesthésistes."
Sur la question de la formation, la ministre de la Santé veut "porter le diplôme qu'ils ont au niveau Master". "Le problème pour l'instant, c'est que les deux ans supplémentaires n'ont pratiquement pas de contenu théorique, ce sont seulement des stages pratiques", a-t-elle toutefois souligné. Et de préciser que ce passage au niveau Master serait fait "avant la fin de cette année".
Quant aux salaires, les infirmiers-anesthésistes, qui "restent les infirmiers les mieux payés de la profession infirmière à l'hôpital", vont bénéficier d'une revalorisation qui "équivaut à un 13e mois en moyenne", a promis Mme Bachelot, en affirmant que la question de la pénibilité était également "sur la table des négociations".
Bachelot : master pour les IADE
Reuters 19/05/2010 |
La ministre de la Santé française Roselyne Bachelot a promis aujourd'hui de répondre aux revendications des infirmiers anesthésistes après le blocus de la gare Montparnasse hier.
Elle a déclaré sur Europe 1 qu'elle mènerait à bien avant la fin de l'année la réforme de leur diplôme pour le porter au niveau universitaire "master", à Bac+5, et assuré que les augmentations de salaires étaient importantes en période de crise. Elle promet aussi de tenir compte du caractère pénible de leur métier.
"On comprend vos revendications. Nous sommes en concertation, en réunion de travail. (...) Nous travaillons sur le contenu du master pour en faire un vrai diplôme universitaire, ceci sera pris avant la fin de l'année", a-t-elle dit. "Les infirmiers anesthésistes restent les infirmiers les mieux payés de la profession à l'hôpital (...) La question de la pénibilité est sur la table des négociations", a-t-elle ajouté. Selon elle, "la revalorisation qui est sur la table équivaut à un 13e mois en moyenne".
Le trafic ferroviaire entre Paris et l'ouest de la France a été bloqué tout l'après-midi hier en raison du blocage des voies de la gare Montparnasse par des infirmiers anesthésistes. Les forces de l'ordre ont évacué manu militari en fin d'après-midi les quelque 2.500 manifestants qui bloquaient les voies depuis le début d'après-midi, car ils souhaitaient être reçus par la ministre de la Santé Roselyne Bachelot. Ils ont finalement été reçus par un chargé de mission. |
|  Mouvement IADE : même le quotidien des médecins soutient... | mardi 25 mai 2010, 10:15
Les clignotants sont au rouge
Les infirmières anesthésistes ont réveillé cette semaine, et de manière spectaculaire, l'agitation sociale à l'hôpital. Leur mouvement pourrait-il faire tâche d'huile dans une institution que d'aucuns disent « abasourdie » par la loi HPST ? À l'approche du vote des budgets annuels, le feu couve en tout cas dans les établissements.
DÉBUT D'INCENDIE ou feu de paille ? L'avenir dira si l'exaspération des infirmières anesthésistes (IADE) aura été l'un ou l'autre pour l'hôpital public. Étincelle il y a eu, en tout cas. Et, paradoxe – ou bien évidence, au choix – : ce sont bel et bien des professionnels du sommeil artificiel qui ont sorti l'institution de sa léthargie sociale, et ce pour… quelques points indiciaires.
Chez les IADE, le feu couvait depuis le début de l'année – février très précisément, et la signature au ministère de la Santé d'un protocole d'accord dit « infirmier » dont les termes (voir encadré) ne convenaient pas aux 7 500 infirmières spécialisées en anesthésie exerçant en France (à l'hôpital public, principalement, mais aussi en cliniques privées, dans le secteur à but non lucratif, dans les hôpitaux militaires…). Pour refuser ce texte, les manifestations se sont enchaînées (il y a eu le 11 mars, le 30 mars, le 5 mai), l'incompréhension avec le ministère de la Santé est chaque fois montée d'un cran. Jusqu'à mardi dernier où, réunis en cortège à Paris dans le cadre d'une grève reconductible entamée le 10 mai, les infirmiers anesthésistes ont atteint un tel niveau d'exaspération qu'ils ont spontanément occupé les voies de la gare Montparnasse et bloqué le trafic des TGV plusieurs heures durant. Ce qui leur a valu les honneurs du JT, des radios, de la presse nationale. Avant ce spectaculaire chambardement, les organisateurs du cortège (le SNIA – Syndicat national des infirmiers anesthésistes –, la CGT et SUD) espéraient être reçus au ministère de la Santé ; on leur a dit « non ». « On nous a dit : " Vous ne serez pas reçus parce qu'on a peur des débordements " », rapporte, précisément Marie-Ange Saget, la présidente du SNIA. En fait de « débordements », les pouvoirs publics ont été servis qui n'ont finalement pu, en fin de journée, que rencontrer les IADE en colère et leur faire un certain nombre de promesses (grade de master, réouverture de réunions de travail).
Dans l'intervalle, l'effet – doublé de la grève très suivi dans les hôpitaux, et qui paralyse en partie les blocs opératoires – a été spectaculaire. « Je suis très impressionnée, commente le Dr Nicole Smolski, présidente du SNPHAR (Syndicat national des praticiens hospitaliers anesthésistes-réanimateurs). Il s'agit d'une mobilisation très forte qui se poursuit et qui monte dans le temps. Je n'ai jamais vu un mouvement aussi puissant dans les hôpitaux. Ces gens, que nous soutenons, ont le sentiment d'être méprisés. En fait de revalorisation, on leur propose en gros l'équivalent d'une séance chez le coiffeur par mois et on leur supprime, via la retraite, la reconnaissance de la pénibilité de leur travail ! » Le mouvement pourrait-il faire tâche d'huile ? « L'hôpital est un peu abasourdi par la loi Bachelot. Si on nous autorise à relever la tête, ça va être violent ! », pronostique le Dr Smolski. Présidente de l'INPH (Intersyndicat national des praticiens hospitaliers), Rachel Bocher reconnaît pour sa part avoir reçu « pas mal d'appel » après le coup d'éclat des IADE : « On me dit "Ils ont du cran, est-ce qu'on aurait osé faire ça ?". L'absence de dialogue social met les gens à bout. Il ne faut pas grand-chose pour que, par exemple, la psychiatrie démarre. »
Les fortes turbulences de l'AP-HP.
Il est patent que la grogne sociale s'intensifie dans les hôpitaux publics, à un mois du vote de leur budget annuel. Le premier d'entre eux a de nouveau fait la une des journaux cette semaine : des syndicalistes de l'AP-HP (Assistance publique-Hôpitaux de Paris) se sont invités à Hôpital expo, et ont perturbé l'inauguration du salon. Explications de Rose-May Rousseau, secrétaire générale de l'USAP-CGT : « Nous avons donné de la voix car nous avons l'impression d'aller à marche forcée vers les fermetures de lits et de postes. La concertation organisée par la direction de l'AP-HP vise à détourner notre attention des vraies questions – le budget, les suppressions d'emplois… La politique menée est uniquement comptable. Nous n'avons pas l'intention d'arrêter l'action. » Une réunion intersyndicale est envisagée pour arrêter les prochains modes d'action du personnel non médical de l'AP-HP.
Les médecins de l'AP-HP sont également sur le qui-vive, depuis qu'ils ont appris le détail des économies attendues pour 2010. « L'optimisation de la permanence des soins », à elle seule, devrait rapporter 3 millions d'euros. Près d'un millier de postes non médicaux ne devraient pas être reconduits cette année, d'après le siège de l'AP-HP. Opposés aux fermetures de postes « non médicalement justifiées », les chefs de pôle parisiens menacent à nouveau de démissionner de leurs fonctions administratives.
Les tensions sont palpables dans d'autres établissements, notamment au CHU de Nantes, où une grève en médecine interne dure depuis le 3 mai. Le mouvement est suivi par les deux tiers des aides soignantes, qui dénoncent le manque d'effectifs. « Il y a de l'absentéisme dans ce service, expose Hubert Jaspard, le directeur général adjoint. Nous embauchons des remplaçants, mais pas à 100 % comme le réclament les agents? » En un mois, le CHU nantais a connu cinq préavis de grève. Des signaux d'alerte qui ont pu être déminés à temps, à part en médecine interne où les aides soignantes ne décolèrent pas. Aux mécontentements locaux, se greffent les mots d'ordre nationaux : 71 % des infirmiers anesthésistes ont fait grève mardi au CHU de Nantes, contraint de déprogrammer une dizaine d'opérations. La grève a été reconduite mercredi. D'autres mouvements sociaux surgiront ici ou là dans les prochains mois « au gré de l'absentéisme », pronostique Hubert Jaspard.
Le CHU de Nantes, comme la quasi-totalité des CHU, est déficitaire. Son contrat de retour à l'équilibre a permis de réduire le déficit par trois en deux ans, mais reste d'importants efforts à faire pour résorber les 12 millions d'euros de déficit enregistrés fin 2009. En janvier, le CHU a décidé de supprimer quatre jours de congé pour tout son personnel – des jours qui jusqu'à présent étaient accordés en guise de bonus (temps d'habillage et de déshabillage), au-delà du miminum réglementaire. Le temps dégagé permettra de renforcer la présence soignante au lit du malade, et de limiter le recours aux intérimaires. Parallèlement, une mise à plat des effectifs est en cours. « Il s'agit de vérifier si les situations historiques sont en bonne adéquation avec l'activité. Les situations sont très hétérogènes d'un service à l'autre », observe Hubert Jaspard.
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|  IADE : quand la manif se transforme enfin en lutte... un exemple à suivre ! | mardi 25 mai 2010, 10:29
La gare Montparnasse bloquée par des infirmiers anesthésistes : nombreux retards et trains annulés
Plusieurs centaines d'infirmiers anesthésistes bloquent depuis le début de l'après-midi toutes les voies de la gare Montparnasse, à Paris, empêchant toute circulation des trains à l'arrivée ou au départ de la gare qui dessert l'Ouest de la France.
Sur son site Infolignes, la SNCF invite les voyageurs devant partir ce mardi de la gare Montparnasse à reporter leur voyage à une date ultérieure.
Dans le sens Province - Paris, les trains à destination de Montparnasse s'arrêtent à la gare de Massy TGV, où les voyageurs doivent emprunter la ligne C du RER pour rejoindre la capitale. Les retards s'élèvent à près de 4 heures.
Les personnels hospitaliers, qui manifestaient dans la matinée à Paris, ont fait irruption dans la gare vers 13h, sortant de l'itinéraire prévu pour leur manifestation, selon les syndicats et la SNCF. « Devant le refus du cabinet de Mme Bachelot de nous recevoir, nous avons dévié l'ensemble de la manifestation vers la gare Montparnasse et envahi les voies de TGV, explique Bruno Franceschi, du collectif des infirmiers anesthésistes diplômés d'Etat, CGT. Nous ne bougerons pas avant d'avoir l'assurance d'être reçus par le cabinet de la ministre de la Santé ».
Cette action des infirmiers anesthésistes s'inscrit dans un mouvement de protestation commencé depuis plusieurs semaines. Ils dénoncent la non-reconnaissance de leur spécialité par le protocole Bachelot, signé en février, et la possibilité pour des infirmiers n'ayant pas suivi leurs deux années de formation de pratiquer des actes d'anesthésie. Ils réclament aussi une meilleure prise en compte de la pénibilité de leur travail.
Gare Montparnasse : les infirmiers anesthésistes évacuent les voies
Les quelques centaines d'infirmiers anesthésistes qui bloquaient la circulation des TGV à la gare Montparnasse, à Paris, depuis le début de l'après-midi ont commencé à évacuer les voies peu après 17h30.
Alors que la plupart des manifestants (500 selon la police) avaient quitté les voies à la demande des organisateurs, une centaine d'entre eux ont refusé de bouger provoquant l'intervention des gendarmes mobiles. Sans incident et dans le calme, ces derniers évacuaient un par un les derniers manifestants.
Selon la SNCF, qui a coupé le courant sur les voies, « une quarantaine de TGV en provenance et à destination de Paris comptent d'ores et déjà trois heures de retard ». Plusieurs TGV au départ de Paris-Montparnasse ont été annulés, tandis que les trains en provenance de l'Ouest de la France ont été contraints de s'arrêter à la gare de Massy TGV.
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|  Le salon de la FHF perturbé... par des salarié-es ! |  | mardi 25 mai 2010, 10:32
Le salon Hôpital expo perturbé
AFP 18/05/2010 |
Une soixantaine de salariés des Hôpitaux de Paris ont perturbé aujourd'hui l'inauguration du salon Hopital Expo à Paris pour dénoncer les restructurations hospitalières, accompagnant avec banderoles et hauts-parleurs la visite des stands par des personnalités du monde hospitalier.
Les manifestants, des membres de la CGT et de SUD entrés incognito dans le Hall 1 de la Porte de Versailles, ont particulièrement visé les Agences régionales de santé (ARS), lancées en avril par le gouvernement, qualifiées dans leurs slogans d'"Agences des restructurations sauvages".
En l'absence de la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, qui a reporté sa venue en raison d'une audition plus longue que prévu au Sénat, ils ont particulièrement interpellé le directeur de l'ARS d'Ile-de-France, Claude Evin.
L'ambiance s'est tendue quelques instants quand des agents de sécurité ont repoussé des syndicalistes jugés trop pressants, mais la manifestation s'est ensuite déroulée dans le calme. "C'est une action symbolique dans ce salon commercial où l'on voit bien que l'image de l'hôpital devient celle du fric et de la rentabilité", a dit Rose-May Rousseau, de la CGT de l'AP-HP, dont le plan de restructuration fait actuellement l'objet d'une concertation tendue.
Hopital Expo, organisé par la FHF avec l'association Intermedica (qui regroupe des professionnels du monde de la santé), est un salon biennal dédié aux technologies et services de santé, qui doit durer jusqu'au 21 mai. Des professionnels y exposent notamment du matériel pour les hôpitaux.
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|  IADE : la déclaration commune SUD-CGT-SNIA. | vendredi 21 mai 2010, 10:49
Journée nationale de mobilisation des infirmiers anesthésistes 4 mai 2010
Forte mobilisation sur l'ensemble du territoire : 90 % de grévistes, manifestation parisienne (2000 IADE environ) et initiatives locales dans de nombreuses régions. A Paris, une délégation de 12 infirmiers anesthésistes a été reçue au ministère : 2 représentants CGT, 2 SNIA, 2 SUD et 6 représentants non syndiqués issus des régions. La délégation était venue chercher des réponses sur les trois thématiques :
- le master
- revalorisation salariale
- la pénibilité
Une réponse officielle du ministère été attendue depuis le 11 mars dernier. Dans un premier temps, le ministère annonce qu'il n'avait « rien de plus à nous dire ». Devant la détermination plus que perceptible des manifestants devant le ministère (jet d'oeufs, fumigènes…), celui-ci annonce alors l'existence « d'un écrit » ouvrant sur un cycle de négociations. Cette lettre était toutefois restée dans la liste des courriers de la ministre. La délégation exige alors un exemplaire écrit et signé. A défaut de pouvoir transmettre ce courrier aujourd'hui, le ministère s'engage à faire le parvenir dès demain aux organisations syndicales. Il les convoque pour une première réunion de négociation avec Yann Bubien, directeur adjoint du cabinet de R. Bachelot, lundi 10 mai à 15h. Les négociateurs seront les représentants des organisations syndicales IADE avec 2 représentants des collectifs IADE non-syndiqués. |
|  CC 66 / CC 51 : même galère... | vendredi 21 mai 2010, 10:27
Depuis 2005 la CC66 est attaquée ! Les salariés des établissements par leur résistance, ont évité pour le moment le pire, mais les négociations s'enlisent sous la présidence « neutre » de la représentante du ministère. Rien ne permet d'imaginer que cette « rénovation » en cours amène les améliorations nécessaires comme les Congés trimestriels et la progression de l'ancienneté égale pour tous, l'intégration des annexes dans les dispositions générales, etc… qui ne sont jamais à l'ordre du jour Aujourd'hui c'est la CC51, déjà « rénovée » en 2003 qui est sur la sellette. La FEHAP remet en cause son caractère national, veut minorer l'importance donnée à l'ancienneté et généraliser le salaire au mérite ! Elle réclame même une convention unique du champ de la protection sociale et de la BASS. La majeure partie des conventions sont ou seront alignées sur le moins disant et l'on ne peut qu'être inquiet du résultat des négociations. | |
|  IADE en mouvement... épisode 1 | vendredi 21 mai 2010, 10:24
Des infirmiers manifestent à Paris
AFP 04/05/2010
En blouse bleue, munis de sifflets, 1.500 à 2.000 infirmiers anesthésistes ont manifesté aujourd'hui à Paris, dans le cadre d'une journée de grève nationale à l'appel de plusieurs syndicats, pour une meilleure reconnaissance de leur profession, a constaté une journaliste de l'AFP.
"Notre mouvement est très suivi, la preuve aujourd'hui, plus de 80% des infirmiers anesthésistes sont en grève et nous sommes près de 2.000 dans les rues de Paris, sur 7.500 infirmiers anesthésistes sur toute la France", a expliqué Philippe Lamarche, délégué CGT.
Les infirmiers anesthésistes, mobilisés par les trois principaux syndicats de la profession (CGT, Syndicat national des infirmiers anesthésistes et Sud) ont défilé de Montparnasse au ministère de la Santé, munis de pancartes proclamant: "Bachelot veut nous tuer".
Une délégation a été reçue en début d'après-midi par le cabinet de Roselyne Bachelot, ministre de la Santé. Les infirmiers anesthésistes dénoncent la non-reconnaissance de leur spécialité par le protocole Bachelot signé en février, la possibilité pour des infirmiers n'ayant pas suivi deux années de formation de pratiquer des actes d'anesthésie et la non prise en compte de la pénibilité de leur travail. "Nous sommes furieux que nos diplômes ne soient pas reconnus à leur juste valeur et inquiets pour la sécurité dans les blocs opératoires", a dénoncé Clément, infirmier anesthésiste de l'Assistance publique.
Les 7.500 infirmiers anesthésistes en France, qui assistent notamment les médecins anesthésistes dans les blocs opératoires, réalisent cinq années d'études: les trois ans de formation initiale pour le diplôme d'Etat puis après deux années d'exercice du métier, deux nouvelles années de formation. Le protocole Bachelot de février dernier est consacré aux conséquences de la reconnaissance du diplôme infirmier au niveau licence. |
|  Les CPAM au service de la doctrine sarkozyste... | vendredi 21 mai 2010, 10:16
Six CPAM vont contrôler les arrêts maladie des fonctionnaires
Les caisses primaires d'assurance-maladie (CPAM) de Clermont-Ferrand, Lyon, Nice, Rennes, Paris et Strasbourg vont assurer pendant deux ans à titre expérimental le contrôle des arrêts maladie de courte durée (moins de six mois) des fonctionnaires. Cette mesure était prévue par la loi de financement de la Sécurité sociale de 2010. Une convention de partenariat a été signée entre l'État et la CNAM, parue au « Journal officiel » du 2 mai.
L'expérimentation portera à la fois sur le contrôle médical des arrêts de travail et le contrôle des heures de sortie autorisées. La loi prévoit que l'administration peut retenir une partie de la rémunération du fonctionnaire « dans la limite de 50 % » en cas de non respect des heures de sortie autorisées. Sans justification médicale de l'arrêt de travail, l'administration peut par ailleurs enjoindre le fonctionnaire à reprendre ses fonctions sous peine d'interruption du versement de sa rémunération.
Cette expérimentation sera suivie par un comité de pilotage. Elle donnera lieu à une évaluation en vue d'une généralisation du dispositif dans le cadre du PLFSS 2012.
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|  Partenariat public privé : la face cachée... | lundi 3 mai 2010, 09:26
Pour respecter les contraintes de Maastricht sur l'endettement, les autres Etats, poussés par les puissants lobbies du BTP et de la finance, utilisent également ces procédures "innovantes". Nicolas Sarkozy veut les développer, Martine Aubry vient de doubler l'endettement de la communauté urbaine de Lille de 1 à 1,9 milliard d'euros avec le PPP du Grand Stade de Lille, Christine Lagarde s'est félicitée de l'accélération du nombre de PPP et espère voir prospérer ce mode de passation de marchés. Tous oublient que c'est une procédure de stricte exception car le Conseil constitutionnel en a, par deux fois, limité l'usage à cause des risques constitutionnels d'atteinte aux bons usages des deniers publics et à l'égalité devant la commande publique. | |
|  vu sur Mediapart... | mardi 27 avril 2010, 14:15
Indésirables en France, de 2 à 102 ans
Un enfant de deux ans qui ne peut pas rentrer de vacances au pays avec ses parents. Un homme âgé refusé dans une maison de retraite faute d'un titre de séjour valable 10 ans. Et les travailleurs immigrés retraités sur qui pèse de façon prioritaire le soupçon de fraude aux secours sociaux.
Alors que les travailleurs sans papiers, soutenus par syndicats, mouvements politiques, associations, cinéastes et autres personnnalités, continuent une lutte exténuante pour obtenir une évolution réaliste du droit au séjour, la persécution des étrangers sans papiers se banalise en se tournant vers les "improductifs".
Ephraïm, 2 ans, que ses parents avaient imprudemment emmené en vacances au pays sans prendre garde aux tampons autorisant son retour en France, va enfin avoir un visa de retour, après 9 mois d'efforts de la famille et de ses soutiens! Récit du RESF (Réseau Education Sans Frontières):
"Une délégation de douze personnes, composée de deux élus de Champs sur Marne, du maire de Mitry-Mory, d'une conseillère régionale Front de Gauche, de membres de RESF et des parents du petit Ephraim est allée à la préfecture de Melun, dans l'après-midi, pour débloquer la situation et faire revenir, le plus vite possible, l'enfant en France.
Après quelques heures d'attente et de multiples rebondissements, nous avons obtenu un rendez-vous avec la secrétaire générale de la préfecture à 16h. Devant le complément d'informations apporté par les parents, nous avons obtenu satisfaction: fax au consulat de Rabat, où se trouve actuellement l'enfant, afin qu'il délivre un visa pour le retour d'Ephraim.
Grande satisfaction de tous et immense joie des parents qui attendent ce retour depuis 9 mois maintenant. Je tiens à signaler quand même que nous avons été "encadrés" constamment par dix fonctionnaires de police: sept en tenue, un commissaire et deux officiers des renseignements généraux."
Ces jeunes ouvriers nord-africains qu'on allait chercher pour les projeter au coeur des "trente glorieuses" ont maintenant l'âge de la retraite, et des ressources à l'aune de leurs maigres salaires d'alors. Certains choisissent de finir leur vie ici et vivent dans des foyers. Il semble bien qu'ils sont ces temps-ci la cible privilégiée des contrôles des organismes sociaux. Le GISTI, association experte des droits des étrangers, alerte:
"Le collectif Justice pour les chibani-as et les associations signataires dénoncent l'acharnement croissant de certaines caisses de retraite, caisses d'allocations familiales et administrations fiscales vis-à-vis des vieux migrants démunis. Sous prétexte de lutte contre la fraude, la chasse aux vieux immigrés pauvres habitant les foyers semble avoir commencé.
Dans un climat de mépris généralisé vis-à-vis des habitants des foyers, se répandent les contrôles discriminatoires et les demandes abusives de certaines caisses de sécurité sociale (CRAM, CAF, MSA) aboutissant à des redressements et des suppressions de prestations insupportables pour des personnes en situation de précarité".
C'est peut-être pour éviter la curiosité malencontreuse des administrations qu'une maison de retraite de la région parisienne exige d'un client étranger en séjour régulier qu'il puisse produire un titre valable dix ans. Récit de La Cimade:
"Nous avons reçu monsieur K., de Guinée Konakry, titulaire depuis cinq ans d'une carte renouvelable, pour raisons de santé. Il est venu pour nous informer que la maison de retraite ... ne pouvait le prendre car il n'avait pas de carte de résident (valable 10 ans).
J'ai téléphoné à cet établissement qui m'a confirmé le refus.
Renseignements pris, il faudrait que monsieur K. essaie de demander une carte de résident (il a 68 ans) avant le renouvellement de sa carte de séjour 'santé'. Il a de bonnes chances de l'obtenir (deux opérations à coeur ouvert + ressources), il faudrait joindre au dossier une attestation de la maison de retraite attestant la nécessité d'avoir une carte de 10 ans pour l'admission." |
|  |  Korian... quand un acteur majeur du "marché gris" s'exprime ! | mardi 27 avril 2010, 09:00
ROSE-MARIE VAN LERBERGHE « Maisons de retraite : il est de notre devoir de trouver une solution pour les classes moyennes »
La présidente de Korian, un des principaux acteurs privés spécialisés dans les maisons de retraite, les cliniques de soins de suite et les cliniques psychiatriques, estime que son groupe ne doit pas se contenter de répondre à la demande des populations les plus aisées. Il doit aussi développer une offre de maisons de retraite accessible à un public plus large. Vous avez commencé votre carrière professionnelle en 1976 à l'Inspection générale des affaires sociales. Cette mission d'inspectrice vous avait conduite en 1979 à publier un livre sur les soins aux personnes âgées. Depuis 2006, vous présidez le directoire de Korian. En l'espace de trois décennies, comment le paysage de la dépendance a-t-il évolué ?
Les comportements ont totalement évolué. On pourrait dire, en caricaturant, que le résident d'une maison de retraite il y a encore dix ou quinze ans était un veuf ou une veuve cherchant un partenaire au Scrabble après le décès de l'être cher. Nous avons encore ce type de population, mais les nouveaux entrants arrivent de plus en plus âgés, car ils veulent désormais rester à leur domicile aussi longtemps que possible. C'est un bouleversement complet pour les Ehpad (établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes), car nous devons faire face à une dépendance de plus en plus lourde. Pensez que nos résidents ont un âge moyen de 86,7 ans, que 55 % d'entre eux circulent en fauteuil roulant, que 55 % également -ce ne sont pas forcément les mêmes -souffrent de la maladie d'Alzheimer. Et les pathologies sont multiples : on en rencontre 6,3 par personne en moyenne.
Dès lors, à côté de nos tâches traditionnelles, prendre soin de nos patients, maintenir et si possible développer leurs capacités physiques et intellectuelles, nous devons de plus en plus traiter des problèmes médicaux. Face à cette médicalisation croissante, la difficulté est d'assurer ces deux fonctions sans ressembler à l'hôpital. Quelles sont les conséquences de cette médicalisation croissante sur le prix de journée ?
Face à cette aggravation de la dépendance et dans un souci légitime de protection de gens de plus en plus fragiles, les pouvoirs publics ajoutent des normes. Le résultat, c'est qu'en l'espace de trois ans les coûts de construction des Ehpad ont augmenté de 30 %, ce qui se répercute évidemment sur les prix de journée. Avec un prix de journée de 75 euros en moyenne, TVA comprise -moins de 60 euros pour les établissements les plus anciens et jusqu'à 100 euros et plus pour les plus modernes et confortables -, le secteur privé commercial, qui totalise 22 % de l'offre contre un peu plus de la moitié pour le secteur public et un gros 30 % pour le secteur associatif, sait répondre à la demande des populations aisées. Les bénéficiaires de l'aide sociale sont par ailleurs pris en charge par la collectivité. Mais les classes moyennes ont de plus en plus de difficultés à financer les séjours en maisons de retraite médicalisées. Par ailleurs, il y a des inégalités géographiques flagrantes : nous et nos concurrents nous sommes naturellement développés dans les régions riches et denses, puisque c'est là que réside la clientèle la plus aisée. Mais nous avons délaissé les régions rurales.
Tout en ayant contribué par les normes à augmenter le prix de séjour, les pouvoirs publics demandent donc de plus en plus à l'ensemble des acteurs de corriger ces inégalités sociales et géographiques. Et le secteur privé est naturellement en première ligne sur ce dossier puisqu'il a les moyens financiers de créer de nouveaux lits ou d'en rénover sans subventions. Bien sûr, nous pourrions nous contenter de rester sur le créneau des populations aisées. Mais j'estime qu'il est de notre devoir de trouver une solution pour les classes moyennes. Nous sommes un groupe privé, mais exerçons aussi des missions de service public. C'est également notre intérêt, en tant que leader du secteur, d'élargir notre gamme. D'où votre idée, lancée il y a un an, d'une maison de retraite « à bas coûts ». Où en êtes-vous de cette réflexion ?
Ce concept, que nous avons baptisé Korian Essentiel, vise à ramener le prix de journée sous les 60 euros, sans subventions, tout en offrant la même qualité de prise en charge et en dégageant la même rentabilité pour les actionnaires. Comment comptons-nous faire ? Nous avons imaginé un bâtiment structuré en petites unités de vie, les chambres étant situées autour d'un espace commun servant d'animation, de salle à manger, et géré par ce qu'on pourrait appeler une maîtresse de maison assurant l'excellence de la prise en charge. Le concept est proche de ce qui a été réalisé à l'hôpital Bretonneau. Mais l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris, l'établissement public qui le gère, n'a pas cherché à l'optimiser, ne s'étant pas assez préoccupée du lien entre l'investissement et le fonctionnement (nombre d'infirmières et d'aides-soignantes par équipe, en particulier). Nous avons donc défini la taille optimale de l'établissement : elle est de 98 lits, un multiple d'unités de vie de 14 et 28 lits. Nous avons également élaboré un mode constructif innovant, composé de modules fabriqués en usine et individualisés sur place. Il nous permet de faire chuter le coût de construction de 200 euros le mètre carré, pour parvenir à 1.300 euros. Et nous avons bien sûr passé en revue tous les éléments du compte d'exploitation pour ajuster les prix. Vous vous heurtez cependant toujours aux normes, et au prix du foncier…
Effectivement. Pour les normes, nous demandons une approche pragmatique de la part des pouvoirs publics. Dans le cadre d'une organisation reposant sur des unités de vie, si l'on m'oblige à prévoir, en plus des espaces communs, une salle de restaurant pour tout l'établissement alors qu'elle ne servira que trois fois par an, il est clair que j'aurai du mal à serrer les prix ! Quant au foncier, si, comme elle le fait souvent déjà pour les secteurs public et associatif, une collectivité accepte de le donner, on peut alors descendre sous les 60 euros de prix de journée. Comptez-vous bientôt montrer une première réalisation ?
En attendant de pouvoir déposer nos premiers dossiers auprès des ARS (Agences régionales de santé créées par la loi Hôpital, patients, santé, territoires), nous allons tester notre concept Korian Essentiel pour certaines de nos extensions. Dans le cadre de la réforme des autorisations des établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes, les collectivités locales devront désormais lancer des appels à projets. Est-ce que cela contribuera à lutter contre l'inflation des prix ?
J'en suis persuadée. Le problème du prix de journée devient un élément de plus en plus important sur le plan politique. Les appels à projets vont d'une part contribuer à rééquilibrer l'offre sur le plan géographique, mais aussi faire baisser les prix pour les nouveaux projets, sans pour autant remettre en cause notre offre existante. Les premiers appels à projets expérimentaux le montrent clairement. Les principaux actionnaires de Korian sont des compagnies d'assurances. Y a-t-il des synergies entre vos activités et les leurs ?
Oui, de nombreuses, car nos actionnaires s'intéressent beaucoup au sujet, et pas simplement pour trouver un relais à leurs produits financiers tels que le contrat dépendance. Et ils ont une vision à long terme. Predica, du groupe Crédit Agricole, nous a, par exemple, introduits auprès des Caisses du Crédit Agricole situées dans des zones rurales. Pour elles, attirer un Ehpad est un moyen de développement économique de la région, et cela retient aussi leur clientèle sur place puisque, en zones rurales, la majorité de nos résidents possède un compte au Crédit Agricole. Autre exemple : Malakoff Médéric a développé un premier partenariat industriel avec nous pour améliorer son offre vis-à-vis de ses assurés dans le domaine de l'accueil temporaire en Ehpad. Mais les établissements de Malakoff Médéric sont concurrents des vôtres ?
Oui et non. En fait, nous ne sommes concurrents que sur une même zone géographique. En outre, le besoin est très grand, compte tenu du vieillissement de la population. A l'occasion de l'introduction en Bourse de notre concurrent Médica, notre actionnaire Prédica est ainsi entré à son capital, sans avoir vocation à gérer Médica. Sa présence au tour de table de Médica ne nous gêne nullement. La maltraitance des personnes âgées est un des dossiers noirs des maisons de retraite. Comment peut-on le régler ?
Organiser la bien-traitance dans nos établissements, c'est mon obsession. Chez Korian, nous avons d'abord imposé aux établissements que les équipes pluridisciplinaires élaborent un projet personnalisé pour chaque résident, bâti sur l'histoire de sa vie, sur ses aspirations, ses goûts et ses besoins. Nous avons ensuite écrit tous les protocoles de prise en charge. Puis nous avons créé un dossier de résident informatisé, que nous déployons progressivement. Il nous permet de nous assurer que les protocoles et procédures sont suivis. Pour éviter que ces procédures ne transforment les personnels en machines, je boucle avec une dernière obligation : l'établissement doit organiser très régulièrement, avec tous les professionnels, des réunions examinant les cas particuliers des personnes. Le gouvernement a une nouvelle fois reporté la mise en place d'un « 5e risque » de Sécurité sociale, pour la prise en charge de la dépendance. Est-ce une mauvaise nouvelle ?
C'est fâcheux parce que, tant que l'Etat ne dit pas ce qu'il va faire, les assureurs auront beaucoup de mal à développer les contrats de dépendance privés. C'est difficile lorsque l'on ne sait pas quel sera le socle assumé par la solidarité nationale. Sur le fond, il faut reconnaître qu'une grande partie de la dépendance est déjà prise en charge par la collectivité : l'assurance-maladie pour les soins, l'allocation personnalisée d'autonomie (APA) versée par le département et, enfin, l'aide sociale. Mais le problème de la somme qui reste à la charge des personnes âgées dans les maisons de retraite subsiste pour les classes moyennes. Il n'est pas scandaleux que les résidents supportent les frais d'hébergement : le gîte et le couvert. Mais aujourd'hui le tarif d'hébergement comporte plus que cette prestation ; il inclut également tous les frais de gestion liés à la dépendance. Il faudrait donc faire bouger le curseur pour ne laisser à la charge du résident et de sa famille, comme en Allemagne, que les sommes supportables. Il faut alors trouver de nouveaux financements, mais attention à l'équité intergénérationnelle ! Les actifs sont déjà très sollicités par le biais des impôts et des cotisations. PROPOS RECUEILLIS PAR CLAUDE BARJONET, VINCENT COLLEN ET FRANCOIS VIDAL, Les Echos
Son parcours Née en 1947, Rose-Marie Van Lerberghe est licenciée en histoire, agrégée de philosophie et diplômée de Sciences po Paris. Après l'ENA, elle entre à l'Inspection générale des affaires sociales (1976-1981), puis intègre le ministère du Travail. En 1986, premier cap sur le privé, dans le groupe BSN (devenu Danone) où elle deviendra directrice des ressources humaines. Elle revient dans le secteur public en 1996. Déléguée générale à la formation professionnelle au ministère de l'Emploi (1996-99), inspectrice générale des affaires sociales (1998), elle retourne dans le privé de 2000 à 2002 comme directrice générale d'Altedia ressources humaines, puis revient dans le secteur public entre 2002 et 2006 au poste de directrice générale de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris. En 2006, elle devient présidente du groupe Korian. Rose-Marie Van Lerberghe est administrateur d'Air France et de Casino. Son actualité Désireuse de développer une offre accessible aux classes moyennes, Rose-Marie Van Lerberghe a lancé le concept, baptisé Korian Essentiel, de maisons de retraite permettant de ramener le prix de journée sous les 60 euros tout en offrant la même qualité de prise en charge et en dégageant la même rentabilité pour les actionnaires.
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|  Rapport sur les retraites : l'avis de SOLIDAIRES ! | vendredi 16 avril 2010, 08:38
8ème rapport du COR, le catastrophisme n'est pas de mise !
Le Conseil d'orientation des retraites rend public son dernier rapport actualisant les projections financières de 2007. Le COR confirme que « la plus grande partie de la dégradation aurait lieu en 2009 et 2010 (…) A plus long terme, les effets directs de la crise économique sur la situation financière des régimes s'estompent ». Il n'y a donc pas fondamentalement de problème, hors la situation nouvelle créée par la crise. La question qui se pose est donc de savoir qui va payer le prix d'une crise créée de toutes pièces par les marchés financiers. Pour l'Union syndicale Solidaires, ce n'est pas aux salariés et plus globalement à la population de payer une crise dont les institutions financières sont les premières responsables.
Au-delà sur le long terme, le COR montre que la dégradation du niveau des pensions et le durcissement des conditions de départ à la retraite ne sont pas inévitables à condition d'accepter que l'augmentation du nombre de retraités s'accompagne d'une augmentation correspondante des cotisations sociales. Ainsi, quel que soit le scénario envisagé en matière de taux de chômage et de productivité, il est possible de maintenir le taux de remplacement (niveau de la pension sur le salaire) qui est aujourd'hui de 72 %. Si l'on prend le scénario du COR le plus défavorable, il faudrait 3 points de PIB supplémentaires à l'horizon 2050, soit une augmentation de 10,4 points de cotisations lissée sur 40 ans, soit 0,26 point par an. Personne ne peut sérieusement affirmer qu'une telle augmentation mettrait en danger l'économie française.
Une vision catastrophique est d'autant moins fondée qu'un rééquilibrage du partage de la valeur ajoutée, la richesse créée dans les entreprises, est tout à fait envisageable. Il n'est pas acceptable de considérer comme pérenne la baisse très importante de la part des salaires ayant eu lieu ces dernières années (près de 9 points), alors que, dans le même temps, la productivité du travail a continué de croître fortement (plus de 50 % en 20 ans) et que les dividendes des actionnaires ont explosé. Un tel rééquilibrage de la part des salaires, qu'une augmentation des cotisations patronales peut amorcer, aurait d'ailleurs des effets neutres sur la sacro-sainte compétitivité des entreprises s'il était compensé par une baisse des dividendes versés aux actionnaires.
Une augmentation de la durée de cotisation et un report de l'âge de départ à la retraite ne peuvent donc en aucun cas se justifier. En définitive, la question des retraites renvoie à la place du travail dans la société. Il s'agit donc de savoir si une infime minorité va continuer à s'accaparer la richesse produite. Pour l'Union syndicale Solidaires, il est temps que les salariés, et plus largement, la population impose un nouveau partage du revenu national. |
|  Le travail obligatoire gratuit... | vendredi 16 avril 2010, 08:30
Une information entendue à la radio a retenu notre attention : des chômeurs sont contraints de travailler à titre gracieux pour le secteur privé...
Vous avez bien lu ? Travail gratuit ! On pensait que les jobs précaires, les différents contrats aidés et les subventions à l'embauche devaient permettre aux entreprises d'embaucher des demandeurs d'emploi sans réduire leur compétitivité... Mais non ! Un dispositif dénommé évaluation en milieu de travail préalable au recrutement (EMTPR) a permis aux entreprises de faire bosser gratuitement plus de 80 000 chômeurs ! Selon un journal bien introduit dans les milieux patronaux, l'EMTPR sert :
"« à tester un candidat » en lui confiant des tâches, en vue de son embauche, afin de vérifier ses compétences. « L'employeur peut observer le demandeur d'emploi en situation réelle de travail pour s'assurer qu'il correspond bien aux exigences du poste disponible »". (Le Figaro)
On se demande pourquoi les contrats de travail comportent tous une période d'essai... Par ailleurs, un autre dispositif permet la même chose sauf qu'il ne vise pas officiellement, contrairement au précédent, à embaucher le demandeur d'emploi ! Il s'agit de l'évaluation en milieu de travail (EMT) qui a touché plus de 30 000 chômeurs :
"Il permet « à un demandeur d'emploi de vérifier ses compétences et capacités professionnelles pour un emploi dans les conditions réelles d'exercice du métier »"(Le Figaro).
Ne vit-on pas une époque formidable ? De 40 heures à 80 heures de travail non payées, c'est une façon de réduire les coûts... d'améliorer sa compétitivité... d'envoyer un signal aux autres travailleurs... N'entend-on pas depuis des années une partie de la droite affirmer que le SMIC handicape les entreprises ? Sans chômage de masse et sans précarité généralisée, vous croyez que la droite et le patronat auraient réussi à imposer de tels dispositifs aussi contraignants et injustes ? Comme par hasard, on découvre que l'argent public est distribué au patronat sans aucune contrepartie... Ainsi, le groupe TREVES qui délocalise en Roumanie a reçu plus de 55 millions d'euros d'aides publiques (source Bellaciao). Décidément, le sarkozisme, c'est la rupture ! |
|  Collectif national contre les franchises... | mercredi 14 avril 2010, 07:53
Nous vous présentons la plate-forme du Collectif national contre les franchises, pour l'accès aux soins partout et pour tous et pour une sécurité sociale solidaire dont l'US SOLIDAIRES est bien sûr signataire... | |
|  Coup tordu contre les IDE ! | mardi 13 avril 2010, 10:22
Début houleux de la discussion du projet de loi augmentant l'âge de départ en retraite des infirmiers PARIS, 8 avril 2010 (APM) - La discussion à l'Assemblée nationale du projet de loi augmentant l'âge de départ en retraite des infirmiers a commencé mercredi avec des échanges tendus entre le gouvernement et l'opposition. > > Les groupes socialiste et communiste ont déposé plus de 5.300 amendements sur le texte. Le gouvernement a contré cette tentative d'obstruction parlementaire en demandant l'application de la procédure du "temps législatif programmé" limitant le temps de parole cumulé des députés, hors rapporteur, à 15 heures. Cela devrait permettre la fin de la discussion jeudi après-midi. > > Le projet de loi sur la rénovation du dialogue social dans la fonction publique, déposé le 1er avril 2009, transpose un accord signé à Bercy le 2 juin 2008 entre le ministère de la fonction publique et six organisations syndicales de fonctionnaires sur huit (CGT, CFDT, CFE-CGC, FSU, Unsa, Solidaires). > > En attente depuis près d'un an d'une inscription à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale, le projet de loi a été réactivé avec l'ajout, le 23 février, d'un article, par lettre rectificative du gouvernement, permettant d'inclure les dispositions sur le report de l'âge légal de la retraite des infirmiers, négocié dans l'accord conclu en février sur leur passage en catégorie A et rénovant le statut des personnels paramédicaux dans le cadre de la réforme LMD (lience-master-doctorat). > > Le volet sur la retraite des infirmiers, à l'article 30 du projet de loi, a focalisé les discussions mercredi. > > La ministre de la santé, Roselyne Bachelot, est intervenue pour défendre ce volet, en estimant qu'il s'agissait d'abord de "la transformation des formations initiales" d'infirmiers et d'un "ambitieux programme de reclassement" par la réforme LMD et pas d'une réforme des retraites. > > Elle a rappelé que le report de l'âge légal de la retraite de 55 à 60 ans était un "droit d'option" pour les infirmiers en exercice, donc sans caractère obligatoire. Mais ceux qui le choisiront pourront bénéficier à partir de janvier 2011 d'un passage en catégorie A, impliquant une revalorisation salariale. Le passage en catégorie A des autres paramédicaux se fera à partir de septembre 2011. > > Ce calendrier d'application rapide a justifié l'intégration du nouvel article dans le projet de loi, a justifié Roselyne Bachelot. "Si nous ne l'avions pas fait, l'ensemble de la réforme aurait été reporté au-delà de 2010. Cela ne correspondait pas à l'engagement fort que j'avais pris". > > La revalorisation salariale constitue "un effort considérable de la nation en faveur des professionnels paramédicaux", engagé "malgré la crise économique" mais "parce qu'il constitue une juste reconnaissance et qu'il accompagne l'amélioration de notre système de soins et de la situation des 310.000 paramédicaux de l'hôpital", a affirmé la ministre. > > "Les grilles salariales seront augmentées deux fois, l'une en 2013, l'autre en 2015", a rappelé la ministre, en précisant que les infirmières en milieu de carrière gagneraient "2.500 euros nets en moyenne" de plus par an. Les infirmiers spécialisés et les cadres de santé, qui sont déjà en catégorie A, pourront intégrer le nouveau corps à partir de 2012. "Un grade spécifique sera créé pour les cadres et l'indice sommital du grade de cadre supérieur, prévu dans le protocole d'accord, est très sensiblement augmenté". > > "De manière générale, cette réforme attribuera aux personnels reconnus au grade de licence l'équivalent d'un 13ème mois de salaire tout au long de leur carrière, mais aussi d'un 13ème mois de pension tout au long de leur retraite". > > DIMINUTION DE LA PENIBILITE > > Roselyne Bachelot a surtout avancé qu'un départ précoce à la retraite ne se justifiait pas par la pénibilité du métier, puisque "l'espérance de vie des infirmières est aujourd'hui semblable à celle des autres femmes françaises" et que "les infirmiers cessent en moyenne leur activité à 57 ans, tendant ainsi à s'aligner sur le régime des infirmiers du secteur privé, qui partent en retraite à 60 ans". Elle a indiqué que ces données venaient de la caisse de retraite des hospitaliers, la CNRACL. > > Plus tôt dans l'après-midi, lors de la séance des questions d'actualité, elle a donné "les chiffres de la vérité": "l'espérance de vie des infirmiers et infirmières à 55 ans est de 31,6 ans, exactement comme celle de la moyenne des femmes françaises". > > "La file active des retraités invalides est de 17% pour les infirmiers et infirmières, alors qu'elle représente 27% des effectifs de la fonction publique hospitalière", "le taux de ceux qui partent à la retraite avec une invalidité est de 6,7% dans la totalité de la fonction publique hospitalière et de 4,7 % pour les infirmières" et que "la gravité de l'invalidité ne cesse de baisser pour les infirmières", de 56% il y a 15 ans à 41% en 2008. > > Le rapporteur pour avis, Jacques Domergue (UMP, Hérault), a indiqué que la revalorisation des grilles salariales aurait un impact de 500 millions d'euros en 2015 et que le départ plus tardif à la retraite représentait, dans une "hypothèse médiane", une économie de 300 millions en 2015. > > Il a souligné que la réforme répondrait au souhait des infirmiers "d'exercer différemment leur métier entre 55 et 60 ans", en ajoutant qu'ils "ne sont pas opposés à un départ à la retraite à 60 ans". > > "Demain, les infirmières, qui pourront postuler à une licence, un master ou un doctorat, pourront s'orienter vers des métiers qui n'existent peut-être pas encore aujourd'hui. Ce sont des perspectives qui intéressent tout le corps des infirmiers". > > DEMANDE DE RETRAIT > > Les députés de l'opposition ont été nombreux à contester l'article 30, en demandant son retrait à plusieurs reprises. > > Pour Régis Juanico (PS, Loire), "les infirmières sont sommées de choisir entre la non-revalorisation de leur salaire et le recul de l'âge de départ à la retraite". "Après avoir imposé les ordres professionnels aux infirmiers et aux personnels paramédicaux, vous voulez une nouvelle fois passer en force sur la question des retraites", a-t-il ajouté. > > Pascal Terrasse (PS, Ardèche) a estimé que l'article 30 venait "polluer l'ensemble du projet de loi qui nous est présenté et l'accord qui a été validé par les organisations syndicales en 2008". > > La communiste Jacqueline Fraysse (Hauts-de-Seine) a reproché au gouvernement que l'accord de février était "minoritaire". "Ce protocole n'a été signé dans son intégralité que par le Syndicat national des cadres hospitaliers (SNCH), un syndicat ultra-minoritaire que vous avez pris soin 'd'inviter' aux négociations et qui, en tant qu'invité, a pris part au vote, un vote qui, comme par hasard, est le seul dont vous tenez compte!" > > Elle a estimé qu'il s'agissait d'une "véritable provocation" puisque le projet de loi "consacre le principe majoritaire, principe selon lequel, pour être valable, un accord doit être signé par 50% au moins des organisations syndicales représentatives". > > Le gouvernement a fait "le choix d'utiliser ce véhicule législatif en anticipant à la fois sur la réforme des retraites et sur le dossier de la pénibilité, afin de porter atteinte aux droits des personnels des établissements publics de santé", a-t-elle estimé. Elle a aussi reproché que le droit d'option ne soit ouvert que pendant six mois "pour choisir entre la peste et le choléra". > > Elle a aussi contesté la moindre pénibilité du métier d'infirmière et la suppression de la majoration de durée d'assurance d'une année par période de 10 ans passée en catégorie active prévue par la loi Fillon de 2003. > > La socialiste Marisol Touraine (Indre-et-Loire) a repris les mêmes arguments. "Rien n'interdisait au gouvernement (...) de maintenir le dispositif de majoration de durée d'assurance, voire de le remplacer par un autre plus intéressant. On ne peut considérer que le fait d'accéder à la catégorie A de la fonction publique serait une garantie de non-pénibilité de l'emploi". > > Roselyne Bachelot a répondu que l'accord avait fait l'objet de plusieurs mois de concertations et que les textes réglementaires d'application étaient eux-mêmes soumis à concertation avec les organisations syndicales, y compris les non signataires. |
|  Retraites : l'appel citoyen ! | mardi 13 avril 2010, 10:13
Un appel et un argumentaire de plusieurs associations et personnalités sur la réforme des retraites... avec argumentaire ! | |
|  Retraite des IDE... un avis ! | mardi 13 avril 2010, 09:56
Retraite. Le choix des infirmiers
7 avril 2010 - La Télégramme de Brest
La réforme du régime des retraites des infirmiers est examinée à partir d'aujourd'hui par les députés. Si le projet est adopté, ils pourront bénéficier d'une meilleure rémunération, à la condition d'accepter de partir à 60 ans au lieu de 55 ans. Un marché de dupes pour certains.
«Tout le monde s'interroge, les personnels sont indécis». Responsable CFDT à l'hôpital de Quimperlé, Olivier Besnard résume assez bien l'état d'esprit des infirmiers et infirmières face à cette réforme annoncée et le choix qu'elle imposera. Un choix difficile: rester dans la catégorie B avec le droit de continuer à pouvoir partir à 55 ans à la retraite, ou opter pour la catégorie A avec à la clé une revalorisation salariale mais avec la contrepartie de travailler au moins jusqu'à 60ans. Cette réforme de la retraite des infirmiers est dans la continuité d'une autre réforme, celle de l'intégration de la formation au système universitaire LMD et la reconnaissance au niveau licence du diplôme d'infirmier. Cette reconnaissance à bac +3 était une revendication de la profession, sauf que cette dernière estime aujourd'hui que le prix à payer est trop élevé.
Remise en cause de la pénibilité
Pour la CGT, il s'agit d'un chantage. «On nous dit: vous passez en A avec un gain minimum de salaire mais, en contrepartie, vous acceptez cinq ans de plus, c'est inadmissible», souligne Didier Quémat, responsable syndical à l'hôpital de Quimperlé. La réforme est d'autant plus mal acceptée que le bonus d'un an pour dix ans, pourtant instauré par la réforme Fillon de 2003, sera vraisemblablement supprimé. «Une remise en cause de la pénibilité inacceptable», s'insurge la CFDT de Quimperlé qui a fait parvenir une pétition à la préfecture contre cette mesure. Même son de cloche à la coordination nationale des infirmières (lire ci-dessous).
Les nouveaux diplômés en catégorie A
Rester en catégorie B ou passer en catégorie A? Si la question ne se posera pas aux nouveaux diplômés (à partir de 2012), qui seront intégrés automatiquement dans la catégorie A, elle concernera, sauf surprise législative, tous les infirmiers de la fonction publique hospitalière. «Ceux qui travaillent depuis une dizaine d'années s'interrogent énormément», reconnaît-on à la CGT. Dans les hôpitaux, la question n'a pas encore été officiellement posée aux agents concernés. «On devrait normalement interroger les gens pendant l'été. On attend les textes», explique-t-on à l'hôpital de Lorient. Pour l'heure, le seul texte dont disposent les établissements est le protocole d'accord du 2février 2010, mais qui n'a été signé dans son intégralité que par un syndicat sur huit.
Des choix individuels
En fait, les réponses dépendront probablement beaucoup de la proximité avec la retraite. «Pour moi, ce sera 60 ans, de toute façon, je n'aurai pas les années suffisantes pour partir à 55 ans. Je n'ai pas vraiment le choix, d'autant qu'on supprime le bonus d'un an pour dix ans», explique cette infirmière aux urgences de Concarneau, âgée de 43 ans. En revanche, pour les infirmières de 50 ans et plus, leur intérêt sera sans doute de rester en catégorie B pour pouvoir partir à 55 ans ou peu après (*). «Ce sont des choix individuels. Il est difficile d'avoir une appréciation générale», observe-t-on à la direction des ressources humaines de l'hôpital de Quimper. Et quelle sera la revalorisation salariale promise pour le passage en catégorie A? Même si la coordination nationale reconnaît une réelle augmentation en fin de carrière (2.000euros en plus moyenne par an), elle estime qu'elle ne s'appliquera qu'à une minorité d'agents, compte tenu de l'âge d'entrée dans la profession.
* Pour les hôpitaux de Lorient et Quimper, l'âge moyen de départ à la retraite se situe actuellement autour de 56-57 ans. |
|  SOLIDAIRES en action | mardi 13 avril 2010, 09:49
Une revue des luttes menées actuellement par SOLIDAIRES | |
|  Sanofi Aventis fait des bénéfices... et licencie ! | mardi 13 avril 2010, 09:43
SANOFI AVENTIS : plus gros bénéfices du CAC 40 en 2010 !! Champagne !!
Si le patron a de quoi faire la fête (7,1 Millions € de revenus en 2009 !) ; ce sont la salariés qui trinquent : fermeture des sites de Romainville et de Neuville sur Saône d'ici 2014.
Le groupe n'a pas perdu de temps : les documents présentés au CCE de Sanofi-chimie étaient à peine sortis des cartons que les « communiqués de presse » et autre « note interne » fusaient déjà à l'extérieur et sur le réseau intranet.
La Direction présente sa « stratégie » comme lui « permettant d'assurer le maintien d'un niveau de l'emploi industriel stable pendant 4 ans ».
Mais en 4 ans ce sont 1000 emplois directs qui vont disparaître dans la Chimie du groupe. Ce sont 2 sites de productions matières actives (Romainville et Neuville sur Saône) qui vont être rayés de la carte.
L'industrie pharmaceutique est la plus rentable du monde (avec une croissance à 2 chiffres il y a quelques années encore). Sanofi aventis a fait plus de 8 Milliards € de bénéfices cette année.
Sa focalisation sur son taux de profit masque de plus en plus mal son incapacité à répondre aux besoins de santé publique avec la mise au point et la production de médicaments innovants.
Le maintien de son taux de profit passe par une restructuration permanente (une dizaine de Plans sociaux depuis la création du groupe en 2004).
SUD CHIMIE PHARMA dénonce ces pratiques et revendique le maintien et le développement de l'emploi dans Sanofi aventis dans un cadre qui permet de répondre aux véritables besoins de santé publique. |
|  Ordre Infirmier : la mobilisation doit répondre à l'Ordre... | mardi 13 avril 2010, 09:20
Suite à l'audition de la présidente de l'ordre du 23 mars par la Commission des Affaires Sociales de l'Assemblée Nationale, ci-joint une lettre "des infirmières désobéissantes". Elle est adressée aux membres de la Commission mais peut valoir aussi pour tous les députés et sénateurs...
Et puis une initiative intéressante initiée dans le Loiret par un collectif : les infirmiers s'adressent au directeur pour lui demander l'autorisation d'exercer dans l'établissement alors qu'ils sont en exercice illégal du fait de la non inscription à l'ordre...
A noter que l'USP, syndicat de médecins, soutien les IDE qui se mobilisent contre l'Ordre (communiqué de leur congrès annuel du 19, 20 et 21 mars 2010)
Nous en profitons pour rappeler l'adresse où les signatures du manifeste peuvent être envoyées (photocopies), pour saisie en ligne : Hôpital Esquirol Section SUD-santé 57 rue du Ml Leclerc 94 413 Saint-Maurice Cedex
Et aussi le lien pour signer, faire signer le manifeste. La présidente de l'ordre revendique 50 000 retours, donnons-nous les moyens de collecter davantage de signatures ! http://www.contrordreinfirmier.org/...
Les documents cités dans la rubrique "ordre infirmier" du site : | |
|  Quand la santé devient une industrie comme les autres... | mardi 13 avril 2010, 09:14
Agence Régionale de Santé: Xavier Chastel nommé en Midi-Pyrénées
Xavier Chastel, membre du comité de direction du groupe minier et métallurgique français Eramet et directeur général d'une de ses filiales, a été nommé directeur général de l'Agence régionale de santé (ARS) de Midi-Pyrénées.
Diplômé de l'Ecole des mines de Paris, polytechnicien, Xavier Chastel, 42 ans, a commencé sa carrière professionnelle dans différents secteurs industriels.
En 1990-91, il a travaillé à IBM à Montpellier comme responsable d'un projet de système expert pour le test de modules informatiques, puis en 1991-92, au département des ventes de Procter & Gamble France, en étant basé notamment à la direction régionale de Lyon.
En 1993, il a intégré la direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement (Drire) du Languedoc-Roussillon où il a été chef du service régional de l'environnement industriel, de la division des techniques industrielles et de la division énergie et secrétaire général de l'Association pour la maîtrise de la qualité de l'air.
En 1996, il a rejoint la direction du budget au ministère de l'économie et des finances où il a travaillé à la sous-direction en charge de la tutelle des comptes sociaux.
De 1997 à 1999, Xavier Chastel a été conseiller technique de la ministre de l'emploi et de la solidarité Martine Aubry, en charge des régimes de retraite, de la politique familiale et des organismes d'assurance complémentaire.
Il a été recruté en 1999 par le groupe de grande distribution Carrefour et a dirigé successivement à ce titre les hypermarchés d'Angoulême et de Sartrouville (Yvelines).
Il travaillait dans le groupe Eramet depuis 2003. Il était depuis 2007 membre du comité de direction du groupe et directeur général d'une filiale, Aubert & Duval, un des leaders mondiaux des alliages spéciaux. |
|  SOLIDAIRES dénonce la repression sur les sans papiers ! | mardi 13 avril 2010, 09:09
Assez de répression, régularisation des travailleurs sans papiers !
L'union syndicale Solidaires dénonce l'évacuation des piquets de grève des travailleurs sans papiers dont celui de la rue du Regard hier à 6h du matin. L'exigence du collectif des onze organisations syndicales et associatives, soutenue par nombre de personnalités politiques et artistiques, d'être enfin reçu par le Ministère du travail, doit obtenir une réponse dans les plus brefs délais. Des milliers de sans papiers , depuis des années, travaillent, cotisent et visent en France, et la non reconnaissance de leurs droits sociaux et le refus de leur régularisation est un déni de démocratie. |
|  Rapport de la cours des comptes au sujet de l'APHP... et la réponse de SUD ! | vendredi 2 avril 2010, 13:54
La Chambre régionale des comptes d'Ile-de-France critique la gestion de l'AP-HP
Un rapport de la Chambre régionale des comptes d'Ile-de-France, consultable en ligne sur le site internet de l'institution, critique la gestion de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) en pleine réorganisation contestée par les syndicats, et alors que le gouvernement présente jeudi la mise en place des Agences régionales de santé (ARS) dans le cadre de la réforme hospitalière.
Le rapport vient "conforter le bien fondé des réformes engagées (...) pour améliorer l'organisation de l'institution conformément à ce qu'appellent de leurs voeux les patients et les personnels de ses hôpitaux", a réagi la direction de l'AP-HP, mercredi dans un communiqué.
Taux d'absentéisme élevé, autonomie total des médecins, personnel mal réparti entre le matin et l'après-midi, le rapport particulièrement sévère porte sur la période 2004-2007, et a été finalisé le 18 mars dernier.
"La gestion du temps médical", peut-on notamment lire dans ce rapport "demeure contraire à la réglementation et l'absence de données objectives sur l'affectation de cette ressource aux différentes activités effectuées à l'AP-HP (soins, recherche, enseignement) obère toute possibilité de vérifier la pertinence des financements qui leur sont accordés".
Quant à l'organisation des équipes soignantes, "elle demeure marquée par une forte rigidité, qui nuit à l'attractivité de l'AP-HP". "Le régime des droits à récupération du temps travaillé au-delà des normes fixées à cet effet, extrêmement favorable au personnel, engendre des tensions importantes sur l'organisation des services et, cumulé à l'absentéisme significatif rencontré dans les établissements publics de santé (EPS), nuit aux conditions de travail de l'ensemble des agents", estime notamment la Chambre.
"L'analyse de différents segments des plateaux médico-techniques (biologie, imagerie, blocs opératoires) fait apparaître une grande inertie des structures, même lorsque des schémas d'ensemble sont élaborés (biologie, par exemple)", ajoute le rapport. "Quand les hôpitaux sont livrés à eux-mêmes, comme dans le cas des blocs opératoires, les évolutions se heurtent à la défense de certains 'prés carrés' et à l'absence de pilote clairement identifié".
Sur l'activité des blocs opératoires, le rapport note ainsi des "divergences très importantes" entre les établissements. "Le nombre annuel d'interventions par anesthésiste et par établissement est ainsi compris entre 81 (soit 1 tous les 2 jours et demi) et 983 (soit près de 5 interventions par jour), alors que la moyenne annuelle pour l'AP-HP se situe autour de 350 (soit 1,7 intervention par jour)", peut-on lire dans le rapport.
"C'est un rapport fait dans le cadre de travaux cordonnés entre la cour (des Comptes) et les Chambre régionales sur l'organisation des soins dans les hôpitaux. Ça ne portait pas que sur l'AP-HP mais sur les autres hôpitaux", et "la synthèse a été publié à l'automne dernier", a déclaré jeudi à l'Associated Press le président de la Chambre régionale des comptes d'Ile-de-France Jean-Yves Bertucci.
"Cette synthèse ne reprenait pas grand chose sur l'AP-HP, et il y a donc ce rapport qui apporte des informations beaucoup plus détaillées".
Interrogé sur le contexte tendu dans lequel cette publication intervient, M. Bertucci a explique que la "procédure d'enquête a été décidée en 2008 et le contrôle commencé en juin 2008 et achevé en juin 2009". "Je comprends bien le contexte, mais la période de publication correspond simplement au déroulement normal de la procédure", a-t-il dit, soulignant que ce rapport n'avait pas été commandé par le gouvernement ou les pouvoirs publics.
La publication de ce rapport intervient alors qu'une intersyndicale CGT, CFDT, FO et Sud des personnels hospitaliers conteste la réorganisation de l'AP-HP qui doit passer de 37 établissements à 12 "pôles hospitaliers" d'ici à 2012 avec, à la clé, la suppression de 3.000 à 4.000 postes.
Après une occupation du siège de l'AP-HP à Paris le 12 mars dernier, les syndicats ont obtenu que le plan soit suspendu jusqu'aux termes des négociations entamées sur les conséquences de cette réorganisation.
Le calendrier prévu avant cette action par le ministère de la Santé prévoit la validation de ce plan en juin, après une période de concertation avec les partenaires sociaux.
Hôpitaux de Paris : un rapport trop accablant pour être honnête Par Pr Bernard Granger | Psychiatre et Membre fondateur du M... | 01/04/2010 | 1 Le rapport de la chambre régionale des comptes d'Ile-de-France sur l'organisation des soins à l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), qui vient d'être rendu public, fait déjà beaucoup parler de lui.
Il survient dans un contexte de grande tension, et sera certainement utilisé par ceux qui pensent qu'en supprimant du personnel, on arrivera à retrouver l'équilibre budgétaire sans altérer la qualité des soins.
En réalité, ce rapport, qui contient énormément d'informations même si son analyse s'arrête à 2007, met l'accent sur des différences entre l'AP-HP et les autres CHU, et sur des différences entre divers hôpitaux situés au sein l'AP-HP.
Le Mouvement de défense de l'hôpital public (MDHP) remarque déjà que certaines affirmations contenues dans ce rapport sont particulièrement contestables. En psychiatrie, faut-il mettre deux malades dans le même lit ?
Je prends pour exemple ma spécialité, la psychiatrie. Il est dit dans ce rapport, à la page 15 :
« Pour la psychiatrie, l'AP-HP a peine à augmenter significativement son activité d'hospitalisation. »
C'est une affirmation parfaitement stupide dans la mesure où le taux d'occupation des lits en psychiatrie à l'AP-HP est proche de 100 % depuis de très nombreuses années, avec des listes d'attentes parfois très longues.
A moins de mettre deux malades dans le même lit, on ne voit pas comment « augmenter significativement » l'activité d'hospitalisation.
Ce genre d'affirmation fait planer quelques doutes sur le sérieux de ce rapport qui relève d'une approche purement quantitative et nécessairement réductrice, sans prise en compte de la réalité du terrain et sans dialogue avec les personnes ou les structures mises en cause. La moitié de la recherche française s'effectue au sein de l'AP-HP
L'accent a été mis sur les sureffectifs qu'il y aurait à l'AP-HP, notamment les sureffectifs en personnel médical. Si on compare l'AP-HP aux autres CHU, le taux de sureffectifs n'est pas de 44% comme l'indique Le Parisien, mais de 11,6% comme l'indique le rapport à la page 28.
Si l'on consulte la base statistique annuelle des établissements du ministère de la Santé, en 2008 il y avait un médecin pour 2,87 lits à Lyon, un pour 2,52 lits à Marseille et un pour 2,91 lits à l'AP-HP. L'AP-HP est donc dans une situation analogue à celle des CHU des grands centres urbains français.
Parallèlement, il est rappelé que 50% de la recherche médicale française se fait à l'AP-HP et, si l'on regarde les travaux publiés dans les dix revues les plus prestigieuses, ce pourcentage s'élève à 73%.
Le rapport ne mentionne pas les nombreuses missions d'expertises nationales ou internationales effectuées par des médecins de l'AP-HP. Bref, la différence en terme de densité médicale n'est pas si criante que ce que l'on voudrait le laisser croire.
Quand à l'AP-HP, on fait une première mondiale de thérapie génique, comme cela a été le cas récemment à l'hôpital Saint-Vincent de Paul, il va de soi que ce n'est pas une activité « rentable » pour l'hôpital et que cela « consomme » beaucoup de temps médical, mais c'est, pour les progrès de la médecine, une étape marquante.
Ce cas extrême illustre très bien les limites de l'approche purement quantitative retenue dans ce rapport, dont l'analyse est en partie obsolète puisqu'elle s'arrête à 2007. 10% de personnel administratif en plus, dont 40% pour la direction
Plusieurs passages du rapport concernent l'administration de l'AP-HP, en particulier son administration centrale :
« Les charges que représentent les services du siège de l'AP-HP ont été valorisées à hauteur de 65 millions d'euros et celles relatives à la mise en place du schéma cible à 11 millions d'euros. On peut donc considérer que le coût du pilotage de l'ensemble de l'institution est de 76 millions d'euros en 2007.
Il est cependant difficile d'apprécier la valeur ajoutée des structures qui y participent, notamment en raison de l'existence parallèle des directions fonctionnelles de plein exercice au sein de chaque hôpital. »
Cette dernière réserve montre bien que le fonctionnement administratif est très pesant pour des performances difficiles à saisir. Par ailleurs, les ratios d'effectifs en fonction de l'activité de l'ensemble des CHU montrent qu'à l'Assistance publique on trouve 10 % de personnel administratif en plus, dont 40 % pour les personnels de direction.
Il y a, à l'évidence, un problème de gouvernance à l'Assistance publique avec une administration pléthorique, une bureaucratie lourde qui handicape le fonctionnement de l'institution. Les prises de décisions répondent à des processus opaques, longs, coûteux, parfois incohérents. La rénovation de l'AP-HP, une priorité
La direction générale de l'AP-HP essaie de résoudre la crise que traverse l'institution de façon purement comptable par des suppressions massives d'emplois (3 000 à 4 000 d'ici 2012) et un rationnement des soins. Cette politique est inadaptée aux enjeux. Les malades sont souvent accueillis dans des locaux trop vétustes ou dispersés.
Un vaste plan d'investissement est nécessaire pour rénover nos établissements, regrouper les locaux et en bâtir de neufs afin de mieux rationaliser les soins, d'adapter les hôpitaux aux progrès de la médecine et aux besoins de la population. Cela permettra un meilleur accueil des patients et de meilleures conditions de travail pour le personnel.
Il faut se garder de toute interprétation sensationnaliste de ce rapport, intéressant mais critiquable et réducteur. Le MDHP y répondra de façon approfondie.
Et la mise au point de SUD....
Les grandes manœuvres continuent
Suite à l'article du Parisien du 31 mars 2010, reprenant le rapport de la cour régionale des comptes, le syndicat SUD santé tient à réagir sur plusieurs points :
Sur la forme : reprenant des chiffres, erronés, sortis de leur contexte sans prendre en compte les réponses de l'AP-HP relève d'une opération de communication téléguidée.
Sur le fond : les chiffres de " sur effectif " sont en complète contradiction avec le terrain et surtout le poids de la masse salariale dans le budget de l'AP-HP (63%) au lieu de 70 % dans les hôpitaux en général .Il ne tient pas compte non plus des emplois supprimés depuis 2007 (3500). Sur l'absentéisme, si on retire le poids des congés maternités pour un personnel à 80% féminin, les agents de l'AP-HP sont ceux qui s'arrêtent le moins des CHU après celui de Rennes. Sur la présence entre équipe de jour et équipe d'après midi, le parisien confond planning de présence et organisation du temps de travail ! En effet, seuls 77 agents sont en équipe fixe d'après midi, les autres alternent entre le matin et le soir ! Enfin concernant le protocole RTT , outre le fait que ces jours ne sont pas pris et stockés dans un Compte Epargne Temps, les agents de l'AP-HP doivent travailler 38 H 20 mais en réalité travaillent souvent plus, sans récupération. Les 10 minutes supplémentaires accordées par le protocole sont en réalité le temps de vestiaire mutualisé !
SUD santé trouve que ce rapport vient très à propos pour essayer de désamorcer la colère des hospitaliers face aux suppressions d'emplois prévues (4000 en 3 ans) et la réaction très rapide de la direction de l'AP-HP est un signe.
Alors que dans tous les hôpitaux , les suppressions d'emplois pèsent sur l'accueil et la qualité des soins, l'AP-HP soigne sa communication au lieu d'être à l'écoute de ses personnels .
Les personnels ne sont pas dupes de cette opération, destinée à dénigrer l'AP-HP et tous les personnels qui se battent depuis plusieurs mois pour défendre une offre de soins de qualité dans la région Ile de France .
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|  Urgences à l'Hôpital de La Rochelle... rien ne change ! | vendredi 2 avril 2010, 13:52
Rien ne change aux urgences de l'Hôpital de La Rochelle....
Un tract SUD qui annonce le CHSCT que nous avons déclenché... | |
|  Manif du 30 mars... un pas de + dans la mobilisation... |  | mercredi 31 mars 2010, 11:58
Manifestation à Paris de plusieurs milliers de personnels hospitaliers pour défendre leur retraite
PARIS, 30 mars 2010 (APM) - Plus de 3.000 personnels hospitaliers au total ont manifesté mardi dans les rues de Paris à l'appel des syndicats qui ont organisé deux rassemblements séparés, pour demander l'abrogation d'un article de loi remettant en cause la catégorie active et le droit de départ à la retraite des infirmiers, a constaté l'APM sur place.
La mobilisation a eu lieu alors que la discussion du projet de loi sur la rénovation du dialogue social dans la fonction publique, dans lequel a été introduit l'article 30 qui remet en cause le droit pour les infirmiers de partir à la retraite à 55 ans, a été repoussée au mercredi 7 et jeudi 8 avril , alors qu'elle était initialement prévue ce mardi (cf dépêche APM HMNCU001).
Dans le contexte de la discussion de ce projet de loi, les organisations syndicales CGT, CFDT et SUD avaient appelé à un rassemblement devant l'Assemblée nationale en fin de matinée, tandis que de leur côté, FO et la CFTC avaient appelé à une manifestation nationale en début d'après-midi à partir de la gare Montparnasse.
Selon certains responsables syndicaux, un consensus n'avait pu être trouvé en dépit de l'appel commun à supprimer l'article 30, dans la mesure où le projet de loi sur la rénovation du dialogue social a été approuvé par les uns et repoussé par les autres.
A l'appel des organisations syndicales CFTC, FO, CFE-CGC et Unsa, entre 1.800 (selon la préfecture de police) et 6.000 (le chiffre estimé par FO) personnels hospitaliers ont manifesté depuis la gare Montparnasse jusqu'à la place Vauban (Paris VIIème), non loin du ministère de la santé.
"Nous voulons faire reculer le gouvernement et faire en sorte qu'il suspende le dispositif", a déclaré à l'APM Didier Bernus, secrétaire général FO de la branche des services de santé. "Il n'est pas question d'expérimenter la réforme des retraites sur notre dos".
Le responsable syndical a souligné la difficulté de faire sortir les personnels hospitaliers de leurs établissements mais a salué la présence d'infirmiers venus de départements éloignés.
A la tête d'un cortège plus modeste de la CFTC, son représentant Bernard Sagès a redit l'opposition de son syndicat à la "suppression de la pénibilité". "Nous avons beaucoup de remontées [nous faisant part] de l'opposition des personnels à cette mesure", a indiqué le responsable syndical.
Entre 800 (selon la préfecture de police) et 2.000 (selon les organisations syndicales) infirmiers, essentiellement des infirmiers anesthésistes diplômés d'Etat (Iade), ont parallèlement répondu à l'appel lancé par la CGT, la CFDT et SUD et se sont rassemblés aux abords de l'Assemblée nationale pour réclamer la suppression de l'article 30 et dénoncer les conditions salariales offertes aux Iade dans le protocole d'accord rénovant le statut des personnels paramédicaux dans le cadre de la réforme LMD (lience-master-doctorat).
Des infirmiers issus d'établissements hors Ile-de-France avaient fait le déplacement et parmi les manifestants, on distinguait notamment des personnels issus des établissements hospitaliers de Pau, Caen ou encore Poitiers.
Le représentant du collectif des infirmiers anesthésistes pour la CGT, Philippe Lamarche, a indiqué à l'APM que des manifestations régionales étaient également prévues et qu'elles devaient avoir lieu à Toulouse, Bordeaux, Marseille, Montpellier, Rennes ou encore Mulhouse (Haut-Rhin).
"Nous sommes satisfaits de la mobilisation même s'il n'est pas simple de mobiliser les personnels infirmiers, en particulier pour des problèmes d'organisation", a déclaré Philippe Lamarche, soulignant toutefois que les personnels Iade "[étaient] mobilisés" et que leur grève "a[vait] une répercussion sur le fonctionnement des blocs opératoires".
"Demander une contrepartie -à savoir la suppression de la pénibilité des infirmiers en contrepartie d'un processus qui était inéluctable, c'est à dire la reconnaissance du niveau licence [pour les infirmiers] et donc le passage en catégorie A-, c'est une tromperie gouvernementale", a déclaré Dominique Coiffard, secrétaire national de la CFDT santé-sociaux, interrogé par l'APM au cours de la manifestation.
De son côté, le représentant de SUD santé sociaux, Jean-Marie Sala, a qualifié de "provocation" l'attitude du gouvernement consistant à faire passer "dans un projet de loi qui vise à officialiser les accords majoritaires" une mesure "qui a été refusée par l'ensemble des organisations syndicales, à l'exception du SNCH" (Syndicat national des cadres hospitaliers). | |
|  SOLIDAIRES répond au discours de Sarkozy | mardi 30 mars 2010, 15:02
Notre communiqué de presse... | |
|  APHP : pendant que les saalrié-es luttent, certaines fédérations syndicales les lâchent ! | mardi 30 mars 2010, 12:24
A la suite de ces séquestrations, l'AP-HP et huit cadres hospitaliers ont déposé plainte (cf dépêche APM SNNCP003).
La directrice de l'hôpital René Muret, Marie-Renée Toullec, la directrice du groupe hospitalier Avicenne (Bobigny) - Jean Verdier (Bondy) et René Muret, Dominique de Wilde (également directrice de l'hôpital d'Avicenne), le directeur des ressources humaines du groupe, le chef du personnel et une directrice des soins ont été enfermés dans une salle de réunion vers 10h15, à l'issue d'une séance de négociation qui avait commencé vers 9h30, a précisé jeudi en milieu d'après-midi à l'APM l'établissement.
Les revendications portaient notamment sur les effectifs et sur le lieu de pointage, a affirmé la même source, précisant que les syndicats souhaitaient que le pointage réalisé pour l'assignation puisse être réalisé sur le piquet de grève plutôt que sur le lieu de travail.
Interrogé sur les suppressions d'emplois, l'établissement a rétorqué qu'elle n'en connaissait pas pour l'instant l'ampleur et a précisé qu'il n'y aurait pas de réorganisation des services, mise à part la transformation des services de soins de suite et de réadaptation (SSR) en SSR "thématiques". "Nous allons mettre en place des SSR en neurologie ou en addictologie", a expliqué l'hôpital.
L'établissement a déploré que cette situation empêchait jeudi les admissions prévues de plusieurs personnes âgées.
Hôpital René Muret (AP-HP): les syndicats retiennent cinq responsables
SEVRAN (Seine-Saint-Denis), 25 mars 2010 (APM) - Cinq responsables de l'hôpital René Muret à Sevran (AP-HP) étaient retenus jeudi par les syndicats dans une salle de réunion pour protester notamment contre les suppressions d'effectifs, a-t-on appris de sources concordantes.
Dans un contexte de protestation contre le projet de plan stratégique de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), plusieurs occupations de locaux avec rétention de dirigeants ont eu lieu à l'hôpital Emile Roux (Limeil-Brévannes, Val-de-Marne) le 12 mars (cf dépêche APM MHNCC004), à l'hôpital Charles Foix (Ivry-sur-Seine, Val-de-Marne) le 18 mars, à l'hôpital Joffre-Dupuytren (Draveil, Essonne) le 19 mars (cf dépêche APM SNNCJ003), puis mercredi à l'hôpital Cochin (Paris XIVème) (cf dépêche APM SNNCP001), rappelle-t-on.
Contacté par APM, le syndicat SUD a précisé qu'une grève reconductible avait débuté à l'hôpital Muret lundi à l'appel de SUD et de la CGT contre le projet général de l'AP-HP et les suppressions de postes.
"Nous n'avons eu aucun chiffre, aucune précision sur les réorganisations de services", a déploré un délégué SUD, qui a précisé que le personnel n'était pas contre les projets de SSR spécialisés, mais ne souhaitait pas que cela entraîne des suppressions de postes.
"Depuis lundi, aucun dialogue n'avait été possible avec la direction jusqu'à la réunion de jeudi", a-t-il regretté, confirmant que le point de "blocage" pour les syndicats était le refus de la direction de permettre le pointage des assignations sur le lieu du piquet de grève.
"La coupe était pleine", a commenté le délégué SUD pour justifier la rétention des dirigeants de l'hôpital, tout en ajoutant qu'il regrettait de "devoir en arriver là".
L'hôpital René Muret compte 323 lits de SSR et de médecine gériatrique et 169 lits de long séjour, a précisé l'établissement. "C'est le plus gros employeur de la ville et le plus grand établissement gériatrique du département", a-t-il souligné.
A la suite de l'occupation du siège de l'AP-HP jeudi et vendredi, le directeur général, Benoît Leclercq, a accepté l'ouverture de négociations avec les syndicats (cf dépêche APM CONCF001). Le thème des SSR et de la gériatrie devrait être abordé vendredi matin lors de la première réunion, que présidera Benoît Leclercq.
LE CH-FO ET LE SYNCASS CONDAMNENT LES SEQUESTRATIONS Séquestrations de directeurs à l'AP-HP: neuf plaintes ont été déposées
PARIS, 25 mars 2010 (APM) - L'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) et huit cadres hospitaliers ont déposé plainte à la suite des pratiques de séquestration dont ils ont fait l'objet, a-t-on appris jeudi auprès de l'AP-HP.
L'AP-HP a déposé plainte en tant que personne morale, indique l'institution.
Les huit plaintes individuelles ont été déposées par des cadres de trois groupes hospitaliers concernés par ces actes de séquestration: le groupe Henri Mondor-Albert Chenevier-Joffre Dupuytren-Georges Clemenceau-Emile Roux, le groupe Pitié-Salpétrière-Charles Foix, et le groupe Cochin-Saint-Vincent de Paul-Hôtel Dieu-Broca.
Des occupations de locaux avec rétention de dirigeants ont eu lieu à l'hôpital Emile Roux (Limeil-Brevannes, Val-de-Marne) le 12 mars (cf dépêche APM MHNCC004), à l'hôpital Charles Foix (Ivry-sur-Seine, Val-de-Marne) le 18 mars, à l'hôpital Joffre-Dupuytren (Draveil, Essonne) le 19 mars (cf dépêche APM SNNCJ003), puis mercredi à l'hôpital Cochin (Paris XIVème) (cf dépêche APM SNNCP001), rappelle-t-on.
Ces actes ont été vivement dénoncés jeudi matin par le Syndicat national des cadres hospitaliers (SNCH). Après le Syndicat national des cadres hospitaliers (SNCH), le CH-FO a condamné jeudi la séquestration des directeurs. Dans un communiqué, l'organisation précise qu'elle "désapprouve avec force de telles méthodes".
"Les oppositions à la politique gouvernementale, aussi légitimes soient-elles, s'agissant de régressions sans précédent du service public, ne sont pas acceptables si elles consistent à prendre les directeurs comme des boucs émissaires", estime le CH-FO, qui "demande le respect de tous les directeurs".
Alors que les Français se sont exprimés dimanche, le "troisième tour social à l'hôpital ne doit pas se transformer en chasse aux directeurs", commente le syndicat.
Dans un communiqué publié jeudi, le Syncass-CFDT juge également "insupportable et irresponsable de s'en prendre aux personnes" et exprime "toute sa sympathie et sa solidarité aux collègues confrontés à ces comportements qui sont inacceptables".
"Il est de la responsabilité des services de l'Etat de faire respecter le droit, d'assurer la protection des personnes et de poursuivre, lorsque nécessaire, les auteurs d'actes délictueux", souligne le syndicat. Il demande l'intervention de la direction générale de l'AP-HP pour le "rétablissement de la légalité et du fonctionnement normal des établissements".
Si le Syncass-CFDT estime que la situation au sein de l'AP-HP est "complexe" et juge légitime l'inquiétude des personnels et des organisations syndicales sur la perspective des restructurations, il considère que ce n'est "pas en agissant dans l'irresponsabilité et le désordre que les solutions seront trouvées, mais par le dialogue et la concertation, qui ont été positivement relancés au cours des dernières semaines". |
|  Les cadres intégrés dans la "réforme" des retraites... | mardi 30 mars 2010, 12:23
Assemblée nationale: la commission des lois inclut les cadres de santé dans les nouvelles modalités de départ à la retraite
PARIS, 25 mars 2010 (APM) - Les députés de la commission des lois ont entériné mercredi les nouvelles modalités de départ à la retraite des infirmiers, dans le projet de loi relatif à la rénovation du dialogue social dans la fonction publique, en y intégrant les cadres de santé.
Le texte sera examiné en séance publique par les députés mardi 30 mars.
Ils ont approuvé l'article 30 du projet de loi qui fait passer l'âge légal de départ à la retraite des infirmiers et des personnels paramédicaux de 55 ans à 60 ans. Cette réforme sera applicable sur la base d'un choix individuel de passage en catégorie A.
Ce point a été négocié dans le protocole d'accord relatif à la réforme statutaire des infirmiers, paramédicaux et cadres soignants, dans le cadre de l'insertion de la nouvelle formation infirmière dans le dispositif licence-master-doctorat (LMD), en contrepartie de leur passage en catégorie A, avec un niveau de rémunération indiciaire revalorisé. Le Syndicat national des cadres hospitaliers (SNCH) a été le seul syndicat à signer l'intégralité du protocole d'accord le 2 février (cf dépêche APM MHNB2005).
Le député UMP Jacques Domergue (Hérault) a fait adopter, en commission des lois, un amendement qui intègre les cadres de santé dans ce dispositif, un point qui ne figurait pas initialement dans le projet de loi.
Une première version avait été adoptée le 24 février en commission des affaires sociales (cf dépêche APM CONBO003). Jacques Domergue l'a présentée sous une forme enrichie en commission des lois et la disposition est intégrée au texte qui sera discuté le 30 mars.
Le député a aussi ajouté le cas des paramédicaux en service sédentaire ayant une carrière en service actif de plus de 15 ans, afin qu'ils puissent opter pour un départ à la retraite à 60 ans, et, en contrepartie, bénéficier d'une revalorisation de rémunération pour avoir renoncé à des droits antérieurs. La disposition serait applicable à compter du 1er janvier 2012.
Actuellement, un fonctionnaire en catégorie sédentaire qui a eu plus de 15 ans de service actif a le droit de partir à la retraite à 55 ans, rappelle-t-on.
Le gouvernement a par ailleurs fait adopter un amendement pour inclure dans le texte une disposition du protocole d'accord sur la santé et la sécurité au travail dans la fonction publique de novembre 2009 concernant la fonction publique de l'Etat. Il s'agit d'étendre les compétences des actuels "comités d'hygiène et de sécurité" pour les transformer en "comités d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail" (CHSCT).
Un autre amendement du gouvernement prévoit que les fonctionnaires territoriaux exposés dans leurs fonctions à un agent cancérogène, mutagène ou toxique pour la reproduction (CMR) pourront, à leur tour, bénéficier d'un suivi médical post-professionnel. |
|  APHP... suite... du 24 mars | mardi 30 mars 2010, 12:21
PARIS, 24 mars 2010 (APM) - Trente-cinq agents de l'hôpital Cochin (Paris XIVème, AP-HP) retenaient mercredi en fin d'après-midi quatre membres de la direction dans la salle où aurait dû se tenir le comité technique d'établissement (CTE) afin de protester contre l'inscription à l'ordre du jour de projets de restructuration, a-t-on appris auprès de la CGT et de la direction de l'hôpital.
La secrétaire générale de la CGT-Cochin, Maryse Dantin, a précisé à l'APM que le directeur des ressources humaines, un directeur adjoint, le directeur des soins et un ingénieur étaient retenus depuis mercredi matin à 9 heures.
La direction a confirmé à l'APM que quatre de ses membres étaient toujours dans la salle en fin d'après-midi.
La CGT dénonce le maintien à l'ordre du jour du CTE de plusieurs sujets liés à des réorganisations alors que le directeur général de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a annoncé le 12 mars la suspension des projets du prochain plan stratégique et des autres projets stratégiques d'établissement étant ou ayant été proposés par le conseil exécutif, jusqu'à la fin des négociations menées avec les organisations syndicales aux niveaux local et central (cf dépêche APM CONCF001).
L'ordre du jour du CTE comportait la constitution du groupe hospitalier Cochin-Broca (Paris XIIIème)-Hôtel-Dieu (Paris IVème), la préparation de l'ouverture prochaine du bâtiment Jean Dausset à Cochin -où seront transférées les unités de biologie de l'Hôtel-Dieu-, la fermeture des admissions de nuit et le transfert des services pédiatriques de Saint-Vincent-de-Paul à Necker (Paris XVème), a indiqué à l'APM Maryse Dantin.
Dans un communiqué, le syndicat précise que les agents "ne quitteront les lieux qu'après avoir obtenu de réelles négociations avec la direction". La CGT demande que le directeur du groupe hospitalier Cochin Saint-Vincent-de-Paul, Pascal de Wilde, vienne négocier directement avec les agents qui occupent la salle du CTE.
Maryse Dantin a indiqué à l'APM que la direction avait proposé une rencontre jeudi entre Pascal de Wilde et une délégation. Cette proposition a toutefois été refusée par la CGT qui demande à rencontrer le directeur avec l'ensemble des agents ayant pris part au mouvement.
A 18 heures, les quatre membres de la direction étaient toujours retenus, a-t-elle indiqué. |
|  Le 30 mars ... l'appel national SUD | mardi 30 mars 2010, 12:13
Alors que partout les conditions de travail se dégradent, les effectifs se réduisent, le gouvernement impose aux infirmières, spécialisées, manipulateurs-radio, rééducateurs, la suppression de la catégorie active en échange de revalorisations salariales insuffisantes et inégalitaires. Pour SUD, c'est bien évidemment inacceptable !
le syndicat SUD santé sociaux 17 a décidé, la mort dans l'âme, de ne pas appeler à une journée de manif départementale... par faute de combattants...
Il y aura d'autres rendez-vous ! | |
|  19 mars : APHP suite... | mardi 30 mars 2010, 12:07
Hôpital Joffre-Dupuytren (AP-HP): les syndicats relâchent le directeur
DRAVEIL (Essonne), 19 mars 2010 (APM) - L'intersyndicale CGT, FO et SUD de l'hôpital Joffre-Dupuytren (AP-HP, Draveil) a relâché le directeur de l'établissement vendredi en fin de journée après avoir obtenu satisfaction sur sa demande d'une venue du directeur général de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), Benoît Leclercq, a-t-on appris auprès de ses représentants.
Le directeur et la directrice des ressources humaines de l'hôpital, qui étaient retenus dans une salle depuis le début de l'après-midi vendredi, ont retrouvé la liberté de leurs mouvements le même jour vers 19 heures, a annoncé à l'APM Serge Serbera, syndicaliste FO de l'hôpital.
Ce dénouement a été obtenu à la suite de l'accord donné par le directeur général Benoît Leclercq de venir à Draveil jeudi prochain à 15h30 dans les locaux de l'hôpital Dupuytren, ont précisé les représentants de FO et de la CGT.
Benoît Leclercq rencontrera à cette occasion le député-maire UMP de Draveil, Georges Tron, des médecins et l'intersyndicale du personnel.
Le personnel de l'établissement proteste contre le projet de fermer et de transférer 68 lits de soins de suite et de réadaptation (SSR) dans le nouveau bâtiment de l'hôpital Rothschild à Paris (XIIème). Il craint également une remise en cause du projet de construction à Dupuytren d'un nouveau bâtiment, rappelle-t-on (cf dépêche APM SNNCJ003). |
|  les IADES se rebiffent ! | mardi 30 mars 2010, 11:58
Un tract sur la colère des IADE... | |
|  18 mars : les collègues de l'APHP se fâchent... | mardi 30 mars 2010, 11:54
Une directrice d'hôpital retenue par des salariés
La directrice de l'hôpital Charles Foix-Jean Rostand d'Ivry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne, est retenue depuis ce matin par des salariés opposés au projet de restructuration des hôpitaux de Paris. Une vingtaine de personnes, dont des élus et des associatifs, sont également retenus. Le personnel proteste contre un projet de "fusion" de son établissement avec l'hôpital de La Pitié-Salpétrière.
A tension extrême, procédé extrême. Depuis une dizaine de jours, l'ambiance est à la guerre ouverte à l'AP-HP (assistance publique-hôpitaux de Paris). Depuis ce matin, le personnel de l'hôpital Charles Foix-Jean Rostand d'Ivry-sur-Seine, commune du Val de Marne limitrophe de Paris, retient sa directrice, Véronique Desjardins, et une vingtaine de personnes dans une salle de l'établissement. Ce type d'action, sans être une première, constitue une nouveauté dans le secteur public.
Vers 10 h ce matin, des personnels ont fait irruption dans une salle où se tenait séance de la commission de surveillance de l'hôpital, une instance consultative. Ils ont bouclé la salle, empêchant tous les participants de sortir, si bien que des élus et des membres d'associations familiales se trouvent aussi bloqués.
Les salariés qui conduisent le mouvement sont opposés au projet de “fusion” de leur établissement avec l'hôpital parisien de La Pitié-Salpêtrière. Ils estiment qu'elle aboutira à des fermetures de lits et à des suppressions d'emplois en gériatrie : “On est déjà en grande difficulté pour accueillir nos aînés”, s'indigne Jacky Maillet, délégué CGT, qui demande des “garanties du directeur de l'AP-HP” pour lever le siège.
Les restructurations à l'AP-HP provoquent de vives tensions sociales. Déjà, la semaine dernière, deux responsables hospitaliers ont été retenus de force à Limeil-Brévannes, également dans le Val-de-Marne. Et le siège parisien de l'AP-HP a lui aussi été occupé par des personnels protestant contre la restructuration, ce qui a conduit suspendre ce projet (lire notre article) qui pourrait conduire à la suppression de milliers d'emplois. |
|  APHP : le directeur trinque, la lutte continue ! | mercredi 17 mars 2010, 11:28
Un nouveau patron pour l'AP-HP ?
L'institution est en ébullition, Benoît Leclercq sur la sellette
LA RUMEUR bruissait depuis des semaines dans le cercle fermé des directeurs d'hôpital. Le journal« Libération » a mis les pieds dans le plat jeudi dernier, en annonçant que, « de source élyséenne », le directeur général de l'AP-HP (Assistance publique-Hôpitaux de Paris) était « viré ».
Les démentis de l'Élysée et du ministère de la Santé n'ont guère convaincu. « Le départ de Benoît Leclercq n'est plus qu'une question de temps, assure un directeur de centre hospitalier. L'exécutif lui reproche une interview au " Parisien " en janvier où il a confirmé 4 000 suppressions d'emplois. Ça n'a pas servi la cause des régionales. Pourtant, c'est l'exécutif qui lui avait demandé d'avancer sur le terrain des économies. De ce point de vue, il n'a pas démérité. »
L'AP-HP est au seuil d'une profonde restructuration. Opposés aux réorganisations qui se profilent, les syndicats de personnel ont envahi la salle du Conseil, au siège de l'AP-HP, en fin de semaine. Deux directeurs ont été séquestrés à l'hôpital Émile Roux. Le comité technique de l'établissement a été annulé vendredi, et remplacé par une réunion de crise entre syndicats de personnel et direction générale.
Benoît Leclercq sera-t-il congédié en Conseil des ministres après-demain, ou après le second tour ?
Le mouton à cinq pattes.
Certains affirment que les autorités voudraient le maintenir en poste un moment encore. « Le temps de finir le sale boulot ». Ce qui n'empêche pas les spéculations d'aller bon train concernant son éventuelle succession. Le ministère de la Santé sonde la profession depuis des semaines pour voir s'il émerge un nom à même de faire l'affaire. Diriger l'AP-HP, c'est gérer 90 000 personnes et 6 milliards d'euros de budget annuel. Une nomination stratégique, à deux ans des élections présidentielles. « Pour survivre, il faut être bon technicien, et avoir les réseaux politiques et parisiens. Le mouton à cinq pattes », lâche un directeur d'hôpital. Comme à chaque renouvellement de l'état-major de l'AP-HP, le nom du délégué général de la FHF, Gérard Vincent, est évoqué. Celui de Jean Castex, autre ancien directeur de l'hospitalisation, aussi. « Il a l'envergure, la faconde, les réseaux, mais ça ne l'intéressera pas », pronostique untel. Pas un DG de CHU ne semble faire consensus.
Hors sérail, des noms reviennent, aucun ne s'impose. Celui de Christian Charpy, directeur général de Pôle emploi. Celui de Raphaël Radanne, conseiller santé de Nicolas Sarkozy, ancien IGAS – il aurait fait acte de candidature en interne, à l'Élysée. Sans faire l'unanimité, n'ayant jamais dirigé d'hôpital.
Et pourquoi pas un médecin à la tête du premier CHU de France ? Ce serait une première. Le Pr Didier Houssin, qui connaît la maison pour en avoir été le directeur médical, est cité. « Un PU-PH, ce pourrait être un coup politique pour rompre les alliances contre-nature entre les syndicats de personnel et les médecins de l'AP-HP, analyse un professionnel de santé. Ce serait une façon de donner des gages aux PU-PH, pour qu'ils acceptent cette réforme dans les tuyaux d'un éclatement de l'AP-HP en trois CHU. ». À suivre. |
|  Fin d'occupation des locaux à l'APHP... | mercredi 17 mars 2010, 11:15
AFP 13/03/2010 Les syndicalistes qui occupaient depuis jeudi le siège de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) ont quitté le bâtiment vendredi en fin de soirée, après avoir obtenu la suspension du plan de réorganisation de la direction, a-t-on appris de sources concordantes.
Plusieurs dizaines de personnes occupaient depuis jeudi le bâtiment pour protester contre le projet de restructuration de la direction de l'AP-HP, qui pourrait notamment se traduire par des milliers de suppressions d'emplois dans les prochaines années. Une négociation, débutée vendredi matin, s'est achevée aux alentours de 22H00 entre le directeur général de l'AP-HP Benoît Leclercq et les représentants d'une intersyndicale (CGT-CFDT-CFTC-FO-SUD).
M. Leclercq a signé un "engagement" auprès de l'intersyndicale, conduisant au départ des dernières personnes qui occupaient la salle du conseil d'administration de l'AP-HP, ont indiqué à l'AFP une source syndicale et une porte-parole de l'AP-HP. Le directeur général a notamment accepté d'engager des négociations à partir du 15 mars avec les organisations syndicales sur la mise en oeuvre de son plan de réorganisation, a indiqué l'AP-HP, précisant que la mise en oeuvre du plan était "suspendue" jusqu'à la fin de ces négociations.
"On a eu un engagement qu'il y aurait des négociations à partir de lundi sur l'impact sur l'emploi et les conditions de travail des projets du plan stratégique et surtout la suspension de ces projets pendant les négociations", a confirmé à l'AFP Annick Pradères, secrétaire générale de la CFDT AP-HP. "Par contre, on n'a pas obtenu la suspension des suppressions d'emplois en cours", a-t-elle ajouté.
Les syndicalistes qui ont occupé le siège ont reçu pendant la journée le soutien d'un millier de manifestants. |
|  APHP : un article de Libé. | mercredi 17 mars 2010, 11:09
TOUS LES MESNSONGES SONT BONS POUR FERMER LES LITS !
Ils sont plusieurs centaines ce vendredi midi devant le 3 avenue Victoria, siège de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris, dans le IVe arrondissement parisien. Présents pour les premiers depuis 10 heures du matin. Tous sont salariés de l'AP-HP. A l'appel de l'intersyndicale CFDT, CFTC, FO, SUD, CGT, ils se sont rassemblés pour protester contre «les suppressions d'emplois et des restructurations» dans les hôpitaux franciliens, «conséquence de la loi Bachelot».
Depuis la veille, un groupe de leurs collègues occupe pacifiquement les locaux et a déployé des drapeaux syndicaux aux balcons.
Des personnalités politiques candidates aux élections régionales sont présentes sur le pavé, notamment Olivier Besancenot (NPA), Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche), et la première adjointe au maire de Paris, la socialiste Anne Hidalgo.
Non loin, les salariés de l'AP-HP expliquent volontiers les motifs de leur colère. Dont Marcel, 34 ans, agent administratif (non syndiqué) à l'hôpital Trousseau. «Ce plan qu'ils appellent de réorganisation est purement économique. Leur but est juste de démanteler les services de soin, de casser le service public.» Marcel craint que la majeure partie de l'activité de Trousseau soit «rebasculée sur les hôpitaux Necker ou Debré». Le salarié ne comprend pas cette logique administrative. «On vient de nous faire une maternité haute technologie dernier cri. Elle aura trois ans en juin. Quel intérêt?»
Hélène, également agent administratif, avoue son inquiétude : «C'est sûr, ils ne vont pas reprendre tous les personnels.» Et la salariée d'anticiper: «Ils vont nous faire trois propositions de postes, et si on refuse, ce sera la porte.»
Quelle suite pensent-ils que leur mouvement du jour va prendre ? «Il y a des AG dans tous les hôpitaux de l'AP-HP. On attend maintenant des nouvelles de nos collègues qui occupent le siège.» Et de menacer: «On n'est pas encore en grève générale, mais ça peut le devenir.»
A quelques dizaines de mètres, devant la porte du siège de l'AP-HP gardée par une dizaine de gendarmes mobiles, quatre salariés sont assis dans des fauteuils roulants auxquels sont accrochés des pancartes: «Avec Leclercq (le directeur général, ndlr), le pays où l'AP-HP est précaire.» ou encore: «Economies sur des vies : - 300 millions d'euros, - 4.000 postes. 1,6 million d'euros de gâchis (H1N1)»
De l'autre côté de l'avenue, Catherine, 52 ans, scande elle aussi des slogans hostiles à la réorganisation. Cette secrétaire médicale salariée de l'AP-HP depuis seize ans travaille à l'hôpital Clémenceau de Champcueil, dans l'Essonne. Cet établissement de gérontologie risque de perdre 37 lits de rééducation et de «soins de suite». Soit «quatre emplois». Elle ne sait pas si elle va conserver le sien. «Ils disent qu'ils veulent redéployer cette activité à l'hôpital Rothschild (XIIe), parce que nous accueillons une majorité de patients parisiens. C'est archi faux. Ils sont prêts à tous les mensonges pour justifier leurs arbitrages. Nous recevons au maximum 3% de Parisiens.»
Quatre jeunes salariés du même hôpital Clémenceau de Champcueil écoutent à quelques mètres. Marie-Claire est ergothérapeute. Typhaine, Laëtitia et Guillaume sont psychologues. Les deux premières sont en CDI. Les deux derniers, en CDD, craignent de perdre leur emploi.
«Il y a de grandes chances que nous ne soyons pas renouvelés. Mais les arguments de l'administration sont fallacieux. Ils veulent juste fermer les hôpitaux de proximité. Déjà que nos patients ne reçoivent pas beaucoup de visites... Si en plus on les déménage à Paris, alors qu'ils viennent de l'Essonne, de Seine-et-Marne et du Loiret...» Et les quatre jeunes professionnels de s'interroger sur les motivations de fermeture de lits : «Nous avons un taux de remplissage de 95%. Et il faut douze jours pour obtenir un lit... Vraiment, on ne comprend pas... Tous les mensonges sont bons pour fermer des lits...»
Il est 13h30. Les manifestants lèvent le camp.
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|  Pas de bébés à la consigne ! | mercredi 17 mars 2010, 11:08
La contestation monte chez les professionnels de la petite enfance contre un projet de décret qui assouplirait les critères d'accueil en crèche. Le collectif Pas de bébés à la consigne a lancé une pétition et organisé une journée de grève jeudi 11 mars, suite à celle du 17 février dernier. En augmentant le nombre d'enfants accueillis par un même professionnel, le décret défendu par la secrétaire d'Etat à la Famille Nadine Morano constitue une réponse a minima à la pénurie de places d'accueil pour les enfants en bas âge.
En 2009, l'indice de fécondité s'est élevé en France à deux enfants par femme toutes générations confondues, selon l'Insee[1]. Pourquoi fait-on plus d'enfants dans l'Hexagone que dans la plupart des autres pays riches ? L'articulation entre maternité et vie professionnelle joue ici un rôle déterminant : plus les femmes doivent s'arrêter de travailler pour élever leur progéniture, moins elles font d'enfants.
C'est le cas en particulier de pays comme l'Italie, l'Espagne ou encore l'Allemagne, où les possibilités de prise en charge des enfants en bas âge sont très insuffisantes. L'ampleur des politiques publiques entre aussi en jeu : la France est l'un des pays riches qui dépensent le plus pour les politiques familiales, avec 4,7 % de son produit intérieur brut (PIB), notamment via les allocations familiales.
La situation est pourtant loin d'être parfaite. D'abord, parce qu'une partie de cet argent, environ une quinzaine de milliards d'euros, est distribuée aux ménages au prorata de leurs revenus par le biais du quotient familial dans le cadre de l'impôt sur le revenu. Plus vous êtes riches, plus un enfant réduit vos impôts (avec toutefois un plafond) ! A quoi s'ajoutent, selon la même logique, les dégrèvements d'impôts offerts aux plus aisés pour la garde des jeunes enfants au domicile.
Ensuite, parce qu'il manque encore au moins 320 000 places pour accueillir hors foyer les moins de 3 ans, selon le rapport de la députée UMP Michèle Tabarot [2]. Ce phénomène résulte en partie de la division par deux du taux de scolarisation à 2 ans à l'école maternelle au cours des dix dernières années, de 35 % à 18 %, ce qui représente l'équivalent de 100 000 enfants.
Le gouvernement a cependant promis de créer 200 000 places nouvelles en crèche d'ici à 2012. Mais ces places se sont transformées en « offres de garde », notion beaucoup plus vague que l'accueil en crèche. Elles incluent en particulier 100 000 places chez une assistante maternelle. 76 000 places sont prévues en crèches associatives et municipales, dont 36 000 nouvelles et 40 000 obtenues « grâce à l'amélioration du taux d'occupation des crèches ». En clair : en diminuant le taux d'encadrement, comme le prévoit le projet de décret de la secrétaire d'Etat à la Famille Nadine Morano, présenté début février au conseil d'administration de la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) et aujourd'hui contesté par les professionnels de la petite enfance.
En termes de politiques publiques, la demande des familles se porte de plus en plus vers les équipements et services collectifs. Tous les ans, la Cnaf réalise avec le Crédoc une enquête sur ces sujets. Au cours des vingt dernières années, la part de la population qui estime que « les équipements ou les services collectifs sont préférables pour aider les familles » est passée de 36 % à 65 %, contre 50 % à 34 % pour les aides monétaires [3]. C'est l'ensemble des politiques publiques qu'il faudrait revoir. | |
|  11 mars : les IADE en grève ! SUD y était ! | mercredi 17 mars 2010, 10:59
LMD: entre 1.000 et 1.500 infirmiers anesthésistes ont manifesté jeudi devant le ministère de la santé
(Par Marion HENRY et Catherine DABADIE)
PARIS, 11 mars 2010 (APM) - Entre 1.000 infirmiers anesthésistes (Iade), selon la police, et 1.500, selon les organisateurs, ont manifesté devant le ministère de la santé jeudi matin pour dénoncer le protocole d'accord relatif à la réforme LMD (licence-master-doctorat), qui, selon eux, pénalise les infirmiers anesthésistes en ne les revalorisant pas suffisamment.
Ce protocole d'accord prévoit notamment le passage en catégorie A des infirmiers mais la suppression du droit à partir à la retraite à 55 ans. Il prévoit également des revalorisations des grilles salariales à la fois pour les infirmières diplômées d'Etat, mais également pour les infirmières spécialisées. Seul un syndicat (SNCH) a signé l'intégralité du protocole, rappelle-t-on (cf dépêche APM MHNB2005).
D'autres syndicats d'infirmiers (Snics-FSU, Snies-Unsa Education, SNPI et CNI) avaient également appelé de leur côté à une manifestation parisienne au départ de la gare Montparnasse pour réclamer la remise en cause du protocole d'accord, rappelle-t-on.
Le Syndicat national des praticiens hospitaliers en anesthésie réanimation élargi (SNPHAR-E) avait indiqué fin février qu'il soutenait la grève des Iade et qu'il appelait l'ensemble des professionnels travaillant au sein des blocs opératoires à tout mettre en oeuvre pour que soit respecté le droit de grève des infirmières anesthésistes, rappelle-t-on.
La direction de l'hospitalisation et de l'organisation des soins (Dhos) a précisé à l'APM que le taux de grévistes jeudi des infirmiers anesthésistes s'élevait à 48% alors que celui des infirmiers diplômés d'Etat était de 0%.
Devant le ministère, les infirmiers anesthésistes avaient tous revêtu leur blouse bleue et brandissaient des pancartes avec des slogans tels que "étudier plus pour gagner moins", "protocole Bachelot: moins de sécurité dans les blocs" ou encore "payer pour intuber pas pour être entubés", a constaté l'APM sur place.
Des délégations des hôpitaux parisiens et de province étaient présentes. Un infirmier anesthésiste de Mayotte avait également fait le déplacement.
La présidente du Syndicat national des infirmiers anesthésistes (Snia), Marie-Ange Saget, a précisé à l'APM que des cars avaient été affrétés pour faire venir environ 800 personnes de province et que des actions locales étaient également organisées.
Elle a expliqué que les infirmiers souhaitaient une reconnaissance de la profession au grade de master et une revalorisation plus importante que celle prévue dans le protocole d'accord. Elle a fait remarquer que les infirmiers anesthésistes étaient les seuls parmi les infirmiers spécialisés à faire cinq années d'études.
Alors que les infirmiers diplômés d'Etat (IDE) "gagnent dans le protocole d'accord 70 points [d'indice nouveau majoré]" et que les autres infirmiers spécialisés (infirmiers de bloc opératoire -Ibode- et infirmières puéricultrices) obtiennent 50 points, les infirmiers anesthésistes "ne sont revalorisés qu'à hauteur de 35 points", a déploré Marie-Ange Saget. Le Snia souhaite une revalorisation de 50 points par année d'études, soit 100 points au total, a-t-elle expliqué.
Une délégation de représentants du Snia, de SUD et de la CGT a été reçue par le ministère de la santé en milieu de journée.
Marie-Ange Saget a précisé qu'il y avait une "volonté affichée" de la part du ministère de reconnaître la profession au grade de master. "Il faudra voir ensuite si cette volonté est réelle", a-t-elle relevé.
"Les revalorisations passeront par cette reconnaissance", a ajouté la présidente du Snia. Il faut donc continuer à travailler sur le référentiel de compétences, qui est finalisé et le référentiel de formation qui est en cours, a complété Marie-Ange Saget, estimant que les Iade ont été entendus.
Contacté jeudi par APM, le ministère a confirmé qu'il n'était pas opposé à une reconnaissance au grade de master "si le groupe de travail abou[tissait]". Le ministère de travail a précisé qu'il espèrait que les réunions de travail aboutissent d'ici la fin de l'année.
Une fois cette reconnaissance obtenue, le ministère se dit prêt à revoir les rémunérations des infirmiers anesthésistes. La rémunération pourrait être revue, soit par une révision des grilles, soit grâce à une revalorisation du régime indemnitaire, précise-t-on.
Le ministère a prévu plusieurs réunions pour aborder ces sujets avec les représentants des infirmiers anesthésistes.
IDE: UN AUTRE MOUVEMENT D'ACTI0N LE 30 MARS
Près de 200 infirmiers, selon les organisateurs, ont également défilé jeudi matin à Paris de la gare Montparnasse au ministère de la santé, dans une action de protestation indépendante du mouvement des infirmiers anesthésistes, à l'appel du Syndicat national des infirmières conseillères de santé (Snics-FSU), du Syndicat national des infirmières éducatrices de santé (Snies-Unsa éducation), du Syndicat national des professionnels infirmiers (SNPI, CFE-CGC) et de la coordination nationale infirmière (CNI).
Les syndicats, qui réclamaient également une remise en cause du protocole d'accord revalorisant le statut des infirmiers dans le cadre de la réforme LMD, ont également été reçus par une délégation au ministère de la santé.
"Nous sommes clairement déçus [de la faible mobilisation] mais pas découragés", a déclaré le secrétaire général du SNPI, Thierry Amouroux, interrogé par l'APM à l'issue de la manifestation. "Quand il y a une multiplicité des appels, les gens ne s'y retrouvent plus".
"On savait que ce n'était qu'un début", a ajouté le responsable syndical, faisant remarquer que le mouvement des infirmiers en 1988 avait "commencé de la même façon" et annonçant un nouveau mouvement d'action le mardi 30 mars dans les régions, à l'occasion de l'examen à l'Assemblée nationale du projet de loi relatif à la rénovation du dialogue social dans la fonction publique, dont une des mesures prévoit de repousser l'âge de départ à la retraite pour les infirmiers à 60 ans, conformément au protocole d'accord.
Par ailleurs, le syndicat CGT de l'Assistance publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM) a indiqué dans un communiqué qu'une action pour dénoncer le protocole avait rassemblé jeudi environ 200 soignants hospitaliers et qu'une délégation, composée de la CGT, de la CNI et de SUD santé, avait été reçue par la préfecture.
SEMAINE DE LA COLERE DES KINESITHERAPEUTES
Après les étudiants en kinésithérapie qui ont manifesté mardi à Paris (cf dépêche APM CANC9004), la Fédération française des masseurs kinésithérapeutes rééducateurs (FFMKR) avait de son côté appelé à une action nationale jeudi sur le thème de "la semaine de la colère".
Selon le syndicat, les masseurs-kinésithérapeutes ont organisé dans les régions une vingtaine d'actions, se traduisant le plus souvent par un rassemblement devant les caisses d'assurance maladie, où ils devaient être reçus par des délégations.
A Saint-Etienne, les masseurs-kinésithérapeutes avaient prévu un "rassemblement festif" sur une place de la ville avec l'organisation de massages gratuits.
"Les kinés sur le terrain vont mal et expriment un véritable ras-le-bol", a déclaré le président de la FFMKR, Alain Bergeau, au cours d'une conférence de presse jeudi, dénonçant la "paupérisation" de la profession, son "absence de reconnaissance" par les pouvoirs publics, et les risques d'une "démédicalisation" de la profession, en raison de l'attirance exprimée par les jeunes pour les activités de l'ostéopathie ou du bien-être et surtout les tarifs qui y étaient pratiqués. |
|  Le 23 mars : les hospitaliers doivent être en grève ! | mercredi 17 mars 2010, 10:56
Le secteur de la santé est particulièrement marqué par les inégalités générales hommes / femmes constatées au niveau des montants de pensions de retraite. | |
|  La lutte à l'APHP / Hôpitaux de Paris. | mercredi 17 mars 2010, 10:50
Colère sociale à l'AP-HP : le communiqué de la fédération SUD :
Exécutante zélée de la politique hospitalière de Mme Bachelot, la direction de l'AP-HP a décidée de démanteler ses hôpitaux, ses services et de supprimer 4000 emplois. Cette politique ne pouvait que provoquer la colère des salariés. Des grèves se sont déjà multipliées dans plusieurs hôpitaux : E Roux, Jean Verdier, Trousseau, Tenon, Saint Antoine … Depuis jeudi 11 mars au soir une délégation de l'inter syndicale occupe le siège de l'APHP avenue Victoria pour obtenir de leur direction l'arrêt des projets de restructurations et le retrait du plan d'économie de 300 millions d'€uros, qui ne pourra qu'aggraver les conditions de travail et l'offre de soins déjà bien dégradées. Ce vendredi matin, un rassemblement de plusieurs centaines de salariés est venu soutenir la délégation. Pour l'heure, Mme Bachelot est aux abonnés absents et le directeur de l'AP-HP refuse d'ouvrir des négociations. Leur seule réponse jusqu'ici, a été l'envoi des forces de police, le « gazage » des manifestants et des élus venus les soutenir.
La fédération SUD santé sociaux dénonce l'attitude du ministère et de la direction générale de l'AP-HP qui refusent d'entendre cette colère et les revendications des salariés. La fédération SUD santé sociaux exige du gouvernement l'ouverture immédiate de négociations avec l'inter syndicale de l'AP-HP. Fait à Paris le 12 mars 2010 à 13h30.
AP-HP: cinq syndicats envahissent la salle du conseil d'administration
PARIS, 11 mars 2010 (APM) - Plusieurs dizaines de membres du personnel de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) ont envahi jeudi matin la salle du conseil d'administration sous l'égide de l'intersyndicale CFTC, CFDT, FO, SUD santé et Usap-CGT.
Alors que le syndicat SUD Santé a annoncé qu'une "centaine de militants" étaient entrés dans la salle, une représentante de la CFDT a évoqué une "soixantaine" de personnes et la direction de l'AP-HP, une cinquantaine.
Dans un communiqué diffusé en fin de matinée, l'intersyndicale "dénonce le démantèlement des hôpitaux de l'AP-HP et de son siège, garant de l'unicité de l'institution avec un rôle pilote essentiel", dans le cadre de la préparation du plan stratégique 2010-14.
Elle "refuse" plus spécialement la constitution des 12 groupes hospitaliers qui "valident le recul de l'offre de soins publics de proximité" ainsi que les externalisations des fonctions techniques, ouvrières, administratives, médico-techniques et logistiques.
Les syndicats protestent aussi contre l'application, dans le cadre de ces restructurations, "d'un plan comptable d'économies de 300 millions d'euros à l'horizon 2012" et les menaces qui pèsent sur "plus de 5.700 emplois dès 2011".
Dans ce cadre, l'intersyndicale "exige (...) l'arrêt" de la fermeture d'hôpitaux, "du plan de suppressions d'emplois", le "maintien" de l'offre de soins sur l'Ile-de-France et "l'ouverture de négociations sur ces revendications".
Contactées par l'APM, les représentantes de la CFDT et de SUD ont indiqué que les syndicats demandaient un entretien avec le directeur général de l'AP-HP, Benoît Leclercq.
La direction de l'AP-HP a indiqué que Benoît Leclercq n'accéderait pas à cette demande dans la mesure où il doit présider vendredi le comité technique d'établissement central (CTEC) qui est un lieu de "dialogue social". |
|  Retraites : les mauvais coups se préparent ! | mardi 9 mars 2010, 11:03
Face à la retraite, une fois de plus, les femmes ne sont pas les égales des hommes...
En fichier joint, un tract de SOLIDAIRES spécial "retraites et femmes". | |
|  23 mars : le tract SOLIDAIRES pour la fonction publique. | mardi 9 mars 2010, 10:59
Alors que la crise économique a aggravé la situation de la plupart des salariés, du public et du privé, le gouvernement de Nicolas Sarkozy intensifie sa politique, basée sur une idéologie libérale, de destruction de la Fonction publique et de ses services publics. Au moment où le service public devrait, plus que jamais, être l'élément fort de la cohésion sociale, les équipes du Premier Ministre n'ont de cesse de mettre en place des réformes remettant en cause les valeurs et les fondements ayant présidé à la construction de la Fonction publique : solidarité, intérêt général, égalité d'accès pour tous, neutralité et impartialité des fonctionnaires. Quel secteur de la Fonction publique n'est pas aujourd'hui touché par les suppressions de postes et de missions, par les réorganisations ou fusions de structures, voire de ministères ? Aucun !
Les citoyens se plaignent d'un éloignement de leurs services publics et les agents publics subissent de plein fouet ces bouleversements qui, non seulement, dégradent au quotidien leurs conditions de travail, mais ne leur permettent plus de remplir leurs missions, en toute neutralité, sur l'ensemble du territoire.
L'emploi, le statut, les conditions de travail, les salaires sont déjà des motifs de colère des personnels des trois versants de la Fonction publique (Etat, hospitalier et territorial). S'ajoute, aujourd'hui, une profonde inquiétude sur le devenir des systèmes de retraite et de pension.
Ensemble, exigeons, l'arrêt immédiat des suppressions d'emplois et des situations de précarité ! | |
|  Branche à Domicile : les annonces gouvernementales ne sont pas rassurantes ! | mardi 9 mars 2010, 10:53
Aide à domicile: les mesures annoncées par Nora Berra n'ont pas rassuré les organisations
PARIS, 8 mars 2010 (APM) - Les mesures annoncées en février par la secrétaire d'Etat chargée des aînés n'ont pas rassuré les organisations de l'aide à domicile qui s'inquiètent toujours pour le secteur en difficulté financière.
Lors d'une rencontre avec les représentants des établissements et services pour personnes âgées le jeudi 11 février, Nora Berra avait annoncé le lancement d'une mission d'inspection sur le financement et la tarification des services d'aide à domicile, un état des lieux de l'offre mené par la direction générale de la cohésion sociale (DGCS) et un travail sur le contenu qualitatif des plans d'aide conduit par la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA) (cf dépêche APM MHNBB005).
Dans un communiqué publié lundi, les organisations du secteur rappellent qu'à l'issue de la table ronde du 22 décembre 2009, elles avaient demandé un "travail autour de la refonte globale du système ainsi que la création d'un fonds d'urgence pour aider les structures connaissant de graves difficultés financières" (cf dépêche APM CAMLN001).
Elles se disent "consternées" de constater que début mars, "aucune décision n'a été prise au sujet du fonds d'urgence, alors même qu'il est plus que jamais d'actualité". Elles affirment "réitér[er] leur demande plus que jamais nécessaire, la situation des structures s'aggravant de semaine en semaine".
Si elles "saluent l'annonce de la tenue de réunions de travail autour des enjeux du secteur", elles "s'inquiètent des délais". "Alors que les rapports sont annoncés à fin juin, aucune réunion de concertation n'est prévue pour le moment", déplorent les organisations.
"Comment ces travaux qui ne sont ni commencés, ni même planifiés, pourront-ils aboutir [à cette échéance]? Quid de la coordination de ces travaux engagés par différentes autorités pour répondre à un même sujet, a fortiori dans des délais aussi courts", s'interrogent les organisations.
Elles rappellent que 60.000 personnes fragiles sont menacées de n'avoir plus d'aide et que 10.000 salariés risquent de perdre leur emploi. "Il est grand temps que le gouvernement prenne la mesure de l'urgence en proposant des avancées concrètes et un travail effectif", ajoutent-elles.
Parmi les organisations signataires, figurent notamment Adessa A domicile, l'Association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA), l'Association des paralysés de France (APF), la Croix-Rouge française, la Fédération nationale des associations de directeurs d'établissements et services pour personnes âgées (Fnadepa), la Fédération nationale avenir et qualité de vie des personnes âgées (Fnaqpa), l'Union nationale interfédérale des oeuvres et organismes privés sanitaires et sociaux (Uniopss) et l'Union nationale de l'aide, des soins et des services aux domiciles (UNA). |
|  Association citoyenne de défense de l'hôpital public... les journaux ! | mardi 9 mars 2010, 10:44
Un association s'est créée à Gap. Vous trouverez en fichier joint leurs 2 premiers journaux. | |
|  Approche commune sur la régularisation des travailleurs sans papiers. | mardi 9 mars 2010, 10:38
ETHIC/ CGT/ CFDT/ UNSA/ FSU/ Union syndicale Solidaires / CGPME/ Véolia Propreté/ Syndicat National des activités du déchet/
Approche commune sur la régularisation des travailleurs « sans papiers »
Au siège du mouvement ETHIC (Entreprises à Taille Humaine Indépendantes et de Croissance) se sont rencontrés le 3 mars 2010 des représentants de la CGT, de la CFDT, de l'UNSA, de la FSU, de Solidaires, de la CGPME, d'ETHIC, du Syndicat national des activités du déchet, de Véolia Propreté et d'autres entreprises. Lors de cette rencontre, ils sont arrivés à une approche commune, concrétisée par un texte commun. Il s'agissait d'établir les conditions précises et objectives d'obtention d'autorisation de travail et de séjour correspondant, pour les salariés étrangers « sans papiers » mais qui s'acquittent, de même que leurs employeurs, de leurs cotisations et impôts. Ce texte commun, soumis en priorité aujourd'hui à M. Xavier Darcos, Ministre du Travail, n'a pas vocation à prendre position sur la question de la régulation des flux migratoires en France. Il se veut pragmatique, constructif et positif.
Il est souhaitable et urgent que les parties intéressées puissent rencontrer M.Xavier Darcos sur les propositions avancées. Ils appellent les différents acteurs du monde de l'entreprise à rejoindre cette démarche.
Paris, le 8 mars 2010 |
|  Branche d'Aide à Domicile... elle n'est pas à vendre ! | mardi 9 mars 2010, 10:33
La branche Maintien et Aide à Domicile doit rester dans le social. Elle n'est pas à vendre !
A l'heure où les solidarités collectives se délitent, où les personnes les plus fragiles restent sur le bord de la route, la branche Maintien et Aide à Domicile doit plus que jamais rester dans le secteur social. Les salarié(e)s de ce secteur ne peuvent en aucun cas se placer sur le marché du service à la personne qui répond à une demande des ménages solvables souhaitant se libérer de petits travaux et de tâches ménagères. Le désengagement des financeurs (CNAV, Région, Etat en ce qui concerne l'Allocation personnalisée d'Autonomie et la prestation de compensation du Handicap) font qu'aujourd'hui les associations prestataires sont en difficultés financières et menace de chômage les 11 000 salarié(e)s qui y travaillent. Le sous financement du secteur permet aux employeurs de négocier une convention collective de branche au rabais (qui regroupe les 3 conventions du secteur). Cette convention collective qui va être proposée à signature lors de la prochaine commission paritaire les 24 et 25 mars entérine une dégradation des conditions de travail des salariés, secteur majoritairement féminin (fragmentation du travail, augmentation de l'amplitude de travail de 12 à 13 h, généralisation du travail de nuit entre 22h et 7h, astreintes sans fin,) avec une incidence directe sur la vie des salarié(e)s. Cette convention collective aura aussi un impact sur les services rendus aux usagers par la suppression de durée minimale d'intervention. Le désengagement des financeurs, la création des emplois «borloo», la distribution massive des CESU notamment par le biais des comités d'entreprises ont permis l'ouverture du secteur aux entreprises et un glissement de l'aide à domicile au service à la personne. La campagne de presse largement diffusée et relayée par les médias contribue à faire cet amalgame. Ce gisement d'emplois promis par le gouvernement génère des emplois sous-payés, à temps partiel proposés aux femmes souvent «chômeuses» issues des secteurs naufragés de l'industrie ou à la réinsertion des personnes peu qualifiées sur le marché du travail. La marchandisation du secteur permet aussi de faire entrer en bourse des entreprises comme Merci+ (spécialisé dans la création emplois précaires et l'exploitation des salarié(e)s). La fédération SUD Santé Social exige que la branche du maintien et d'aide à domicile reste dans le champ du secteur social avec un financement public à la hauteur des enjeux sociaux | |
|  Vu sur RUE 89.. à propos des retraites ! | jeudi 4 mars 2010, 09:20
Retraites : la réforme rêvée de Nicolas et Guillaume Sarkozy Par Cécile Duflot et Pierre Larrouturou 03/03/2010 |
Connaissez-vous Guillaume Sarkozy ? C'est un des frères de Nicolas. C'est aussi le DG d'un groupe d'assurance. Il y a quelques années, Guillaume dirigeait une entreprise de textile. Mais il s'est reconverti dans l'assurance santé et l'assurance retraite. C'est plus rentable. D'autant que Guillaume a des projets pour développer son affaire et il connaît quelqu'un, au sommet de l'Etat, qui veut l'aider à réaliser ses projets.
Le 4 juin 2008, Le Monde a publié un document qui dévoilait les intentions de Guillaume Sarkozy : « La Caisse des dépôts et le groupe Médéric, qui est dirigé par Guillaume Sarkozy, veulent créer une filiale commune spécialisée dans le financement des retraites. Un document de travail daté du 16 mai et estampillé “confidentiel”, relève que, en 2020, les non-cadres subiront une baisse de 5% du taux de remplacement pour une carrière complète et les cadres subiront une baisse de 20%. Les grandes lignes de ce projet de partenariat sont posées : la création d'une “nouvelle entreprise d'assurance”, qui proposera “un bilan retraite et des services adaptés, en phase d'épargne et au moment de la retraite” aux salariés. L'objectif est d'atteindre un chiffre d'affaires de 7 milliards d'euros en 2019. Les futurs partenaires se fixent “des taux de rentabilité raisonnables sur le long terme”. » Chez les Sarkozy, on se partage le travail : Nicolas diminue le niveau des retraites et Guillaume propose des complémentaires aux salariés les mieux payés. Quelle équipe. Quel cynisme !
« Le recul de l'âge de la retraite ne sert à rien »
Pour comprendre comment la réforme Sarkozy va amener à une baisse quasi-générale des retraites, il faut cesser les débats pseudo-théologiques sur la « retraite à 60 ans » et regarder la réalité des chiffres : aujourd'hui, quand un salarié solde sa retraite, à 61 ans en moyenne, il est au chômage ou au RMI-RSA depuis trois ans (en moyenne). Il n'y a que 22% des salariés qui sont encore au travail quand ils partent en retraite. Dans ce contexte de chômage de masse, quel impact aurait l'allongement de la durée de cotisation que veut imposer le clan Sarkozy ? Une année de cotisation en plus pour bénéficier d'une retraite à taux plein ? Pour tous ceux et celles qui sont au chômage (presque 80 % des salariés), il ne sera pas possible de cotiser un an de plus. Il va leur manquer quatre trimestres. Ils subiront donc une décôte de 10% ! Allonger la durée de cotisation sans avoir fait radicalement reculer le chômage des 58-62 ans ne peut en aucun cas « sauver les retraites ».
Jean-Paul Fitoussi, président de l'OFCE, écrivait dans Le Monde du 6 mars 2001 :
« S'il n'est pas porté remède au chômage, le recul de l'âge de la retraite ne sert à rien. Cela revient à demander aux gens de travailler plus longtemps alors qu'ils manquent déjà de travail. Le vrai problème, c'est le chômage. »
Comment fait-on pour vivre avec 900 euros par mois ?
Voilà comment, avec des arguments pleins de bon-sens (« l'espérance de vie a augmenté, donc il faut cotiser plus longtemps »), on prépare une baisse généralisée du niveau de vie des retraites de la Sécurité sociale. Ceux qui veulent développer les systèmes d'assurance privés sont évidemment très favorables à cette réforme mais on comprend que tous les syndicats s'opposent à ce nivellement par le bas. Baisser aussi fortement le niveau de vie de millions de retraités serait vraiment scandaleux : derrière les chiffres, il y a des hommes et des femmes qui veulent vivre -vivre pleinement et pas seulement survivre ou sousvivre- avec ce que la Sécu leur verse. Comment fait-on pour vivre avec 900 euros par mois ? Comment fait-on pour accueillir ses petits-enfants quand chaque sou est compté ? Un spécialiste du dossier explique : « Soyons clairs : sans doute faudra-t-il un jour travailler plus longtemps. Mais tant que l'on ne s'est pas donné les moyens de lutter radicalement contre le chômage, travailler plus longtemps est contre-productif. C'est comme quand on fait du vélo en montagne : bien sûr qu'après avoir passé le col, il faudra freiner. Mais si on freine dans la montée, on n'arrivera jamais au col ! La priorité, la seule, c'est de lutter contre le chômage et les petits boulots. »
Dans son dernier livre, Joseph Stiglitz, prix Nobel d'économie, affirme que, depuis deux ans, sous prétexte de « sauver les banques », on a consacré des centaines de milliards à sauver les actionnaires des banques. Une autre stratégie, totalement différente, était possible pour sauver les banques, mais Stiglitz montre que Obama et la plupart des chefs d'Etat ont plié devant les pressions des banquiers et du « big business ».
De même, sous prétexte de vouloir « sauver les retraites » (qui peut s'opposer à cet objectif ? ), Nicolas Sarkozy veut imposer une réforme dont l'objectif n'est absolument pas de sauver les retraites, mais de favoriser ceux qui veulent développer des systèmes d'assurance privée : son frère et ses amis.
Augmenter le nombre de ceux qui cotisent Pour sauver les retraites, l'essentiel aujourd'hui n'est pas d'augmenter le nombre de trimestres de cotisation mais d'augmenter le nombre de ceux et celles qui ont un emploi, augmenter le nombre de ceux qui touchent un vrai salaire et donc augmenter le nombre de ceux qui cotisent…
On ne pourra pas sauver les retraites si on ne parvient pas à lutter radicalement contre le chômage et la précarité. Hélas, presque trois ans après leur arrivée au pouvoir, Nicolas Sarkozy et François Fillon n'ont engagé aucune réforme pour lutter contre le chômage et la précarité. Le total des inscrits à Pôle emploi a augmenté de 800 000 en dix-huit mois, mais le gouvernement semble se moquer totalement de cette question. Ce silence en dit long sur les priorités de l'équipe au pouvoir. Le chômage et la précarité sont au cœur de la crise dans laquelle s'enfonce notre pays : que l'on parle du dossier des retraites, de l« 'intégration des jeunes de banlieue » ou de la défiance de plus en plus grande des citoyens vis-à-vis des politiques, on en revient toujours au lancinant problème du chômage.
Pour voir l'article complet : http://www.rue89.com/2010/03/03/retraites-la-reforme |
|  Communiqué de la FHP | jeudi 4 mars 2010, 08:50
Campagne tarifaire 2010: la FHP juge la situation "intenable" pour les établissements privés
PARIS, 3 mars 2010 (APM) - La Fédération de l'hospitalisation privée (FHP) a jugé mardi dans un communiqué que la campagne tarifaire 2010 créait une situation "intenable" pour les établissements privés.
"De l'aveu même des pouvoirs publics", le taux d'évolution arrêté pour les tarifs, soit 0% en médecine, chirurgie, obstétrique (MCO) et 0,5% en soins de suite et de réadaptation (SSR) et en psychiatrie, "ne permettra pas de couvrir l'augmentation des charges, d'autant plus que les effets volume sont nuls (en psychiatrie ou en soins de suite) ou très faibles (en MCO)", déplore la fédération.
Pour elle, la conséquence est donc "prévisible en matière de dégradation des résultats et d'accroissement du nombre d'établissements en situation de déficit", ce qui peut conduire dans le secteur privé au tribunal de commerce puis au dépôt de bilan.
La FHP remarque que les taux moyens d'évolution des tarifs ne donnent qu'une "présentation partielle de l'impact concret sur les établissements".
Elle a évalué à 40 millions d'euros la perte de ressources des établissements pratiquant la cancérologie liée à la réintégration des médicaments anticancéreux, "soit une perte de chiffre d'affaires allant de 50.000 à 800.000 euros pour les 220 établissements concernés".
Par ailleurs, la poursuite de la mise en oeuvre des "tarifs repères" issus de la version 11 (V11) de la classification des groupes homogènes de malades (GHM), entrée en vigueur au 1er mars 2009, et de l'étude nationale des coûts à méthodologie commune (ENCC) se traduit pour les établissements MCO par "des variations de plus de 5% à la hausse et à la baisse du chiffre d'affaires", observe la FHP.
S'agissant des établissements SSR, "la modulation du taux de 0,5% en fonction de la valeur du point IVA [indicateur de valorisation de l'activité] aboutira pour certains établissements à une baisse de leur tarif, pour le moins inopportune au regard du manque de fiabilité et de stabilité de cet indicateur", explique la FHP.
Parmi les points positifs de la campagne, la FHP retient le ralentissement du taux d'évolution de la dotation pour les missions d'intérêt général et d'aide à la contractualisation (Migac), fixé à 2,83% (cf dépêche APM SNNBJ002), des "hypothèses réalistes" pour le "volume d'activité ou [le] taux d'évolution de la facturation des médicaments et dispositifs médicaux implantables (DMI)" ainsi que l'effort de convergence intersectorielle "encore modeste" des tarifs de 35 GHM (cf dépêche APM SNNC2001). Sur ce dernier point, elle regrette néanmoins "l'absence de transparence sur la méthodologie retenue".
REVISION DES OBJECTIFS ET METHODES DES POUVOIRS PUBLICS
Alors que des taux d'évolution "encore plus contraints" pourraient être appliqués à l'objectif national de dépenses d'assurance maladie (Ondam) au cours des prochaines années, la FHP "exige une révision radicale des objectifs et des méthodes des pouvoirs publics".
Au niveau de la méthode, elle souhaite davantage de transparence sur les décisions et de concertation et de contractualisation dans le cadre la préparation des décisions tarifaires et budgétaires.
Elle préconise notamment une amplification de la convergence tarifaire, l'arrêt "des gaspillages ou des allocations de ressources sous-optimales" et une révision de la "production des normes techniques et de recommandations diverses".
Elle demande également que l'attribution des nouvelles autorisations d'activité, des crédits Hôpital 2012 et des missions de service public se fasse en fonction de "la rationalité économique et médicale et non pas sur des arguments politiques locaux".
Enfin, elle s'interroge sur la faisabilité de "l'annonce de mesures catégorielles aussi légitimes soient-elles".
La FHP se déclare consciente "de la gravité de la situation économique et des risques qui pèsent sur le financement des déficits et de la dette sociale". Elle exige néanmoins "que les efforts soient réellement partagés et que cessent les rentes de situation et les décisions en contradiction avec les objectifs de rationalisation affichés par les pouvoirs publics".
La Fédération des établissements hospitaliers d'aide à la personne privés non lucratifs (Fehap) a indiqué lundi qu'elle prévoyait également une année très difficile pour ses établissements au plan budgétaire (cf dépêche APM SNNC1001).
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|  Fonctionnaires : 2 articles de Mediapart | mardi 2 mars 2010, 15:17
En pièce jointe, 2 articles d'un journal indépendant... | |
|  L'hôpital Emile Roux en lutte... |  | mardi 2 mars 2010, 13:52
face à un gouvernement autiste, seule la lutte peut nous faire entendre... Total soutien aux collègues d'Emile Roux...
Leur blog :
http://www.sudsante-emileroux.com/ |
|  Loi HPST : les premiers symptômes graves apparaissent... | mardi 2 mars 2010, 09:34
Les gros Chu de région taillent eux aussi dans le vif, l'emploi, par le biais des départs non remplacés : 800 suppressions de postes d'ici à 2013 aux Hospices civils de Lyon, 650 à Nancy, 387 au Havre. Une décision administrative
Dr Bertrand Léobon, hôpital des enfants du Chu de Toulouse. Fin 2009, l'agence régionale de l'hospitalisation (Arh) a ordonné la fermeture de l'activité de chirurgie cardiaque pédiatrique du Chu, au mépris des risques liés au transfert des enfants, dont les nouveau-nés, vers d'autres sites (Bordeaux, Marseille ou Paris) ! Et ce, alors même que les trois comités régionaux d'organisation sanitaire de Midi-Pyrénées, d'Aquitaine et du Limousin s'étaient prononcés en faveur du maintien d'une activité dans ces régions et que les travaux de mise aux normes allaient être achevés en 2010. _ Pour le Dr Bertrand Léobon, responsable de l'activité, « il s'agit d'une décision administrative et d'une interprétation très sévère des décrets. Nous venions pourtant de créer avec la clinique Pasteur, sur demande de l'Arh, qui voulait mutualiser les compétences et les moyens, un groupement de coopération sanitaire installé sur le site de l'hôpital Purpan ». Est-ce une application de la loi « Hôpital, patient, santé et territoires » visant à réduire l'offre de soins à travers une vision purement financière de la santé ? 24 heures (au lieu de 2) en salle de réveil
Annie Carraretto, infirmière aux urgences de l'hôpital Pellegrin (Chu de Bordeaux). « Nous sommes en permanence en butte à des fermetures de lits du fait du manque de personnel soignant, qui n'est pas remplacé lorsqu'il est en congé ou en arrêt de maladie. Le problème est particulièrement criant en orthopédie et en traumatologie (le gros des urgences). Aux urgences, certains patients attendent longtemps sur un brancard dans les couloirs, et d'autres passent parfois vingt-quatre heures en salle de réveil, alors que la durée de présence y est théoriquement limitée à deux heures ! En néonatalogie et en réanimation médicale, le ratio de patients par infirmière est rarement respecté : le Chu est dans l'illégalité », dénonce encore Annie Carraretto. Elle dresse un autre constat : « Les cliniques privées ont bénéficié de financements de l'Etat pour assurer des missions de service public… mais ne jouent pas le jeu. Quand on manque de lits aux urgences, des chirurgiens orientent leurs malades vers le privé, lequel ferme aussi des lits pendant les vacances, les fêtes, etc. L'hôpital a vocation à accueillir tout le monde, mais pas le privé à but lucratif, a fortiori lorsque les malades ne peuvent pas payer de dépassements d'honoraires. » Le repos compensateur n'est plus applicable
Dr Jacques Ducos, directeur de l'unité d'hépatite virale au laboratoire de virologie du Chru de Montpellier. « La loi Bachelot va chasser les médecins les plus prometteurs. Au Chru de Montpellier, deux praticiens de “ discipline mixte ” vont ainsi bientôt partir travailler dans le privé. Les internes envisagent de quitter l'hôpital. » « En virologie, par exemple, beaucoup iront travailler dans des labos privés qui proposent des salaires beaucoup plus attrayants, sans astreinte et avec moins de responsabilités. Avec la T2A, on demande aux médecins de faire de la productivité ? “ Alors, mieux vaut le faire dans le privé ”, estiment-ils. Les praticiens de ma génération resteront à l'hôpital, mais ils ne pourront être remplacés. » « Avant, passé cinquante-cinq ans, on n'assurait plus de gardes. Aujourd'hui, à soixante-quatre ans, un de mes confrères du service continue à faire des astreintes. Les repos compensateurs ? Il est souvent impossible de les prendre, car ça désorganiserait les services, ce qui pose des problèmes de sécurité. Les hôpitaux sont exsangues et, avec l'évolution technocratique de la médecine, les usagers seront moins bien soignés, avec un coût supérieur… à leur charge. » Des équipes « bouche-trous »
Rachelle Bochel, chef du service de psychiatrie au Chu de Nantes, présidente de l'intersyndicale nationale des praticiens hospitaliers (Inph). « En psychiatrie, 70 % des dépenses concernent le personnel : il n'y a pas de plateau technique. Ainsi, lorsque des restrictions budgétaires sont opérées, il s'agit de suppression de postes, notamment de personnel qualifié (cadres de santé, psychologues... et même parfois médecins). Les hôpitaux ont trouvé la parade : les équipes de suppléance, mais elles n'ont pas les compétences requises et servent de “bouche-trous”dans les différents services du Chu ! Alors qu'en psychiatrie c'est l'humain et le relationnel qui priment ». « Chaque année, la population nantaise progresse fortement, alors même que les pouvoirs publics ne créent plus de lits ni de structures de soins supplémentaires. Les réductions budgétaires touchent fortement la psychiatrie ambulatoire ainsi que les solutions de remplacement à l'hospitalisation complète. Cela est d'autant plus dommageable, car ces structures ont un rôle préventif, et limitent les risques de récidive ». 300 personnes pour débattre de la souffrance au travail
Béatrice Thorez, présidente déléguée de la Mutuelle Smh à Lille. 300 personnes – mutualistes, membres du personnel soignant, cadres hospitaliers, médecins et inspecteurs du travail, élus et responsables syndicaux, membres de Chsct – ont participé, le 21 janvier à Lille, à un colloque sur la souffrance au travail organisé par la Mutuelle Smh et l'Anfh (Association nationale pour la formation permanente du personnel hospitalier). Pour Béatrice Thorez, « ce succès est double : il signifie que la Smh a réussi à fédérer tous les acteurs du monde de la santé et que ces derniers vont enfin pouvoir travailler ensemble sur ce sujet. Il y avait une attente forte en ce sens lors du colloque. Reconnaissance par les hiérarchies du mal-être au travail, nécessité pour les Chsct de traiter le travail dans sa globalité (conditions et organisation du travail), reconnaissance des métiers, de la pénibilité du travail des salariés du monde de la santé, reconstruction de la solidarité et de l'esprit d'équipe, tels sont quelques-uns des problèmes soulevés lors de ce colloque, auquel nous entendons donner une suite ». Infirmières sur le départ
Caroline Abid. Infirmière en puériculture aux urgences pédiatriques de l'Archet II à Nice. « Ce qui se passe au niveau de la pédiatrie est un exemple caractéristique de la loi Hôpital Patient Santé Territoire. Dans quelques mois un Groupement de Coopération Sanitaire va regrouper la pédiatrie publique de l'Archet et semi-publique de Lenval à Nice. Cela aura des conséquences importantes car la fusion se fera dans des locaux mal préparés et trop exigus. Les enfants pris en charge, contrairement aux beaux discours, le seront dans de moins bonnes conditions et le personnel sera également touché puisque 20 infirmières sont censées être sur le départ et ce n'est qu'un commencement. Ce regroupement s'effectue en termes d'économies et à terme les usagers n'auront plus le choix puisque tout sera concentré sur le site de Lenval. Le statut des personnels sera également modifié et c'est là le reflet des Pôles mis en place dans les hôpitaux appelés à devenir des micros - entreprises ce qui est incompatible avec l'idée même de service public. Reprise en main
Geoffroy Bertholle, élu Cgt aux hospices civils de Lyon. « A Lyon, on peut dire que la situation en matière de gestion hospitalière est prise en main directement par le chef de l'état ou, tout du moins, par l'un de ses proches » s'insurge Geoffroy Bertholle, élu Cgt. Il en veut pour preuve la nomination, au printemps dernier, comme directeur général adjoint des Hospices civils de Lyon (Hcl), de Julien Samson, 32 ans, précédemment conseiller technique pour la protection sociale auprès de Nicolas Sarkozy. Les Hcl affichaient alors un déficit de 94 millions d'euros. « Le chef de l'état veut faire de Lyon une exemplarité en matière de gestion des grands pôles hospitaliers » poursuit Geoffroy Bertholle. Et les décisions ne se font pas attendre. En août, le directeur, Paul Castel annonçait « le non remplacement d'un départ sur deux pour le personnel médico-technique, et de trois départs sur quatre pour les soignants » Ainsi que la division par quatre des investissements et la programmation des ventes du patrimoine immobilier des Hcl. La Cgt estime que le nombre de 1 500 emplois (équivalents temps plein) ont déjà disparu au sein des Hcl, entre 200 et 2008. Comment construire une équipe ?
Dr Eric Salomé, président de la commission médicale d'établissement de l'Etablissement public de santé mentale des Flandres à Bailleul (Nord) « En psychiatrie, nous sommes surtout préoccupés par l'impact des réformes sur notre pratique, sur notre philosophie du soin qui s'est cristallisée sur la forme de la sectorisation. Un secteur correspond à une zone géographique et à une équipe dont le travail n'est pas centré sur l'hôpital, mais sur une prise en charge du patient en réseau, avec des consultations en ville, des visites à domicile etc. Or, la mise en place des pôles entre en conflit avec cette organisation traditionnelle de la psychiatrie. A Bailleul, notre proposition de transformer le secteur en pôle, n'a pas été retenue par la direction. Ailleurs, d'autres formules ont été retenues. Tout cela entraîne désorganisation et incertitude. L'une des finalités des pôles est la mutualisation des moyens, un infirmier d'une unité pouvant être amené à travailler dans une autre unité du pôle. Or, dans cette spécialité, le lien, le relationnel, la continuité sont essentiels. Comment construire une équipe, un esprit d'équipe avec des gens qui changent régulièrement et ne sont pas sûrs de leur poste ? » |
|  APHP : un labo pour la loi HPST... la suite ! | vendredi 26 février 2010, 09:05
Le siège de l'AP-HP désossé, 600 emplois menacés
Le plan de restructuration du siège de l'Assistance publique des Hôpitaux de Paris a été dévoilé. La direction veut mettre en vente l'immeuble historique de l'avenue Victoria, à Paris, et externaliser nombre de ses services.
Grand chambardement au siège de l'Assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP). Non contente de supprimer 4 000 postes d'ici à 2012 dans les structures hospitalières, la direction générale de l'AP-HP taille dans les effectifs de son vaisseau amiral. 600 emplois administratifs disparaîtraient avant fin 2011 sur les 2 000 du siège. « C‘est la fin d'une époque, un acte symbolique, significatif du démantèlement de l'AP-HP », lâche Rose-May Rousseau, secrétaire générale CGT.
Un projet de modernisation du siège
Les syndicats ont donné des précisions sur ce désossement en fin de semaine dernière, devant des salariés . Exit le bâtiment monumental de l'avenue Victoria, siège historique, et celui de la rue Saint-Martin, au cœur de Paris. Ils seraient vendus pour « soutenir le programme de modernisation de l'institution », selon un document que l'Humanité s'est procuré. Ce projet baptisé Mosi (modernisation du siège) est censé améliorer les conditions de travail et son organisation. L'activité serait recentrée sur ses aspects stratégiques. Et les autres prestations seraient externalisées.
Ainsi, l'AP-HP confierait la gestion de ses logements à une entreprise privée. Ambiance dans le service concerné .« Ils savent que 5 personnes seront gardées pour assurer la coordination avec le privé. Alors tout le monde joue des coudes pour garder sa place », explique Monique Sanchis, permanente SUD santé au siège de l'AP-HP. L'informatique est aussi en train d'être externalisée. Au service paie, c'est déjà fait depuis août.
« Personne n'a été consulté ni prévenu »
« Personne n'a été consulté ni prévenu », soupire Rose-May Rousseau. Résultat : les fiches de paie ne sont plus communiquées en temps. Autre symptôme de la réorganisation de l'AP-HP, les retraites initialement traitées au sein des hôpitaux sont aujourd'hui regroupées au siège. « J'ai mis six mois pour avoir mon calcul de retraite. Au final, il était faux. Comme le service est déplacé, c'est difficile d'avoir un interlocuteur », constate Marie-Christine Fararik, secrétaire générale SUD. « Ils travaillent en open space dans des conditions impossibles. Et qui dit qu'on ne va pas encore les déplacer ? » interroge Rose-May Rousseau. Car dans son projet l'AP-HP a mis au second plan une question fondamentale : l'impact humain de ces restructurations. « Ça fait deux ans qu'on en parle et le problème des personnels n'a pas encore été abordé. Qu'est-ce que ces gens vont devenir ? » questionne Annick Pradères, secrétaire générale CFDT à AP-HP. D'après les syndicats, c'est surtout la baisse des coûts et le retour à l'équilibre budgétaire qui sont à l'ordre du jour des restructurations, dans la lignée de la loi hôpital, santé, patients, territoires (HPST). La direction de l'AP, qui n'a pas souhaité répondre à l'Humanité, estime à 6 millions les économies possibles avec le plan Mosi, dont 1 million directement par les réductions de personnels. « L'AP s'appuie sur une expertise d'Eurogroup pour se justifier, mais ils refusent de nous la communiquer. Il n'est pas sûr que le plan nous fasse faire des économies », constate Marie-Christine Fararik. Déboussolés par tant d'incertitude, les salariés du service logement refusent de s'exprimer. Car nul ne sait où il va être reclassé ensuite. « Ils ont peur des représailles », explique Monique Sanchis. « Ils ont la possibilité de refuser trois nouvelles propositions de postes et ensuite, ils savent que c'est la porte », poursuit-elle. Pendant ce temps, la direction de l'AP-HP cherche toujours un bâtiment pour installer son nouveau siège. Et joue avec les nerfs de ses salariés.
Cécile Rousseau |
|  Etats généraux des services publics | jeudi 25 février 2010, 09:37
Pour contrer l'offensive capitaliste sur les services publics... | |
|  SOLIDAIRES en action | jeudi 25 février 2010, 09:15
Un panégyrique des mobilisations en France... ce que les médias oublient... | |
|  Grève nationale du 23 Mars... l'appel intersyndical. | jeudi 25 février 2010, 09:10
Après de grandes "cogitations", en intersyndicale Fonction publique, nous avons réussi à élaborer un tract FP commun (à cinq ) d'appel à la grève et aux manifestations du 23 mars 2010.
FO se joindra, seule, à cette journée sans interdire à ses syndicats sectoriels de se joindre aux actions communes.
La CFTC n'avait pas de mandat pour se joindre à nous.
La CGC nous avait déjà prévenu qu'elle n'appellerait pas ce 23 mars. |
|  La journée sans immigrés : une journée sans nous ! | jeudi 25 février 2010, 09:12
Communiqué de presse CFDT, FSU, Solidaires, Syndicat de la Magistrature, UNSA : Egalité, justice, solidarité pour tous les travailleurs. | |
|  Grève chez Total : une information différente... et réelle ! | jeudi 25 février 2010, 08:59
La grève se poursuit donc à Dunkerque, site à l'origine du mouvement et où SUD est majoritaire. Les décisions CFDT et CGT d'arrêter le mouvement national ont entraîné la fin de la grève dans les autres raffineries (en sachant que SUD n'est pas implanté dans la plupart), mais ce n'est pas sans semer le trouble au sein, de certaines équipes CFDT et CGT
Deux priorités demeurent pour les syndicats Solidaires autour de cette grève :
- continuer à populariser en diffusant massivement l'information Solidaires, et à soutenir (y compris financièrement), la grève de la Raffinerie des Flandres à Dunkerque.
- poursuivre les contacts avec les équipes CFDT et CGT "interrogatives" dans les sites où nous ne sommes pas implantés ; les camarades de SUD Chimie font bien sûr ce travail, mais le rôle des Solidaires locaux est essentiel en terme de travail de proximité.
Communiqué : Vendredi 19, la DRH du raffinage est entrée en contact avec les délégués syndicaux du site de Dunkerque et les coordinateurs syndicaux au niveau du groupe pour « rechercher une sortie de conflit ». Sud y était représenté par une seule personne, le Délégué syndical SUD-CHIMIE de la raffinerie des Flandres (SUD est majoritaire sur le site). Bien entendu, la Direction n'a surtout pas proposé que SUD, non représentatif au niveau du groupe, constitue une délégation plus large. Peu importe, les salariés grévistes sont parfaitement capables de juger l'engagement unitaire des militants SUD Chimie dans le conflit depuis le 17 Février.
SUD Chimie avait un mandat clair pour cette réunion, des demandes fortes et très précises...
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|  Communiqué intersyndical suite au sommet "social". | mercredi 17 février 2010, 16:49
COMMUNIQUE COMMUN
CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA
Lors du sommet social qui s'est tenu aujourd'hui, le président de la République s'est limité à annoncer une série de rendez-vous. Les organisations syndicales continuent de manifester leur profonde inquiétude sur l'emploi, le pouvoir d'achat et les retraites.
Le gouvernement n'a apporté aucune réponse concrète sur l'emploi, les salaires, le pouvoir d'achat, les conditions de travail et les politiques publiques. Il renvoie la question des chômeurs en fin de droits à une concertation avec le secrétaire d'Etat à l'emploi.
Alors que les organisations syndicales ont récemment dénoncé les atteintes au statut général des fonctionnaires, le gouvernement ne dit rien non plus sur le malaise dans la Fonction publique. Au nom de la révision générale des politiques publiques, il supprime des emplois au détriment des missions des services publics.
La dégradation des conditions de travail et de l'emploi touche les salariés du privé comme du public.
Concernant les retraites, avec un projet de loi annoncé dès septembre 2010, le calendrier reste très serré. Les organisations syndicales affirment leur volonté d'agir pour que le débat sur les retraites, prenne en compte l'ensemble des questions tant au niveau du privé que du public, notamment le niveau des pensions, l'emploi, le financement, la pénibilité, le code des pensions et la réduction des inégalités.
Les rendez-vous fixés par le président de la République et les négociations avec le patronat doivent être l'occasion d'apporter des solutions favorables aux salariés. La situation économique et sociale nécessite l'intervention convergente des salariés du public comme du privé, des retraités, des privés d'emplois, pour porter avec force leurs attentes et défendre leurs intérêts communs.
C'est pourquoi les organisations syndicales décident d'une mobilisation inter-professionnelle unitaire afin de peser sur ces différents rendez-vous. Elles décident ensemble d'une journée qui donne lieu à des grèves et des manifestations dans tout le pays le 23 mars.
Les organisations syndicales réaffirment que la sortie de crise passe par des mesures en faveur de l'emploi, des salaires et pensions, une fiscalité plus juste, des politiques publiques en faveur d'une relance économique respectueuse des impératifs écologiques. |
|  L'hôpital Emile Roux en grève illimité : un exemple à suivre ... | mercredi 17 février 2010, 16:38
Nous vous mettons en pièce jointe le tract de nos collègues de là-bas ...
on pourrait croire que c'est chez nous... | |
|  SUD et CGT s'inquiètent de l'évolution des DHOS en DGOS. | mercredi 17 février 2010, 16:26
Evolution de la Dhos en DGOS: la CGT et SUD s'inquiètent de l'impact sur les emplois
PARIS, 12 février 2010 (APM) - Les syndicats CGT et SUD de la direction de l'hospitalisation et de l'organisation des soins (Dhos) s'inquiètent de l'impact sur les emplois de la mise en place de la direction générale de l'offre de soins (DGOS), a indiqué vendredi à l'APM le porte-parole des deux organisations.
Cette réorganisation de la Dhos, qui s'inscrit dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP) et de la loi portant réforme de l'hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires (HPST), devrait être examinée mercredi par le comité technique paritaire central (CTPC) du ministère (cf dépêche APM CBNBC002).
Les syndicats s'inquiètent de la volonté de l'administration centrale d'élargir les missions de la Dhos en maintenant les effectifs au même niveau qu'en 2009. Le bilan social devrait recenser 337 agents en 2009 soit une diminution de huit agents par rapport en 2008, a observé leur porte-parole, estimant que la Dhos était déjà en sous-effectifs au regard de ses missions actuelles.
Pour pourvoir les nouveaux postes à effectifs constants, il faudra réduire les fonctions transversales, en réduisant par exemple le nombre d'agents pour l'aide juridictionnelle (de quatre à deux) et pour la gestion des pharmacies et des laboratoires (de huit à quatre), a-t-il expliqué. Le nombre de secrétaires devrait également être réduit quasiment de moitié, avec une seule secrétaire pour des bureaux de 15 à 20 personnes contre deux actuellement, déplorent les syndicats.
Cette démarche conduit à "alourdir chaque poste" et certains des futurs postes "ne trouvent pas preneur", ajoutent-ils. Ils critiquent le fait que des postes de catégorie B incluent du secrétariat en plus de leur mission principale.
SUD et la CGT ont estimé que la mise en place de la DGOS risquait de laisser environ 40 agents "sur le carreau". Il s'agit notamment d'une dizaine d'agents ne souhaitant pas être transférés au Centre national de gestion (CNG), d'une quinzaine de secrétaires et de plusieurs agents de catégorie A qui encadrent sur leur poste actuel mais ne retrouveraient pas de postes d'encadrement dans la nouvelle organisation.
Le porte-parole des deux syndicats a indiqué que la direction pourrait réaffecter ces agents en surnombre sur les nouveaux emplois pendant une période de 18 mois. Cette solution paraît insuffisante aux organisations syndicales, qui redoutent notamment des mises en concurrence de deux agents sur un seul poste. Ils souhaiteraient une affectation en surnombre sur plusieurs années, afin que la situation se régule progressivement en fonction des départs à la retraite.
Plusieurs réunions de la commission locale de concertation (CLC) ont eu lieu au cours du second semestre 2009 pour préparer la réorganisation mais, selon le porte-parole de SUD et de la CGT, il s'agissait de réunions d'information et non de concertation.
Aucun préavis de grève n'a été déposé pour le moment par les deux syndicats qui attendent le comité de suivi de la réorganisation qui devrait avoir lieu jeudi au lendemain du CTPC. |
|  France Télécom : ça continue... | mercredi 17 février 2010, 16:22
France Télécom: suicides de deux salariés hors de leurs lieux de travail
Deux salariés de France Télécom se sont suicidés ces derniers jours hors de leurs lieux de travail, a annoncé vendredi la direction du groupe, qui ne privilégie ni n'exclut aucune hypothèse sur un lien éventuel avec le travail. « L'entreprise est sous le choc », a ajouté un porte-parole.
Un cadre à Dijon
Ces deux cas portent à cinq le nombre de suicides de salariés depuis début janvier, tous en dehors de leur lieu de travail, d'après le syndicat Sud qui s'en inquiète. Le dernier cas est celui d'un salarié âgé de 32 ans, employé à Dijon dans le domaine des services aux entreprises, qui s'est suicidé jeudi soir à son domicile. D'après une source syndicale, il était cadre et, comme 35% des salariés de France Télécom, sous contrat de droit privé. Après un arrêt longue maladie, il avait repris le travail il y a quelques mois.
Et un technicien en Haute-Normandie
L'autre cas est celui d'un technicien d'une cinquantaine d'années de la Haute-Normandie, qui s'est donné la mort dans une forêt mardi. Une enquête de gendarmerie est en cours, a précisé France Télécom.
Au 31 décembre dernier, le nombre de suicides de salariés de France Télécom en deux ans (2008 et 2009) était établi à 35, selon les syndicats. Le 1er décembre, la direction avait annoncé avoir transmis à l'inspection du travail 32 cas de suicides de salariés en deux ans.
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|  2 nouveaux dossiers sur le site | mercredi 17 février 2010, 12:35
Nous avons ouvert 2 nouveaux dossiers sur le site :
un spécifique Fonction Publique Hospitalière (dans le menu) et un sur les nouvelles attaques sur nos retraites...
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|  Expulsion au Bulldozer à Bagnolet... le DAL vous informe ! | mercredi 17 février 2010, 12:11
Expulsion au bulldozer à Bagnolet (93), 92 rue Victor Hugo : Environ 80 personnes, et quelques enfants ont été expulsé ce matin, par d'importantes forces de police. L'immeuble est en cours de destruction avec les biens des occupants Certains habitaient là depuis 10 ans. Il s'agissait d'un immeuble de logements, appartenant à la mairie de Bagnolet, qui selon certaines sources aurait été revendu récemment à une filiale du groupe Auchan pour construire des logements.
Aussitôt expulsés, les bulldozers se sont mis au travail, détruisant les biens des expulsés restés dans l'immeuble. L'huissier de justice présent sur les lieux a répondu que la mairie avait refusé de louer un garde meuble. Aucun inventaire des biens n'a été dressé , en violation avec le code des procédures civiles d'exécution qui régit le travail des huissiers de justice.
Le commissaire en charge d'exécuter l'expulsion a assisté à la destruction des bien sans broncher.
Devant être reçus par un adjoint au logement, les expulsés ont alors attendu en vain 2h sous la neige, devant la mairie de Bagnolet, puis ont été se mettre à l'abri dans un gymnase voisin, vers 15h. Un responsable de la préfecture de St Denis dépêché sur place a fait évacuer la gymnase par les gardes mobiles à la demande du maire. Les expulsés à nouveau la rue se sont rassemblés et remontent vers l'immeuble en cours de destruction.
Il s'agit d'un nouveau dérapage après celui du 27 rue de l'échiquier, Paris 10e. Cette fois les autorités chargées de faire respecter la loi s'en affranchissent, et remettent en cause gravement les droits des personnes expulsées de leur logement.
Les expulsés sont en majorité des migrants d'Afrique de l'Ouest, des Français, et quelques sans papier. Des habitants de Bagnolet, des représentants de RESF et de la CIP sont sur place et apportent leur soutien.
Droit Au logement dénonce cette expulsion en plein hiver, qui une fois de plus piétine les droits des personnes vulnérables, DAL demande aux autorités
* de prendre des mesures immédiates pour reloger les expulsés, si nécessaire par voie de réquisition * de mener une enquête et sanctionner les responsables de cette destruction de biens injustifiée * la régularisation des expulsés qui sont sans papier
(Droit Au Logement a été saisi sur ce dossier, lors d'un rassemblement en fin de matinée organisé pour soutenir les habitants d'un taudis sans toit, sans eau courante, et sans électricité pour certains locataires, situé 35 rue M.A. Colombier.)
Contact sur place : 06 16 12 55 Des images ont été tournées sur place.
Droit au logement : http://www.droitaulogement.org/ |
|  Les ordres vont déposer un recours auprès de Bachelot. | mercredi 17 février 2010, 11:50
Oui aux coopérations entre professionnels de santé, non à la remise en cause de la qualité et de la sécurité des soins. C'est en substance le message qu'ont voulu délivrer les sept ordres des professions de santé (1) en se réunissant le 3 février 2010 à Paris.
En ligne de mire : les dispositions de l'arrêté du 31 décembre 2009 relatif à la procédure applicable aux protocoles de coopération entre professionnels de santé, pris en application de l'article 51 de la loi « HPST » du 21 juillet 2009. Selon les ordres, ce texte, qui prévoit la possibilité pour des professionnels de santé de pratiquer, dans le cadre de protocoles de coopération autorisés par le directeur général de l'agence régionale de santé (DGARS), des actes ne relevant pas de leur domaine de compétences légal, risque d'entraîner des dérives : « Que l'on soit bien clair : nous sommes grandement favorables aux coopérations, rappelle Jacques Lucas, vice-président du Conseil national de l'ordre des médecins. Mais nous réclamons que leur autorisation ne soit pas laissée à la discrétion du DGARS et qu'un certain nombre de clauses essentielles, élaborées par les ordres, soient respectées. »
Inégalités régionales Les représentants ordinaux estiment en particulier que l'arrêté n'apporte, en l'état, aucune garantie sur les qualifications et les compétences des professionnels impliqués dans les coopérations, ni sur la régularité et les modalités de leur exercice : « Le texte précise que les documents à fournir par les professionnels pour attester de leurs qualifications peuvent être délivrés par ‘toutes entités', et que leur expérience peut être ‘attestée par des professionnels de santé'. N'est-ce pas un peu vague ?, s'interroge la présidente de l'Ordre national des infirmiers. Nous n'allons tout de même pas remettre en question les règles de formation des infirmiers sous prétexte de coopérations ! »
Pour les ordres, ces dispositions auront aussi pour effet d'accentuer les inégalités régionales dans l'accès aux soins : « Le risque est que les coopérations soient utilisées? non pas pour résoudre des problèmes de santé publique, mais pour régler, à moindre frais, des problèmes organisationnels ou démographiques locaux, explique-t-on à l'Ordre des sages-femmes. Actuellement, les directeurs d'hôpitaux ont du mal à recruter des Ibode (2). Rien ne les empêchera désormais de placer à ces postes, dans le cadre de coopérations, d'autres professionnels moins qualifiés. » Pour Jacques Lucas, « on ne peut pas accepter que, dans certaines zones, des infirmières se voient déléguer des tâches sous prétexte que l'on manque de médecins, et que dans d'autres endroits, cette délégation soit interdite ! »
Les sept ordres exigent donc que les modalités de coopérations entre professionnels de santé soient repensées et recentrées sur les besoins des patients, l'efficience du système de santé et des critères de qualité et de compétences identiques sur l'ensemble du territoire. C'est dans cet esprit qu'ils déposeront, dans les prochains jours, un recours gracieux auprès de la ministre de la Santé, afin de demander une nouvelle rédaction de l'arrêté. (1) médecins, pharmaciens, sages-femmes, chirurgiens-dentistes, pédicures-podologues, masseurs kinésithérapeutes, infirmiers.
(2) Infirmier de bloc opératoire diplômé d'Etat |
|  Communiqué intersyndical du 8 février 2010 | mardi 9 février 2010, 13:01
Les organisations syndicales CFDT, CFE-CGC, CGT, FSU, Solidaires, UNSA se sont réunies le lundi 8 février 2010. Elles constatent que la situation économique et sociale reste très dégradée et très préoccupante pour les salariés, les retraités, les chômeurs et les jeunes qui subissent encore durement les conséquences d'une crise qui s'installe dans la durée. La situation de l'emploi s'aggrave : plus de 4 millions d'inscrits à Pôle Emploi, 1 million de chômeurs en fins de droit sont annoncés pour 2010. | |
|  témoignage spontané d'une collègue SUD d'un service d'urgences... | jeudi 4 février 2010, 09:49
Hier en arrivant a 20h30 il y avait pas moins de 38 patients inscrit sur cristalnet, le temps d'attente en traumatologie était déjà à cette heure là de plus de 5h30, certains d'entre eux ont attendu plus de 7h30 avant de pouvoir se faire suturer (et y compris des enfants de moins 8 ans ), d'autres ont souffert avec des fractures pendant plus de 6h avant de voir un médecin. certains patients de médecine présents depuis plus de 4h n'avait pas non plus encore vu de médecin. La tension l'agressivité, et les injures ont commencé à pleuvoir très très rapidement, relevant encore un peu l'excitation générale qui régnait dans tous le service. Et tous cela avec deux IDE (+IOA jusqu'a 23h), encore une fois pas d'aide soignante, et la troisième infirmière oublié aussi. Dans la disposition du service actuel, et sans bip qui fonctionne l'infirmière bilan est donc coincé dans son coin, avec des patients chronicisés toujours plus nombreux et lourds (plus de 20h de présence). Nous avons eu plus de 35 patients (en même temps) jusqu'a 23h, dont 2 déchocs, une transfusion(dans le couloir), des dames de plus 75 ans sur des brancards en couloir depuis plus de 17h, a qui une seule tension avait été prise (uniquement a l'entrée), aucun plateau repas, plus de bande de plâtres, des téléphones qui affichent hors réseau en plein milieu du service, l'ouverture a distance qui fonctionne une fois sur quatre (et qui sonne partout sauf au bon endroit), les ventilations qui même éteintes soufflent sur les têtes de gens en salle de parage. Nous avons fini la traumato a 3h45, sans compter, les entrées médecines qui se surajoutent au fur et a mesure, et les réguls Centre 15 qui ne se donne même plus la peine d'appeler avant de faire venir les gens . 2 patients alzheimer a surveiller en permanence , une étudiante a encadré. Avec tout ça il va s'en dire que ni les pleins ni la stérilisation n'a été faite cette nuit, ni la préparation de pilluliers, ni le ménage des salles. Je suis parti du service a 7h30, il y avait 13 patients (5 au bilan ) et un dans chaque salle de parage, deux couloirs un déchoc. Et j'en oublie sûrement une bonne partie..... Par chance nous avons réussit a ne tuer personne cette nuit, mais les règles d'hygiène, le respect de la dignité de la personne, la prise en charge efficace et rapide de douleur, ont été plus de milles fois balayés cette nuit. je ne souhaite plus venir la boule au ventre au travail, je ne souhaite pas risquer mon diplôme a chaque nuit, je ne veux plus avoir à mettre en danger la vie des patients accueillis aux urgences, je refuse de m'asseoir sur l'éthique et la déontologie qu'implique nos professions de soignants ; la négligence étant une forme de maltraitance, j'estime ne plus pouvoir assurer de soins même minimum dans de pareilles conditions, et je prendrai rapidement les décisions personnelles qui s'imposent si la situation venait à perdurer encore. A faire suivre à qui de droit, pour un changement radical, et je le souhaite rapide des conditions de travail et d'accueil dans le service des urgences (qui est la vitrine de notre établissement). X I(encore DE) de Nuit aux urgences |
|  Licenciement des fonctionnaires : ce que nous annoncions depuis des mois arrive... | jeudi 4 février 2010, 09:37
Fonctionnaires "virables" : PS et syndicats hurlent, Woerth n'en démord pas
Le ministre du Budget défend la loi permettant de mettre des fonctionnaires en disponibilité sans travail ni salaire. Le PS accuse le gouvernement de "démanteler le statut de la Fonction publique".
Eric Woerth ne cède pas. Le ministre du Budget et de la Fonction publique a estimé mardi qu'il était "profondément normal" de mettre en disponibilité un fonctionnaire si celui-ci refusait trois postes, comme le prévoit la loi, une disposition critiquée par les syndicats. "C'est une loi qui a été votée au mois de juillet dernier à l'Assemblée Nationale, sur la mobilité des fonctionnaires facilitant le passage d'une administration à l'autre", a-t-il rappelé sur France Info.
Le décret qui pourrait permettre le licenciement des fonctionnaires ne concernera que "quelques cas de figure", a estimé mercredi le ministre du Budget, Eric Woerth. L'Etat se donne les moyens de licencier les fonctionnaires
Un décret prévoit la mise en disponibilité d'office des agents publics après trois refus de réaffectation. Sans travail... ni salaire. Les syndicats s'insurgent contre la procédure qui peut aboutir au licenciement pur et simple. Publié le 02/02/2010 L'Etat se donne les moyens de licencier les fonctionnaires
Un autre article ? pas de problème :
"Dans cette loi, il y a un dispositif qui dit que si un fonctionnaire se retrouve sans affectation particulière parce que son poste a été supprimé (...), alors il a droit à une reconversion, à une formation individuelle, ce qui n'existait absolument pas avant", a-t-il poursuivi. "Et puis l'administration lui propose bien sûr des postes", a ajouté le ministre, qui tiennent "compte de ses capacités, de sa formation, de ses contraintes familiales ou de contraintes géographiques". Mais "si au bout du troisième poste proposé (...), il refuse, alors il peut, être mis en disponibilité, ce qui est bien normal", a encore fait valoir Eric Woerth. "Si la personne refuse, c'est qu'au fond elle n'a plus envie de travailler dans l'administration" et il n'y a "pas de raison que l'administration continue à ce moment-là à payer", a-t-il encore jugé.
Sans travail ni salaire L'intersyndicale des fonctionnaires a dénoncé lundi ce projet de décret relatif à la "réorientation professionnelle des fonctionnaires de l'Etat", qui doit être présenté le 11 février au Conseil supérieur de la Fonction publique. Il prévoit qu'une fois placé en statut de réorientation, le fonctionnaire peut être placé en disponibilité d'office après trois refus d'affectation, c'est-à-dire sans travail ni salaire, ce que les syndicats dénoncent comme une possibilité de licencier des fonctionnaires. Alain Vidalies, porte-parole du groupe socialiste à l'Assemblée, l'a de son côté jugé mardi "extrêmement grave" et a accusé le gouvernement de vouloir "démanteler le statut de la Fonction publique". "C'est un texte très lourd de conséquences et très contradictoire", a estimé Alain Vidalies. "Comment peut-on avoir, à quelques semaines d'intervalle, un président qui annonçait (ndlr: à la télévision) à un contractuel de la Fonction publique qu'il allait prendre des initiatives pour le titulariser et, aujourd'hui, présenter ce projet de décret ? (...)", a-t-il ajouté.
Alain Vidalies a fait remarquer qu'il n'existait, dans le projet, "aucune limite géographique à la mobilité". "Le texte dit que l'on va mettre des fonctionnaires en disponibilité mais la différence entre la disponibilité et le licenciement c'est que dans la disponibilité, on n'a droit à rien". "Ce ne sont même pas les droits qui existent dans le secteur privé car si un employeur licencie un salarié qui a refusé la mobilité, le salarié a droit à des indemnités chômage", a fait remarquer le député des Landes.
Des "dizaines de milliers de fonctionnaires" concernés ? Même ton chez les syndicats. Ce projet risque d'affecter la mission de "neutralité et d'impartialité" des fonctionnaires a réagi mardi sur Europe 1 Jean-Marc Canon, secrétaire général des fonctionnaires CGT. Si le fonctionnaire est "corvéable à merci, si demain il peut être licencié, si on peut lui réduire son salaire de façon massive, comment pourra-t-il s'opposer à des actes éventuellement délictueux de son employeur public ?", s'est-il demandé, en prenant l'exemple d'un maire qui voudrait "favoriser une association, en dépit du bon sens", avec des subventions sans "lieu d'être". Si "je suis l'agent qui doit exécuter le versement de ces subventions, si demain je n'ai plus aucune garantie (d'emploi) pour le faire, je ne pourrai pas m'opposer à cet ordre", a-t-il souligné, en estimant que le travail des fonctionnaires s'effectue dans un "cadre d'impartialité et de neutralité". Selon Jean-Marc Canon, plusieurs "dizaines de milliers de fonctionnaires risquent d'être confrontées" au risque de perdre leur emploi. Réfutant le terme de "privilégiés" pour les fonctionnaires, le syndicaliste a dénoncé les propos du ministre de la Fonction publique Eric Woerth, selon lequel les contraintes familiales seront prises en compte, lors des réorientations obligées. "Contrairement à ce que dit le ministre, il n'y a aucune garantie à ce que les emplois proposés soient proches" car "c'est simplement pris en compte" dans la loi de mobilité, mais pas garanti, a dit Canon, en rappelant que cette loi a été votée en plein été 2009.
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|  Grippe A : la suite du dossier ... | jeudi 4 février 2010, 09:35
Grippes, accidents et décervelages (suivi de « Grippe A : experts douteux, OMS compromise »)
Jean-Pierre DUBOIS, Maxime VIVAS
C'est non !
Devant la campagne politico-médiatique pour liquider 90 millions de doses de vaccins commandés par Roselyne Bachelot les Français ont eu le même réflexe que lors du référendum sur la Constitution européenne : « S'ils s'y mettent tous, à nous vendre un produit, c'est qu'il n'est pas bon ».
On évalue 0,4 pour 1000 les cas de mortalité dus à la grippe H1N1. D'après le centre gouvernemental « Pandémie grippale » 275 personnes en sont mortes en 2009 dans l'Hexagone (bien moins qu'avec la grippe saisonnière), dont 42 sans autre facteur de risque.
D'après l'INRS, Institut National de Recherche et de Sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles, en 2008 (derniers chiffres connus) 569 Français sont morts par accidents du travail et 425 des suites d'une maladie professionnelle. Total : 994. Plus de trois par jour ouvrable.
Trois reportages quotidiens possibles à la télé. Et des bons, bien télégéniques et chargés d'émotion, bien fort le téléspectateur qui zapperait : la flaque de sang sur les parpaings, le contremaître éploré avec son casque de chantier sur la tête, les collègues en grève de protestation autour du brasero, un voisin qui a entendu un cri, qui n'a rien vu et qui dit que c'est bien triste, les pompiers qui ont emporté le corps dans leur beau camion rouge, le gendarme qui dit qu'une enquête est ouverte pour déterminer les circonstances du drame, la famille en larmes, le tout conclu par une remarque originale du journaliste : « Les collègues du malheureux sont sous le choc et, dans le quartier, c'est la consternation ». Plus 10 points à l'Audimat. Mais cela ne sera pas.
Ah ! Laurence Ferrari, ouvrez le journal télévisé avec, au choix : H1N1, l'autoroute enneigée, H1N1, la rivière qui déborde, H1N1, le tournoi de Roland Garros, H1N1, un bel accident de la route, H1N1, un assassinat, H1N1, un braquage, H1N1, le film qui fait un triomphe… Et quand Sarkozy évoque votre salaire continuez à rester aussi muette que s'il parlait des salariés qui meurent au travail.
Ah ! David Pujadas, bourrez-nous le crâne avec cette pandémie, et tous ces faits divers dont le sociologue Pierre Bourdieu disait qu'ils sont des « faits de diversion ».
Ah ! Jean-Pierre Pernaut, régalez-nous avec vos reportages sur la culture des cornichons lot-et-garonnais, la fabrication des roues de charrettes, l'affinage du fromage d'ânesse et la cuisson des tartes aux blettes, dans des cantons-centres-de-l'univers à l'heure précise où nous attendons que le journal télévisé nous éclaire sur la marche du monde.
Ah ! Ferrari, Pujadas, Pernaut, montrez-nous que vous avez encore 12 points sur votre permis d'informer et opinez du bonnet quand vos confrères traitent les journalistes d'Internet avec la condescendance des chauffards qu'on a installés au volant de l'autobus.
Maxime Vivas
PS. Au fait, juste pour lire un prompteur dans un studio chauffé (et pas du haut d'un échafaudage secoué par le vent), Laurence Ferrari perçoit 70 000 euros par mois (plus primes).
GRIPPE A : experts douteux et OMS compromise.
Dans le quotidien breton Le Télégramme (1), le docteur Le Flohic constate que seulement 7% de la population s'est fait vacciner contre la grippe A alors que cette proportion devrait atteindre 40% pour faire barrage à une éventuelle épidémie.
Il ajoute : "Des épidémiologistes avaient annoncé [...] un décès pour 10.000 cas [...]. Avec près de 5,5 millions de grippés en France, on devrait avoir 550 morts [...]. A ce jour, on en est à 176 en métropole dont 28 sans facteurs de risques" ; il conclut : "Nous sommes dans une hystérie qui désorganise les hôpitaux, mais aussi les DDASS".
Sur ce même sujet, la revue de l'Association française pour l'information scientifique (AFIS) (2) s'interroge : "la médiatisation très forte, fondée sur l'émotion plus que sur l'information, ne risque-t-elle pas de nuire à la sérénité des décisions ?"
Elle rappelle que le réputé journal britannique The Lancet du 1er août 2009 avait recommandé aux autorités "de s'interroger sur le bien-fondé d'une telle vaccination systématique" ; quant au British Medical Journal du 28 août 2009, il mettait en cause "l'information contradictoire reçue par le grand public, et les propos alarmistes tenus par certains professionnels".
Pour conclure, l'éditorialiste de l'AFIS se prononce - avec raison - pour que les dispositions de santé publique soient mises en place "en gardant en tête que "l'information" fondée sur l'émotion, le sensationnel ou les a priori idéologiques, et largement médiatisée, peut conduire à des décisions non justifiées ou absurdes..."
Des experts douteux
Parmi les experts sollicités par les médias, certains sont suspects de conflit d'intérêts. Ainsi le professeur Jean-François Delfraissy qui s'est exprimé à la fois dans l'hebdomadaire L'Express du 12 novembre 2009 et dans l'émission matinale de France Inter du 19 novembre ; aucun des journalistes ne s'est soucié d'informer qu'il était membre du conseil d'administration de la Fondation Roche, entreprise qui produit le Tamiflu ; ni qu'il était aussi membre du conseil scientifique de la Fondation GlaxoSmithKine (GSK), firme américaine qui commercialise le Pandemrix, un autre vaccin antigrippe A !
Symptomatique : la ministre, Roselyne Bachelot, a refusé de citer les noms de ses "experts" devant les députés !
Ministre de la Santé ou ministre de l'Industrie pharmaceutique ?
En France, près de 800 millions d'euros ont été dépensé pour acheter des vaccins et le programme de vaccination a déjà généré près de 2,5 milliards d'euros de dépenses.
La Confédération générale du travail relève, quant à elle, des faits qu'elle qualifie de "particulièrement troublants".
Elle cite : "non transparence des contrats passés avec les laboratoires pharmaceutiques, prise en charge par l'Etat de toutes les complications liées aux vaccins, prix surévalués pour des produits essentiellement livrés en flacons multidoses dont la fabrication est beaucoup moins onéreuse, refus de prendre en compte à temps la nécessité d'une seule injection".
Elle ajoute : "On évoque aujourd'hui des négociations avec les laboratoires pharmaceutiques pour définir les indemnités à leur verser du fait du renoncement à la livraison de 50 millions de doses. [...] Sanofi-Aventis engrange déjà près de 8 milliards d'euros de profits pour un chiffre d'affaires de 25 milliards d'euros. Belle rentabilité sur un marché dont les ressources proviennent essentiellement de la Sécurité sociale".
"Comment accepter que Sanofi-Aventis engrange de tels bénéfices et prévoit par ailleurs de supprimer dans le même temps 1.300 emplois et de fermer 4 centres de recherche en France ?", interroge-t-elle.
L'OMS sur la sellette
La commission Santé du Conseil de l'Europe a lancé une enquête sur le rôle joué par les laboratoires pharmaceutiques dans la décision de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) de décréter la pandémie de grippe A. Pour, Wolfgang Wodarg, médecin épidémiologiste et président de la commission, "un groupe de personnes à l'OMS est associé de manière très étroite à l'industrie pharmaceutique".
Le quotidien danois, Information, affirme, de son côté, avoir obtenu des informations officielles établissant qu'un des experts du groupe stratégique de l'OMS avait reçu 9 millions de dollars de GlaxoSmithKline (GSK) afin de financer son institut.
Plusieurs gouvernements exigent, par ailleurs, que les règles aboutissant à une déclaration de pandémie soient révisées en y intégrant notamment des données concernant l'intensité du virus, le taux d'hospitalisation,...
Jean-Pierre Dubois.
(1) Le Télégramme, 26 décembre 2009, "Grippe A. Le double échec de la vaccination". Propos recueillis par Catherine Le Guen. Des chiffres plus récents (de source il est vrai gouvernementale) annoncent 275 personnes morts en 2009 dont 42 sans autre facteur de risque.
(2) Science et pseudo-sciences, n° 288, octobre-décembre 2009, Editorial. |
|  Ordre Infirmier : la majorité présidentielle se fissure sous la pression de la rue. | jeudi 4 février 2010, 09:29
Les députés veulent une baisse de la cotisation à l'Ordre des infirmiers
PARIS, 2 février 2010 (APM) - Les députés de la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale veulent obtenir une baisse de la cotisation à l'Ordre des infirmiers et réfléchissent au meilleur moyen de l'obtenir, a-t-on appris de sources parlementaires.
Un débat informel a eu lieu mercredi à l'initiative du président, Pierre Méhaignerie (UMP, Ille-et-Vilaine), avec une tonalité unanime à droite comme à gauche. La veille, une manifestation avait eu lieu à Paris et une délégation avait été reçue par les groupes UMP, socialiste et communiste, rappelle-t-on.
Pierre Méhaignerie a souligné que le montant demandé -75 euros- aux infirmiers libéraux et aux infirmiers salariés était "aberrant" et "pas raisonnable", selon le compte rendu écrit de cette réunion.
Quand la création de l'Ordre a été discutée au Parlement à l'occasion d'une proposition de loi UMP en décembre 2006, "il avait été dit que la cotisation serait minime, de l'ordre de 10 euros", a-t-il rappelé.
Mais le montant de la cotisation ne figurait pas dans la loi votée (loi du 21 décembre 2006) et a été fixé librement par les responsables élus de l'Ordre infirmier. La loi indique seulement que la cotisation est obligatoire et que son montant est identique pour tous les membres.
Pour la faire baisser "nous n'avons que deux solutions: soit réfléchir à une modification de la loi, soit faire comprendre aux instances de l'Ordre qu'elles doivent revoir leur décision", a estimé Pierre Méhaignerie. L'UMP Dominique Tian (Bouches-du-Rhône) lui a suggéré d'intervenir publiquement pour indiquer que le montant ne correspondait pas à l'intention du législateur.
Le président de la commission n'a pas mentionné la nature de la modification de la loi et a indiqué poursuivre sa réflexion sur le sujet.
La ministre de la santé, Roselyne Bachelot, avait pour sa part déclaré à la mi-décembre 2009 dans un entretien à l'APM qu'elle n'avait pas à intervenir dans le débat sur l'Ordre infirmier, tout en rappelant sa préférence pour une cotisation moins élevée (cf dépêche APM MHMLH001).
A l'occasion du débat de mercredi, trois députés UMP, Jean-Pierre Door (Loiret), Céleste Lett (Moselle) et Dominique Tian ont estimé qu'il fallait supprimer l'Ordre des infirmiers.
"Nous n'aurions pas dû voter cette loi", a estimé Céleste Lett, tandis que Dominique Tian a regretté que la majorité ait "légiféré trop vite". "On peut vraiment s'interroger sur l'utilité d'un Ordre infirmier. Il faut avoir le courage de revenir sur ce texte car il n'y a pas de honte à dire que nous nous sommes trompés", a-t-il estimé.
La majorité des professionnels "souhaitent la suppression de l'Ordre professionnel", a ajouté Jean-Pierre Door -qui a reçu une délégation de manifestants- et il a même avoué qu'il n'était, à l'époque, pas favorable à sa création "à titre personnel".
La socialiste Catherine Génisson (Pas-de-Calais) -dont le groupe avait voté contre la loi- a rappelé ses critiques sur l'Ordre, "structure pas adaptée à la profession".
Plusieurs députés ont émis l'idée de "moduler la cotisation selon le mode d'exercice" ou de permettre aux salariés une déduction fiscale de son montant -pour ramener une égalité avec les libéraux, qui la déduisent au titre des frais généraux.
UNE PROPOSITION DE LOI EN PREPARATION
Le député UMP Yves Bur (Bas-Rhin) prépare une proposition de loi pour modifier la loi du 21 décembre 2006. "Yves Bur travaille sur le sujet. Il n'a pas encore déterminé sa position mais la loi changera", a-t-on indiqué mardi dans son entourage.
"Nous voulons nous rapprocher de l'esprit de la loi votée, d'une cotisation avec un montant symbolique". |
|  NON aux camps d'internement des étrangers... | jeudi 4 février 2010, 09:24
Signataires : ADDE - Comede - ELENA-France - Emmaüs - Gisti - La Cimade - Ligue des droits de l'homme - Migreurop - MRAP - Réseau Education Sans Frontières - Secours Catholique - Syndicat des Avocats de France - Syndicat de la Magistrature
Centre de rétention du Mesnil 2 : non à l'ouverture d'un camp d'internement des étrangers ! Alors que les audiences du procès des inculpés de l'incendie du centre de rétention de Vincennes se poursuivent, l'administration s'apprête à créer à nouveau les conditions d'un drame.
La construction du nouveau centre de rétention du Mesnil-Amelot (77) est achevée. L'ouverture est prévue dans quelques semaines. Avec 240 places de rétention, ce centre sera le plus grand de France. Il s'ajoutera au premier centre de rétention du Mesnil-Amelot qui compte déjà 140 places.
L'entrée en fonction de ce véritable camp marque une nouvelle étape de ce que les associations de défense des droits des migrants ont qualifié depuis 2004 d'industrialisation de la rétention. D'exceptionnel, l'enfermement des personnes en situation irrégulière devient peu à peu un outil banal de la politique migratoire.
Le centre de rétention comptera 240 places dont 40 places réservées aux familles. Il est organisé en 6 unités de vie de 40 places autour de deux bâtiments administratifs jumeaux eux-mêmes reliés par une passerelle de commandement. Une double enceinte grillagée et barbelée entoure l'ensemble du camp. Des dizaines de caméras, des détecteurs de mouvements s'ajoutent à cet univers carcéral.
Comme pour le CRA de Vincennes, l'Administration utilise la fiction de deux centres de rétention mitoyens pour contourner la réglementation : celle-ci limite à 140 places la capacité d'un centre de rétention.
La construction envisagée de deux salles d'audiences à proximité immédiate du camp instituera une justice d'exception éloignée de tout regard de la société civile.
Un centre de 240 places représente une moyenne de 40 arrivées par jour (c'était le cas au CRA de Vincennes avant l'incendie du 22 juin 2008). Comme l'a montré la situation de Vincennes, ce type d'univers déshumanisé favorise, encore plus qu'ailleurs, le non-droit, les violences, les auto-mutilations et les tentatives de suicide.
Les associations signataires s'opposent à l'ouverture du futur centre de rétention du Mesnil Amelot. Elles dénoncent la criminalisation des migrants et appellent les citoyens et les élus à se mobiliser contre l'internement administratif des étrangers.
Premiers signataires : ADDE, Comede, ELENA-France, Emmaüs, Gisti, La Cimade, Ligue des droits de l'homme, Migreurop, MRAP, Réseau Education Sans Frontières, Secours Catholique, Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature
> Pétition et informations sur le site de la campagne : http://www.lacimade.org/minisites/mesnil2
Contact : contrecramesnil@placeauxdroits.net |
|  Protocole d'accord FPH : des signatures qui vont faire mal... | jeudi 4 février 2010, 09:23
LMD: les infirmiers pourront choisir d'intégrer la catégorie A ou non à partir de juin
PARIS, 3 février 2010 (APM) - Les infirmiers pourront faire connaître leur choix d'intégrer ou non la catégorie A de la fonction publique à partir de juin, a indiqué Roselyne Bachelot mardi soir, à l'occasion de la signature officielle du protocole d'accord relatif aux statuts des paramédicaux dans le cadre de la réforme LMD (licence-master-doctorat).
Roselyne Bachelot a réuni mardi soir les organisations syndicales pour la signature du protocole d'accord qui n'a pas recueilli l'unanimité notamment sur ses trois volets les plus sensibles (1,2 et 3) qui évoquent un droit d'option et la suppression du droit à partir à la retraite à 55 ans pour les infirmiers faisant le choix de passer en catégorie A, ce que contestent les organisations syndicales (cf dépêches APM CANB1001 et APM CANAS002).
Mardi soir, seuls les cinq syndicats qui ont signé l'intégralité (SNCH) ou les trois derniers volets (CFE-CGC, CFTC, FO et Unsa) étaient présents.
La ministre de la santé s'est félicitée de la signature de ce protocole sur le passage des infirmiers en catégorie A qu'elle a qualifié "d'historique". "Cette reconnaissance, fondamentale des qualifications et des compétences des infirmiers marque la première étape concrète de la réforme LMD pour les professionnels paramédicaux", a-t-elle renchéri.
Elle a souligné que le protocole permettait des "revalorisations d'une ampleur inégalée". "Au terme de cette réforme (...) conduite sur cinq années, les infirmiers seront rémunérés sur des bases très proches des infirmiers spécialisés actuels (...) Cela représentera, à l'issue des opérations de reclassement en 2015 en moyenne une majoration de plus de 2.000 euros nets par an", a-t-elle rappelé.
Elle a signalé que le protocole concernait aussi les infirmiers spécialisés, les cadres et cadres supérieurs de santé, ainsi que les personnels administratifs, techniques, ouvriers et socio-éducatifs et les permanenciers auxiliaires de régulation médicale (Parm).
La ministre a précisé que les infirmiers pourront faire connaître leur choix à partir de juin "entre conserver leur situation actuelle" ou "intégrer la catégorie A de la fonction publique" et ainsi renoncer au droit à la retraite à 55 ans.
Les infirmiers pourront se prononcer jusqu'à fin novembre, a indiqué le cabinet à l'APM, qui a souligné que le droit d'option nécessitait une "modification de la loi".
Il a précisé que seules les organisations signataires pourraient participer au comité de suivi de la réforme.
Alors que le Syndicat national des cadres hospitaliers (SNCH) est le seul à signer l'intégralité du protocole, la CFDT et SUD ont rejeté en bloc le texte. La CGT n'a pas encore fait connaître officiellement sa position et doit la donner mercredi.
Les syndicats CFE-CGC, CFTC, FO et Unsa n'ont signé que les volets 4,5 et 6 portant sur le reclassement des personnels administratifs, techniques, ouvriers et socio-éducatifs dans le nouvel espace statutaire de la catégorie B, l'accompagnement de l'allongement des carrières et l'amélioration des conditions de travail des personnels paramédicaux et enfin les spécialisations et accès aux masters et doctorats, rappelle-t-on.
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|  Loi HPST : Bouygues dans les starting-blocs... la privatisation aussi ! | lundi 1 février 2010, 11:06
Lundi 1er février prochain sera inauguré le nouveau bâtiment d'hospitalisation en psychiatrie de Beaumont-sur-Oise (95). Réalisé dans le cadre d'un PPP par Bouygues Construction, le bâtiment est le premier en France à avoir obtenu la certification "NF Bâtiment de santé - Démarche HQE®".
Sodéarif et Challenger Investissement, fonds d'investissement de Bouygues Construction dédié aux PPP de taille moyenne, avaient été désignés lauréats en juin 2007 d'un concours portant sur la conception, le financement, la réalisation et la maintenance des services de psychiatrie d'une capacité de 60 lits au sein du Centre Hospitalier Intercommunal des Portes de l'Oise à Beaumont-sur-Oise (95).Ce partenariat public privé a été réalisé dans le cadre d'un Bail Emphytéotique Hospitalier.
Le bâtiment représente une superficie globale de 4 300 m². L'Architecte Victor Castro, spécialiste des établissements psychiatriques, a proposé à la fois une insertion dans le site, respectueuse de l'environnement et une fonctionnalité résolument innovante : l'intégration dans le site existant met harmonieusement en valeur le terrain en profitant de sa déclivité naturelle. L'impact du bâtiment sur son environnement se veut le plus discret possible en préservant l'aspect naturellement riche de la parcelle, mais avec un souci d'apporter un confort et une sécurité de travail pour le personnel.
Le fonctionnement innovant, éloigné d'un schéma hospitalier classique, recherche un compromis entre les contraintes fonctionnelles liées à une activité de soins en psychiatrie et l'accueil dans un univers dédramatisant l'hospitalisation : l'immeuble dans son ensemble ne comporte ainsi aucun angle mort, ni angle vif, contribuant ainsi au confort et à la sécurité des patients. Pour répondre à l'humanisation de la prise en charge et pour mettre en valeur le site, chaque unité d'hospitalisation dispose de ses propres espaces de promenades ou de déambulation, ainsi que d'espaces extérieurs sécurisés.
Elan, filiale de Bouygues Bâtiment Ile-de-France spécialisée dans le management de projets et experte dans le domaine de la construction durable est intervenue pour assister le maître d'ouvrage sur les sujets de Haute Qualité Environnementale. Les accents de la démarche HQE® entreprise par Elan ont notamment porté sur la bonne intégration du bâtiment dans le site, une conception architecturale et technique facilitant la logistique au niveau du fonctionnement de l'hôpital, le choix des matériaux employés, l'entretien et la maintenance ainsi que le confort des occupants. Le projet se veut pionnier dans le cadre de l'élaboration de la certification "NF Bâtiment de santé - Démarche HQE®" et est ainsi le premier à avoir obtenu cette certification en France.
Le montant total de ce projet s'élève à 17 M€, dont 12 M€ de contrat de promotion immobilière (dont 10 M€ pour les travaux, réalisés par Bouygues Bâtiment Ile-de-France Ouvrages publics) et 5 M€ pour les 25 ans d'exploitation/maintenance. |
|  Hôpitaux de proximité : la lutte paye ! | lundi 1 février 2010, 11:04
Le Conseil d'État donne raison aux défenseurs de la maternité de Valréas
Réuni en séance plénière la semaine dernière, le Conseil d'État a rejeté le pourvoi déposé par Roselyne Bachelot. La ministre de la Santé contestait la décision du juge administratif de Nîmes qui, le 10 octobre 2009, avait fait injonction au ministre de tutelle de rouvrir la maternité de l'hôpital de l'Enclave, à Valréas (Vaucluse). Le Conseil d'État argumente sa décision en précisant que la suppression de ce service serait un danger pour les parturientes de Valréas et du Sud-Drôme, mais aussi que « le pourvoi n'est fondé sur aucun moyen sérieux ».
Une bataille est gagnée... mais pas la guerre pour les défenseurs de la maternité de Valréas. Il faut recruter une nouvelle équipe médicale pour refaire fonctionner la maternité, ce qui n'est pas chose facile compte tenu de la pénurie de spécialistes (notamment chez les anesthésistes et les gynécologues obstétriciens) hors des grandes agglomérations. Et ce, d'autant que le comité de défense de la maternité ainsi que le maire de Valréas attendent une autorisation de fonctionnement pour cinq ans et non d'année en année, comme ce fut le cas auparavant. Or, le tribunal administratif de Nîmes n'a pas encore rendu sa décision au fond.
http://www.viva.presse.fr/Le-Conseil-d-Etat-donne-raison-aux_13276.html
HÔPITAL DE RUFFEC: LA RIPOSTE JUDICIAIRE
Le maire de Ruffec repart à l'attaque contre l'administration. Objectif: sauver la chirurgie à l'hôpital. Il a le feu vert unanime de son conseil.
Cela n'aura pas traîné. Le 15 janvier l'Agence régionale de l'hospitalisation (ARH) stoppe pour la deuxième fois la chirurgie sept jours sur sept vingt-quatre heures sur vingt-quatre à l'hôpital de Ruffec. Le 21 janvier, Bernard Charbonneau décroche un mandat de son conseil communautaire pour attaquer en justice l'arrêté de l'ARH. Mandat conforté par un second obtenu à l'unanimité mercredi soir de son conseil municipal de Ruffec. «Et j'ai aussi trois autres mandats: celui de la communauté médicale du centre hospitalier, celui du personnel du centre hospitalier et celui de l'association de défense de l'hôpital. On ne va pas se laisser faire.»
Moustaches en bataille, Bernard Charbonneau n'a nullement l'intention de se laisser monter sur les pieds par l'ARH, devenue depuis le 1er janvier ARS, pour Agence régionale de santé. Le maire de Ruffec a déjà fait plier une fois l'ARH. Il compte bien y parvenir une deuxième fois. Et le débat sur la question a été nourri mercredi soir au conseil municipal.
La «victoire» du mois de juillet dernier - le tribunal administratif, saisi par Bernard Charbonneau et l'association «Soutiens en urgence à l'hôpital» avait cassé l'arrêté de l'ARH - est dans tous les esprits. Mais aussi le fait que l'ARH a fait appel et qu'aujourd'hui le dossier est devant le Conseil d'Etat dont chacun, à Ruffec, attend la décision. Et qu'en attendant, l'hôpital de Ruffec ne peut faire que de la chirurgie ambulatoire dans un cadre temporaire très précis (du lundi au vendredi) pour des interventions programmées.
Le fait est qu'aujourd'hui, seule une décision judiciaire peut maintenir une chirurgie de plein exercice à l'hôpital de Ruffec. «Nous ne sommes absolument pas dans la situation de Barbezieux, qui est à une vingtaine de minutes seulement de Girac, ou de Confolens, à autant de Saint-Junien», a rappelé Bernard Charbonneau qui estime que le Ruffécois est un bassin de vie et de population à part entière, suffisamment éloigné d'Angoulême, Limoges ou Poitiers pour détenir une chirurgie de plein exercice.
Les avocats mandatés par Bernard Charbonneau ont constitué un volumineux dossier et sont prêts pour la première audience.
http://www.charentelibre.com/article-7-hopital-de-ruffec-la-riposte-judiciaire.html?id_article=307542
COORDINATION NATIONALE des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité
(fondée à SAINT-AFFRIQUE en 2004)
Siège social : 1 rue Jean Moulin 70200-LURE SIREN : 503 711 988 - SIRET : 503 711 988 00017
Association agréée - Arrêté du 14/08/2008 - N2008AG0003
Site : http://www.coordination-nationale.org
Contact : postmaster@coordination-nationale.org
Président : Michel ANTONY - Michel.Antony@wanadoo.fr Adresse personnelle : 3 rue Labarbe 70200 MAGNY VERNOIS - Tel.03.84.62.91.65 - 06.63.82.28.24
Vice Présidente : Françoise NAY jean.rostandivry@wanadoo.fr Adresse personnelle : 3 rue Coutant 94200 IVRY sur Seine - Tel. 01.46.72.63.82 - 06.07.89.06.57 |
|  Protocole d'accord FPH : les différentes positions... pour l'instant de principe.... | lundi 1 février 2010, 11:02
PARIS, 28 janvier 2010 (APM) - Les organisations syndicales FO et CFE-CGC ont rejeté partiellement le projet de protocole d'accord sur la réforme statutaire des infirmiers, tandis que la CFDT et SUD l'ont rejeté dans son intégralité, a-t-on appris jeudi auprès des différentes organisations syndicales.
L'ensemble des organisations syndicales, qui contestent la suppression du droit de départ à la retraite à 55 ans des infirmiers moyennant leur passage en catégorie A, ont soumis la version définitive du protocole d'accord à leurs différentes instances au cours de la semaine. Le document est divisé en six volets qui peuvent autoriser des signatures séparées.
La CFDT santé-sociaux, qui s'était déclarée hostile à une dispersion du protocole d'accord en plusieurs volets, a rejeté mercredi en bloc l'ensemble du texte, a-t-on appris auprès de sa secrétaire générale, Nathalie Canieux.
"Ce protocole, c'est plus de pénibilité pour plus de salaire, le gouvernement se trompe de diagnostic", a déclaré Nathalie Canieux.
Par la voix de sa secrétaire générale, la CFDT déplore également l'absence de mesures sur les conditions de travail. "Le protocole d'accord promet un groupe de travail sur les conditions de travail mais ce groupe de travail, on nous l'avait déjà promis en 2006 et on ne l'a jamais vu venir".
"Compte tenu du contexte européen, l'entrée dans le dispositif LMD [licence-master-doctorat] était inéluctable", ajoute Nathalie Canieux. "Exiger une monnaie d'échange [la suppression du droit à un départ à la retraite à 55 ans, ndlr] n'est pas loyal".
Le syndicat ne comprend pas davantage qu'on "isole" le dossier des retraites dans la fonction publique hospitalière du dossier global sur les retraites.
FO ET LA CFE-CGC REJETTENT LES VOLETS STATUTAIRES ET SALARIAUX
L'organisation syndicale FO, à la suite d'une rencontre de la branche santé du comité national lundi, a décidé de ne pas signer les volets 1, 2 et 3 du protocole d'accord, qui portent sur les mesures statutaires et salariales des infirmiers et cadres de santé et plus généralement des corps paramédicaux, a-t-on appris auprès de Didier Bernus, secrétaire général de la branche des services de santé.
Ces trois volets font en effet référence au "droit d'option", en vertu duquel les infirmières auront le choix entre un passage en catégorie A avec un départ à la retraite différé à 60 ans ou le maintien dans un espace statutaire rénové de la catégorie B avec un droit de départ à la retraite qui reste à 55 ans.
"Certes, nous notons des avancées qui ne sont pas négligeables en termes indiciaires mais nous maintenons la position que nous avons défendue depuis le départ", a expliqué Didier Bernus, rappelant que son syndicat avait menacé de ne pas signer un texte ne reconnaissant pas la pénibilité de la profession infirmière et donc le maintien de la catégorie active.
"D'un côté, nous avons les déclarations de Sarkozy [qui a déclaré lundi soir sur TF1 que la question de la pénibilité serait rediscutée avec les syndicats, ndlr] et de l'autre, on nous retire ce qui est considéré comme une reconnaissance de la pénibilité [à savoir un départ à la retraite à 55 ans], nous sommes en proie au doute", a fait remarquer Didier Bernus.
L'organisation syndicale signera en revanche les volets 4, 5 et 6 qui concernent le reclassement des personnels administratifs, techniques, ouvriers et socio-éducatifs dans le nouvel espace statutaire de la catégorie B, l'accompagnement de l'allongement des carrières et l'amélioration des conditions de travail des personnels paramédicaux et enfin les spécialisations et accès aux masters et doctorats.
La CFE-CGC, qui a envoyé un questionnaire à l'ensemble de ses adhérents, ne signera pas les volets 1, 2, 3 et 4, a indiqué à l'APM le secrétaire général du Syndicat national des professionnels infirmiers (SNPI, affilié à la confédération), Thierry Amouroux.
Il y a eu "rejet massif des volets statutaires et [un] avis favorable sur les pistes d'amélioration des conditions de travail et de perspectives de carrière", déclare le syndicat dans un communiqué.
Pour la CFE-CGC, "l'âge de départ en retraite est fonction de la pénibilité, non du salaire".
"Par ailleurs, pas un centime ne sera versé avant décembre 2010, date [à laquelle] les infirmières auront une revalorisation de seulement sept à 10 points. Les infirmières spécialisées et les cadres de santé devront, elles, attendre juillet 2012".
Le SNPI affirme avoir reçu copie de 6.234 signatures de la pétition adressée à Roselyne Bachelot et rappelle qu'il s'est associé à la Coordination nationale infirmière (CNI) et au Syndicat national des infirmiers conseillers de santé (Snics) pour l'envoi d'une carte-pétition au président de la République, Nicolas Sarkozy.
SUD SANTE SOCIAUX REFUSE LE PROTOCOLE D'ACCORD
De son côté, le syndicat SUD santé sociaux a rejeté vendredi le protocole d'accord, affirmant ne pas être au courant d'une signature possible en plusieurs volets, a-t-on appris auprès de son représentant Jean-Marie Sala.
"La suppression de la catégorie active constitue un recul", a-t-il déclaré, estimant également que la revalorisation salariale était "insuffisante".
La CFTC santé et sociaux devait se prononcer vendredi mais son président Bernard Sagez, interrogé par l'APM, ne cachait pas que les prises de position "étaient très partagées" et que la question des retraites posait "un gros problème".
Enfin, la CGT, qui organise depuis plusieurs jours différentes assemblées générales, se prononcera mercredi sur le texte, qui a suscité à plusieurs reprises sa désapprobation, en particulier sur son versant retraite.
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|  Une rubrique qui va s'étoffer... | lundi 1 février 2010, 10:44
vu la campagne de destruction de tract menée sur nos informations par certains syndicats de la boite, nous avons décidé d'essayer de mettre en ligne tous nos tracts concernant le CH La Rochelle...
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|  Ordre Infirmier : l'article du journal SUD OUEST. |  | jeudi 28 janvier 2010, 09:35
POLÉMIQUE. Une intersyndicale appelle à la mobilisation contre l'Ordre des infirmiers, aujourd'hui, à Paris Discorde des infirmiers sur l'Ordre professionnel
Un Ordre professionnel censé représenter les 510 000 infirmier(e) s français et promouvoir le métier dans un pays où ils font cruellement défaut. Un Ordre auquel chaque infirmier devait s'inscrire avant le 31 décembre 2009 et cotiser (75 euros) sous peine d'encourir un procès pour exercice illégal. Voilà ce que dénonce une intersyndicale constituée par les organisations CFTC, CFDT, FO, Snics (Syndicat national des infirmiers conseillers de santé)-FSU, Sud Santé, Unsa et CGT.
Fabrice Brivady, infirmier au centre hospitalier de Rochefort et président du conseil départemental de l'Ordre des infirmiers de Charente-Maritime, évoque cette obligation légale comme une « avancée ». La « reconnaissance » par l'État de la première organisation professionnelle de santé comme suffisamment « majeure et autonome pour se gérer elle-même ». Un Ordre qui a déjà la charge de gérer les fichiers des services publics de la Ddass et de la Drass. Autorisation d'exercer, code déontologique, cartographie des infirmiers salariés et libéraux, c'est le secteur dans son ensemble comme « interlocuteur unique » que devrait représenter peu à peu l'Ordre. Fabrice Brivady parle d'un « bon retour des dossiers d'inscription » dans le département mais ne peut communiquer de chiffres au vu de l'évolution constante des démarches.
Une idée battue en brèche par Christophe Geffré, infirmier à l'hôpital de La Rochelle et secrétaire départemental du syndicat Sud. Il refuse d'adhérer à l'Ordre et rejette en bloc le principe même de sa création par la loi du 21 décembre 2006. Selon son syndicat, l'obligation d'adhésion pour avoir le droit de travailler serait contraire à la Constitution. Néanmoins, la législation a été mise en place sans retocage du Conseil constitutionnel. Christophe Geffré l'estime « injuste et inutile », il y voit « un outil trop lourd dont le but d'assujettir la profession est un aveu d'échec du dialogue social ».
Une nouvelle instance disciplinaire et une gestion du système de Santé qui poussent certains à la rédaction d'un manifeste prônant la désobéissance civile (www.contrordreinfirmier.org). Selon les syndicats, ils seraient toujours plusieurs milliers à refuser de s'inscrire et 87 % des infirmiers auraient boycotté les élections des conseillers ordinaux qu'ils jugent illégitimes pour les représenter.
Les instances de l'Ordre, elles, reconnaissent aux syndicats leurs responsabilités en matière de lutte salariale et statutaire et affirment ne vouloir en aucun cas les évincer. |
|  Négociations salariales dans la FPH : on va les payer cher !!! | mercredi 20 janvier 2010, 10:54
Les négociations salariales Fonction Publique Hospitalière sont en cours... et comme pour les catégories C l'année dernière, on va les payer chers...
On vous propose un 4 pages fédéral généraliste... avant de vous développer ces négociations par catégorie... | |
|  Les Phillips de Dreux nous montrent la voie : autogestion ! | mardi 12 janvier 2010, 09:59
Le 5 janvier, 147 ouvriers, cadres, et ingénieurs ont décidé de reprendre la production, sans hiérarchie, en s'organisant eux-mêmes, avec l'idée que « l'usine est rentable, si on n'engraisse pas financièrement les actionnaires ». Depuis, les travailleurs/ses produisent des téléviseurs, pour l'instant stockés dans un atelier sous contrôle ouvrier. | |
|  Appel à signature : nous exigeons la suppression du ministère de l'identité nationale et de l'immigration. | mardi 12 janvier 2010, 09:42
Promesse électorale de Nicolas Sarkozy, la création d'un ministère chargé de l'Immigration et de "l'Identité nationale" a introduit dans notre pays un risque d'enfermement identitaire et d'exclusion dont on mesure, chaque jour depuis deux ans et demi, la profonde gravité. Très officiellement, des mots ont été introduits sur la scène publique, qui désignent et stigmatisent l'étranger – et par ricochet, quiconque a l'air étranger. Réfugiés et migrants, notamment originaires de Méditerranée et d'Afrique, et leurs descendants, sont séparés d'un «nous» national pas seulement imaginaire puisque ses frontières se redessinent sur les plans matériel, administratif et idéologique.
Qu'a fait naître ce ministère ? De nouveaux objectifs d'expulsion d'étrangers (27 000 par an), des rafles de sans-papiers, l'enfermement d'enfants dans des centres de rétention, le délit de solidarité, l'expulsion des exilés vers certains pays en guerre au mépris du droit d'asile, la multiplication des contrôles d'identité au faciès, enfin la naturalisation à la carte, préfecture par préfecture, qui rompt avec le principe d'égalité...
Dans cette fissure de la République se sont engouffrés nos dirigeants. Par des propos inadmissibles dans une démocratie, banalisés et désormais quotidiens, ils légitiment tous les comportements et les paroles de rejet, de violence, et de repli sur soi. Nous ne sommes pas ici face à des "dérapages" individuels. En réalité, ces propos sont la conséquence logique d'une politique que le gouvernement souhaite encore amplifier sous le couvert d'un "débat" sur l'identité nationale. Nous sommes ainsi appelés à devenir coauteurs et coresponsables du contrôle identitaire sur la France.
La circulaire ministérielle adressée aux préfectures pour encadrer le débat lance une interrogation : "Pourquoi la question de l'identité nationale génère-t-elle un malaise chez certains intellectuels, sociologues ou historiens ?" La réponse est simple. Nous ne pouvons pas accepter que le regard inquisiteur d'un pouvoir identitaire puisse planer, en s'autorisant de nous, sur la vie et les gestes de chacun.
C'est pourquoi il est temps aujourd'hui de réaffirmer publiquement, contre ce rapt nationaliste de l'idée de nation, les idéaux universalistes qui sont au fondement de notre République.
Nous appelons donc les habitants, les associations, les partis et les candidats aux futures élections à exiger avec nous la suppression de ce "Ministère de l'Identité nationale et de l'Immigration", car il met en danger la démocratie.
Premiers signataires : Michel Agier (anthropologue, EHESS et IRD), Etienne Balibar (philosophe, université Paris-X et university of California), Marie-Claude Blanc-Chaléard (historienne, université Paris-X), Luc Boltanski (sociologue, EHESS), Marcel Detienne (historien, EPHE et université Johns Hopkins), Eric Fassin (sociologue, ENS), Michel Feher (philosophe, Paris), Françoise Héritier (anthropologue, Collège de France), Daniel Kunth (astrophysicien, CNRS), Laurent Mucchielli (sociologue, CNRS), Pap Ndiaye (historien, EHESS), Gérard Noiriel (historien, EHESS), Mathieu Potte-Bonneville (philosophe, Collège international de philosophie), Richard Rechtman (psychiatre, Institut Marcel Rivière, CHS la Verrière), Serge Slama (juriste, université d'Evry), Emmanuel Terray (anthropologue, EHESS), Tzvetan Todorov (historien, CNRS), Paul Virilio (urbaniste, Ecole spéciale d'architecture de Paris), Sophie Wahnich (historienne, CNRS) et Patrick Weil (historien, CNRS)
Pour signer l'appel soutenu par l'US SOLIDAIRES :
http://www.pourlasuppressionduministeredelidentitenationale.org/ |
|  Le stress au travail coûte cher... et pas seulement à notre santé ! | mardi 12 janvier 2010, 09:31
Stress au travail : un coût entre de 1,9 et 3 milliards d'euros en 2007 Le stress au travail aurait coûté en France de 1,9 à 3 milliards d'euros en 2007, en incluant les "dépenses de soins, celles liées à l'absentéisme, aux cessations d'activité et aux décès prématurés", selon une étude publiée, le 7 janvier 2010, précisant "qu'il s'agit d'une évaluation à minima".
Cette enquête a été menée conjointement par l'Institut national de recherche et de sécurité (INRS) et Arts et Métiers ParisTech, qui ont croisé des données macroéconomiques, issues de la comptabilité nationale ou des comptes de santé publique, et des études épidémiologiques sur une population active de 27,8 millions de personnes, avec pour objectif "d'évaluer le coût social du stress au travail à l'échelle de la nation".
Selon les auteurs, "les chiffres réels sont vraisemblablement bien supérieurs", car certains types de stress ou de pathologies n'ont pas été inclus dans l'analyse. L'étude n'a ainsi pris en compte "qu'un seul facteur de stress, le 'job strain' ou 'situation de travail tendue', définie par la combinaison d'une forte pression subie (taches effectuées à cadences rapides et soumises à des échéances serrées) et d'une absence d'autonomie dans la réalisation du travail". Or, ce "'job strain' représente moins d'un tiers des situations de travail fortement stressantes. Faute de données suffisamment établies, d'autres facteurs de stress importants comme le manque de soutien social ou le manque de reconnaissance n'ont pas été inclus dans l'étude", soulignent-ils.
De même, "parmi les pathologies liées au stress, les auteurs n'ont retenu que celles qui ont fait l'objet de nombreuses études: les maladies cardiovasculaires (infarctus, maladies cérébrovasculaires, hypertension), la dépression et certains troubles musculosquelettiques (TMS)", expliquent-ils. "Les maladies immunitaires, allergiques ou encore les désordres hormonaux sont donc exclus du champ de l'étude", ont-ils précisé.
En conclusion, ils relèvent que leur approche "autorise une évaluation relativement rigoureuse du coût des soins et de la perte de richesse pour la société", mais qu'elle "ne prend pas en compte toute la dimension du coût pour l'individu, et en particulier la souffrance et la perte de bien-être que le stress occasionne". |
|  Les effectifs de l'Hôpital Public reculent... un article des Echos. | mardi 12 janvier 2010, 09:28
Les effectifs de l'hôpital public reculent pour la première fois
Nicolas Sakorzy présente aujourd'hui ses voeux aux personnels de santé lors d'un déplacement au centre hospitalier Saint-Jean de Perpignan. Les hôpitaux sont à un tournant de leur histoire : 1.800 postes ont été supprimés en 2009, après 100.000 créations les dix années précédentes. Et ce n'est qu'un début.
La règle du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite n'a jamais été appliquée aux hôpitaux. Au contraire, leurs effectifs avaient continué de progresser après l'arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir. Mais alors que le chef de l'Etat présente aujourd'hui ses voeux aux personnels de santé lors d'un déplacement au centre hospitalier Saint-Jean de Perpignan, l'hôpital est aujourd'hui à un tournant. L'an dernier, pour la première fois depuis au moins dix ans, l'effectif permanent a reculé : 1.800 postes de moins parmi les soignants -les infirmières par exemple, mais pas les médecins -et les non-soignants -emplois médico-techniques en imagerie médicale, logistique, transports, etc. « Réserves de productivité »
C'est ce qu'a annoncé récemment Gérard Vincent, délégué général de la Fédération hospitalière de France. Certes, ce chiffre est à prendre avec des pincettes : 1.800 emplois, cela ne représente que 0,2 % de l'effectif total. Et il peut inclure des actions d'externalisation : un hôpital qui transfère à un sous-traitant son service de blanchisserie ou de restauration verra son effectif diminuer, mais le nombre de salariés présents sur le site, lui, restera identique. Le chiffre est aussi à relativiser : sur les dix années précédentes, l'hôpital avait créé quelque 100.000 emplois, en raison notamment de la mise en place des 35 heures. Il n'empêche, la tendance est là, et elle ne concerne plus seulement les intérimaires ou les CDD, comme ces dernières années. L'hôpital tente bel et bien de réduire ses effectifs. « Il y a des réserves de productivité, a déclaré Raymond Soubie, conseiller social de l'Elysée, en novembre lors de la conférence santé des « Echos » et du « Quotidien du médecin ». Entre 2008 et 2015, il va y avoir 220.000 départs à la retraite. Si on veut faire des actions d'optimisation tout en préservant la qualité des soins, c'est maintenant qu'il faut le faire. » De nombreux grands établissements, en commençant par l'Assistance publique Hôpitaux de Paris, prévoient ainsi des plans de retour à l'équilibre financier sur trois ou quatre ans, qui intègrent de substantielles suppressions de postes (lire ci-dessous). Nicolas Sarkozy avait fixé comme objectif aux hôpitaux de ne plus être en déficit d'ici à 2012. La situation est tendue
« Le seul moyen de rester dans les limites des enveloppes qui nous sont accordées consiste à réduire l'emploi, a argumenté de son côté Gérard Vincent devant les parlementaires de la Mission d'évaluation et de contrôle des lois de financement de la Sécurité sociale, le mois dernier. La masse salariale représente aujourd'hui de 68 % à 70 % de nos charges (...). La seule variable d'ajustement est donc la masse salariale. Cette question est moins taboue qu'elle ne l'était voilà encore quelques années. »
Moins taboue peut-être, mais l'exécutif marche néanmoins sur des oeufs, car la situation est tendue sur tous les fronts. Après l'examen houleux au Parlement de la loi Bachelot, qui tente d'améliorer le fonctionnement de l'hôpital, les syndicats de médecins restent mobilisés. Ils demandent la modification de projets de décret du ministère de la Santé , qui, pour la plupart, ne sont pas encore parus. Le printemps doit aussi voir l'avènement des agences régionales de santé, créées par la même loi. Elles regrouperont les personnels de sept organismes différents (agences d'hospitalisation, DDASS, assurance-maladie...), ce qui inquiète sur le terrain. VINCENT COLLEN, Les Echos Les établissements déficitaires suppriment des centaines de postes
[ 12/01/10 ] Les Hôpitaux de Paris et les gros CHU de province expliquent la quasi-totalité du déficit de l'hôpital public. Pour revenir à l'équilibre en 2012, objectif fixé par le gouvernement, ils tentent de réduire leurs effectifs, ce qui provoque parfois des conflits sociaux très durs.
Paris. L'Assistance publique-Hôpitaux de Paris prévoit de supprimer un millier de postes en 2010 et encore plus en 2011 et 2012. L'annonce a provoqué une levée de boucliers : 900 médecins menacent de démissionner collectivement de leurs fonctions administratives si ces chiffres ne sont pas revus à la baisse (« Les Echos » du 16 décembre). Le plus grand établissement de France emploie 92.000 salariés, pour un budget annuel proche de 6,5 milliards d'euros. La perte pour 2009 est estimée à 90 millions d'euros. L'AP-HP cherche à économiser 300 millions d'ici à 2012.
· Marseille. Sous la menace d'une grève générale lancée avant les fêtes par Force ouvrière, des négociations sociales tendues ont démarré la semaine dernière à l'Assistance publique des hôpitaux de Marseille (APHM). Le syndicat majoritaire demande l'intégration de 500 CDD. Pour les organisations syndicales comme pour la direction, il manque au moins 200 postes d'infirmières dans les hôpitaux marseillais qui emploient quelque 14.200 personnes. Des postes logistiques et administratifs ont été supprimés en 2009, mais une stabilisation est prévue cette année, assure la direction. Sur le plan financier, la situation s'améliore avec un déficit qui est passé de 58 à 46 millions entre 2008 et 2009. L'objectif est de limiter les pertes à 35 millions cette année pour un budget global de 1,1 milliard. La direction s'est engagée à un retour à l'équilibre d'ici à 2014 en contrepartie d'une rallonge de 25 millions accordée par l'Etat il y a un an.
· Lyon. Au rythme de 200 suppressions d'emplois par an depuis 2009, les Hospices civils de Lyon (HCL) devraient alléger leurs effectifs de quelque 800 personnes d'ici à 2013 sur un effectif de 17.000 agents, selon les syndicats. « Les départs à la retraite ne sont pas remplacés et des primes de départs volontaires, s'apparentant à des licenciements, sont proposées à certains agents », précise Louisa Nouary, déléguée FO. Les syndicats s'inquiètent pour l'avenir de l'hôpital Edouard-Herriot, un des plus importants, dont la rénovation est sans cesse repoussée. Le deuxième CHU de France aurait enregistré 86 millions de déficit en 2009, de source syndicale. Un chiffre que conteste Paul Castel, le directeur général, qui précise que la situation s'est nettement améliorée par rapport à 2008, où les pertes atteignaient 94 millions.
· Nancy. Le déficit de l'exercice 2009 devrait s'établir à 33 millions d'euros, pour un budget de l'ordre de 620 millions. « Le plan de retour à l'équilibre annoncé il y a un an permet déjà de stabiliser le déficit au niveau de 2008 », affirme Philippe Vigouroux, directeur général. La suppression sur quatre ans de 650 postes (dont 200 en 2009), sur les 7.500 que compte l'établissement, par non-remplacement d'un départ à la retraite sur deux, est une des premières mesures engagées.
· Nice. Avec un déficit passé de 36 millions d'euros fin 2007 à 21 millions d'euros à fin 2009, le CHU de Nice est sur la voie du redressement. Adopté en 2008 après de fortes tensions sociales, le plan de retour à l'équilibre sur cinq ans prévoyait de redresser la barre tout en préservant l'emploi des soignants. Les suppressions de postes avec redéploiement du personnel et non-remplacement de départs à la retraite ont concerné essentiellement les postes administratifs.
· Rennes. André Fritz, directeur général du CHU, a réussi à négocier, après un long conflit social, la mise en place d'un plan d'économies sans réduction des effectifs permanents (6.000 salariés). Les jours de RTT passeront cette année de 19 à 14, ce qui générera une moindre dépense de 3,5 millions d'euros en diminuant les besoins en personnel de remplacement. Certains départs à la retraite peuvent ne pas être remplacés dans les fonctions administratives. « Notre perte était de 10 millions d'euros en 2008, elle sera de 6 millions d'euros en 2009, nous sommes dans le bon rythme », assure André Fritz.
· Toulouse. Le CHU est revenu à l'équilibre en 2009, selon la direction, après des déficits de 4 millions d'euros en 2008 et de 12 millions en 2007, sur un budget de 873 millions en 2008. Le directeur, Jean-Jacques Romatet, a appliqué un plan de retour à l'équilibre en trois ans en regroupant des services et en supprimant une centaine de postes en 2008 dans l'administration et la logistique. L'effectif n'a pas diminué en 2009 selon la direction, mais le délégué CGT Didier Bergé affirme que le CHU avait prévu la suppression de 50 postes. La pénurie d'infirmières a entraîné des tensions.
Le Havre. Le plan de retour à l'équilibre comprend la suppression de 387 postes sur 3.500 entre 2008 et 2012. En 2008, 150 agents sont partis sans être remplacés. En 2009, le nombre d'emplois n'a pas évolué, compte tenu du niveau d'activité de l'établissement. Le déficit, qui avait atteint 14 millions d'euros en 2008 pour un budget de 267 millions, devrait être nettement réduit en 2009.
· Caen. Placé sous administration provisoire (le nouveau budget n'a pas été voté), ce CHU de 5.300 agents est dans une situation financière délicate : en 2009, son déficit a frôlé les 28 millions d'euros. Une réduction des effectifs portant sur 208 postes est engagée. DE NOS CORRESPONDANTS DANS LES REGIONS, Les Echos |
|  Grippe A : le dossier évolue sans cesse... | mardi 5 janvier 2010, 11:16
Le dossier sur la grippe H1N1 évolue sans cesse... il est mis à jour régulièrement... et y compris actuellement...
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|  Les effets de la loi HPST... | mardi 5 janvier 2010, 10:51
allez voir la rubrique sur notre site... nous allons répertorier les exemples qui commencent à tomber sur la mise en place de la loi HPST...
Pour étayer notre propos :
Un exemple à Toulouse... ci dessous la lettre du Président de la CME du CHU. Quand même les médecins le disent...
Chères et chers amis,
L'Agence Régionale de l'Hospitalisation Midi Pyrénées a décidé de suspendre toute activité de chirurgie cardiaque pédiatrique sur le CHU. Nous l'avons appris par l'Agence de Presse Médicale (APM) lundi 29 décembre ; l'APM en effet était destinataire de l'information avant que le CHU lui-même n'en ait été informé. La forme est donc plutôt cavalière mais le fond du problème est autrement plus grave. Suspendre brutalement une activité qui se pratique depuis plus de trente ans à Toulouse, jusqu'ici sur deux sites, le CHU et la Clinique Pasteur, va porter un grand préjudice aux enfants cardiaques de la Région Midi Pyrénées dont certains nécessitent des interventions en urgence. Nous allons être dans l'obligation de transférer sur Marseille, Bordeaux ou Paris des enfants en situation médicale délicate, leur faisant prendre de ce fait, des risques non négligeables. D'autre part, cette décision survient alors que les deux Etablissements, le CHU et la Clinique Pasteur avaient décidé début 2009 de mettre leurs expériences en commun et de réaliser cette activité sur le site de l'Hôpital des Enfants à proximité de la réanimation pédiatrique, afin d'être en conformité avec la réglementation. Cette démarche commune, plutôt emblématique, avait pour objectif une amélioration de la qualité et de la sécurité des soins apportés aux enfants atteints de cardiopathies congénitales. Nous ne pouvons rester sans réaction devant cette décision incompréhensible de l'ARH. Le CHU a demandé dès le 29 décembre la poursuite de cette activité jusqu'à la mise en conformité complète du site sur l'Hôpital des Enfants. La Présidence de la CME a demandé audience à Mme la Ministre de la Santé pour exprimer la désapprobation de la communauté médicale, en liaison avec la Direction de la Clinique Pasteur, notre partenaire dans ce domaine. Le CHU va également déposer dès lundi un recours auprès du Ministère. D'autre part, les familles des enfants devant être opérés prochainement se sont exprimées avec beaucoup de dignité sur les médias nationaux (TF1 et FR3) pour témoigner de leur grande déception et les politiques, Pierre Cohen, Président du CA du CHU, Martin Malvy, Président de la Région Midi Pyrénées et Pierre Izard, Président du Conseil Général de la Haute Garonne ont fait savoir publiquement au Ministère leur désaccord sur cette décision. Pour notre part, en tant que Communauté médicale du CHU, la question se pose de savoir si nous allons continuer à coopérer avec l'ARH au niveau des diverses Commissions ou Instances auxquelles certains d'entre nous participent. Nous vous tiendrons bien sûr informés de l'évolution de ce très délicat dossier. Malgré tout, je vous souhaite de passer une bonne fin d'année en espérant que 2010 débutera sous de meilleurs auspices.
Bien amicalement à vous tous,
Bernard Pradère
Président de la CME | |
|  Le journal de la section de La Rochelle est sorti... | lundi 4 janvier 2010, 14:35
Notre désormais célèbre SCUD est sorti... Vous pouvez le consulter sur ce site.
Bonne lecture ! | |
|  quand la CGT se transforme en patron voyou... | lundi 4 janvier 2010, 11:23
La CGT, qui gère le CE des cheminots de la SNCF, devrait être un patron exemplaire... il n'en est rien !
Un article de Capital... | |
|  Copenhague : le communiqué de SOLIDAIRES | lundi 21 décembre 2009, 09:46
La conférence de Copenhague, présentée depuis des mois comme historique, s'est achevée dans le chaos et a accouché d'un texte insipide, pour le moment adopté simplement par une trentaine de chefs d'Etats et de gouvernements de pays développés et émergents, tandis que la conférence des Nations unies en a simplement pris note. Le refus des Etats-Unis de s'en- gager réellement dans la lutte contre le changement climatique, l'inconsistance de l'Union européenne qui aurait pu être le moteur de ces négociations, le jeu de la Chine, de l'Inde et de l'Afrique du Sud qui a divisé le G77, le poids des grands lobbies industriels et des multinationales ont abouti à un échec que le pire scénario ne pouvait laisser imaginer. | |
|  Sarkozy récupère Camus : Michel Onfray réagit | lundi 21 décembre 2009, 09:39
Un pamphlet de Michel Onfray concernant l'entourloupe de Sarkozy... | |
|  Vu sur le site de la LDH de Toulon... des ministres ex-condamnés qui nous font la leçon de la tolérance zéro ! | lundi 21 décembre 2009, 09:19
Dans une contribution au débat sur l'insécurité, le site toulonnais bien connu Cuverville reprend une information parue dans l'édition du 11 novembre 1965 du Petit Varois... C'était il y a 44 ans. Deux jeunes étudiants [1], mineurs au moment des faits, en vacances sur la côte, s'étaient laissés aller à commettre des actes punis par la loi...
L'un des deux était de retour dans le Var il y a quelques jours. Membre d'un parti qui prône la tolérance zéro et la plus extrême fermeté envers les délinquants, il est aujourd'hui ministre chargé de la mise en œuvre du plan de relance. Il accompagnait le président de la République venu à la Seyne-sur-Mer faire le point sur la crise économique...
Espérons que le rappel de cette histoire – outre qu'il redonnera peut-être espoir à quelques jeunes dévoyés qui vivent dans les quartiers – tempérera un peu le zèle de ceux qui, par des déclarations souvent outrancières, poussent à un nouveau durcissement de la politique pénale envers la jeunesse.
La réponse de Mariani, le Sarkozyste pur jus, dans une revue d'extrême droite :
des conneries de jeunes... militants d'Occident
article de la rubrique extrême droite date de publication : mardi 8 décembre 2009
« C'est une connerie de jeunes voilà tout », déclare Thierry Mariani candidat UMP aux régionales en PACA à propos des frasques de jeunesse d'Alain Madelin et Patrick Devedjian. « Qui n'a jamais volé un paquet de bonbons ? » [1].
Nous reprenons ci-dessous le compte-rendu paru le 11 novembre 1965 dans Nice-Matin [2] de l'audience du tribunal de Draguignan qui a jugé ces faits. Cet article évoquant des « activités politiques » qui auraient entraîné les deux prévenus « sur la voie de la délinquance », nous le faisons suivre d'un rappel de ce que fut le groupe Occident.
On ne sait si Patrick Devedjian et Alain Madelin seraient aujourd'hui repérés comme enfants à risque, mais les « conneries » de leurs jeunes années ne les auront pas empêchés de réaliser une brillante carrière politique au sein d'une droite qui n'a cessé d'exploiter le thème de l'insécurité. Patrick Devedjian est ministre d'un gouvernement qui fiche tout le monde y compris les enfants et dont un autre membre vient d'instaurer le « couvre feu » pour les mineurs de moins de treize ans.
Il y a 44 ans, le bâtonnier Guillaume Barles qui assurait la défense des deux jeunes délinquants avait su rappeler que « la justice devait, d'une façon humaine, envisager toute chose », avant de faire valoir « que l'on jugeait des enfants plutôt que des hommes faits ».
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|  Un communiqué du SMG sur les ALD. | lundi 30 novembre 2009, 09:43
Affections de longue durée (ALD) : de la prise en charge solidaire au marché des complémentaires ?
Le PLFSS (art.29) et le plan cancer II, annoncé par M. Sarkozy (mesure 25), prévoient d'entériner la sortie précoce des patients du dispositif ALD au prétexte, fallacieux, qu'ils seraient victimes de discrimination à l'embauche, au logement ou à l'accès à l'assurance. La ministre de la Santé, Mme Bachelot affirme même : " un malade guéri d'un cancer doit sortir de la trappe à exclusion qu'est la classification en ALD (1) ". Les conditions de la poursuite de la prise en charge doivent être fixées par un décret, après avis de la Haute autorité de santé (HAS), qui s'est prononcée pour "ne renouveler l'ALD cancer, au-delà de la durée initiale de cinq ans, que lorsqu'il y a nécessité de poursuite d'une thérapeutique lourde ou de prise en charge de séquelles".
Les critères médicaux retenus sont flous : les frontières temporelles entre guérison, rémission et rechute ne sont-elles pas aléatoires en cancérologie ? Si cette mesure est mise en place, les gens dits "guéris", devenus hors-ALD, ne seront plus encouragés à poursuivre une surveillance médicale régulière pour se faire dépister : les mesures administratives ne sont-elles pas le meilleur relais des politiques anti-sociales ?
Un cancéreux « guéri » ne coûte plus grand chose à l'Assurance maladie pour son suivi de surveillance annuel. Supprimer le dispositif ne rapportera donc pas grand chose pour combler le déficit de l'Assurance maladie. Le gouvernement ne veut-il pas plutôt faire passer à la trappe le dispositif de l'ALD, qui concerne 12% de la population ? D'autres pathologies non cancéreuses relevant de ce système solidaire risquent aussi d'y passer. Les motivations seraient alors d'ordre purement idéologiques : ouvrir le marché des soins lourds et prolongés aux complémentaires santé, et ainsi affaiblir la prise en charge solidaire par l'Assurance Maladie.
Les ménages les plus pauvres font déjà un effort trois fois plus grand que les plus riches pour se payer une complémentaire qui est de moins bonne qualité, 7% de la population n'a pas de couverture complémentaire (2), 14% des Français ont renoncé à des soins en 2006 (3), enfin en 2009, la santé coûte en moyenne 40 à 50 % plus cher aux familles qu'en 2001 (4). Mise en place dès sa création en 1945, la prise en charge à 100% par la Sécurité Sociale visait à favoriser les soins des patients ayant une maladie chronique comportant un traitement prolongé et particulièrement coûteux (5).
Ce sont les plus malades qui font les frais de réformes qui finissent par peser lourd dans leurs budgets (franchises, forfaits, déremboursements, dépassements d'honoraires). Même en ALD, la maladie coûte cher, de plus en plus cher. La « sortie » de l'ALD a toujours existé, vouloir inscrire dans une loi une durée maximale du dispositif, c'est s'engager dans une restriction du droit.
Le SMG s'inquiète de la politique du gouvernement en matière de soins et de santé, injuste et inégalitaire.
Le SMG s'associe au mouvement social et citoyen pour la sauvegarde de notre protection sociale solidaire et le traitement des causes environnementales des maladies chroniques, seul moyen d'en diminuer l'incidence.
(1) Discours à l'Assemblée nationale (novembre 2009)
(2) Questions d'économie de la santé, IRDES n°131, avril 2008
(3) Enquête de la Dress
(4) Les Echos, 12 novembre 2009 (étude Jalma conseil)
(5) Maladies chroniques graves (cancers, maladies cardio-vasculaires et systémiques, troubles psychiatriques), polypathologies invalidantes ou pathologies nécessitant des soins de plus de 6 mois.
Syndicat de la Médecine Générale 52 rue Gallieni 92240 Malakoff Tél. : 01 46 57 85 85 - Fax : 01 46 57 08 60 syndmedgen@free.fr www.smg-pratiques.info |
|  les français et la sécu... | lundi 30 novembre 2009, 09:26
Le cabinet conseil Jalma, spécialisé en protection sociale, a rendu public le 25 novembre son Livre blanc sur l'avenir de l'Assurance maladie, accompagné d'un baromètre réalisé avec l'institut CSA. Cet ouvrage, qui remplace cette année le traditionnel Panorama de l'Assurance Santé, comprend un état des lieux détaillé, des scénarios de réforme du système (qui passent tous par une remise à plat du périmètre de remboursement de l'assurance maladie) et des propositions quant au rôle que pourront jouer les complémentaires dans ce nouveau contexte. Si le livre blanc a été abordé par la presse (Les Echos les premiers - voir lettre 375 - Le Monde 25-11) en s'intéressant surtout à l'étude montrant la hausse des charges de santé pour la famille, c'est le site du magazine Viva qui nous propose la meilleure synthèse. Quant au sondage associé, il est disponible en ligne. L'étude CSA aborde trois grands thèmes : la connaissance et la compréhension du système de remboursement des dépenses de santé, l'accueil de la réforme de de l'Assurance Maladie, l'image des complémentaires santé.
Nous vous proposons en téléchargement le document de Jalma couplé à des analyses journalistiques !
le Monde :
Le coût de la santé s'envole dans le budget des ménages a santé devient une préoccupation majeure des Français. Sa part dans le budget des ménages augmente fortement depuis une dizaine d'années, notamment du fait de la multiplication des déremboursements et de la hausse des honoraires médicaux. Les Français semblent cependant peu disposés à faire plus d'efforts financiers pour sauver un système auquel ils se disent attachés. Le chiffre impressionne. Entre 2001 et 2009, les coûts directs de santé dans le budget des ménages, hors cotisations sociales à l'assurance-maladie, ont augmenté de 40 % à 50 % en moyenne, selon un Livre blanc sur l'avenir de l'assurance-maladie publié par le cabinet de conseils Jalma, mercredi 25 novembre, et accompagné d'un baromètre réalisé avec CSA. Ces frais représentent l'addition des cotisations à une complémentaire (mutuelles, institutions de prévoyance ou assurances privées) et du "reste à charge" (une fois tous les remboursements versés). Ces coûts représentent 5,4 % du revenu disponible en moyenne. L'augmentation est systématique, quels que soient l'âge, la profession, l'origine géographique ou le type de complémentaire choisie. Mais le cabinet Jalma pointe des inégalités croissantes, selon que l'on bénéficie d'une assurance individuelle ou collective (via son employeur). Les plus de 65 ans, souvent souscripteurs d'un contrat individuel, ont vu leurs dépenses augmenter de 55 % en huit ans ; la santé représente 11 % de leur budget. Cette hausse est due à l'augmentation des dépenses de santé, à celle des cotisations des complémentaires et à la généralisation des dépassements d'honoraires par les médecins libéraux. Elle est aussi le fait d'une accumulation de petites mesures d'économies, dont, isolément, l'impact paraît faible : déremboursement de médicaments, forfait de 1 euro par consultation médicale, hausses successives du forfait hospitalier, franchises sur les médicaments et les actes chirurgicaux.
Pilier du pacte social * "Cette augmentation de 50 % des coûts de la santé s'est produite dans une période qui n'a pas été marquée par une réforme majeure de l'assurancemaladie, analyse Mathias Matallah, président de Jalma. Vu le déficit actuel, il faut s'attendre à de nouvelles hausses du coût de la santé, aussi fortes voire plus d'ici 2015." Selon lui, les futures réformes devront tenir compte du fait que "pour un certain nombre de ménages, la santé ne représente plus un budget mineur". Le Collectif interassociatif sur la santé (CISS), qui regroupe 37 associations d'usagers, voit dans les mesures du type franchise médicale un "changement de philosophie" et des atteintes à la solidarité, car seuls les malades paient ces dépenses-là. "A force de dérembourser, on décrédibilise le système et on prépare, sans le dire, le terrain à l'assurance privée", tonne Christian Saout, président du collectif. Le CISS réclame un débat national et a lancé un site Internet santesolidaireendanger. org où il invite, jusqu'en janvier, chacun à s'exprimer. Selon un sondage qu'il a réalisé avec LH2, 79 % des Français constatent une baisse de leurs remboursements. Est-ce le fait du déficit record de la Sécurité sociale estimé pour 2010 à 30,6 milliards d'euros ? Les sondages sur l'avenir du système de santé se multiplient. Mardi 24 novembre devait être publié un "Observatoire sociétal de la santé et de la qualité des soins en France", réalisé par le groupe de cliniques Générale de santé avec TNS-Sofres. En ressort une prise de conscience de la "fragilisation du système", les personnes interrogées soulignant sa qualité, mais aussi les inégalités et la complexité qu'il dégage. La santé coûte cher, y estiment 70 % des sondés. TNS Sofres voit là un probable "point de résistance" pour les efforts financiers qui pourraient être demandés à l'avenir. De son enquête, comme de celle de Jalma, ne se dégage aucun engouement pour une hausse des cotisations sociales, même si les Français se montrent attachés à la "Sécu" et inquiets de son avenir. "Ils ne veulent pas payer plus d'impôts, car pour eux il y a avant tout un problème d'efficience du système, explique M. Matallah. S'ils consentent à faire des efforts, ils sont d'ordre minime, comme une hausse des franchises ou des déremboursements de médicaments. O, ce n'est pas cela qui sauvera le système." La santé, pilier du pacte social, donnera lieu à des débats houleux. Elle arrive en deuxième position, après l'emploi, dans les préoccupations des Français, dans l'Observatoire général de santé. "Le thème ne cesse de monter dans l'opinion. Jusque-là, il arrivait plutôt en troisième ou quatrième position, après les retraites", relève Brice Teinturier, pour TNS Sofres.
Viva Presse :
Le think tank Jalma projette un avenir réduit pour l'Assurance maladie
La journée d'étude de Jalma – un cabinet de consultant sur la protection sociale et l'assurance qui a pour clients des assureurs, de grosses mutuelles, des organismes financiers... – a donné lieu à l'édition d'un Livre blanc sur le thème « Quel avenir pour l'assurance-maladie ? ». La presse s'est surtout intéressée à l'étude montrant la hausse des charges de santé pour la famille. Mais le livre blanc distribué aux participants amène bien d'autres informations. Les Français inquiets des déficits Il comporte tout d'abord un sondage sur la perception qu'on les Français de l'assurance-maladie et de son avenir. Ils sont attachés au système de santé actuel – même si 46 % se sentent plutôt mal informé sur la manière dont il fonctionne – , mais 79 % sont inquiets pour son avenir (dont 28 % « très inquiets »). Le déficit du système pèse sans doute lourd dans cette inquiétude : 94 % le jugent « élevé » (dont 70 % « très élevé ») et 90 % estiment qu'il faut revenir à l'équilibre des comptes. Même si les deux-tiers pensent que le déficit continuera à augmenter avec le vieillissement de la population. Aux yeux des personnes sondées, ces déficits sont dus à une organisation déficiente du système (62 %). Pour les réduire, ils refusent le recours à l'impôt (77 %), la hausse des franchises (67 %), les déremboursements et les transferts vers les complémentaires (63 %). Dans un choix de solutions proposées, 45 % sont d'accord pour remettre en cause la prise en charge des ALD, 21 % pour réduire la prise en charge de tous les assurés, 15 % pour une hausse de la CSG...
« Préparer l'opinion » aux réduction de prise en charge.
A choisir, si demain certaines dépenses de santé devaient être déremboursées, 69 % préféreraient que ces baisses de remboursement portent sur les médicaments à faible utilité médicale, 39 % accepteraient une hausse du forfait hospitalier. 20 % seulement se résigneraient à un baisse des remboursements de l'optique et du dentaire, ou à une moindre prise en charge des Affections de longue durée (ALD) dont 95 % des Français estiment justifiée la prise en charge à 100 %.
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|  La CGT tourne le dos à son histoire... | lundi 30 novembre 2009, 09:17
2 articles du nouvel obs... sur la véritable identité de la CGT version Thibault... | |
|  Les comptes rendus d'instance du CHLR ont été mis à jour... | vendredi 27 novembre 2009, 15:35
Retrouvez les à la rubrique du Ch La Rochelle : | |
|   | Pourquoi la vaccination contre la grippe A connaît-elle un tel essor ? |
|  les dépenses de santé augmentent pour les malades... | jeudi 26 novembre 2009, 15:39
Les dépenses santé des particuliers auraient augmenté de plus de 40 % depuis 2001
Une enquête sur les dépenses de santé aux résultats édifiants : c´est sur ce sujet que Le Monde fait sa Une dans son édition du 25 novembre. Le quotidien présente les principaux résultats d´un Livre Blanc sur l´avenir de l´assurance-maladie publié par le cabinet Jalma, une enquête accompagnée d´une étude réalisée par l´institut CSA. « Selon ces spécialistes de l´assurance-santé, l´addition des cotisations aux organismes complémentaires et de ce qui reste à la charge des particuliers aurait augmenté de 40 % à 50 % entre 2001 et 2009 », résume Le Monde. Ces coûts représentent 5,4 % du revenu disponible en moyenne.
« Le cabinet Jalma pointe des inégalités croissantes, selon que l´on bénéficie d´une assurance individuelle ou collective (via son employeur) », souligne le journal. Ainsi, les plus de 65 ans enregistrent un bond de 55 % de leurs dépenses santé en 8 ans. Ce poste de dépenses représente 11 % du budget des seniors. « Vu le déficit actuel [de l´assurance-maladie], il faut s´attendre à de nouvelles hausses du coût de la santé, aussi fortes voire plus d´ici 2015 », avance Mathias Matallah, président de Jalma.
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|  Bachelot cache ses liens avec l'industrie pharmaceutique... | jeudi 26 novembre 2009, 09:02
Quels ont été les liens de Roselyne Bachelot avec l'industrie pharmaceutique ? Sur son site internet, le journal Fakir, basé à Amiens, signale que la biographie officielle de la ministre de la Santé, présente sur le site du ministère, omet de signaler les douze années qu'elle a passé à travailler pour des laboratoires pharmaceutiques.
Le journal avait repéré que la notice Wikipedia, mais aussi une ancienne biographie de Bachelot, issue d'un document du parlement européen, mentionnaient qu'elle avait été "déléguée à l'information médicale" pour les laboratoires ICI Pharma, de 1969 à 1976, puis chargée des relations publiques chez Soguipharm, de 1984 à 1989. Deux mentions, également disponibles sur le site du Trombinoscope, "l'annuaire professionnel du monde politique", édité par une société privée, mais qui n'apparaissent pas sur le site du ministère. La biographie de la ministre ne comporte en effet pas de rubrique "Carrière", contrairement à celle, par exemple, de Christine Lagarde ou de Brice Hortefeux.
Cherchant à en savoir plus, Fakir n'a pas obtenu de réponse claire, ni de la part du service de presse de la ministre, ni de Bachelot elle-même, interrogée alors qu'elle se faisait vacciner devant la presse le 12 novembre.
Tout juste le site a-t-il réussi à savoir qu'elle avait été visiteuse médicale, ce qui peut correspondre au poste de "déléguée à l'information médicale". Et la seconde mention pourrait correspondre à un laboratoire monté avec son mari de l'époque, croit-on comprendre des échanges divers entre journaliste et chargés de communication (C'est aussi ce qu'affirment quelques sites internet, par exemple celui-ci, qui assure, sans aucune source, que Soguipharm correspond à une entreprise de fabrication de médicaments basée en Guinée, et revendue depuis.).
A noter, selon nos constatations, que seuls deux autres membres du gouvernement ne font pas figurer de rubrique "Carrière" sur leur biographie officielle : Luc Chatel, passé par la DRH de L'Oréal avant de devenir secrétaire d'Etat à la Consommation, puis ministre de l'Education nationale, et Alain Marleix, secrétaire d'Etat à l'Intérieur, qui fut, selon politique.net, "chef du service politique du quotidien gaulliste La Nation entre 1968 et 1976".
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|  Pour rire... | lundi 23 novembre 2009, 14:29
pour rire un peu, quand même... | |
|  |  Les dessous d'un certain syndicalisme... qui n'est pas le nôtre ! | lundi 23 novembre 2009, 10:52
Quand l'UMP fricote avec la CGT et consorts Par Marc Landré le 17 octobre 2009
C'EST UNE PREMIERE qui fera date : imaginez l'UMP qui passe un deal avec la CGT, la CFDT et FO pour promouvoir la carrière des syndicalistes... La ville de Suresnes (UMP, Hauts-de-Seine) va signer mardi, avec ses représentants CGT, FO et CFDT, une "charte sur la reconnaissance du parcours syndical dans le développement de la carrière et l'évolution professionnelle". Axa France avait ouvert la voie en mai dans le privé, Suresnes poursuit la logique dans le public. "Reconnaitre la valeur de l'expérience acquise dans le travail syndical est une démarche juste et utile, m'a expliqué ce samedi Christian Dupuy, le maire de la ville. Elle permettra d'ouvrir le syndicalisme à des personnes porteuses de compétences diversifiées" car "beaucoup de jeunes refusent aujourd'hui de s'engager de peur d'être déclassés professionnellement et de mettre leur carrière entre parenthèse". Mustapha Zamoun, le délégue syndical de la... CGT (la moitié des voix aux élections), est 100% d'accord avec le maire UMP : "Cette charte s'engage à ce que l'engagement syndical ne soit plus un frein à l'épanouissement professionnel. Elle peut supprimer une peur de se syndiquer et contribue à changer le regard des uns sur les autres." On croirait entendre monsieur le maire !!! "Mais ça ne nous empêchera en rien de nous opposer quand il le faudra", précise-t-il tout de même.
Cette charte vise en fait à "valoriser l'action syndicale et mieux faire connaitre ses actions". Elle a également pour but d'"accompagner les élus et représentants du personnel tout au long du parcours syndical". Une révolution, qui nous porte bien loin de l'époque de Germinal. Concrètement, tout nouvel élu ou représentant du personnel (mandat de 6 ans ou décharge de travail d'au moins 50%) aura dès sa prise de mandat un entretien avec le service RH et son supérieur hiérarchique pour définir et harmoniser "l'articulation entre activité professionnelle et syndicale". Plusieurs entretiens et bilans sont ensuite prévus en cours d'exercice et un "bilan individualisé des compétences acquises au cours du parcours syndical" est établi à la fin du mandat. Ensuite, l'élu pourra bénéficier d'un bilan de compétences ou de conseils en orientation professionnelle.
Je trouve en fait assez cocasse que ce soit un maire UMP, de surcroit dans les Hauts-de-Seine (sic !), qui donne aujourd'hui l'exemple. Tout comme il était ironique que ce soit Axa, le chantre du libéralisme patenté, qui le fasse en premier dans le privé. Avec dans les deux cas, une signature unanime de tous les syndicats représentés. Comme quoi, il ne faut jamais désespérer ni avec la droite (loin d'être aussi anti-syndicale qu'on ne le dit, la preuve), ni avec les syndicats (capables de s'unir pour la bonne cause et de mettre de côté leur intestine division). Et vous, vous en pensez quoi ?
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|  France Telecom : rire du pire... | mercredi 18 novembre 2009, 12:42
Même le message politique qui est contenu en sous la forme de l'humour... et pourtant il existe ! | |
|  |  Ségolène Royale travaille avec l'ONI... | mercredi 18 novembre 2009, 12:14
Alors que la création de l'Ordre Infirmier est une mesure de droite, Ségolène Royale travaille avec l'ONI...
voir sur le line ci-dessous :
http://player.canalplus.fr/#/293208 |
|  Un millier d'emplois menacés à l'APHP | lundi 16 novembre 2009, 14:46
Un millier d'emplois menacés aux Hôpitaux de Paris Pierre Coriat, le «patron des médecins parisiens» menace de démissionner si le nombre de suppressions de postes n'est pas revu à la baisse. Les hôpitaux de Paris se préparent à une véritable saignée en 2010 ! Après une diminution de 700 postes en 2009, l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) devrait supprimer 1 150 postes l'année prochaine. « Les projets actuels évoquent le départ de 1 000 emplois soignants non médicaux (infirmières, aides-soignantes, secrétaires médicales) et de 150 praticiens hospitaliers (médecins). Ces chiffres sont ceux avancés par la direction de l'AP-HP », révèle le professeur Pierre Coriat, président de la commission médicale d'établissement de l'AP-HP, l'équivalent du « patron » des médecins parisiens. Ces réductions d'emplois se traduiront par le non-remplacement de postes vacants. Mais, craignant une baisse de l'accès et de la qualité des soins, ce professeur menace de démissionner si le nombre de suppressions de postes n'est pas revu à la baisse. Un message clair au ministère de la Santé, qui fixe tous les ans à cette époque les orientations budgétaires de l'AP-HP. Sans démentir fermement le chiffre de 1 150 suppressions d'emplois sur un total de 70 000, la direction des Hôpitaux de Paris rappelle que « les négociations avec le ministère de la Santé viennent à peine de débuter ».
« On va vers une multiplication des erreurs médicales »
Problème : la marge de manoeuvre est réduite, dans la mesure où l'AP-HP est sous le coup d'un plan d'économies drastique. Objectifs : réduire les déficits en baissant les coûts, réorganiser les services et augmenter l'activité. Avec à la clef une réduction des dépenses de 350 millions euros, ce qui reviendrait à supprimer environ 4 000 postes d'ici à 2012. « Mathématiquement, cela représente effectivement à peu près 1 000 suppressions d'emplois par an », confirme-t-on à l'AP-HP. Mais « l'objectif n'est pas de supprimer de l'activité mais de l'organiser, souligne la direction. De faire mieux, et si possible, avec moins ». Baisse de la durée des séjours, évolution des pathologies, de la démographie médicale… « il y a un moment où il faut se poser la question de la réorganisation », insiste-t-on de même source. Sur le terrain, ce discours a du mal à passer. Ainsi, Thierry Amouroux, infirmier à l'AP-HP et secrétaire général du Syndicat national des professionnels infirmiers s'insurge : « Supprimer des postes, c'est dramatique. Cela va encore réduire l'offre de soins alors que nous fonctionnons déjà à flux tendus. On va vers une multiplication des erreurs médicales. » |
|  SUD progresse toujours et encore ... | vendredi 13 novembre 2009, 17:50
Cette fois-ci, ce sont les élections dans la filière "logement social"...
Elections du 28/10 chez Adoma (ex Sonacotra) : 2 600 salarié-es Résultats premier tour titulaires CE : CFDT SUD CGT CGC FO CFTC 27 % 25% 16% 14% 11% 7% La CFTC n'est plus représentative dans l'entreprise.
Election également le 28/10, Chez Areli (Lille) : 70 salarié-es Résultats premier tour titulaires CE : Sud = 90%
Sud Logement social est également en cours d'implantation à l'OPAC de la ville de Paris. Le RSS est en cours de contestation. Les élections professionnelles auront lieu dans un an. |
|  L'accès aux soins des + démunis... | lundi 9 novembre 2009, 13:59
le rapport de Médecins du Monde | |
|  l'appel des appels : pour une insurection des consciences ! | lundi 9 novembre 2009, 13:17
http://www.appeldesappels.org/
Demain, lorsque « la société des individus » sera définitivement installée, ce sera trop tard ; trop tard pour soigner, trop tard pour enseigner, trop tard pour chercher, trop tard pour juger en toute indépendance. Il ne restera plus à l'information et à la culture qu'à se faire les accessoires d'une fabrique de l'opinion, qui pourra en toute impunité « vendre à Coca-cola du temps de cerveau disponible ».
Face à la multiplication de prétendues réformes aux conséquences désastreuses, ce livre prône le rassemblement des forces. Il exhorte à parler d'une seule voix pour s'opposer à la transformation de l'État en entreprise, au saccage des services publics, et à la destruction de la société française et de ses valeurs.
Avec les contributions de :
ALAIN ABELHAUSER, HENRI AUDIER, BARBARA CASSIN, FRANCK CHAUMON, MICHEL CHAUVIÈRE, STEFAN CHEDRI, LAURENCE CROIX, PIERRE DARDOT, MARIE-JOSÉ DEL VOLGO, DIDIER DREYFUSS, PASCALE GIRAVELLI, ROLAND GORI, ANDRÉ GRIMALDI, LOUISE L. LAMBRICHS, LAURIE LAUFER, CHRISTIAN LAVAL, SAMUEL LEGENDRE, DANIEL LE SCORNET, LAURENT LE VAGUERÈSE, MARIE-JOSÉ MONDZAIN, PHILIPPE PETIT, SERGE PORTELLI, RÉMY POTIER, NICOLAS ROMÉAS, SOPHIE SIRÉRE, VALÉRIE DE SAINT-DO, ISABELLE THIS SAINT-JEAN, MICHEL SAINT-JEAN, MARIE-JEAN SAURET, BERNARD STIEGLER.
À l'origine, un manifeste : L'Appel des appels
Les contributeurs, psychanalystes, enseignants, médecins, psychologues, chercheurs, dressent un état des lieux et une analyse dans chacun de leur domaine. Ils s' adressent à l' ensemble des citoyens pour combattre une idéologie de la norme et de la performance qui exige notre soumission et augure d' une civilisation inique et destructrice de l' humain.
Ils témoignent que dans l' espace tragique de la crise actuelle et des mauvais traitements qu' « on » lui fait subir, un futur est possible pour l' « humanité dans l'homme ».
Fin 2008, les pétitions dénonçant la casse provoquée par les réformes se multiplient. Roland Gori et Stefan Chedri, psychanalystes et professeurs de psychopathologie, sont sans cesse sollicités. Face à la vive inquiétude qui s'empare des professionnels du soin, du travail social, de la justice, de l'éducation, de la recherche, de l'information et de la culture, ils décident de réagir.
Ils rédigent l'Appel des appels et son manifeste.
Le mouvement connaît un succès immédiat : en mai 2009, il regroupait déjà 75 000 signataires.
Signez l'APPEL DES APPELS Près de 70000 signatures contre les "réformes" Sarkozy.
« Nous, professionnels du soin, du travail social, de l'éducation, de la justice, de l'information et de la culture, attirons l'attention des Pouvoirs Publics et de l'opinion sur les conséquences sociales désastreuses des Réformes hâtivement mises en place ces derniers temps.
A l'Université, à l'École, dans les services de soins et de travail social, dans les milieux de la justice, de l'information et de la culture, la souffrance sociale ne cesse de s'accroître. Elle compromet nos métiers et nos missions.
Au nom d'une idéologie de "l'homme économique", le Pouvoir défait et recompose nos métiers et nos missions en exposant toujours plus les professionnels et les usagers aux lois "naturelles" du Marché. Cette idéologie s'est révélée catastrophique dans le milieu même des affaires dont elle est issue.
Nous, professionnels du soin, du travail social, de l'éducation, de la justice, de l'information et de la culture, refusons qu'une telle idéologie mette maintenant en "faillite" le soin, le travail social, l'éducation, la justice, l'information et la culture.
Nous appelons à une Coordination Nationale de tous ceux qui refusent cette fatalité à se retrouver le 31 janvier 2009 à Paris.
Le 22 décembre 2008, Roland Gori et Stefan Chedri
Signer la pétition : http://www.appeldesappels.org/petition/index.php?petition=2&signe=oui
Sur le site des Inrocks:
Roland Gori: "Nous sommes dans une civilisation du profit "
http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/1257415201/article/nous-sommes-dans-une-civilisation-du-profit/
Santé, justice, social, éducation, recherche, culture : le gouvernement veut imposer une logique entrepreneuriale à ces secteurs. Les professionnels s'y refusent. Un an après l'Appel des appels, le psychanalyste Roland Gori raconte une nouvelle étape de la lutte.
Psychanalyste, professeur à l'université d'Aix- Marseille-I, Roland Gori est à l'initiative, avec Stefan Chedri, de l'Appel des appels lancé en décembre 2008. Il réunit des professionnels de la santé, du travail social, de la justice, de la recherche, de tous les secteurs dédiés au bien public, pour résister à la destruction de tout ce qui tisse le lien social. Parmi ses ouvrages publiés : Exilés de l'intime (2008), La Santé totalitaire (2005), Logique des passions (2003).
- Un an après l'Appel des appels, lancé le 22 décembre 2008, vous repartez à la charge avec un livre appelant à “l'insurrection des consciences”. Quelle fonction attribuez-vous à ce nouvel appel ?
- Le livre de l'Appel des appels que nous avons coordonné, Barbara Cassin, Christian Laval et moi, rassemble environ vingt des contributions les plus symboliques de ce mouvement d'opposition sociale et culturelle. Au début de l'année, L'Appel avait reçu en quelques semaines le soutien de près de 80000 signataires. C'est du coeur de nos métiers de la santé, de la justice, du travail social, de l'éducation, de la recherche, de la culture, de l'information, qu'un collectif de professionnels s'est constitué pour alerter les pouvoirs publics et l'opinion publique sur le caractère idéologique des réformes qui tendent à instrumentaliser leurs métiers.
- Quels sont les symptômes de cette souffrance généralisée dans tous ces métiers ?
- On a pu constater que l'avalanche des nouvelles réformes gouvernementales tendaient à mettre en oeuvre un recodage de nos métiers sur le modèle de l'entreprise. Nous sommes dans une civilisation d'usuriers où le maître-mot est le profit. Pour les financiers, l'humain est devenu le moyen de produire encore plus d'argent. Par exemple, la gestion à l'hôpital n'est plus le moyen logistique du soin, c'est le soin qui est devenu le moyen de justifier la gestion et d'accroître la pression de la tarification sur les actes des soignants. Notre ouvrage appelle à une vigilance citoyenne, il sert de signal d'alerte. Demain, il sera trop tard pour soigner, éduquer, informer, pour juger en toute liberté et en toute indépendance !
- Pour reprendre une formule de Freud, le “malaise dans la civilisation” est-il au coeur de nos vies aujourd'hui ?
- Oui, à cause des conséquences désastreuses de cette manière de voir les métiers qui prennent soin des enfants, des malades, des jeunes en difficulté, des vieux, des étrangers, des “sans identités fixes”, bref des plus vulnérables d'entre nous, mais aussi de ce qu'il y a de plus vulnérable en nous, dans notre vie. Les plus vulnérables sont sacrifiés à un marché qui réifie les hommes, les marchandise, pour les faire circuler et produire comme des choses. Les articles de Dardot et Laval montrent comment cette nouvelle “rationalité néolibérale” est une pratique de gouvernement autant qu'une nouvelle construction de l'Etat qu'elle plie à sa botte et qui reconstruit en retour les pratiques sociales dans un management de la peur et de l'insécurité. Cette recomposition des professions aux valeurs du néolibéralisme est catastrophique dans tous nos secteurs et pervertit des champs professionnels comme ceux du soin, du travail social ou de la psychiatrie. La manière aussi dont nous traitons les étrangers et l'étrange – attitude qui révèle bien souvent la substance éthique d'une civilisation – est inquiétante.
- Comment en est-on arrivé là ?
- Nous analysons les processus : télécratie contre démocratie (Bernard Stiegler), marché des médias se substituant à l'esprit du journalisme (Philippe Petit), mais aussi ce goût de la “servitude volontaire” des individus prêts à sacrifier leur pouvoir de décision et de jugement au profit de ce que j'appelle ces “scribes de nos nouvelles servitudes” : les experts et les évaluations. Barbara Cassin montre enfin comment, dans une véritable schizophrénie, le pouvoir désavoue dans ses actes ce que ses discours peuvent dire de vrai. Rhétorique de propagande davantage que programme politique, pratique de publiciste davantage qu'énoncés d'autorité du politique. C'est à la construction d'un nouveau pouvoir collectif et démocratique qu'appelle notre “insurrection des consciences” face à un pouvoir personnel que je nommerais volontiers “tyrannique” au sens antique du terme : démagogique et populiste, prônant l'égalité de tous sauf d'Un seul ! Ce qualificatif désignant moins le style d'un homme que celui d'une politique la plus à même de justifier la transformation des hommes en marchandises, en “grains de sable” dont la stricte égalité consiste à être interchangeables.
- L'échec du monde de la recherche contre la réforme Pécresse au printemps ne révèle-t- il pas la difficulté à contester le pouvoir ?
- Je ne suis pas convaincu qu'il s'agisse d'un échec. La pertinence des analyses que l'on trouve dans l'ouvrage demeure quand bien même les réformes gouvernementales avancent tel un char d'assaut sans trop d'états d'âme. Mais, sur sa route, ce char néolibéral fait lever davantage les colères. Un pouvoir politique responsable ne saurait se réjouir trop vite de l'état d'apathie qui menace un peuple. Cette apathie politique est une sorte de syndrome mélancolique. Ce point de désespoir et de résignation a toujours constitué dans l'histoire un risque majeur pour la démocratie. La gauche est-elle en train d'inventer une voie différente ? Les forces de gauche réagissent différemment. Nous avons pu constater un intérêt renouvelé des forces syndicales et de certaines forces politiques, dont le PC, le Parti de gauche, les Verts et timidement le PS, pour ce mouvement d'“insurrection des consciences”. Il est vrai que l'action de Daniel Le Scornet de la Maison des métallos, vice-président de la nouvelle association de l'Appel des appels que nous venons de fonder, a aidé à dissiper les malentendus et faciliter des rapprochements.
L'Appel des appels, pour une insurrection des consciences, sous la direction de Roland Gori, Barbara Cassin et Christian Laval (Mille et une nuits), 380 pages, 19,90 €. |
|  |  La mise à mort au travail... en vidéo | mercredi 28 octobre 2009, 11:57
Le reportage de France 3 sur le monde du travail fait beaucoup parler de lui.
Le documentaire en 3 épisodes a été réalisé par Jean-Robert Viallet et les deux premiers volets (”la destruction” et “l'aliénation”) ont été diffusés Lundi 26 octobre sur France 3. Le 3ème volet, “La dépossession”, sera diffusé le mercredi 28 octobre à 23H00.
A l'heure où les suicides liés au travail se multiplient, ce reportage, sorte de plongée dans la condition salariée, a déjà marqué les esprits.
Certains ont d'ailleurs dû voir au Zapping de Canalplus mardi soir cette séquence tirée du reportage, avec une dame qui dit : “Je n'ai pas de cancer, je n'ai pas fait de chimio”. Mais lorsqu'elle ôte sa perruque, on découvre son crâne envahi par les pelades. “Ce sont vos conditions de travail et l'organisation du travail dans votre entreprise qui font des ravages dans votre corps”, lui explique Marie Pezé, la première femme médecin a avoir ouvert un centre de souffrance au travail, à Nanterre.
Extraits : http://www.dailymotion.com/video/xay2kt_la-mise-a-mort-du-travail-france-3_news
Christophe Nick, producteur de la série documentaire et Paul Moreira, co-auteur avec Hubert Prolongeau de « Travailler à en mourir : quand le monde de l'entreprise mène au suicide » étaient les invités de Pascale Clark dans “Comme on nous parle” sur France Inter : http://www.dailymotion.com/video/xaxhwo_la-mise-a-mort-du-travail-france-in_news |
|  Assurances santé : l'ascension du privé... | mercredi 28 octobre 2009, 11:55
Sur fond de recul progressif de la couverture de la Sécu, les assurances contrôlent une part croissante du marché de la complémentaire, au détriment des mutuelles à but non lucratif.
Voilà un marché qui ne connaît pas la crise. En sept ans, entre 2001 et 2008, les assurances complémentaires santé ont vu leur chiffre d'affaires bondir de 65 % (de 17,5 milliards d'euros à 29 milliards d'euros). Et 2009 ne contredit pas la tendance, avec une hausse de 6,6& % au premier semestre. Cet essor spectaculaire de l'activité des organismes complémentaires d'assurance-maladie (Ocam) répond directement au recul de la couverture obligatoire, et solidaire, de la Sécurité sociale. Rançon des déremboursements de médicaments, forfaits et autres franchises instaurés ces dernières années, la Sécu ne rembourse plus que 75% des dépenses de santé, tandis que les Ocam en prennent désormais en charge près de 14 %, les ménages payant directement le reste (9,4 %). Les complémentaires prospèrent donc grâce au désengagement progressif de l'assurance-maladie, méthodiquement organisé par les gouvernements de ces dernières années. Trois types d'organismes se partagent le marché. Les mutuelles à but non lucratif en contrôlent encore la majeure partie - 57% en 2008. Les institutions de prévoyance, elles aussi à but non lucratif, spécialisées dans les contrats collectifs d'entreprise, en détiennent près de 18%. Et les assurances, dont la règle est la recherche du profit, près de 26%.
Mais le marché de la complémentaire santé connaît de fortes évolutions. La concurrence s'y fait de plus en plus rude, à mesure que le transfert de charge de la Sécu vers la sphère privée s'accélère. Et la bataille tourne à l'avantage des assurances, qui ont grignoté 5% de part de marché depuis 2001, essentiellement au détriment des mutuelles. Depuis quelques années, sous l'influence des directives européennes, qui ont imposé aux mutuelles les règles de l'assurance, le secteur est en pleine restructuration. Pour réduire leurs coûts, afin de capter de nouveaux clients, les complémentaires multiplient alliances, regroupements. Le nombre de mutuelles est tombé de plus de 8 000 (pour 25millions d'assurés), en 1973, à 1 996 (pour 38millions de personnes), en 2006.
La montée en puissance des Ocam se solde par une aggravation des inégalités sociales. Si l'accès à la complémentaire s'est généralisé (94% de la population couverte), le poids d'un contrat dans le budget des ménages est beaucoup plus élevé pour les plus pauvres (10,3% du revenu) que pour les plus aisés (2,9%), indique une étude de l'Irdes (Institut de recherche et de documentation en économie de la santé). Et pourtant, les contrats des ménages les plus pauvres offrent en moyenne des garanties inférieures à ceux des plus riches. L'exact opposé du principe de base de la Sécu : assurer chacun, non selon sa capacité à payer, mais selon ses besoins.
Yves Housson
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|  Identité nationale : le glissement continu de la majorité présidentielle... | mercredi 28 octobre 2009, 11:47
Communiqué de l'US SOLIDAIRES.
L'identité nationale une nouvelle fois au secours de la majorité présidentielle
Eric Besson, ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire a annoncé l'ouverture à partir du 2 novembre prochain « d'un grand débat sur l'identité nationale ». Cette initiative sera déclinée dans l'ensemble des départements à travers des réunions locales qui associeront selon le ministre « l'ensemble des forces vives de la nation ». Le processus se clôturera avec l'organisation d'un « grand colloque » de synthèse générale avant le 28 février 2010.
Ces débats seront structurés autour de deux axes, celui de l'identité nationale, à travers la question « Pour vous, qu'est ce qu'être Français aujourd'hui ? », et celui de l'apport de l'immigration à l'identité nationale à travers un double questionnement : « Comment mieux faire partager les valeurs de l'identité nationale : Auprès des ressortissants étrangers qui entrent et séjournent sur le territoire national ? Auprès de ceux qui accèdent ensuite à notre communauté nationale ? ».
Même si les modalités de ces débats restent à préciser, les différents éléments mis en avant dans le communiqué du ministère de l'immigration sont sans équivoques quant à la nature réelle de cette initiative.
Le gouvernement y égrène certaines des propositions qu'il entend pousser en cette occasion, notamment : la place des symboles et emblèmes nationaux ; l'obligation pour l'ensemble des jeunes français de chanter au moins une fois par an l'hymne national ; la mise en place de cours d'instruction civique dans les préfectures ; le développement du dispositif de contrat d'intégration républicaine pour les étrangers entrant ou séjournant sur le territoire ; la mise en place d'un contrat avec la Nation lors de l'accession à la nationalité française ; etc.
Ces diverses propositions ainsi que le calendrier choisi (conclusion du processus quelques semaines seulement avant les élections régionales de 2010) trahissent la véritable finalité de cette initiative, à savoir : remettre sur le devant de la scène, à un moment où l'électorat traditionnel de la droite est pour partie déboussolé, les questions qui avaient permis à N. Sarkozy d'empiéter sur les platebandes du Front national lors des présidentielles de 2007. Pour atteindre ce but, le gouvernement n'hésite pas à mettre les forces de l'Etat au service de la seule stratégie électorale de l'UMP.
De la même façon, alors que les licenciements continuent, que le chômage explose et que le pouvoir d'achat diminue, le gouvernement espère tirer profit de cette initiative en focalisant l'espace médiatique sur les seules questions d'identité nationale et d'immigration. Il s'agit de détourner l'attention des conséquences dramatiques engendrées par une politique gouvernementale de remise en cause systématique de tous les acquis sociaux au seul service du patronat et des nantis.
Pour atteindre ses objectifs, le gouvernement n'hésite à lier une énième fois les questions d'identité nationale et d'immigration. Alors que l'identité nationale se construit au quotidien et ne saurait être cadrée par le seul pouvoir politique, cet amalgame renvoie aux heures les plus sombres de notre histoire et reflète une conception de notre société aux antipodes des valeurs qui fondent notre République. Démarche racoleuse qui s'inscrit de plain-pied dans une politique gouvernementale qui multiplie au quotidien les indignités en matière d'immigration et de droit d'asile.
Alors que le hiatus est constant entre les valeurs universelles de la République mises en avant par le gouvernement et la réalité de sa politique, l'Union syndicale Solidaires dénonce cette nouvelle initiative aussi populiste qu'irresponsable. Celle-ci ne peut que fragiliser davantage des populations entières (en situation régulière ou non) et favoriser la montée de la xénophobie, du racisme, de l'exclusion et, par réaction, les communautarismes au sein de notre pays.
L'Union syndicale Solidaires réaffirme que l'urgence aujourd'hui n'est pas à la mise en oeuvre de politiques basées sur les divisions et le rejet de l'autre, mais bien au contraire à des politiques de lutte contre les discriminations, pour l'égalité des droits et contre l'insécurité sociale généralisée. |
|  L'assurance maladie n'est plus automatique. | mercredi 28 octobre 2009, 11:46
Désormais, les droits à l'assurance-maladie seront renouvelés tous les ans en fonction de votre situation. : AFP Désormais, les droits à l'assurance-maladie devront être renouvelés tous les ans.Plus de 100 000 Bretons ont déjà reçu un courrier.
« J'ai reçu trois courriers de l'assurance-maladie me demandant de justifier ma situation professionnelle dans un délai de 30 jours », raconte Solenn, 26 ans, qui a récemment démissionné de son emploi pour raisons médicales et qui vient de s'inscrire à Pôle emploi. « J'ai cru un moment que je n'allais plus avoir droit à la Sécurité sociale », relate la jeune femme.
D'ici au 2 novembre, 60 000 personnes en Ille-et-Vilaine, un peu plus de 21 500 dans le Finistère et 20 000 dans le Morbihan auront reçu un courrier similaire : une lettre dans laquelle les caisses primaires bretonnes demandent à un certain nombre d'assurés de justifier leur situation actuelle « pour assurer le renouvellement de leurs droits ». Et d'ajouter quelques paragraphes plus loin : « Le droit aux prestations des assurances maladies et maternité est désormais accordé pour une durée de 12 mois maximum ».
Des droits renouveléstous les ans
Assurément, un tel courrier peut troubler. « Jamais l'assurance-maladie n'avait demandé de tels justificatifs. La formulation est inquiétante », s'étonne également Jean Castel, chargé de mission pour l'insertion à la CFDT.
La démarche est effectivement nouvelle. Depuis les décrets des 14 février et 14 mars 2007, le renouvellement des droits à l'assurance-maladie obéit à de nouvelles règles. Auparavant, dans le cas d'un salarié travaillant plus de 1 200 heures par an, celui-ci bénéficiait des prestations de l'assurance-maladie pour une période minimale de six ans. Désormais, chaque année, les assurés devront indiquer leur situation professionnelle, et s'ils résident en France depuis au moins trois mois.
Attentions aux oublis !
Le plus souvent, c'est l'employeur qui se chargera de ces démarches. Mais dans un certain nombre de cas, ce sera aux assurés eux-mêmes d'indiquer à la caisse primaire leur situation professionnelle. Cela concernera notamment les assurés qui ont quitté leur emploi en cours d'année, ou les chômeurs en fin de droits. Soit, surtout en ces temps de crise, un grand nombre de personnes.
Reste une question : que se passera-t-il, si par négligence ou du fait d'un changement d'adresse défectueux, l'intéressé ne répondait pas à la demande ? « Dans l'immédiat, le paiement des prestations sera assuré », assure Stéphane Droniou, en charge des prestations à la CPAM d'Ille-et-Vilaine. Autrement dit, le remboursement d'une consultation ou des médicaments serait octroyé. Mais pour combien de temps ? Aucun délai n'est mentionné.
En revanche, faute de réponse, les indemnités journalières versées en cas d'arrêt de travail, ne seraient plus accordées. Et aucune carte vitale délivrée.
Officiellement, cette mesure a été prise pour « mieux connaître les droits des assurés, et mieux les gérer ». Mais Jean Castel n'en démord pas : ces courriers adressés à des personnes vivant déjà une situation difficile, « sont déstabilisants ».
Pierrick BAUDAIS. |
|  EDF-GDF : les dessous de la CGT | mardi 27 octobre 2009, 11:31
Un article de Mediapart qui analyse les relations entre la CGT et Sarkozy à EDF-GDF | |
|  Fonction Publique Hospitalière : vos droits en ligne sur notre site... | mardi 27 octobre 2009, 09:28
Nous avons mis en ligne des livrets sur les droits des salarié-es... et les grilles indiciaires mise à jour en octobre 2009 par catégorie... | |
|  Communiqué de la CN des CDHMP... | mardi 27 octobre 2009, 08:37
Communiqué de la Coordination nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité
Le ministère de la santé «débloque»
Le projet d'arrêté de fermetures des blocs opératoires pratiquant moins de 1500 actes annuels poursuit et accentue la guerre menée par les gouvernements successifs contre les hôpitaux de proximité de taille réduite. La dernière loi dite "Bachelot" ne fait que généraliser les pratiques antérieures, en les rendant plus opérationnelles avec la mise sur pied d'un pouvoir pyramidal et antidémocratique dont les ARS sont le pilier. M. Vallencien voilà quelques années s'en prenait à environ 113 blocs dont certains sont déjà fermés ! et aujourd'hui c'est encore l'escalade avec 182 annoncés en plus. Obernai, Ruffec, Champagnole, Aubagne, Albi, Castelnaudary, la plupart des hôpitaux bretons de taille moyenne ou petite, Clamecy, Châtillon sur Seine, Belley, Gap-Sisteron, Paris Bellan, Briançon, Boulogne Billancourt, Chalon, Decazeville, Die, Lisieux, Montceau-les-Mines, Montluçon, Thouars, Vouziers… sont face à des menaces de destructions partielles ou totales de services chirurgicaux. Des centaines de structures hospitalières sont démantelées et fragilisées, et la chirurgie est désormais assurée pour plus des 2/3 par le privé ou sévissent souvent dépassements d'honoraires et parfois dessous de table. Certaines localités n'ont plus d'offre publique de santé et les patients sont confrontés à d'intolérables pressions financières supplémentaires, ce qui va encore réduire les nécessaires interventions pour beaucoup de nos concitoyens.
Une nouvelle fois l'idéologie dominante - à nos yeux irresponsable- de restructurer et de concentrer les structures sanitaires sévit. L'intérêt des personnes et des territoires est une nouvelle fois ignoré, les personnels ne sont pas consultés, les élus locaux non plus. L'accès égalitaire à une santé de proximité n'existe plus. Le maillage territorial sanitaire que l'étranger nous enviait devient peau de chagrin. On désertifie des territoires entiers, on augmente les zones blanches sanitaires… et on accentue les dépenses, les risques, les temps d'accès aux soins, en multipliant des transferts, ce qui est en plus écologiquement stupide. Pire on laisse de côté les personnes plus isolées, les plus démunies, qui ne consultent plus ou moins : 15 % de français ne consulteraient déjà plus, 20% des consultants ont disparu là où on a déjà procédé à des regroupements reconnaissent les présidents de CME-Commissions médicales d'établissements.
L'hôpital pivot ou central n'en profite guère. Au contraire les files d'attente s'accentuent, et là encore également les temps d'attente, souvent pour des besoins sanitaires bénins qui auraient largement pu être traités localement. Les personnels - déjà de moins en moins nombreux- sont stressés, sous pression, et sont condamnés à faire plus vite et forcément plus mal l'accueil et les soins nécessaires.
La Coordination nationale condamne fermement ce projet d'arrêté comme elle condamne toute la politique territoriale en matière de santé menée depuis une quinzaine d'années. Il faudrait rétablir une vraie démocratie sanitaire, partir des besoins des personnes (usagers et personnels) et des territoires, faire jouer à plein le principe de subsidiarité (traiter ce qu'on peut sur place, c'est-à-dire la très grande majorité des demandes) et orienter vers des sites spécialisés et plus dotés les rares cas qui le nécessitent. Et surtout augmenter considérablement le recrutement des personnels et veiller à ce qu'enfin ils soient mieux répartis territorialement. Bref une toute autre politique, nettement plus courageuse, qui profiterait enfin aux principaux intéressés, les utilisateurs (patients, usagers, familles et proches) et tous les personnels des structures sanitaires. |
|  Seule la lutte collective paye : le mouvement du CHS d'Auch. | mardi 27 octobre 2009, 08:13
Le mouvement de grève conduit à l'hôpital spécialisé d'Auch, après 38 jours d'occupation non-violente (voir : "les moutons noirs de la psychiatrie de marché" en PJ), s'est achevé le 20 octobre par la signature d'un protocole d'accord entre l'intersyndicale CGT-SUD-Union Syndicale de la Psychiatrie et la direction. Ce protocole, sous la supervision d'un conseiller général des établissements de santé désigné comme médiateur par le ministère, a avalisé la plupart des revendications des soignants salariés du CHS : embauche des contractuels, maintien des principaux acquis sociaux des infirmiers travaillant en CMP, maintien d'effectifs de fonctionnement garantis dans les unités intrahospitalières. Surtout, le protocole n'impose pas hypocritement aux soignants de se soumettre aux "contraintes financières" pesant sur la direction (le fameux EPRD)... Bien évidemment, les soignants du CHS d'Auch vont rester vigilants à ce que cet accord soit respecté, surtout à l'approche de la mise en place définitive de la loi Bachelot et de la réforme annoncée de l'hospitalisation psychiatrique, le fonctionnement par pôles et par territoires risquant d'entériner une pénurie des moyens savamment préméditée depuis des années... Quoi qu'il en soit, cet épilogue permet de montrer que l'unité d'un front intersyndical et interprofessionnel, à travers des actions de "résistance offensive" non-violentes, réfléchies et déterminées, le soutien de la population et de quelques élus, peut encore avoir raison d'une politique de restriction budgétaire, et contrecarrer toutes les intimidations et la désinformation, toute la propagande sécuritaire dont s'entoure celle-ci. | |
|  L'intersyndicale de l'INSEE répond à Mr Pandieu ! | jeudi 22 octobre 2009, 14:04
La polémique ouverte par M. Padieu sur les suicides à France-Télécom est indigne !
M. Padieu se prévalant du titre d' "inspecteur général honoraire de l'Insee" est tout récemment intervenu dans la presse sur les suicides de salariés de France Télécom. Dans ces déclarations, il minimise l'ampleur de ces suicides avec une argumentation statistique tout à fait contestable : « En 2007, on avait pour la population d'âge d'actif (20 et 60 ans) un taux de suicide de 19,6 suicides pour 100 000", explique-t-il. "24 suicides en 19 mois, cela fait 15 sur une année. L'entreprise compte à peu près 100 000 employés. Conclusion : on se suicide plutôt moins à France Télécom qu'ailleurs", affirme-t-il. Non ! Les études statistiques et épidémiologiques qui visent à analyser le taux de suicide au sein du personnel d'une entreprise n'ont rien à voir avec une règle de trois aussi primaire et peu fondée ! En effet, tout statisticien connaît la complexité des comparaisons statistiques d'une population donnée à celle d'une population plus générale. Chacun sait que les taux de suicide sont très dépendants de l'âge, du sexe, de l'activité professionnelle. Aucune comparaison n'a de pertinence sans que l'on étudie la situation « toutes choses égales par ailleurs ». Les travaux de statisticiens et de sociologues sur le suicide font partie du patrimoine ancien et toujours actualisé de nos professions. Le raisonnement développé par M. Padieu est bien loin des valeurs de professionnalisme que mettent en oeuvre les agents de la Statistique Publique. Ce raisonnement tente de minimiser les dégâts considérables que produisent parmi les salariés les méthodes de gestion managériales actuelles et qui sont constatées par tous les professionnels de santé. Ses affirmations hâtives s'inscrivent bien dans la logique actuelle qui nie et banalise la maladie professionnelle, présentée comme la contrepartie inévitable du travail. De ce point de vue, la volonté de fiscaliser les indemnités d'accident de travail, de minorer l'impact de l'exposition à l'amiante, de valoriser le stress au travail etc. sont des tendances lourdes qui s'accentuent dans le discours public et qui sont fortement relayées ou suscitées par une pression idéologique qui ne doit rien au hasard. D'autre part, lorsqu'un salarié se suicide sur son lieu de travail ou en laissant une lettre mettant en cause le management de son entreprise, il est absurde et insultant qu'un statisticien vienne relativiser cette souffrance et dédouaner l'entreprise mise en cause. Le même "raisonnement" pourrait conduire à innocenter tous les meurtriers d'une localité si on prouve qu'il y a statistiquement moins de meurtres dans cette localité qu'en moyenne nationale." Les syndicats nationaux CGT, CFDT, CGT-FO et SUD s'indignent par ailleurs de l'utilisation de ses titres professionnels par M. Padieu dans une polémique de cette nature, sur un sujet aussi grave et actuel, semblant ainsi impliquer l'ensemble de la profession à laquelle il a appartenu. Que M. Padieu, en tant que citoyen, dise ce qu'il pense devoir dire, selon des options politiques de son choix, est une chose ; qu'il le fasse en usant d'un argument d'autorité professionnelle, ici infondé au regard des conditions de validité scientifique de ses affirmations, en est une autre qui nous oblige à réagir. Les organisations signataires réaffirment les valeurs de déontologie professionnelle et d'indépendance que les statisticiens publics défendent et mettent en oeuvre quotidiennement, quel que soit le pouvoir en place et quel que soit le sujet qu‘ils sont amenés à traiter.
Paris, le 20 octobre 2009 |
|  Expulsions vers l'Afghanistan : le communiqué de SOLIDAIRES | jeudi 22 octobre 2009, 14:01
Honteux et Criminel !
Trois demandeurs d'asile Afghans ont été expulsés de Paris vers Kaboul dans la nuit de mardi à mercredi à bord d'un avion en provenance de Londres dans lequel se trouvaient déjà vingt-quatre de leurs compatriotes rapatriés par le Royaume-Uni.
Eric Besson, ministre de l'Immigration, assume fièrement ces reconduites et ose affirmer que ces hommes seront en sécurité en Afghanistan alors même que l'actualité quotidienne dans ce pays témoigne d'une insécurité grandissante et d'une situation de plus en plus dramatique pour la population.
Des voix s'élèvent au sein même de la majorité parlementaire pour dénoncer cette opération. M. Etienne Pinte, député des Yvelines, a ainsi déclaré qu'il avait l'impression « d'avoir été mené en bateau » par le ministre de l'Immigration qui lui avait assuré quelques heures auparavant qu'il n'y aurait pas de retours forcés vers Kaboul.
L'Union syndicale Solidaires dénonce ces retours criminels dans un pays en guerre. La responsabilité du gouvernement français est directement engagée quant au sort qui attend ces victimes d'une politique française chaque jour plus indigne en matière d'immigration et de droit d'asile.
Pour l'Union syndicale Solidaires une autre politique de l'immigration et de l'asile est nécessaire et urgente. Celle-ci passe par une autre conception des rapports politiques et économiques avec les pays dits d'immigration et par la mise en œuvre de mesures d'accueil dignes de ce terme pour les personnes étrangères, donnant accès à une citoyenneté pleine et entière par la reconnaissance de l'égalité des droits. Il convient de mettre en œuvre au plus vite un véritable système d'asile européen coordonné respectueux du droit des personnes et leur assurant des conditions d'accueil conformes à la dignité humaine. |
|  Des militants défendent l'hôpital public et l'accès aux soins à Deauville. | mardi 13 octobre 2009, 09:48
Deauville - Douze militants d'Avenir hôpital pays d'Auge occupent le nouvel hôpital de la Côte fleurie. Les membres de l'AHPA doivent être reçus ce lundi à 14 h par le directeur général de la polyclinique, Tanguy de la Bourdonnaye. «Le grand bénéficiaire de cette opération, c'est la polyclinique de Deauville. On a le sentiment que le privé fait sa loi en termes de santé publique.» Douze militants d'Avenir hôpital pays d'Auge (AHPA) occupent depuis ce midi le hall de la polyclinique de Deauville, sur l'aile droite du nouveau pôle santé de la Côte fleurie, à Cricqueboeuf. Parti de Lisieux ce matin, ce collectif a choisi ce jour d'ouverture partielle des locaux pour réclamer l'application d'une décision du tribunal de Nantes : « Ce bâtiment ouvre sans autorisation », proteste une femme. « De Honfleur, même avec un gyrophare, l'été il faudra mettre trois-quarts d'heure pour atteindre l'hôpital », ajoute un membre du PRG. « On a ciblé aujourd'hui la partie privée du pôle parce qu'on a le sentiment que la communication est axée sur le public, mais que derrière c'est le privé qui tire les marrons du feu », synthétise Côme Nesterowski, porte-parole de l'AHPA.
Des représentants de ce collectif doivent être reçus ce lundi à 14 h par le directeur général de la polyclinique, Tanguy de la Bourdonnaye, retenu actuellement par une visite de conformité. Une partie des locaux est encore en travaux, mais l'établissement a ouvert pour la première fois ses portes ce matin. L'activité doit s'étendre au fil des prochains jours. Mais pour les militants, c'est notamment le service des urgences qui pose question: « Comment se fait-il que les urgences se trouvent dans la partie privée alors qu'il est question d'un centre hospitalier public? » Ce collectif a vu le jour il y a cinq ans. Il protestait à l'origine contre les risques « d'étranglement de l'hôpital de Lisieux ». |  |
|  Marseille : l'hôpital condamné... | mardi 13 octobre 2009, 09:45
Marseille - Sorti de l'hôpital psychiatrique, il avait tué un homme: l'hôpital condamné
La cour administrative d'appel de Marseille a condamné un hôpital psychiatrique de la ville qui avait autorisé à sortir en accord avec l'Etat, fin 2003, un patient schizophrène dangereux ayant commis un meurtre par la suite, selon un arrêt. Le schizophrène, Joël Gaillard, 40 ans, avait tué à la hache un octogénaire, Germain Trabuc, le 9 mars 2004 dans les Hautes-Alpes, alors qu'il bénéficiait depuis quelques mois d'un régime de sortie à l'essai de l'hôpital Edouard Toulouse à Marseille. Il y séjournait depuis 2001 après une série d'actes de violence dont une tentative d'assassinat, dans le cadre d'une hospitalisation d'office.
N'en doutez pas, si l'hôpital est condamné, on va chercher des "responsables" dans les équipes... |
|  Le journal de SOLIDAIRES 27 | lundi 12 octobre 2009, 09:17
Un journal départemental... pour que circule l'info... | |
|  La vie dans les services de l'APHP : un article de libé... | lundi 12 octobre 2009, 09:13
Un témoignage qu'on pourrait adapter à nos services... | |
|  Veolia : le système CGT en cause... | lundi 12 octobre 2009, 09:04
La CGT se dévoile devant la justice : Vivendi Environnement (aujourd'hui Veolia) a-t-il arrosé ses syndicats maison pour acheter la paix sociale ? En décembre 2003, Jean-Luc Touly, électron libre de la CGT, a détaillé dans un livre (l'Eau de Vivendi, les vérités inavouables, éd. Alias) leurs petits et grands avantages, peu compatibles à ses yeux avec un syndicalisme de combat. Sa propre organisation (CGT-Veolia et Fédération des services) n'a pas apprécié la dénonciation et a porté plainte en diffamation.
la suite de l'article : http://eau.apinc.org/spip.php?article264
En complément de ce dossier, l'article du Canard Enchaîné (édition du 30 septembre) dévoile les dessous des relations entre la CGT et les gouvernant des grandes entreprises (Gouvernement, mais aussi grands patrons...). Le dossier en cause est celui de la nomination du PDG de Véolia (entreprise qui sponsorise le journal de la CGT à la hauteur de plusieurs centaines de milliers d'euros...) à la tête d'EDF (là aussi tenu par la VGT au niveau des CCAS)... à lire aussi l'excellent bouquin "l'argent noir des syndicats" (voir page accueil). |  |
|  Ce médecin qui se rebelle contre la sécu... | lundi 12 octobre 2009, 09:01
«C'EST parce que le métier de médecin généraliste est passionnant que je suis déterminé à me battre pour qu'il le reste et qu'il ne soit pas détruit par une politique de marchandisation. » Message adressé par un praticien à la CPAM du Val-de-Marne (Caisse primaire d'assurance maladie)… L'auteur est un médecin de Vitry, le docteur Didier Poupardin, convoqué demain matin à la CPAM 94, à Créteil. Il devra s'expliquer sur sa façon de répartir les médicaments sur les ordonnances dites bizone à destination des personnes atteintes de maladies graves, soit les affections de longue durée (ALD). « On me menace de me faire payer les sommes que les personnes malades devraient payer selon elle » La CPAM pointe 50 dossiers litigieux dans sa clientèle, de mars 2007 à mars 2008. « On me reproche de ne pas mettre assez de médicaments dans la zone où les malades sont obligés de payer, ce qui donc n'est pas remboursé totalement par la Sécurité sociale, et de ne remplir que la partie haute de l'ordonnancier », explique le médecin. La partie haute est, en effet, réservée aux soins en rapport avec l'ALD, pris en charge à 100 %. « Il est vrai que mes prescriptions exclusivement dans la partie haute représentent, à mon niveau, une façon de m'opposer au morcellement comptable de nos malades et de m'opposer aux attaques qui sont faites à l'accessibilité aux soins. C'est une façon d'agir que je revendique complètement », ajoute le docteur Didier Poupardin, qui exerce dans un quartier populaire de Vitry depuis trente-trois ans. Une façon de faire qui n'est pas sans conséquence pour lui. « On me menace de me faire payer les sommes que les personnes malades devraient payer pour se soigner, selon les désirs de la CPAM et des médecins-conseils qui ont mis mes prescriptions en examen. L'enjeu est donc clair : la CPAM me tient le discours : Faites payer les personnes malades en ALD ou bien c'est vous, médecin traitant, qui paierez ! » Le médecin a donc, à son tour, écrit au directeur de la CPAM 94. Si elle envisage une sanction à l'issue de l'entretien de mercredi, le praticien entamera une grève administrative. « Nous ne pouvons pas faire comme si les traitements pour une affection n'avaient aucune répercussion ni aucun effet secondaire sur d'autres, comme si une maladie non soignée pouvait ne pas aggraver la maladie prise en charge à 100 %, se défend Didier Poupardin. En outre, se surajoute la constatation que nous faisons tous, que de nombreux patients renoncent aux médicaments prescrits dans la deuxième moitié de l'ordonnance bizone parce qu'ils jugent qu'ils sont moins importants et parce que sans mutuelle, ils ne peuvent pas les payer. » Le directeur de la CPAM, Gilles Filiberti, a fait savoir qu'il s'agissait d'une procédure « normale mais pas courante, parce que l'immense majorité des médecins respecte les règles ». |
|  Catégorie B : coup bas définitif pour les agents ! | jeudi 8 octobre 2009, 09:24
Depuis le 7 avril dernier, Solidaires Fonctions publiques n'a eu de cesse de revendiquer des améliorations du projet de la « nouvelle carrière B », présenté par l'administration et concocté en catimini avec les organisations syndicales nationales (CFDT-UNSA-CGC-CFTC), signataires de l'accord du 21 février 2008. Après une ultime confrontation, le 5 octobre dernier, en Conseil Supérieur de la Fonction Publique d'Etat, rien n'a changé. Aux dires du Ministre de la fonction publique et du Directeur Général de l'Administration, rien n'a bougé pour des raisons uniquement de choix budgétaires. Pour l'administration, cette nouvelle grille est l'aboutissement d'un «compromis» conclu avec les organisations signataires. Cela ne fait qu'attiser encore plus notre colère et notre amertume : car du fait de cet arrangement, et bloqué dans sa politique budgétaire 2010 qui privilégie les plus riches, le gouvernement laisse de côté les fonctionnaires comme le reste de la population. | |
|  Non à la politique de la peur... un communiqué sur la Sarkopsy. | mardi 6 octobre 2009, 13:46
Le meurtre récent par un délinquant sexuel, sans prise en charge psychologique, lui donne l'occasion d'annoncer à nouveau « une véritable réforme de la psychiatrie criminelle ». | |
|  Après l'opération de Calais... un charter pour Kaboul... | mardi 6 octobre 2009, 09:47
Un « charter » franco-britannique serait prévu pour le 6 octobre à destination de Kaboul. Alors que les conditions humanitaires et de sécurité ne cessent de se dégrader en Afghanistan, que les ONG comme le Secrétaire général des Nations unies se déclarent particulièrement préoccupés par la situation, la France et la Grande-Bretagne tentent, comme au mois de novembre 2008, une opération conjointe. L'Afghanistan est un pays en guerre. Il est inacceptable d'y renvoyer ceux qui s'en sont enfuis à la recherche d'une protection en Europe... | |
|  Quand X.Bertrand réécrit l'histoire à France Télécom... | mardi 6 octobre 2009, 09:29
L'UMP a la fâcheuse habitude de tourner l'histoire à sa convenance... Un petit article de Libé qui remet les idées en place sur Info et Intox...
vous noterez au passage que SUD (avec la CFE-CGC, syndicat de cadre) est à l'origine de la prise en compte de la souffrance morale à France Télécom...
et les autres... pour comprendre, il suffit peut-être de lire le Livre Noir des Syndicats (voir la page d'accueil du site). | |
|  |  le directeur de l'ARS du Poitou Charentes est nommé... | lundi 5 octobre 2009, 12:03
ARS: François-Emmanuel Blanc nommé en Poitou-Charentes
PARIS, 30 septembre 2009 (APM) - Le directeur général de la Caisse primaire centrale d'assurance maladie (CPCAM) des Bouches-du-Rhône, François-Emmanuel Blanc, a été nommé mercredi directeur général préfigurateur de Poitou-Charentes.
Les 26 directeurs généraux préfigurateurs d'ARS ont été nommés mercredi en conseil des ministres (cf dépêche APM SNMIT003).
François-Emmanuel Blanc, âgé de 50 ans, est directeur de la Caisse primaire centrale d'assurance maladie (CPCAM) des Bouches-du-Rhône depuis mars 2006.
Titulaire d'un DEA de droit public et ancien élève du Centre national d'études supérieures de sécurité sociale (CNESSS, devenu Ecole nationale supérieure de sécurité sociale, EN3S), il a été, de 1986 à 1992, directeur de l'administration générale à la Caisse régionale d'assurance maladie (Cram) du Centre, puis, de 1992 à 1994, directeur production de la CPAM du Loiret.
En 1994, il a été nommé directeur adjoint de la CPAM de Seine-Saint-Denis, avant de devenir en 2000 directeur général de la CPAM du Puy-de-Dôme, poste qu'il a occupé jusqu'en mars 2006.
Il est par ailleurs chargé d'enseignement à l'EN3S et à l'Institut d'études politiques (IEP) d'Aix-en-Provence.
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|  Projet de Loi sur le Financement de la Sécurité sociale 2010... | lundi 5 octobre 2009, 11:57
Le voile se lève sur le PLFSS 2010 : ONDAM à + 3 % et recettes « limitées »
Présenté ce jeudi par le gouvernement, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2010 fixe un ONDAM (objectif national des dépenses d'assurance-maladie) à 162,4 milliards d'euros, en hausse de 3 % par rapport à 2009 et qui, secteur par secteur, se décline ainsi : + 2,8 % pour la médecine de ville ; + 2,8 % pour l'hôpital ; + 5,8 % pour le médico-social.
LE RESPECT de cet ONDAM « nécessite de réaliser 2,2 milliards d'euros d'économies », insistent les pouvoirs publics. Mais le ministre du Budget continuant d'écarter « toute hausse massive des prélèvements », les solutions arrêtées pour « contenir » l'an prochain le déficit (à 30,6 milliards d'euros au lieu de 33,6 sans mesures correctrices !) sont sans surprise. Voici les principales d'entre elles :
• Les économies liées à la maîtrise
- 240 millions d'euros via des baisses tarifaires pour les radiologues et les biologistes ;
- 160 millions d'euros avec la hausse du forfait hospitalier :
Le forfait hospitalier va bien augmenter, passant de 16 à 18 euros en 2010 ; le forfait de psychiatrie, 12 euros aujourd'hui, va, quant à lui, atteindre les 13,50 euros ;
- 145 millions d'euros avec des déremboursements de médicaments :
Le taux de remboursement de 88 médicaments à SMR faible et 22 à SMR insuffisant (surtout des vasodilatateurs) va passer à 15 % en 2010. La ministre de la Santé Roselyne Bachelot n'a pas nommé les médicaments concernés, mais a précisé que les analgésiques comme l'aspirine ou le paracétamol resteront remboursés à 65 % ;
- 460 millions d'euros avec des baisses de prix de médicaments,
- 200 millions d'euros issus de la générication du clopidrogel (Plavix),
- La clause de sauvegarde appliquée à l'industrie pharmaceutique (ou « taux K » au-delà duquel les laboratoires doivent rétrocéder une partie de leur chiffre d'affaires) va passer de 1,4 % à 1 %.
Par ailleurs, le contrôle des arrêts de travail va être renforcé, et en particulier celui des médecins gros prescripteurs en la matière. Particulièrement traqués : les arrêts « successifs et abusifs ». Jusqu'à présent expérimentale, la contre-visite médicale de l'employeur va être généralisée. Les coûts des transports sanitaires sont placés sous surveillance.
Comme prévu, la modification du dispositif des affections de longue durée (ALD) visant à faciliter la sortie du système des patients guéris est à l'ordre du jour. Elle ne s'inscrira toutefois pas dans le PLFSS mais dans le plan Cancer.
• Les recettes issues des niches fiscales
- 110 millions d'euros (à partir de 2011 seulement) avec les plus-values des valeurs mobilières :
Les plus-values de cession des valeurs mobilières vont être taxées au premier euro (et non plus à partir d'un seuil de 25 000 euros) ;
- 272 millions d'euros sur les assurances-vie :
L'exonération de prélèvements sociaux, dont bénéficiaient jusqu'à présent certains contrats d'assurance-vie en cas de décès du bénéficiaire, sera « remise en cause » ;
- 50 millions d'euros avec les retraites chapeaux :
Les prélèvements sur les retraites chapeaux des dirigeants d'entreprise seront doublés, ceci, précisent les ministres Xavier Darcos et Éric Woerth, « dans un esprit de normalisation et de moralisation de ce dispositif » ;
- 380 millions d'euros avec le forfait social :
Le « forfait social » (taxe sur l'intéressement, la participation et l'épargne salariale, inventée dans la LFSS 2009) sera doublé en 2010, passant de 2 % à 4 %. |
|  Sarkozy à Paul Brousse : SUD avait raison ! | mardi 29 septembre 2009, 08:04
La visite de Sarkozy à Paul-Brousse a bien coûté 156 639 euros
Ce chiffre, issu du budget définitif établi par la direction de l'AP-HP, est conforme aux estimations de Sud, qui rappelle en outre que ce bilan ne prend pas en compte les « recettes non réalisées du fait de l'annulation des consultations et opérations non urgentes ».
Luc Chatel avait pourtant démenti vendredi le chiffre de 156 000 euros et dénoncé une « polémique absolument ridicule » après cette réception organisée à l'hôpital Paul-Brousse de Villejuif…
Et nous ne compterons pas les frais engagés par la police pour "subtiliser" le camion sono de SUD, qui a disparu comme par enchantement la veille de la venue de Sarkozy et qui est revenu quelques jours plus tard... |
|  L'art de créer des alertes médiatiques | vendredi 18 septembre 2009, 10:09
cas concret sur la grippe... porcine. | |
|  La taxe Carbone : le communiqué de SOLIDAIRES | vendredi 18 septembre 2009, 10:05
Non à cette taxe Carbone, rendue inefficace par le gouvernement Après un débat d'experts qui avaient trouvé un compromis sur une taxe carbone d'au moins 32€ la tonne pour être efficace, nous nous retrouvons face au fait du prince, qui décide seul d'une taxe à 17€ et de sa compensation intégrale, sans mettre en place une politique qui permettrait d'avoir le choix d'une consommation alternative. L'idée d'une taxe écologique est foulée aux pieds, vidée de son contenu et l'absence inévitable de résultat lui fera perdre toute crédibilité. Son inefficacité est certaine... | |
|  Sarkozy en visite à l'Hôpital Paul Brousse... | vendredi 18 septembre 2009, 09:47
Personne ne veut que les personnels et usagers puissent s'exprimer "librement"...
la réponse de la directrice de l'hosto à SUD :
Vous avez bien voulu me faire parvenir une liste de 33 militants SUD Santé supposés travailler à l'hôpital Paul Brousse dans les locaux de votre organisation syndicale.
Cette liste excède manifestement le nombre de permanents régulièrement présents sur le site.
Je vous rappelle que les mesures d'ordre public pour le contrôle d'accès à l'hôpital Paul Brousse conduisent exceptionnellement à limiter l'entrée aux seuls salariés travaillant sur l'hôpital le 18 septembre 2009.
Aussi, seules Mesdames Yvette F, Nathalie I et vous-même pourront entrer dans l'établissement ce jour là.
Je reste à votre disposition.
Hélène JACQUES
Directrice de l'hôpital Paul Brousse
Mais vous avait aussi le Président PS de l'APHP qui protège Sarkozy... + d'autres document... | |
|  Remise en cause des retraites de mères de famille. | jeudi 17 septembre 2009, 09:21
Hors de question ! le tract de SOLIDAIRES. | |
|  Communiqué SUD sur l'augmentation du forfait hospitalier. | mercredi 9 septembre 2009, 09:14
Augmentation du forfait hospitalier : une provocation inacceptable
Le déficit annoncé de la Sécurité sociale atteindra 20 milliards d'euros en 2009 et probablement 30 milliards en 2010, dont 10 milliards en 2009 pour la seule branche maladie. La rengaine est connue, le déficit va servir une nouvelle fois de prétexte au gouvernement pour accélérer le démantèlement de la Sécu. La crise économique (leur crise) engendre une baisse considérable des recettes de la Sécu, à l'origine de ces chiffres record. Hausse du chômage, stagnation des salaires depuis des années, multiplication des cadeaux aux entreprises à travers les exonérations de cotisations sociales à hauteur de 30 milliards par an, exonération des heures sup dans le cadre de la loi TEPA. Ils poursuivent leur politique délibérée d'appauvrissement de la Sécu, visant à faciliter le glissement vers un système assurantiel privé.
C'est tout le sens des mesures (visant à réaliser plus de 2 milliards d'euros d'économies) envisagées par le Ministère du Budget pour le prochain projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS).
Une fois de plus il s'agit de faire payer à l'ensemble des assurés sociaux les dégâts d'une politique libérale dont ils ne sont nullement responsables, en augmentant le forfait hospitalier de 25% (il passerait ainsi de 16 à 2O euros !). Rappelons que toutes les complémentaires et mutuelles ne remboursent pas le forfait hospitalier, et que par ailleurs 7% des français n'en ont pas…
Le gouvernement aggrave par ailleurs la politique de déremboursement des médicaments qu'il poursuit depuis des années : désormais des médicaments soi-disant " de confort " comme l'aspirine et le paracétamol (qui sont largement prescrits contre la grippe dans le cadre de l'actuelle pandémie) ne seraient plus remboursés qu'à 15% contre 35% actuellement. Pour Sud Santé-sociaux, à partir du moment où la mise sur le marché d'un médicament est autorisée, il doit être remboursé intégralement.
A cela il faut ajouter la hausse annoncée des tarifs des mutuelles et complémentaires santé, de l'ordre de 8% par an sur les années à venir, après les 20% déjà enregistrés entre 2005 et 2008, malgré les promesses de Mme Bachelot ! Des complémentaires santé auxquelles le gouvernement prévoit de confier la prise en charge des ALD (affections de longue durée), mettant fin ainsi à leur remboursement à 100% par la Sécu. Pour Sud Santé-sociaux il est inacceptable de prendre prétexte d'un déficit créé par les politiques libérales pour accélérer le démantèlement de la protection sociale. Il est urgent que le mouvement syndical, les associations de malades, les collectifs contre les franchises se mobilisent tous ensemble pour refuser ces mauvais coups portés à notre système de santé solidaire ! Le débat parlementaire qui va débuter le 15 octobre autour du PLFSS est une échéance incontournable : organisons la riposte la plus vigoureuse, et organisons-là dans l'unité la plus large !
Paris le 8 septembre 2009
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|  SUD interdit d'affiche au CHU de Nantes... |  | mercredi 9 septembre 2009, 09:10
Pourtant, on trouve le message plutôt réaliste... c'est peut-être ça le problème... |
|  Mise à jour : les CR de CHSCT de La Rochelle | vendredi 4 septembre 2009, 12:26
CHSCT du 3 juillet et du 27 août... la lutte continue ! | |
|  SOLIDAIRES avec les "Conti" ! | jeudi 3 septembre 2009, 15:55
Les militants de Continental lourdement condamnés !
le tract de SOLIDAIRES. | |
|  SUD boute les 4X8 hors de Dunlop | jeudi 3 septembre 2009, 15:53
Après la décision qui concernait le plan social à Good'year Amiens, voilà d'autres bonnes nouvelles juridiques de l'usine d'en face : Dunlop Amiens. Le 17 mars 2008, la direction a réussi a introduire une organisation en 4x8 chez Dunlop ! Le 4x8 vient d'être invalidé par le TGI d'Amiens.
Notre camarade SUD Chimie 80, Virgilo, explique : "après avoir crié notre refus de l'esclavage, la justice nous donne raison !" "2 jugements majeurs chez Goodyear Dunlop la semaine dernière : plan social invalidé chez Goodyear, aujourd'hui 4x8 invalidé chez Dunlop", "la direction est à la ramasse!" | |
|  CC 66 : le 4 pages de rentrée de la fédération SUD | mardi 25 août 2009, 13:38
Après 6 mois d'une mobilisation sans précédent des salariés de la CC 66 contre le projet patronal de révision de la convention collective, l'heure est à un premier bilan. Les patrons ne désarment pas, une deuxième phase de négociations va s'ouvrir avec un nouveau calendrier de CNP ... | |
|  Encore une IDE suspendue suite à un décès à l'hôpital... | mardi 18 août 2009, 08:53
Le Havre/décès: une infirmière suspendue
Une infirmière du service de réanimation néonatale de l'hôpital Flaubert du Havre (Seine-Maritime) a été récemment suspendue "à titre conservatoire" et une enquête a été ouverte à la suite du décès accidentel de deux grands prématurés le 6 août dernier dans cet établissement a-t-on appris aujourd'hui par un communiqué de l'hôpital.
Les deux bébés, nés à 25 semaines de grossesse, sont décédés le même jour, dans le même service et étaient âgés de quatre et sept jours. Selon le communiqué de l'hôpital, leur pronostic vital était réservé. Les causes et les circonstances des décès n'ont pas été précisées.
L'infirmière diplômée a été suspendue à titre conservatoire. Une enquête interne a été diligentée par l'Agence régionale de l'hospitalisation (ARH) de Haute-Normandie et le parquet du Havre a saisi le SRPJ de Rouen. |
|  20 eme suicide à France Télécom : le communiqué de SUD. | mardi 18 août 2009, 08:39
Un 20ème suicide a eu lieu le 11 août au matin à l'Unité d'intervention technique de Besançon. L'émotion est importante. Ce matin, une centaine de salariés sont rassemblés sur le site, en présence du directeur territorial descendu de Strasbourg. La direction a dépêché de Paris une cellule psychologique.
nous vous proposons en fichier joint la déclaration de SUD et une interview du Monde envers un psychologue du travail...
Il va falloir qu'une prise de conscience s'opère chez nous aussi... |
|  Journée de Solidarité : la vérité sur les détournements de l'Etat. | vendredi 14 août 2009, 09:26
Dans une tribune publiée dans Le Monde du 6 août, Philippe Bas, ancien ministre de la Santé, propose l'instauration d'une deuxième journée de solidarité.
L'AD-PA (site Internet au http://www.lamaisondelautonomie.com/ ) est membre titulaire du Conseil de la CNSA (Caisse Nationale de Solidarité pour l'Autonomie, chargée de gérer les fonds issus du Jour Férié supprimé). L'Association représentée par son Président, P. CHAMPVERT, tient à rappeler la réalité sur les budgets de la Caisse depuis 2004 dans la note technique jointe.
Plus d'1,2 milliard €, (soit 50 000 emplois) provenant du jour férié supprimé n'ont pas été dépensés comme prévu ; plus de 500 millions € ont été consacrés à la construction de structures alors qu'ils devaient permettre le recrutement de salariés, et plus de 700 millions € ont servi à diminuer l'engagement de l'Etat et de l'Assurance Maladie dans le secteur, au lieu d'améliorer les conditions de vie des personnes âgées vivant en établissement ou à domicile.
Le but de l'AD-PA n'est pas de polémiquer avec tel ou tel, mais de contribuer à rendre transparent un débat d'une effroyable complexité technique ; ainsi l'AD-PA espère inciter les Pouvoirs Publics à engager les vrais arbitrages financiers dont les personnes âgées fragilisées ont besoin, plutôt que de se livrer à des opérations de communication parfois éloignées du réel, comme ce fut le cas précédemment.
NOTE TECHNIQUE SUR LES DÉTOURNEMENTS DU JOUR FÉRIÉ
2004 :
Le Premier Ministre, J-P. RAFFARIN, installe le Conseil de la Caisse en annonçant qu'elle « fera en plus et jamais à la place de l'Etat ou de l'Assurance Maladie ».
L'Etat consacre une partie du Jour Férié à financer l'APA (Allocation Personnalisée à l'Autonomie) créée en 2001.
L'Etat décide de ne pas verser, dès la première année, tous les crédits issus du Jour Férié pour l'aide aux personnes âgées.
2005 :
L'Etat fait diminuer l'effort de l'Assurance Maladie en matière d'aide aux personnes âgées, parallèlement à l'arrivée des crédits liés à la suppression du jour férié, ce qui représente 160 millions €
L'Etat utilise une partie des fonds de la CNSA pour payer les engagements qu'il n'avait pas honorés dans ses contrats de Plan signés avec les Régions.
L'Etat fait payer à la CNSA sa part dans la climatisation des établissements pour personnes âgées.
2006 :
L'Etat demande à la CNSA de financer des actions existant précédemment (enquête sur les conditions de vie des personnes âgées et handicapées, handi sport...)
120 Millions € sont non dépensés.
2007 :
400 Millions € non dépensés : 200 sont repris pour faire des économies à l'Assurance Maladie sur 2008 et 200 pour des investissements : les établissements de demain sont donc construits au détriment des personnes âgées d'aujourd'hui.
2008 :
L'Etat promet de réaffecter les crédits détournés à la CNSA ! Au lieu de cela 560 millions € supplémentaires ne sont pas dépensés et 260 sont repris pour faire des économies à l'Assurance Maladie sur 2009.
2009 :
L'Etat annonce un Plan de relance de 50 Millions € qui n'apporte aucun moyen supplémentaire et n'est que l'utilisation de crédits non dépensés en 2008 !
L'Etat impose à la Caisse de le remplacer définitivement dans les engagements qu'il a pris avec les Régions dans le cadre des contrats de Plan (30 millions)
L'Etat impose à nouveau la Caisse de payer ses promesses à la Fédération Handisport en lui faisant payer les salaires d'entraîneurs sportifs
Pire, au Conseil de la caisse, l'Etat refuse la proposition de l'ensemble de la société civile (personnes âgées, personnes handicapées, familles, professionnels, départements, partenaires sociaux), visant à compenser les effets de l'arrêté et de la circulaire de février-mars 2009 qui organisent les baisses de crédits dans 90 % des établissements et services à domicile.
Ce point est le plus intolérable : l'insuffisance des moyens est connue de tous (y compris la Cour des Comptes et le précédent Premier Ministre) des crédits sont disponibles et l'Etat baisse les budgets des établissements et des services. |
|  C'est reparti.... | lundi 10 août 2009, 12:56
De retour de vacances, la personne qui s'occupe de la mise à jour du site à commencé à compenser le retard pris... Un nouveau dossier sur la Grippe H1N1, un compte rendu de CHSCT de La Rochelle... ça va continuer dans les prochains jours... |
|  Loi HPST... le rouleau compresseur est lancé ! | mercredi 1 juillet 2009, 12:28
Les outils du néo-management avec le 'tout pouvoir' aux directeurs sont en place. Sans attendre sortent les décrets qui vont permettre la vente du service public 'à la découpe' avec des secteurs entiers livrés au privé...En fait , TOUS les secteurs ! Merci encore a tous les 'collabos' qui soutenaient la réforme! Parution du décret 2009-801 JO du 26 juin 2009 Art 1: - Le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation fixe les compétences transférées à un groupement de coopération sanitaire créé dans les conditions prévues à l'article L. 6122-15 parmi celles relevant des catégories suivantes : « 1 Activités de soins autorisées dans les conditions prévues à l'article L. 6122-1 ; « 2 Equipements matériels lourds autorisés dans les conditions prévues à l'article L. 6122-1 ; « 3 Equipements d'imagerie médicale autres que ceux mentionnés au 2o ; « 4 Pharmacies à usage intérieur autorisées dans les conditions prévues à l'article L. 5126-7 ; « 5 Laboratoires d'analyses de biologie médicale ; « 6 Missions d'intérêt général mentionnées à l'article L. 162-22-13 du code de la sécurité sociale ; « 7 Activités d'enseignement et de recherche autres que celles mentionnées au 6 ; « 8 Systèmes d'information et de télécommunication ; « 9 Activités de gestion administrative, technique, financière, comptable ou logistique ; « 10 Opérations immobilières et programmes d'investissement. »
Art. 2. - La ministre de la santé et des sports est chargée de l'exécution .... | |
|  Ordre Infirmier : la pression arrive | mercredi 1 juillet 2009, 12:25
le syndicat SUD vous propose un nouveau tract à ce sujet. | |
|  CC66 : les négociateurs nationaux vont-ils se sortir de leur jeu avec les patrons , | lundi 29 juin 2009, 10:12
De sources bien informées, les patrons organisent lundi 29 juin une nouvelle paritaire pour rattraper la séance du 22 juin. Le lieu est inconnu y compris de nos camarades négociateurs... no comment ! Un rendez vous leur sera indiqué au dernier moment par les patrons, qui se proposent (de sources toujours bien informées) de venir les récupérer (les exfiltrer peut être)... Ils rentrent dans la clandestinité, on se croirait au temps de la résistance, mais là il s'agit d'une résistance contre les salariés en lutte et en colère et qui n'ont pas l'intention de "désarmer"... Les syndicats ne devraient pas se livrer à des jeux de ce genre, les négociateurs vivent maintenant dangereusement, ils pourraient être séquestrés par les patrons... En plus de leur avoir fait "louper" une bonne bouffe ensemble, voilà nos valeureux patrons et négociateurs prêt pour une nouvelle mascarade. Décidément cette fin de semaine a un goût un peu amer... pour les salarié-es de la CC66.
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|  La CGT fait le jeu des patrons contre SUD et le choix des salarié-es ! | lundi 29 juin 2009, 10:10
Témoignage :
La CGT Santé 63 conteste la présence aux négociations d'une représentante SUD-Santé à l'AIST 63 (médecine du Travail)
Voilà des années qu'on n'avait plus vu çà… La CGT Santé 63, par la voie de ses dirigeants départementaux, vient de contester juridiquement la présence d'une représentante syndicale SUD dans des négociations annuelles. Bien que SUD soit devenu le plus gros syndicat dans la boîte concernée depuis à la venue des adhérents CFDT à SUD, notre représentante (RSS) quittera donc la table de négociation.
Bien qu'assez rare, ce genre de contestations de la représentativité émane généralement des employeurs et parfois de la CFDT à l'occasion de scission. Localement, cela fait des années qu'il n'y a pas eu de contestations des délégués SUD par la CFDT et que les relations entre nos deux syndicats sont apaisés malgré les divergences historiques.
Quelle ne fut donc pas notre surprise de voir une contestation en bonne et due forme émaner de la CGT Santé 63, un syndicat considéré plutôt « ami ».
La pensée du jour : C'est à la minceur des épluchures qu'on voit la grandeur des appareils (des appareils à éplucher les patates, bien évidemment).
Epilogue : Suite à cela, 80% des adhérents CGT de l AIST 63 écoeurés quittent la CGT et rejoignent SUD. |
|  Le dernier Compte Rendu du CHSCT du CHLR est en ligne | vendredi 26 juin 2009, 11:53
Il concerne la salle d'afflux massif des urgences...
Encore un positionnement des autres syndicats en faveur de la direction... | |
|  |  Education nationale : on change de ministre, on poursuit la même politique. | jeudi 25 juin 2009, 11:34
Un article du nouvel Obs... | |
|  Solidaires répond à Sarko. | jeudi 25 juin 2009, 11:32
Suite au congrès de Versailles. | |
|  Vu sur Rue 89 : la CGT expulse les sans papiers de la bourse du travail. | jeudi 25 juin 2009, 09:36
Bourse du travail : la CGT évacue de force les sans-papiers
http://www.rue89.com/2009/06/24/bourse-du-travail-la-cgt-evacue-de-force-les-sans-papiers
Les sans-papiers qui occupaient depuis le 2 mai 2008 la Bourse du travail, à Paris, ont été évacués de force ce mercredi. Pas par la police mais par les vigiles cégétistes dépêchés par le syndicat. La confédération syndicale ne s'en cache pas. Dans un communiqué tombé en milieu d'après-midi, la CGT verse dans le satisfecit :
« Les syndicats CGT de Paris ont contribué à mettre un terme à l'occupation. »
C'est dans la matinée, après qu'une bonne partie de la petite centaine de sans-papiers installés dans la cour et les couloirs du bâtiment sont allés rejoindre le défilé qu'ils organisent chaque mercredi, que les vigiles sont arrivés.
Sambaba est malien. Il vit en France depuis 2003, travaillait au black « surtout jusqu'à l'occupation », et était sur place ce mercredi matin. Il raconte « une cinquantaine d'hommes » qui débarquent et gazent la vingtaine de sans-papiers restés dans le campement de fortune [1]. Puis les heurts et l'évacuation manu militari. (Voir la vidéo)
Contrairement à ce que les auteurs de plusieurs mails envoyés à Rue89 croyaient savoir, c'est seulement après cette intervention que les compagnies de CRS ont gagné le boulevard qui longe la Bourse du travail. Adeline Margueron, réalisatrice qui filmait les sans-papiers à la manif, est arrivée juste après sur place :
« Quand nous sommes arrivés, la Bourse était déjà bouclée. On m'a raconté que des privés étaient arrivés avec des cagoules et que les CRS avaient été dépêchés sur place plutôt pour calmer le jeu. »
Anne Leloarer, membre du bureau départemental de la CGT [2] Paris, confirme cette version. Elle n'était pas sur place mais précise bien que « la CGT n'a pas demandé à la police d'évacuer : elle les a elle-même poussés dehors ». Elle ajoute que « c'est seulement quand les sans-papiers se sont massés vers l'extérieur pour protester que les CRS ont décidé d'intervenir ». Djibril Diaby, porte-parole de la CSP 75 : « La CGT nous a lâchés »
Choquant ? Aux yeux des sans-papiers, sans aucun doute. « CGT, Hortefeux, même patron, même combat », scandaient encore quelques mégaphones repris par la foule (dont beaucoup de soutiens) au pied du bâtiment, en milieu d'après-midi.
Rue89 avait interviewé Djibril Diaby, porte-parole de la Coordination des sans-papiers 75, au moment de l'installation dans les locaux [3]. Un an plus tard, cet adhérent cégétiste est toujours à la tête du mouvement et se dit « surpris » que la CGT ait fait usage de la force. Après quatorze mois d'occupation, il affirme avoir été lâché. (Voir la vidéo)
La Coordination des sans-papiers 75 reconnait toutefois que « les rapports s'étaient tendus », ces dernières semaines, même si les occupants pariaient sur un status quoi de la part de la centrale syndicale.
A l'intérieur, la vie s'était d'ailleurs nettement organisée, avec pas mal de va-et-vient mais une bonne centaine de personnes à demeure. Au bout de deux cents jours d'occupation, Rue89 avait publié ce diaporama du photographe Miroslav Jobcak [4]. (Voir le diaporama) Cliquez ici pour voir le diaporama en plein écran [5]
Or, selon Anne Leloarer, « ces gens-là freinaient la capacité d'organisation des syndicats en pleine crise économique ». Pour elle, « on a simplement décidé de récuperer nos locaux ». Un peu brutal, comme le lui reprochent les soutiens des sans-papiers ? L'élue parisienne ne voit pas pourquoi :
« Franchement, on s'est démenés pour eux, mais c'était de plus en plus inacceptable. Ces gens-là n'ont jamais rien voulu comprendre. Ils avaient décidé qu'ils resteraient là, à emboliser notre action. D'ailleurs, nous avons reçu le soutien d'autres syndicats hébergés à la Bourse du travail. »
Les anciens occupants négocient pour tenter de récupérer leurs affaires
Sur le coup de 16 heures, une petite centaine de sans-papiers (et à peu près autant de militants venus les soutenir) gravitaient à proximité de la Bourse du travail.
Séparés de temps en temps des cordons de CRS par les leaders de la Coordination de sans-papiers. A l'intérieur, une trentaine d'entre eux négociaient encore, « pour récupérer les affaires » avec la Ville de Paris (qui est propriétaire des locaux).
Tandis que les sans-papiers en étaient à se demander où ils réinstalleraient leur campement, plusieurs CRS tentaient un poil d'intimidation auprès des journalistes, histoire de s'amuser sous le cagnard en faisant croire qu'il était « interdit de circuler » ou « illégal de sortir une caméra »… Refusant au passage de préciser combien d'entre eux étaient mobilisés :
« Combien de compagnies ? Mais voyons, les CRS sont venus avec femmes et enfants, évidemment, ma petite demoiselle. »
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|  Privatisation de la Poste | mercredi 17 juin 2009, 09:16
L'annonce du gouvernement concernant le changement de statut de La Poste ne reprend en rien les prétendues garanties avancées par le Président de la République en décembre dernier. | |
|  SOLIDAIRES répond à Hortefeux | mercredi 17 juin 2009, 09:06
Les solutions de Hortefeux sont à mettre à la poubelle.
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|  La mutualité veut dévellopper son propre système hospitalier... la privatisation est en cours ! | lundi 15 juin 2009, 09:31
La Mutualité française veut développer son propre groupe hospitalier.
La Mutualité française veut "peser" sur le système de santé français en développant son propre groupe hospitalier, où les mutuelles montreraient l'exemple contre le développement des dépassements d'honoraires et la "dégradation" de la qualité des soins.
Les mutuelles santé, fédérées au sein de la Mutualité, qui ont tenu leur 39e congrès du 4 au 6 juin 2009 possèdent déjà, en plus de leur activité d'assureur, une centaine d'établissements et services hospitaliers. Ces établissements sont le plus souvent des cliniques à but non lucratif avec des missions de service public. Ils sont mal répartis sur le territoire, au goût de la Mutualité. L'Ouest de la France est par exemple particulièrement bien pourvu, contrairement à des régions comme le Nord-Pas-de-Calais ou l'Alsace.
Le développement d'un groupe passe donc par l'achat de nouvelles cliniques. La Mutualité a créé un "fonds de développement hospitalier mutualiste", sollicitant des partenaires institutionnels. Elle compte aussi utiliser ses réserves financières, qui avaient nourri une polémique l'an dernier. "On voudrait avoir un établissement important dans chaque capitale régionale, qui soit à même de peser sur l'ensemble de la politique hospitalière de la région", explique Jean-Pierre Davant, le président de la Mutualité française. "Peser en termes de qualité des soins bien sûr, mais aussi de respect des honoraires des médecins", ajoute le président de la Mutualité, pourfendeur des dépassements d'honoraires dans les hôpitaux publics et les cliniques privées, et qui juge que le système de santé "s'enfonce dans la médiocrité".
La démarche n'est pas sans rappeler celle suivie par les mutuelles dans le secteur de l'optique. "C'est un peu la même idée", estime Christian Py, président des réseaux d'opticiens et de centres d'audition mutualistes. "Dans la mesure où on ne trouvait pas sur le marché pour nos adhérents de bonnes conditions tarifaires et de qualité, on a crée notre propre offre et aujourd'hui, à qualité égale, nos produits d'optique sont 25% moins chers qu'ailleurs", affirme-t-il. En regroupant ses cliniques volontaires au sein d'une structure nationale, la Mutualité estime qu'elles pourront mieux maîtriser leurs charges, par des achats groupés de matériel par exemple. "Aujourd'hui, nos cliniques constituent plus un réseau qu'un véritable groupe, il y a encore une grande hétérogénéité entre elles", explique Patrick Houry, qui dirige un groupe de services de soins mutualistes et mène une mission sur le groupe hospitalier de la Mutualité.
Le défi pour la Mutualité est de convaincre ses mutuelles membres et leurs établissements de soins de rejoindre le groupe en gestation, et d'accepter de nouvelles contraintes comme l'évaluation de leur qualité et la mise en place de "toute une gamme de services homogènes" pour les adhérents. "Dans un contexte de concurrence avec les assureurs privés, c'est une forte opportunité de nous démarquer en couplant une offre d'assurance avec une offre de soins et de services", estime Patrick Houry.
Les mutuelles santé couvrent près de six Français sur dix en complémentaire santé. Les autres acteurs de ce secteur sont les assurances privées (26% du marché) et les instituts de prévoyance (18%). | |
|  92 000 fonctionnaires en moins pour 5 euros de prime... | lundi 15 juin 2009, 09:26
un article de Marianne : C'est le premier plan social en France : 92 000 emplois supprimés dans la fonction publique. En échange, 5 euros par mois d'augmentation en moyenne... | |
|  Les patrons en rêvaient, le gouvernement le propose... | lundi 15 juin 2009, 09:25
Eric Woerth veut généraliser les contrôles par les employeurs Le ministre du Budget et des Comptes publics, Eric Woerth, a annoncé le 11 juin 2009 qu'il souhaitait étendre sur tout le territoire l'expérimentation permettant de suspendre les indemnités journalières de salariés en arrêt maladie en cas d'abus relevé par un médecin envoyé par l'employeur. L'assurance maladie avait lancé en 2008 une expérimentation permettant de suspendre les indemnités journalières versées par la Sécurité sociale sur la base de l'avis négatif donné par un médecin envoyé par l'employeur.
Elle était limitée à quelques régions affichant des dépenses particulièrement élevées en la matière (notamment Amiens, Avignon, Vannes, Evreux, Reims, Nîmes, Carcassonne). Eric Woerth veut désormais étendre la mesure à tout le territoire. Celle-ci s'inscrira dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2010. Le ministre souhaite que les fonctionnaires soient aussi concernés. "Le médecin sera payé par la collectivité locale quand c'est un fonctionnaire d'une collectivité locale qui est concerné, a précisé M. Woerth. Je souhaite aussi que pour le fonctionnaire d'Etat il y ait un contrôle normal, régulier, de l'opportunité des arrêts maladie".
Selon un bilan des contrôles réalisés par l'assurance maladie en 2008, 11% des arrêts de plus de 45 jours sont "inadaptés ou injustifiés". Pour les arrêts courts, ce taux serait de 13%, mais les arrêts courts ne sont pas contrôlés systématiquement, l'assurance maladie visant des dossiers suspects. Parmi les premières ré actions, le principal syndicat de médecins libéraux, la CSMF, a dénoncé "la paranoïa de l'arrêt de travail". "C'est une provocation, c'est une délégation de l'examen médical au privé", s'est indigné pour sa part Karim Felissi, au nom de la Fnath (accidentés du travail).
Social Politique de la ville. La prolongation des Cucs confirmée A l'occasion des Journées de la rénovation urbaine qui se sont tenues le 9 juin à Bordeaux, le ministre du Travail, également en charge de politique de la ville, Brice Hortefeux, a confirmé la proposition de sa secrétaire d'Etat, Fadela Amara, de prolonger les contrats urbains de cohésion sociale (Cucs).
«J'ai demandé et obtenu du président de la République et du Premier ministre, que les contrats actuels soient prolongés d'un an. Concrètement, ils s'appliqueront donc encore en 2010». Répondant à une forte demande exprimée par les professionnels, cette prolongation, proposée le 12 mai par Fadela Amara, reporte donc d'un an la date d'échéance de la première génération de Cucs, prévue pour la fin 2009. «Il est indispensable que, contrairement à ce qui s'est passé en 2007, nous puissions négocier sereinement - c'est-à dire avec des délais suffisants - la prochaine génération de Cucs», a justifié le ministre. Il a par ailleurs indiqué que ces contrats urbains, devront comporter un «volet important en matière de prévention de la délinquance».
Dans son discours, Brice Hortefeux a en outre évoqué la réforme en cours de la géographie prioritaire, dont les contours et le calendrier seront précisés «d'ici la fin de l'année». |
|  Une vidéo de Place aux Droits. | mardi 2 juin 2009, 10:15
La réforme de la présence associative dans les centres de rétention entrera en vigueur le mardi 2 juin. Si les étrangers sont victimes d'une réduction importante de leurs droits, c'est aussi chaque citoyen qui perd aujourd'hui un droit de regard et d'information sur ces lieux d'humiliation. Appel à mobilisation le 2 juin : voir la vidéo sur www.cetaitpiredemain.org Merci de faire circuler largement ce mail |
|  SUD : un article de Liaisons Sociales | mercredi 22 avril 2009, 12:15
Proches des salariés, radicaux, les SUD rompent avec les pratiques instituées du dialogue social et déstabilisent directions et syndicats. Ils pourraient gagner en audience. | |
|  Le partage des profits... décodage | mercredi 22 avril 2009, 12:11
Le «Partage des profits» Ou comment continuer à faire baisser les salaires tout en donnant l'impression qu'on les augmente...
un document très intéressant... et qui n'est pas issu de SOLIDAIRES. | |
|  les mensonges de SARKOZY : | lundi 16 mars 2009, 08:45
Voir sa déclaration :
http://www.elysee.fr/webtv/reunion-de-travail-avec-les-architectes-urbanistes-laureats-de-la-consultation-internationale-pour-le-grand-paris-video-1-1053.html en cliquant sur la vidéo "allocution informelle devant le personnel de l'hôpital de Rambouillet".
"La France fait un effort pour son hôpital comme aucun pays ne le fait. Point", a affirmé le chef de l'État après une visite de l'hôpital de Rambouillet.
La réforme de l'hôpital, qui organise notamment le rapprochement des établissements et la transformation des plus petits services en centres de soins post-opératoires ou de prise en charge des personnes âgées, "doit être vue par la communauté hospitalière comme une marque d'intérêt du gouvernement et du Parlement", a assuré vendredi 13 mars Nicolas Sarkozy, lors d'un déplacement dans les Yvelines. "Cette réforme est juste, il faut la faire. Elle doit être vue par la communauté hospitalière comme une marque d'intérêt du gouvernement, du Parlement pour un lieu central de notre société", a défendu le chef de l'Etat lors d'une table ronde au Centre national de football de Clairefontaine (Yvelines). Nicolas Sarkozy s'est exprimé après une visite de l'hôpital de Rambouillet, alors que le projet de loi "hôpital, patients, santé, territoires" est en première lecture à l'Assemblée. Le vote solennel des députés est prévu le 18 mars.
"Le grand absent des réformes"
"L'hôpital a été le grand absent dans les réformes qu'il y a eues dans notre pays depuis 25 ans", a rappelé le chef de l'Etat, qui a insisté sur les moyens budgétaires dégagés : avec "50% de budget en plus sur les dix dernières années" et "100.000 emplois en plus" sur la même période, "la France fait un effort pour son hôpital comme aucun pays ne le fait. Point". Il a ensuite défendu les principaux points de la réforme qui va "mettre les hôpitaux en réseau, les obliger à travailler ensemble". L'idée est de concentrer les soins dans certains établissements, les autres étant voués aux soins de suite. Par ailleurs, il a réclamé que les médecins libéraux fassent des gardes pour contribuer à désengorger les urgences des hôpitaux. "On a pris l'habitude, comme on ne trouve pas de médecin de garde, d'aller à l'hôpital à n'importe quelle heure pour n'importe quoi", a-t-il déploré. Enfin, il a confirmé la réforme de la formation des infirmières, dont le diplôme en trois ans sera reconnu au niveau licence à partir de 2012, soit pour les élèves qui commenceront leur formation cette année. Nicolas Sarkozy a demandé à la ministre de la Santé Roselyne Bachelot d'engager à partir de début juin la concertation sur les statuts pour que cette réforme se traduise ensuite par une reconnaissance "en monnaie sonnante et trébuchante" pour les infirmières débutantes. (avec AP)
Quelques commentaires :
Grossier mensonge quant à l'absence de réformes de l'hôpital. il semble oublier celles d'Evin en 1991, Juppé en 1995, Mattéi en 2003 et Bertrand en 2007 !!!
Concernant l'augmentation des effectifs hospitaliers en 10 ans, le chiffre de 100 000 est exagéré
(+ 70000 entre 1999 et 2007 selon les chiffres officiels DHOS) Par contre depuis il y a une baisse des emplois : plusieurs milliers en 2008 et entre 20 et 25000 suppressions prévues en 2009 et 2010.
Ces propos confirment malgré tout la décision de fermeture de nombreux hôpitaux, certains étant remplacés par des services « dit » de suite et établissements pour personnes âgées dépendantes.
Concernant la future revalorisation des infirmières, sa déclaration laisse entendre que seules les nouvelles diplômées en 2012 seraient revalorisées : ça va être explosif ! |
|  SOLIDAIRES : un article dans POLITIS | lundi 16 février 2009, 11:54
Pierre Khalfa : « Enraciner et amplifier la mobilisation » PAR Thierry Brun jeudi 12 février 2009 Les annonces présidentielles ne répondent pas aux nécessités de l'heure. Une réforme fondamentale interdirait les licenciements dans les entreprises qui font des profits. Il faut créer un véritable rapport de force avec le gouvernement.
Nicolas Sarkozy « joue la montre » en annonçant « des réunions, des thèmes de discussions qui pourraient traîner en longueur », indiquait l'Union syndicale Solidaires après l'intervention télévisée du président de la République. Déçus par ses déclarations, les huit syndicats signataires d'une plate-forme revendicative ont annoncé une nouvelle journée de mobilisation le 19 mars. En attendant, il s'agit de maintenir la pression et de créer un « rapport de force nouveau », souligne Pierre Khalfa, porte-parole national de l'Union syndicale Solidaires.
Politis / Nicolas Sarkozy a proposé aux partenaires sociaux de négocier des mesures sociales. Cela répond-il au désaveu massif de la politique gouvernementale du 29 janvier ?
Pierre Khalfa / Le président de la République a compris qu'il ne pouvait pas en rester à une position d'autisme total. Il a enregistré la colère très importante des salariés et compris qu'il fallait leur donner un peu de grain à moudre. Mais ces annonces ne répondent absolument pas aux nécessités de l'heure. Les quelques mesures fiscales avancées posent de très graves problèmes. Par exemple, la proposition de supprimer la taxe professionnelle créera de toute évidence un manque à gagner pour les collectivités locales : qui sera payé par qui ? Pas par les entreprises, puisque l'objectif est d'en réduire les charges. Cela veut dire qu'il y aura un basculement vers la fiscalité des ménages, au moins en partie. Il s'agit d'un nouveau cadeau au patronat sans la moindre contrepartie.
Et en matière de fiscalité et de protection sociale ? Le gouvernement reste dans une logique de réduction des recettes publiques. Sa proposition de suppression de la première tranche de l'impôt sur le revenu ne touche d'ailleurs pas les 16,5 millions de personnes qui ne sont pas concernées par cet impôt. Relevons que Nicolas Sarkozy a exprimé une nouvelle vision de la société française, puisqu'il a parlé de classes moyennes à propos des salariés au Smic. Auparavant, le Smic, c'était le salaire minimum, ce qui était vraiment le minimum pour vivre, maintenant cela correspond au revenu des classes moyennes. La vision présidentielle tire la société française vers le bas. Une véritable réforme fiscale remettrait en cause les contre-réformes fiscales de ces vingt-cinq dernières années. Il faudrait par exemple taxer les revenus du patrimoine beaucoup plus fortement et augmenter l'impôt sur les sociétés, ce qui accroîtrait les recettes de l'État tout en permettant de moins taxer les petits revenus. Supprimer la première tranche d'imposition, cela veut dire que tout le monde bénéficiera de cette suppression, même les hauts revenus. C'est un saupoudrage social qui ne répond en aucun cas à la gravité de la situation.
Quelle suite donner à ce mouvement alors qu'un rendez-vous a été fixé par Nicolas Sarkozy aux organisations syndicales le 18 février ? Nous souhaitons que les organisations syndicales soient reçues ensemble pour négocier avec le gouvernement et le président de la République, à partir du texte de la plate-forme intersyndicale que nous avons signé en commun. Il faut défendre le contenu de cette plate-forme auprès du président de la République. Il faut donc que s'ouvre une période de négociations. Mais on ne peut pas négocier à partir des seules propositions du président de la République, qui sont totalement inadéquates. Tout doit être ouvert à la négociation.
Cela veut-il dire que votre organisation est invitée à la table des négociations ? Le président de la République a dit « toutes les organisations syndicales ». Soit Nicolas Sarkozy est quelqu'un de sérieux, et cela veut dire que Solidaires, l'Unsa, la FSU seront invitées à discuter comme les confédérations syndicales traditionnelles, soit il s'agit d'une parole en l'air, une de plus, comme cela semble être le cas. Pour notre part, nous sommes évidemment demandeurs que toutes les organisations syndicales soient reçues ensemble.
Le cap des réformes du gouvernement a cependant été réaffirmé ? De quoi parle-t-on quand on parle de réformes ? Nous sommes évidemment pour des réformes, mais pas celles que propose Nicolas Sarkozy. Une réforme nous semble fondamentale aujourd'hui, qui correspondrait à la nécessité de l'heure? : interdire les licenciements dans les entreprises qui font des profits. Il est inimaginable que les entreprises anticipent l'aggravation de la crise en faisant payer le prix de celle-ci à leurs salariés. Plus globalement, il faut instaurer un statut du salarié qui garantisse une continuité de la rémunération, qui soit financé par une nouvelle cotisation sociale.
Les réformes engagées, comme celles du système de santé et dans l'enseignement, n'ont pas été évoquées… C'est évidemment un des gros problèmes. Cela veut dire que toutes les attaques menées contre les services publics, la santé, le projet de privatisation de La Poste et tout ce qui concerne l'Éducation nationale ne sont pas négociables. Le Président n'a pas l'intention de reculer.
Quelle consigne donnera Solidaires devant cette attitude ? Le mouvement syndical a marqué un point très important avec le 29 janvier. Pour nous, il faut enraciner, amplifier la mobilisation le plus tôt possible, et il faut engager un véritable processus de mobilisation populaire. Il faut qu'on s'engage dans un processus de mobilisation de longue durée pour créer un véritable rapport de force avec le gouvernement. De ce point de vue, la réunion intersyndicale de lundi, même si elle a débouché sur une nouvelle date, le 19 mars, est décevante. Car elle paraît bien lointaine dans la situation actuelle et, de plus, les modalités d'action ne sont pas encore précisées.
Et s'il n'y a pas les huit organisations syndicales signataires de la plate-forme ? Nous ferons tout pour qu'il y ait les huit. L'unité syndicale est quelque chose de précieux, mais qui ne doit pas conduire à la paralysie.
Nicolas Sarkozy envisage des négociations dans une phase de refondation du capitalisme. Qu'en pensez-vous ? Sa position me rappelle la fameuse phrase du Guépard : « Il faut que tout change pour que rien ne change. » C'est la ligne présidentielle et globalement celle des gouvernements et des classes dirigeantes dans le monde. Ils ont intégré le fait que le néolibéralisme financier débridé menait à la catastrophe. Ils sont prêts à prendre un certain nombre de mesures pour essayer de réguler la finance mondiale, mais pas à changer de logique économique. Il s'agit en réalité de mieux réguler la finance mondiale pour continuer à la mettre au service de la logique du profit.
On a tout de même entendu le?Président parler de redistribution des richesses… Ce sont des phrases. Comment parler de redistribution des richesses et refuser toute augmentation des salaires et des minima sociaux ? La règle des trois tiers, un tiers des bénéfices aux salariés, un tiers aux actionnaires, un tiers réinvesti dans l'entreprise, suppose une baisse importante des dividendes versés aux actionnaires, qui tournent aujourd'hui autour de 50 %. Pourquoi refuser alors d'augmenter les salaires ? Un amendement a récemment été déposé et a été… rejeté par la majorité sénatoriale avec l'appui du ministre du Travail de l'époque, Xavier Bertrand.
Cependant, la crise remet en question bien des certitudes autour du capitalisme… Il est clair que l'idéologie néolibérale qui a structuré les discours patronaux et gouvernementaux depuis un quart de siècle est morte. Le débat porte maintenant sur le projet de société vers lequel il faut aller. Nicolas Sarkozy veut refonder le capitalisme. Pour nous, il faut sortir de la logique du profit que le capitalisme impose pour créer une dynamique au service des besoins sociaux et des impératifs écologiques. Il faut changer de paradigme et de système économique. Mais les classes dirigeantes ne sont pas prêtes à l'accepter.
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|  SUD gagne du terrain... | vendredi 6 février 2009, 09:55
un article du magazine Challenges que l'on ne peut pas qualifier de... de média favorable à notre organisation. | |
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